Trump et pétrole : les deux variables boursières

Rédigé le 26 mai 2017 par | Indices & Actions Imprimer

Deux éléments tiennent les marchés en haleine en ce moment : Trump et le pétrole. De Trump, difficile de savoir à quoi s’attendre : les accusations de collusion avec la Russie ne cessent de se multiplier et font même craindre une possible procédure de destitution. Les marchés s’en sont inquiétés ces derniers jours.

Est-ce une possibilité ? Trump pourrait-il ne pas aller au bout de son mandat ? Selon Jim Rickards, c’est peu probable et c’est ce qu’il expliquait dans Alerte Guerre des Devises :

Trump n’a pas collaboré avec les Russes pour gagner l’élection. Certains associés de Trump ont peut-être eu des différends et des contacts inappropriés, mais ce n’est pas la même chose que d’impliquer Trump lui-même.

Trump n’a pas cherché à obstruer la justice. Sa rencontre avec le directeur du FBI Comey démontre une capacité de jugement médiocre et son choix de mots lors de cette réunion (si ce qui est rapporté est vrai) montre un défaut de jugement encore plus grave. Mais avoir une mauvaise capacité d’analyse et de jugement n’est pas un crime, c’est juste stupide.

Trump ne sera pas mis en accusation. Cela n’arrivera jamais avec une Chambre des Représentants républicaine. Les rêves démocrates de retrouver la Maison Blanche en 2018 sont pour la plupart des voeux pieux (en raison de la façon dont les districts du Congrès sont alloués), et même s’ils gagnent, les enquêtes seront pour la plupart terminées et Trump sera innocenté.

Nous avons presque atteint le summum de l’hystérie politique. Les choses devraient se calmer un peu à partir de maintenant.

Cela ne veut pas dire que tout va bien. Ce n’est pas le cas. L’opposition à Trump de la part des démocrates, des médias, du mouvement appelé « Résistance », du Deep State et même de la part de nombreux républicains n’est pas morte. Une accusation en remplacera une autre et une enquête mènera à une autre – tout ceci alimenté par des « fuites » du Deep State, des attaques médiatiques, des manifestations de la « Résistance » et de la défiance dans le camp républicain lui-même.

Le dysfonctionnement à Washington aura des conséquences réelles sur les marchés. Les réductions d’impôts, la réforme fiscale et les dépenses massives d’infrastructure ne se produiront pas cette année. L’abrogation d’Obamacare pourrait voir le jour sous une forme détournée, mais c’est la partie de l’agenda Trump la moins impactante en termes de croissance économique. Une paralysie du gouvernement à cause d’un désaccord sur le budget est, par contre, une possibilité réelle pour le 1er octobre. Un débat malsain à propos du plafond de la dette de l’Etat pourrait s’ensuivre tout de suite après et provoquer beaucoup d’inquiétudes.

Du côté du pétrole, l’OPEP et la Russie ont annoncé le renouvellement de leur accord de réduction de la production, c’est vrai. Et pourtant, le cours du baril plonge. Pourquoi ? Comme nous l’avons évoqué plusieurs fois dans la Quotidienne, cet accord n’a que peu de répercussions sur le prix du baril. La raison ? Les Etats-Unis continuent de produire (et tout particulièrement du pétrole de schiste), et à un rythme toujours plus soutenu. En parallèle, la demande est certes en hausse mais modérée. Pour avoir un effet sur le cours de l’or noir, il aurait fallu que l’OPEP et la Russie aillent plus loin, par exemple en réduisant encore leurs quotas de production.

Incertitude politique et pétrole ont beau peser sur les marchés, ils n’ont pas empêché Wall Street de franchir de nouveaux records hier. Le Nasdaq est évidemment de la partie. L’indice technologique américain a franchi la barre des 6 200 points.

Vous savez qu’à la Quotidienne, nous surveillons de près les nouvelles technologies. C’est un secteur sur lequel nous aimons investir, et qui s’est avéré très porteur depuis le début de l’année. Parmi ces secteurs que nous chérissons : celui des micro-processeurs. Moins sexy que l’intelligence artificielle ou la voiture autonome, ces innovations seraient cependant impossibles sans des puces toujours plus petites et toujours plus puissantes. Ray Blanco l’a bien compris et en suivant ses conseils dans NewTech Insider, vous avez déjà réalisé plusieurs beaux gains – de 41,52%, 13,77% et 107,82% – grâces à ces puces.

 

Mots clé : - -

Cécile Chevré
Cécile Chevré
Rédactrice en Chef de La Quotidienne Pro

Cécile Chevré est titulaire d’un DEA d’histoire de l’EPHE et d’un DESS d’ingénierie documentaire de l’INTD. Elle rédige chaque jour la Quotidienne de la Croissance, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance.

Laissez un commentaire