Est-ce le moment de revenir sur le pétrole ?

Rédigé le 22 mai 2012 par | La quotidienne Imprimer

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que la semaine dernière je vous conseillais de surveiller l’Or (le GOLD) pour prendre position. En ce qui nous concerne, avec mes abonnés, c’est chose faite aujourd’hui : nous avons pu rentrer sur le métal précieux dans la baisse du milieu de semaine dernière. Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire c’est que les choses sont bien engagées : grâce au levier des CFD, alors que les cours tutoient déjà les 1 600$ en ce début de semaine, notre gain latent est de plus de 30%.

Aurons-nous autant de succès sur le pétrole ? Espérons-le. Car oui, je me focalise aujourd’hui sur l’or noir. Comme vous allez le voir, plusieurs facteurs me font penser que le timing devient parfait pour se repositionner à l’achat – et jouer un rebond technique au moins.

N’y a-t-il pas une saisonnalité à jouer ?
Comme toutes les matières, le pétrole n’échappe pas à la règle de la saisonnalité. Et en ce qui concerne l’or noir, c’est ce que l’on appelle la « driving season » (saison des départs en vacances) aux Etats-Unis. Traditionnellement, cette période s’ouvre avec le dernier week-end de mai, rallongé en raison du Memorial Day (soit lundi prochain). Ce coup d’envoi des départs en vacances et en week-end entraîne une hausse de la consommation d’essence. Il n’est ainsi pas étonnant qu’historiquement, le pic des stocks de Brut soit souvent atteint fin mai ou début juin.

Et logiquement, l’impact boursier est là. Les cours trouvent un « soutien calendaire » à partir de cette période.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

Mercredi dernier, les chiffres hebdomadaires de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) ont fait état d’une huitième semaine de hausse : les stocks de Brut ont progressé de 2,13 millions de barils contre une hausse moyenne de 1,7 million attendue par les économistes. Au final, les stocks font état de plus de 381 millions de barils en cette fin mai.

La conclusion est simple : les stocks sont au plus haut. Cela légitime donc la baisse que nous avons constatée ces dernières semaines.

Le moment d’être contrarien ?
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le marché anticipe. Les cours ne reflètent donc pas la situation actuelle mais plutôt l’anticipation de ce qu’il va se produire. Quels sont les facteurs qui pourraient faire chuter les cours aujourd’hui ?

Le ralentissement économique se confirme
La semaine dernière, Bruxelles a publié de mauvaises prévisions de croissance. La récession plane à nouveau sur l’Europe, avec un recul du PIB de 0,3% attendu pour 2012 en zone euro.

La Chine est également scrutée de près alors que ces dernières semaines n’ont fait que confirmer le tassement de l’activité dans le pays. Le marché a donc « acté » cela en poussant les cours à la baisse.

L’Iran
Le G8 de ce week-end a commencé à « mettre la pression » sur l’Iran en menaçant de recourir aux réserves stratégiques. Info ou intox ? Personnellement, je ne pense pas que les choses bougent rapidement. Si le recours aux réserves n’a pas été activé alors que le Brent tutoyait les 130$ et le WTI les 115$, je ne vois pas les autorités bouger alors que la pression retombe avec un Brent sous les 110$ et un WTI proche des 90$. Une chute des cours directe me semble donc peu probable sur cet argument.

LaGrèce
Cet argument est évidemment dans toutes les têtes. Par répercussion, la crise grecque pèse sur le prix baril : en cas de contagion en zone euro, le ralentissement économique affaiblirait nettement la demande en Brut. D’autant que la parité EURUSD continuerait de chuter. La poursuite de l’envolée du billet vert (qui y est déjà pour beaucoup dans la chute des cours ces dernières semaines) pèserait donc durablement.

Mais, objectivement, après avoir pris en compte ces trois arguments, ne pensez-vous pas que le rapport rendement/risque plaide désormais plutôt pour un rebond ? Le marché ne « price »-t-il pas déjà le pire (sortie de la Grèce, « hard landing » en Chine…) ?

Moi oui. Le « pire » commence à être dans les cours… ce que nous confirme l’analyse technique.

Graphiquement, où en sommes-nous ?
Regardez le graphique suivant qui illustre l’évolution des cours (contrat perpétuel en base hebdomadaire).

Cours du brent

Vous le voyez, les cours du Brent reviennent proches de leur ligne de tendance ascendante de moyen terme (en pointillés sur le graphique). En conséquence, à l’approche des 105$ et tant que le seuil psychologique des 100$ n’est pas enfoncé, je m’attends désormais à une reprise haussière vers les 115$ (retracement de Fibonacci).

Qui plus est, l’EURUSD est revenu autour du support des 1,26, ce qui plaide pour un sursaut de la parité. Une détente du billet vert irait donc assurément de pair avec une reprise du pétrole.

Donc si vous avez manqué la coche la semaine dernière sur l’or, ne passez pas cette fois à côté de l’or noir en le jouant par les CFD. Pour nous rejoindre, c’est par ici !

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