Croyez-vous à la théorie du "Miroir de l'Atlantique" ?

Rédigé le 23 décembre 2011 par | Nouvelles technologies Imprimer

Le Brésil subvient à ses besoins en pétrole depuis 2006.

Avec 1,93 million de barils de brut produits par jour, soit l’équivalent de la production du Koweït, Brasilia est désormais auto-suffisant.

L’exploit est particulièrement impressionnant quand on sait que Brasilia importait jusqu’à il y a peu 80% de son pétrole.

L’exploit a été permis par une spécialisation dans l’offshore profond. Cette spécialisation du géant brésilien Petrobras lui a ainsi permis de forer jusqu’à 4 000 mètres de profondeurs. La compagnie a ainsi pu percer le fameux pre-salt, une importante couche de sel.

Aujourd’hui, les géologues se demandent si cette formation géologique ne se retrouverait pas de l’autre côté de l’Atlantique.

Car, il y a plusieurs millions d’années, l’Atlantique n’existait pas, la “plaque africaine” se confondait avec la “plaque sud-américaine”, et les trajets Rio-Cotonou étaient bien plus courts qu’aujourd’hui.

Puis la dérive des continents a fait son oeuvre. Progressivement, les deux plaques se sont éloignées. Ainsi les formations géologiques d’hydrocarbures que l’on retrouve sur les côtes d’un pays pourraient se retrouver à l’identique de l’autre côté de l’Atlantique.

Par conséquent, depuis les premières découvertes au Brésil, entre 2001 et 2005, des explorateurs sillonnent les côtes de Namibie, d’Angola ou encore du Guyana.

Objectif : Investir maintenant sur les gisements géants de demain.

Total déjà présent sur le pre-salt angolais
D’abord, le modèle brésilien a  fait des émules en Angola.

Dans les années 2000, les côtes angolaises sont devenues une terre d’exploration pour les tenants de la “théorie du miroir”. En l’espace de 10 ans, Luanda, la capitale, est devenue un véritable eldorado. Au point de devenir cette année la ville la plus chère du monde pour les expatriés.

C’est d’ailleurs Petrobras, grâce à son avance technologique, qui le premier a découvert un potentiel de 500 millions de barils de pétrole dans ce pays.

Total a également investi massivement dans ce pays. Ses investissements dans le bloc de Pazflor devraient bientôt lui permettre de produire 220 000 barils par jour en 2012. C’est d’ailleurs pourquoi Total figure en bonne place dans mon portefeuille Matières à Profits. Pour profiter vous aussi du commerce du pétrole angolais, retrouver Matières à Profits.

Le miroir se déforme-t-il en Namibie ?
Si l’on applique à la lettre la “théorie du miroir”, toute la côte africaine pourrait contenir des milliards de barils de pétrole.

Ainsi les explorateurs les plus audacieux ont commencé à explorer les côtes namibiennes.

On sait déjà que la Namibie possède d’importantes ressources en gaz naturel. Le champ gazier de Kudu, situé dans le sud du pays, témoigne au moins de la présence d’hydrocarbures sur les côtes.

Des compagnies ont ainsi fait le pari de la Namibie. C’est le cas des petites compagnies canadiennes Energulf Resources et Universal Power Corp.

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace…

Le Surinam bientôt dans le top 10 des pays pétroliers ?
Personnellement, l’exploration de la côte sud-américaine m’apparaît être encore plus intéressante.

D’abord parce que la France va bientôt devenir un important producteur de pétrole grâce à la Guyane française. Située au nord du Brésil, la Guyane a finalement révélé ses richesses en septembre dernier : 700 millions de barils de pétrole.

Or et pétrole, peu de monde auraient misé sur ce bout de forêt utilisé comme bagne jusqu’à il y a peu.

Mais les regards se tournent à présent plus au nord. Après le Brésil et la Guyane, et avant d’atteindre le Venezuela et ses ressources de 296,5 milliards de barils, le Surinam et le Guyana pourraient révéler à leur tour des ressources gigantesques.

Selon les premiers testes sismiques réalisés entre 2002 et 2007, le Guyana pourrait abriter 2,7 milliards de barils !

Plusieurs compagnies sont déjà positionnées dans la région, comme Repsol ou Statoil. Une compagnie en particulier a l’intention de mener de front la bataille de l’offshore profond dans ces deux pays : Tullow Oil.

Une compagnie qui a traversé le miroir
Grace à sa taille réduite, la compagnie britannique s’est spécialisée dans l’exploration des petits gisements ou des petits pays auxquels plus personne ne croie.

La compagnie a acquis ses lettres de noblesse d’abord au Ghana. La compagnie y a découvert le champ géant de Jubilee, contenant 370 millions de barils ! La compagnie fut également responsable des découvertes en Guyane française.

Aujourd’hui, Tullow a décidé de poursuivre son application de la “théorie du miroir” plus au nord. Et le timing est idéal.

Jusqu’en 2007, le Surinam et le Guyana entretenaient un contentieux territorial qui rendait difficile l’exploration de ces zones. Avec le règlement de ce contentieux en 2007, l’exploration est désormais possible. Et le potentiel est gigantesque.

En 2000, l’USGC (United States Geological Survey) a estimé que le bassin commun au Guyana et au Suriname pourrait renfermer 15,2 milliards de barils de pétrole.

Mon conseil
Comme vous l’avez compris, la théorie du “miroir de l’Atlantique” offre une gamme complète d’opportunités d’investissements. Des valeurs les plus sûres, comme Total, aux valeurs les plus spéculatives.

Si vous désirez vous exposer directement au potentiel de l’Amérique du Sud, je vous recommande de garder un oeil sur CGX Energy. La compagnie canadienne est une des sociétés les plus actives dans la région. Sa faible taille la rend complètement dépendante de cette région d’ailleurs. Attention, réservée aux amateurs de sensations fortes.

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