CAC 40 : encore 25% de baisse possible

Rédigé le 2 février 2009 par | La quotidienne Imprimer

Dans une précédente Quotidienne nous nous étions penchés sur le cas d’une des grandes idées fausses les plus répandues : "Quand on investit dans des actions, on est toujours gagnant sur le long terme".

Parfois, à MoneyWeek, nous nous sentons une âme de pourfendeurs d’idées reçues… Nous nous échauffons rapidement devant les erreurs et les mensonges, et ils sont monnaie courante dès lors qu’on aborde des thèmes comme l’investissement ou la Bourse.

Dans ces moments-là, une certaine agitation règne dans nos bureaux et, au milieu de la discussion générale, on entend régulièrement Simone Wapler ponctuer sa démonstration d’une de ses expressions préférées : "foutaises !".

Simone était particulièrement remontée depuis notre discussion sur l’investissement à long terme sur des actions. Elle s’est gracieusement prêtée à une interview dont je vous livre la teneur.

Selon Simone, l’idée que l’on est toujours gagnant sur le long terme en Bourse méprise trois facteurs essentiels :

1. Les indices actions ne sont que le reflet des meilleures sociétés survivantes. Les "mauvaises actions" sortent naturellement des indices… mais pas du portefeuille de leurs détenteurs.

2. En général, les calculs sont faits sur la base d’un réinvestissement total des dividendes. C’est ignorer totalement la fiscalité. Pour réinvestir totalement ses dividendes, l’actionnaire doit remettre au pot puisqu’une partie de ses dividendes sont soumis à l’impôt.

3. L’inflation est systématiquement sous-estimée par les gouvernements. Rappelons que ce sont les mêmes instances qui battent monnaie et mesure l’inflation. Sous l’Ancien Régime, on rognait les pièces. En démocratie, on bricole des indices. Mais, fondamentalement, rien n’a changé.

Simone a aussi mis un jour un graphe historique du CAC 40. Issu des travaux de David Le Bris, il présente une reconstitution historique de l’indice national français. A sa naissance officielle, en décembre 1987, l’indice valait 1 000.


Pour afficher le graphique, cliquez ici

Comme on peut le voir sur le graphique, à l’échelle d’une vie d’investisseur, il est bien difficile d’être gagnant. Voici ce que me disait Simone : "Malheur à celui qui était entré sur les actions en 1929, il lui a fallu attendre 1943 pour se refaire une peau. Malheur à celui qui était rentré en 1954, il lui dû attendre 1990 pour retrouver sa mise…"

Magnanime, Simone vous fait pour l’instant grâce de l’inflation, mais, promis, nous reviendrons bientôt sur ce vaste sujet, avec un graphique encore plus accablant pour illustrer notre propos.

Jetons un dernier coup d’œil sur le graphique du CAC 40. Vous devez certainement vous demander : et maintenant ? Comment tout cela va-t-il évoluer ?

Marc Dagher, notre spécialiste de l’analyse technique pense que nous sommes encore dans une phase de marché baissier : "sans écarter un rebond technique intermédiaire, appuyé par le soutien des 2 795 points et tant que la résistance clé située sur les 3 500 points n’est pas clairement dépassée, les cours devraient poursuivre leur chute vertigineuse". [Vous pouvez découvrir la suite de son analyse dans le dernier numéro de MoneyWeek].

Quoi qu’il en soit, Marc a une méthode de trading pour vous permettre d’être gagnant quelle que soit la direction que prennent les marchés. Dans son service @Turbos Trader, même les infimes variations des cours à la hausse ou à la baisse vous permettent des gains exceptionnels.

Cécile Chevré
Cécile Chevré
Rédactrice en Chef de La Quotidienne Pro

Cécile Chevré est journaliste depuis une dizaine d’années. Elle s’intéresse à tous les secteurs de l’économie qui sont en mouvement, des nouvelles technologies aux matières premières en passant par les biotech. Elle rédige chaque jour la Quotidienne de la Croissance, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance, ainsi que les Marchés en 5 Minutes.

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