Découvrez la 1ère révolution de l’informatique en 20 ans

Rédigé le 16 novembre 2017 par | A la une, Nouvelles technologies Imprimer

Les véritables révolutions technologiques sont rares. Ces dernières années, les technophiles ont pu se passionner pour la blockchain et son application dans les cryptomonnaies, l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle… Pourtant, toutes ces nouveautés ne sont que de nouveaux usages d’une informatique similaire à celle des années 2000.

L’ordinateur de 2017 n’est pas fondamentalement différent de ceux commercialisés il y a 15 ans. Son organisation interne suit des principes qui n’ont pas évolué depuis les années 1980. Sa puissance de calcul n’augmente plus que de manière linéaire (contre une progression exponentielle jusqu’aux années 2000), et le coût de cette augmentation en termes d’investissements industriels est de plus en plus élevé.

L’informatique vit, depuis 10 ans, une véritable crise de maturité.

Seuls les nouveaux logiciels, qu’il s’agisse d’applications ou de services web, semblent encore intéresser les acheteurs et susciter l’intérêt. L’offre matérielle, de son côté, stagne. Les clients ne voient plus de raison de renouveler régulièrement leurs ordinateurs.

Comme un vulgaire réfrigérateur, l’ordinateur n’est aujourd’hui remplacé que s’il tombe en panne — avec les conséquences que l’on imagine sur les volumes de vente.

Quand les ordinateurs ne se vendent plus

La contraction du marché de l’informatique emporte avec elle toutes les entreprises-stars des années 1980.

Les ordinateurs Dell se trouvent, aujourd’hui encore, dans tous les bureaux du monde. Pourtant, l’action Dell a été retirée de la cote en 2013. Après 25 ans de présence sur les marchés et des objectifs manqués trimestre après trimestre durant près de deux ans, il devenait évident que la crise était structurelle.

Michael Dell a justifié la décision de retirer son entreprise du Nasdaq en pointant du doigt la vision à court terme des marchés qui ne lui aurait pas permis de mener à bien une nécessaire restructuration de l’activité.

Certes, les actionnaires n’apprécient jamais de voir une entreprise surestimer ses résultats durant sept trimestres d’affilé, et ont tendance à la sanctionner lourdement. Le problème de Dell n’était cependant pas d’avoir une action malmenée par les marchés mais bien la baisse de sa rentabilité et de son chiffre d’affaires.

Dans sa communication, le fougueux Michael Dell a confondu les causes et les conséquences de la mauvaise santé de Dell et de son parcours boursier.

Nul besoin de vous présenter IBM, acteur historique de l’informatique à qui l’on doit également la démocratisation de l’ordinateur individuel dans les année 1980. Prenant acte de la décroissance du marché du PC, l’américain a vendu son activité au chinois Lenovo dès 2005.

A l’époque, cette cession a fait grand bruit. Elle était perçue comme une manifestation de la domination imminente de la Chine sur l’économie mondiale et du transfert incontrôlé du savoir-faire occidental vers l’Asie.

Encore une fois, même si ces interprétations ne sont pas dénuées de tout fondement, elles ne doivent pas faire oublier que l’activité de vente d’ordinateurs personnels d’IBM était à la peine.

Dans les documents transmis à la SEC (Security Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américain), IBM a admis en 2005 avoir perdu près d’un milliard de dollars en un peu plus de trois ans dans sa division PC.

Continuer sur cette voie n’était tout simplement pas rentable. Contrairement à Dell, IBM ne semblait pas vouloir se battre pour réorganiser cette branche en interne et a fait le choix de la cession. [NDLR : IBM est en plein retour sur le devant de la scène technologique… grâce à l’intelligence artificielle… Un pari d’avenir qui est au coeur de la dernière recommandation de Ray Blanco dans NewTech Insider. Un come-back et un rebond qui n’attendent que vous.]

Enfin, impossible de ne pas évoquer le cas d’Apple. Si la firme de Cupertino a survécu à l’érosion du marché de l’ordinateur personnel, ce n’est pas grâce à son excellence technologique ou à son marketing bien rôdé.

Apple a, tout simplement, cessé d’être un constructeur d’ordinateurs pour devenir un vendeur de baladeurs MP3, puis de smartphones, et enfin de contenus numériques.

La vente d’ordinateurs ne représente aujourd’hui plus que 11% des bénéfices du groupe. Elle apporte désormais une contribution aux bénéfices inférieure aux services — une tendance qui s’accélère comme le confirment les derniers résultats trimestriels.

D’où viendra le rebond du marché de l’informatique ?

Les perspectives sont sombres pour les fabricants d’ordinateurs. Seules les entreprises qui équipent de serveurs les data centers arrivent encore à afficher de la croissance… mais cette fébrilité n’aura qu’un temps.

L’architecture technique des serveurs n’a jamais été aussi similaire à celle des ordinateurs personnels. La différence en termes de capacités de calcul n’a jamais été aussi ténue entre un processeur vendu à M. Tout-le-monde et une puce dédiée aux plus puissants serveurs.

Bientôt, la croissance du nombre de fermes de calcul ralentira, et les achats de serveurs n’auront lieu que pour remplacer ceux tombés en panne.

Le salut de cette industrie viendra lorsqu’une révolution technologique justifiera de renouveler l’ensemble du parc pour bénéficier de nouveaux usages.

L’informatique est un marché dont les cycles de vie sont accélérés. Les stars des années 1960 n’étaient pas celles des années 1980. Celles des années 1980 se sont endormies dans les années 2000 et n’ont pas réellement été remplacées.

Dès demain, nous verrons comment l’outil informatique va être structurellement modifié d’ici 2020. Une limitation intrinsèque de tous les ordinateurs, qui concerne aussi bien votre PC que l’ensemble des data centers, est en voie de disparaître.

Lorsque ce goulet d’étranglement (présent depuis les années 1960) sautera, les utilisateurs seront à nouveau tentés de renouveler leur matériel pour bénéficier d’un confort d’utilisation et de performances incomparables.

Cette quatrième révolution de l’outil informatique, théorisée depuis des décennies par les chercheurs, devrait arriver sur le marché dès l’année prochaine pour les ordinateurs les plus haut-de-gamme.

Sa diffusion pourrait entrainer un cycle de renouvellement jamais vu… et vous pouvez en profiter car elle est portée par une entreprise cotée au Nasdaq !

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Etienne Henri
Etienne Henri
Il sélectionne les dossiers d’investissement en financement participatif du service Profits Réels.

Etienne Henri est titulaire d’un diplôme d’Ingénieur des Mines. Il débute sa carrière dans la recherche et développement pour l’industrie pétrolière, puis l’électronique grand public. Aujourd’hui dirigeant d’entreprise dans le secteur high-tech, il analyse de l’intérieur les opportunités d’investissement offertes par les entreprises innovantes et les grandes tendances du marché des nouvelles technologies.

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