Profitez pleinement du boom des énergies vertes !

Rédigé le 26 janvier 2018 par | Matières premières & Energie, Pays émergents Imprimer

Nous avons vu hier que la capacité de production d’électricité basée sur l’utilisation d’énergies renouvelables est en constante augmentation dans le monde. L’effondrement du coût des installations éoliennes et photovoltaïques rend ces technologies de plus en plus intéressantes dans un nombre croissant de situations.

Une croissance exponentielle fait habituellement briller les yeux des investisseurs et les gros titres des journaux. Pourquoi ce boom passe-t-il inaperçu dans notre pays ?

L’investisseur particulier français n’est pas très au fait de la situation. Il faut dire que notre pays, bien équipé en centrales nucléaires, n’a pas de besoins impérieux et urgents en technologies de substitution.

Notre électricien national est plus préoccupé par la rentabilisation du parc de centrales existantes que par leur remplacement anticipé par des technologies propres. Le sujet ne passionne pas nos hommes politiques, ni nos journalistes…

Ce n’est en fait pas chez nous qu’a lieu la croissance de cette industrie mais, une fois de plus, dans les pays émergents.

Les nouvelles installations de production électrique à base de solaire et d’éolien ont mobilisé, en 2016, plus de 220 milliards de dollars. Près de la moitié de cette somme a été dépensée par les pays émergents, et ces pays auraient investi encore plus s’ils n’avaient pas pu bénéficier de la baisse (inattendue dans son ampleur) du prix des panneaux photovoltaïques dont nous parlions hier.

Un besoin vital plus qu’une politique publique

Parmi les pays émergents, c’est comme souvent la Chine qui joue le rôle de locomotive sur le marché de l’énergie photovoltaïque.

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Répartition géographique des investissements dans les énergies renouvelables

Source : UNEP/Bloomberg

Le secteur de l’énergie solaire emploie plus de 2,5 millions de personnes en Chine. Ce chiffre est à comparer aux 260 000 emplois équivalents existant aux Etats-Unis selon l’IRENA (International Renewable Energy Agency, Agence internationale pour les énergies renouvelables).

Il faut dire que le recours à la production propre d’électricité n’est pas qu’une option pour le régime de Pékin ; il s’agit d’une véritable nécessité.

Vous avez certainement vu, chaque hiver, les images impressionnantes d’épisodes de pollution à Pékin et Shanghai. La triste réalité est que ces phénomènes touchent l’ensemble des grandes villes chinoises où se concentre de plus en plus la population.

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Vue de Canton en mars 2014

Source : Cityweekend.com

A Canton, en ce mois de janvier, le soleil ne se lève même plus le matin. Masqué par la brume et la pollution, il peut se passer des jours sans qu’il ne soit visible.

L’indice de pollution aux particules fines y oscille autour de 160 sur l’échelle internationale AQI. A titre de comparaison, le centre de Paris — pourtant peu réputé pour son air pur — est actuellement à 20 sur la même échelle…

Face à cette situation généralisée et intenable, le gouvernement a décidé de mettre en place un plan d’investissement massif dans les prochaines années pour financer la création de centrales électriques propres. L’enveloppe prévue pour ce faire est de 150 milliards de dollars par an sur les 15 prochaines années.

Vous avez bien lu : Pékin compte investir chaque année plus d’argent que l’ensemble des pays développés pour financer le développement de centrales propres, photovoltaïque en tête.

La somme, intégrée sur 15 ans, représentera un budget total de près de 2 500 milliards de dollars. Difficile de réaliser l’importance d’une telle dépense. Vous pouvez l’exprimer en Kerviels, unité de valeur régulièrement utilisée par Simone Wapler dans la Chronique Agora car l’affaire Kerviel (cinq milliards de dollars) était censée emporter avec elle notre système bancaire de par son ampleur. Vous pouvez aussi comparer cela au coût (réactualisé) du Grand Paris, projet d’ampleur s’il en est.

Le plan d’investissement de la Chine dans le photovoltaïque représente 420 Kerviels, ou 53 Grand Paris. Avec une telle enveloppe, la Chine pourrait racheter Amazon, Apple et Google en intégralité tout en gardant 150 milliards de dollars d’argent de poche.

Autant dire que le marché n’est qu’au début de sa croissance, et que des fortunes vont se faire dans les quinze prochaines années.

Des avancées à pas de géant

La dernière méga-centrale à avoir vu le jour est une ferme de production flottante dans la province de Anhui. Avec sa puissance de 40MW, elle peut alimenter à elle seule plus de 15 000 foyers.

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La ferme photovoltaïque flottante d’Anhui

Crédit : Sungrow

Le gigantisme de cette installation en fait la plus grande centrale électrique photovoltaïque au monde… tout du moins pour l’instant vue la vitesse à laquelle les projets se succèdent en Chine. Ironie de l’histoire, cette centrale est installée sur une ancienne mine de charbon aujourd’hui devenue lac.

Cette enveloppe peut-elle profiter aux investisseurs particuliers ?

Nous sommes à l’aube d’un grand marché haussier pour l’énergie verte qui sera porté par des contraintes sociales pressantes et un gouvernement solvable.

Lorsque le Parti communiste chinois annonce des chiffres, tout est généralement fait pour qu’ils soient atteints. Les moyens mobilisés au prix de concessions humaines et sociales difficilement envisageables en France font que les objectifs se transforment fréquemment en réalité.

Il faut donc toujours prendre au sérieux les ambitions affichées par Pékin quand il s’agit de grands projets d’Etat. Ici, les choses sont clairement annoncées : la Chine sera grande consommatrice de panneaux photovoltaïques dans les prochaines années.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’Empire du Milieu est également le premier producteur mondial de ces panneaux. L’argent va donc circuler en interne et bénéficier directement aux entreprises bien placées pour profiter de la multiplication des centrales.

Comme nous l’avons vu en début d’année, investir dans des entreprises asiatiques est un peu plus technique qu’acheter les valeurs du CAC 40, mais reste tout à fait possible pour un investisseur particulier habitant en France.

Vous pouvez donc – en les sélectionnant soigneusement bien sûr – mettre en portefeuille des actions de sociétés chinoises exerçant leur activité dans la production électrique propre.

En conservant ces actions sur le long terme, vous serez en mesure de profiter d’un marché haussier annoncé dont l’ampleur dépasse l’entendement. [NDLR: Dans sa prochaine recommandation dans NewTech Insider, Etienne Henri vous recommandera justement une de ces valeurs « cleantech » chinoises qui vont profiter de l’investissement massif de Pékin dans les énergies renouvelables et la lutte contre la pollution. Pour être sûr de ne pas manquer cette recommandation, rejoignez dès maintenant – et pour moins de 60 euros par an – NewTech Insider]

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Etienne Henri
Etienne Henri
Il sélectionne les dossiers d’investissement en financement participatif du service Profits Réels.

Etienne Henri est titulaire d’un diplôme d’Ingénieur des Mines. Il débute sa carrière dans la recherche et développement pour l’industrie pétrolière, puis l’électronique grand public. Aujourd’hui dirigeant d’entreprise dans le secteur high-tech, il analyse de l’intérieur les opportunités d’investissement offertes par les entreprises innovantes et les grandes tendances du marché des nouvelles technologies.

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