WannaCry : Un état d’urgence numérique… donc une opportunité sans précédent

Rédigé le 27 octobre 2017 par | A la une, Nouvelles technologies Imprimer

On l’a vu cet été avec les cyberattaques WannaCry et Petya qui ont malmené Renault et Saint-Gobain, le spectre de la cybercriminalité plane sur notre vie réelle.

Et ce, même si les cybercriminels de haut vol opérant en bandes organisées préfèrent s’attaquer à de plus gros poissons : les entreprises, privées comme publiques… sans manquer de déstabiliser, au passage, l’économie et la sécurité mondiales.

Le bilan de WannaCry pèse lourd : plus de 200 000 victimes dans le monde. Ce logiciel malveillant, de type « ransomware » (rançongiciel), s’est propagé à une vitesse jusque-là inédite et a rendu inaccessible les données des PC infectés. Pour récupérer le contenu de son ordinateur, la victime se voyait demander de débourser, en bitcoins, entre 300 $ et 600 $…

Estimé à quelque 140 000 $, le butin ainsi soutiré est plutôt maigre mais les dégâts, eux, se chiffrent en milliards dollars.

Mon collègue Etienne Henri revenait sur les difficultés persistantes de TNT Express plusieurs mois après avoir été victime de WannaCry :

Au milieu des communiqués de presse, une entreprise a discrètement admis faire partie des victimes : TNT Express.

La firme a annoncé devoir suspendre ses opérations et n’être pas en mesure de confirmer la récupération intégrale des données nécessaires à son activité.

Ce jargon de communiquant peut se résumer ainsi : « nous ne pouvons plus travailler et ne savons pas quand nous pourrons à nouveau le faire ».

Or, TNT Express est un acteur majeur du transport aérien de marchandises. Ses services transcontinentaux sont particulièrement utilisés en Chine pour les expéditions urgentes de biens manufacturés à forte valeur ajoutée.

Depuis la fin du mois de mai, le transporteur a cessé d’acheminer les marchandises en provenance de l’Usine du Monde : TNT est aux abonnés absents dans les zones manufacturières de Shenzhen et Tianjin.

La filiale de FedEx souffre donc particulièrement du passage de WannaCry dans ses systèmes informatiques, et ses clients aussi. Ne pouvant plus faire acheminer leurs produits par TNT, les entreprises sont contraintes à se tourner vers les autres transporteurs.

Une aubaine pour les concurrents qui profitent d’un pic d’activité ? Pas tout à fait… car la logistique internationale est un secteur qui fonctionne à flux tendu. La disparition soudaine de TNT Express sur les routes commerciales majeures a causé un report de trafic d’une ampleur ingérable.

Le flot de marchandises dépassant leurs capacités, les centres de distribution d’UPS et de FedEx sont saturés depuis cet été et font face à de nombreux retards.

Alors que l’industrie manufacturière entre dans la préparation des fêtes de Noël, ce rétrécissement des flux logistiques entre la Chine et l’Occident va mettre à mal plus d’une entreprise.

Nous sommes clairement dans un état d’urgence numérique sans précédent. Et le sujet enflamme déjà les marchés, en tirant à la hausse les valeurs de la cybersécurité. C’est le cas du britannique Sophos qui avant WannaCry, le 11 mai dernier, cotait encore à 337,65 livres.

Aujourd’hui, le titre s’échange à plus de 70% au-dessus, autour des 578,75 livres. De même pour le français Wallix qui a pris près de 45% sur la période, passant de 13,67 € à 19,10 € actuellement.

Des performances à la hauteur des perspectives du marché sur lequel ces entreprises sont positionnées : selon une étude du cabinet Gartner, ce dernier a augmenté de 7,9% entre 2015 et 2016, à 81,6 milliards de dollars.

Le cabinet Cybersécurité Ventures, pour sa part, estime qu’il atteindra les 120 milliards de dollars cette année.

Exponentielle, la croissance promise se renforcera à mesure que la digitalisation des entreprises, en France comme à l’étranger, prendra de l’ampleur. Elle sera également fortement tirée par l’essor de l’Usine 4.0 et de l’Internet des Objets – autant de nouvelles portes offertes aux intrusions des hackers…

Dernière preuve, s’il en faut pour vous convaincre de son dynamisme, le secteur recrute actuellement à tour de bras. Problème, il rencontre de grosses difficultés à trouver des candidats compétents ! Pourtant, le taux de chômage y est proche de zéro.

D’ailleurs, selon Cybersécurité Ventures, d’ici à 2021, la cybersécurité comptera pas moins de 2,1  millions de postes vacants…

Nous allons dès aujourd’hui parier sur cette tendance très porteuse et pérenne, au côté de la tendance à l’Industrie 4.0 dont nous avons déjà parlé et sur laquelle nous avons commencé à nous positionner. [NDLR : Retrouvez la recommandation – française et intégrable au PEA – d’Eric pour profiter de l’état d’urgence numérique parmi la sélection de La Lettre PEA. Pour en savoir plus…]

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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