Petites et moyennes valeurs françaises : à la recherche des prochaines stars de 2018

Rédigé le 10 janvier 2018 par | Indices & Actions Imprimer

Quelle belle année pour les petites et moyennes valeurs ! En regardant les performances historiques des indices, j’ai pu remarquer que, sur ces 10 dernières années, le CAC Mid & Small a surperformé huit fois le CAC 40… Seules 2008 et 2011, années de retournement boursier, ont dérogé à la règle.

Il n’y a pourtant là aucun mystère puisque les résultats des entreprises de taille moyenne sont, de manière générale, souvent très supérieurs à ceux des blue chips. Et ce sera encore le cas en 2018 : les bénéfices par action des PME sont d’ores et déjà attendus en hausse de plus de 20% ; contre moitié moins pour les entreprises du CAC 40.

Encore très largement positionnées sur le marché européen, les small et mid profitent à la fois de la solide reprise économique de la zone euro et de l’absence de risque de change.

Cela dit, restons prudents : comme dit à plusieurs reprises cette année, la valorisation de notre segment d’investissement est élevée (PER de 20) et selon, justement, la variation de la paire eurodollar et des taux, les investisseurs arbitreront entre les small et mid d’un côté et les big caps de l’autre : rien n’est joué et nous devrons sans cesse ajuster notre stratégie d’investissement.

Je reste réservé sur ces secteurs

Donc, encore et toujours, pour mes recommandations dans Mes Valeurs de Croissance, je ciblerai des titres bien précis au sein de certains domaines.

Par exemple, je trouve que le secteur informatique commence à être plutôt bien pricé, actuellement… Du coup, nous limiterons notre exposition. Mais nous resterons légèrement investis, car il n’est pas pour autant dénué d’intérêt.

Je pense notamment que quelques mouvements de concentrations sont à prévoir, et des OPA en perspectives. Des groupes comme Cap Gemini, Publicis ou encore Atos afficheront, peut-être, des velléités d’achat sur des proies telles que Wavestone, Neurones ou Devoteam. C’est tout à fait possible.

Mais, ce n’est pas un argument suffisant pour nous surexposer au secteur. Donc pour l’heure, nous restons sur nos gardes, tout en gardant un oeil attentif sur le secteur.

De même, et comme à mon habitude, je resterai également à l’écart des biotech française dont l’exercice 2017 s’est montré catastrophique pour l’ensemble du secteur. Que d’accidents de parcours et de plongeons boursiers à déplorer ! Et les plus emblématiques d’entre eux sont, sans conteste, Neovacs (-42%), Innate Pharma (-67%) et même DBV Technologies (-39%) pourtant considérée comme la Rolls Royce des biotech !

Personnellement, comme je le dis souvent, je passe mon tour et laisse bien volontiers cela aux spécialistes qui s’y connaissent.

[NDLR : Ray Blanco, notre spécialiste des biotech, a justement déniché une des seules biotech françaises qui est dans le vert en 2017. Elle est en hausse de 21% depuis son entrée dans le portefeuille de NewTech Insider, et 2018 devrait lui permettre de s’envoler. A retrouver parmi les recommandations de NewTech Insider]

Pour preuve, voici une petite anecdote qui me conforte dans cette idée : courant septembre, j’ai eu l’occasion de me retrouver à un dîner où bon nombre de chefs d’entreprise et d’analystes financiers étaient conviés.

Bien évidemment, nous avons parlé « marchés » – mais aussi de Donald Trump et de ses gesticulations.

Quand le sujet biotech est arrivé, un analyste dont je tairai le nom pour ne pas desservir sa crédibilité m’a sorti la plus grosse énormité que j’ai pu entendre cette année : « Ecoute Eric, pour moi, la seule biotech vraiment attractive est DBV Technologies. Bon elle vaut 70 mais je la vois à 100 d’ici la fin de l’année. Leur patch contre les allergies à l’arachide va cartonner… Tu verras. »

Résultat des courses : l’action fini l’année autour des 40 €, emportée justement par la tourmente après que de ce fameux patch a publié des résultats de Phase 3 peu concluants… D’où l’effondrement du titre.

Il n’y a finalement que notre Nanobiotix qui s’est plutôt bien défendu cette année.

Des destins à la Dalenys et Aufeminin.com

Bref, en 2018, nous ne changerons pas notre méthode : innovation et croissance resteront plus que jamais nos alliées. Il faudra continuer à chercher les sociétés innovantes, celles qui offrent une vraie rupture technologique ou celles qui ont de fortes positions sur un marché en croissance.

De ce point de vue, notre terrain d’investissement dans Mes Valeurs de Croissance est vaste : cybersécurité, big data, intelligence artificielle, robots et autres objets connectés…

A l’heure où ces activités sont en plein boom, en pleine effervescence créatrice, assurément, nous y trouverons nos plus belles opportunités d’investissement… et de gains !

Enfin, je pense que nombre de valeurs ont tout le potentiel pour nous offrir des parcours à la Dalenys et Aufeminin.com, cibles d’OPA – qui nous ont permis de belles plus-values, de 37% pour le premier et de 42% pour le second.

N’en doutez pas, toutes les valeurs de notre segment d’investissement sont OPAbles, et à plus forte raison quand leur secteur se concentre. Et je pense que le phénomène va s’amplifier en 2018.

Nos « prises », pour la plupart positionnées sur des niches à fort potentiel, restent des proies de choix…

A moi donc de dénicher les pépites de demain, celles qui seront les stars de la Bourse de la prochaine décennie. Ce sera encore mon but cette année. [NDLR : Retrouvez les recommandations d’Eric, avec sa sélection de stars pour 2018, dans Mes Valeurs de Croissance]

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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