Uranium : retour de la tendance haussière

Rédigé le 1 mars 2010 par | Nouvelles technologies Imprimer

Changement d’ère
L’ère du "Non au Nucléaire" a été remplacée par l’ère du "Oui au Nucléaire"… et les valeurs de l’uranium sont un bon moyen de surfer sur la tendance.

L’industrie nucléaire est sur le point de faire une belle percée, et de devenir une excellente opportunité d’investissement. Récemment, j’ai discuté avec des gens du secteur du nucléaire — des minières aux fabricants de réacteurs en passant par ceux qui sont en contact avec le gouvernement et ceux qui signent les chèques. Tout ce que j’ai entendu me pousse à croire que 2010 sera — enfin — une bonne année pour l’industrie nucléaire.

Que ce soit aux Etats-Unis ou dans le reste du monde, le nucléaire se porte bien… et même de mieux en mieux. L’énergie nucléaire est principalement utilisée pour générer de l’électricité.

Commençons par jeter un oeil à la façon dont le monde génère son électricité.

Montée en puissance de l’électricité d’origine nucléaire
Il existe 436 réacteurs en activité dans 30 pays à travers le monde, dont 104 sont aux Etats-Unis. Ces réacteurs ne produisent que 15% de l’électricité mondiale.

La bonne nouvelle, c’est que 50 réacteurs sont actuellement en construction. 137 devraient bientôt voir le jour, et 295 propositions de construction sont en attente d’autorisation.

Les ambitions nucléaires chinoises ? Epoustouflantes
Selon un article dans le New York Times du 16 décembre 2009, "au cours des 10 prochaines années, la Chine se prépare à construire trois fois plus de centrales nucléaires que tous les autres pays du monde réunis".

Selon le Times, la Chine possède 11 réacteurs en activité, et va mettre en construction de 10 nouveaux réacteurs tous les ans pendant 15 ans. Cela représente 150 nouveaux réacteurs rien que pour la Chine.

D’où viendra l’uranium qui servira à faire tourner tous ces réacteurs ?
C’est une excellente question. Rien qu’aux Etats-Unis, la consommation annuelle d’uranium pour le nucléaire est de près de 25 millions de kilos. Ils produisent moins de 1,8 million de kilos de cette précieuse matière première — à peine 7% de leurs besoins en uranium — et importent le reste.

L’industrie mondiale de l’extraction d’uranium n’a pas la capacité pour répondre à cette demande. Une grande quantité de l’uranium importé aux Etats-Unis vient des ogives nucléaires russes retirées de la circulation. Ces ogives datent de l’Union soviétique.

Dépendance énergétique
Vous saviez que les Etats-Unis avaient un problème de dépendance énergétique avec le pétrole (qu’ils doivent importer), vous savez maintenant qu’ils ont le même problème avec l’uranium. C’est un problème de sécurité nationale, et je peux vous dire que les choses sont sur le point de changer radicalement.

Parlons de l’uranium
Discutons donc du carburant, l’uranium, qui est valorisé et échangé en tant qu’oxyde, le U3O8 (une poudre jaune, qu’on appelle souvent yellowcake.) Le prix du U3O8 a atteint un pic en juin 2007, à près de 135 $ la livre. Le prix n’a fait que baisser depuis, dégringolant fin 2008 avec le krach économique et boursier.

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Byron King
Byron King
Avocat

Byron King est diplômé de l’Université de Harvard et exerce actuellement la profession d’avocat à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

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