NVIDIA – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 Silicon Valley ou Wall Street : qui profite le plus de la révolution des cryptomonnaies ? http://quotidienne-agora.fr/silicon-valley-wall-street-cryptomonnaies/ http://quotidienne-agora.fr/silicon-valley-wall-street-cryptomonnaies/#comments Thu, 26 Oct 2017 09:30:48 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70558 cryptomonnaies

Le cours du Bitcoin a reculé en début de semaine, passant de 6 000 $ à 5 500 $...

Néanmoins, le monde des cryptos continue d'avancer, pas à pas.

Comme le rapporte Extreme Tech, les ordinateurs des internautes vont être, de plus en plus, utilisés pour "miner" des cryptomonnaies ainsi que l'on désigne le processus de production de nouveaux bitcoins ou autres.

La difficulté de minage augmente avec le temps, nécessitant d'importantes ressources. La semaine dernière, je vous parlais ainsi des immenses "fermes de mineurs" installées en Chine et qui se sont appropriées une bonne partie du processus de minage.

Face à cette tendance lourde, des sites proposent aujourd'hui une solution alternative : utiliser les capacités de votre ordinateur, pendant que vous vous rendez sur leur site, pour miner de nouveaux bitcoins.

Extreme Tech nous en dit plus :

Il y a deux semaines, le minage de cryptos par le biais des visiteurs de sites web était restreint à un seul site : The Pirate Bay. Mais en l'espace de 15 jours, le nombre de sites utilisant ce genre d'opérations a décollé en flèche

Au début, les développeurs Coinhive ont mis au point un plug-in pour miner des Monero [NDRL : une cryptomonnaie que vous connaissez bien si vous suivez les recommandations de Lou Basenese dans Cryptos Trading] par le biais des visites de site. Des clones de ce logiciel ont vu le jour depuis... avec, selon BleepingComputer, des groupes comme Crypto-Loot, MineMyTraffic, JSEcoin, et PPoi (pour les Chinois).

Petite précision pas inutile si vous pensiez pouvoir récolter les fruits du travail de votre ordinateur : ces logiciels permettent à un site de miner des cryptos sur votre ordinateur sans vous prévenir...

Pour certains, ils vont permettre de remplacer les revenus de la publicité en ligne :

Selon le PDG de OTAMate, Carl Whalley, le minage de cryptos par le biais des internautes pourrait bénéficier aux sites web, et casser le monopole sur la monétisation de contenu en ligne. Google et Facebook gardent aujourd'hui plus de la moitié de leurs revenus sur la publicité.

A la place de payer un abonnement ou en acceptant de regarder une publicité, vous pourrez donc "payer" la fréquentation d'un site en puissance de calcul, et ce en permettant à ce site d’utiliser votre ordinateur pour miner des cryptos.

L'effloraison des cryptos a des répercussions sur l'économie réelle...

L'émergence des cryptomonnaies a déjà bouleversé des pans entiers de nos économies. Nous en parlions un peu plus : en Chine, dans certaines régions de l'intérieur du pays, de véritables écosystèmes se sont créés autour du minage de cryptos.

Des "entrepreneurs des cryptos" utilisent par exemple la production en excès des usines de charbons pour alimenter les processeurs qui équipent leurs fermes de minages.

Mais cela va beaucoup plus loin. Comme vous l'a expliqué Ray Blanco dans son rapport sur les Pelles et les pioches de la ruée sur les cryptos, les fabricants de cartes graphiques (GPU) et autres processeurs qui servent à miner ces cryptos ont vu s'envoler la demande. Et leurs actions en bourse ont grimpé en raison de l'engouement pour ces mêmes cryptos.

Parmi les poids lourds du secteur, Nvidia a vu son cours progresser de 86% depuis le début de l'année. Celui d'AMD – avant le décrochage d'hier lié aux résultats trimestriels – grimpait de 26%... contre une hausse de "seulement" 15% pour le S&P 500 et de 21% pour le Nasdaq.

Selon CryptoCoinsNews, les fabricants ont du mal à suivre l'explosion de la demande de GPU venues des mineurs. Début septembre, AMD a ainsi vendu son stock de GPU en l'espace de quelques minutes :

Le fabricant de processeurs AMD a lancé une nouvelle carte graphique cette semaine et, en cinq minutes, les sites de revente en ligne avaient déjà vendu tout leur stock. Les stocks de la carte AMD Vega 56 n'ont pas été suffisant pour répondre à la demande en partie à cause de problèmes de fabrication, mais l'écoulement du stock en si peu de temps a laissé bouche bée les amateurs de jeux vidéo, car les mineurs de cryptomonnaies ont fait une razzia.

Plus tôt dans l'année, la demande des mineurs d'ethereum avait déjà conduit à l'épuisement des stocks de cartes AMD Radeon RX 580 et RX 570 chez les revendeurs.

AMD a commencé à individualiser son offre à destination des mineurs de cryptos, avec la mise au point de cartes et GPU qui leur sont destinées. AMD et Nvidia ont vu leur cours boursier décoller avec le retour en force des crypto-monnaies [depuis janvier 2017].

Quelle meilleure preuve que la stratégie de Ray de vous conseiller de miser sur ces fabricants de cartes graphiques et de processeurs, qui est gagnante ?

Silicon Valley ou Wall Street ?

Les cryptos absorbent de plus en plus de ressources. Leur envolée a entraîné une multiplication des fermes de minages. Mais aussi celle de CPU et GPU destinées à équiper ces fermes. Et maintenant celle des logiciels qui permettent de miner grâce aux ressources informatiques des internautes...

Les cryptos ne cessent de s'étendre et de se développer... mais leurs effets ne cessent de surprendre. Elles n'ont pas changé la finance, ni les banques – en tout cas pas pour l'instant.

Mais elles ont déjà démultiplié l'intérêt que les investisseurs portent aux GPU et aux processeurs. A moyen terme, les cryptos pourraient davantage bouleverser les "techs" – comme Nvidia et AMD – , que Wall Street et La Défense.

A suivre...

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Grandes manoeuvres autour de la voiture autonome http://quotidienne-agora.fr/voiture-autonome/ http://quotidienne-agora.fr/voiture-autonome/#comments Tue, 24 Jan 2017 13:02:39 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68821 voiture autonome Uber - constructeurs automobiles français

Pour rien au monde je n'aurais manqué l'édition 2017 du Consumer Electronics Show à Las Vegas, dans le Nevada, qui s'est déroulé du 5 au 8 janvier 2017. J'y ai rencontré des entrepreneurs et des cadres du tout nouveau secteur du cannabis.

Ces quelques jours ont été productifs et très enthousiasmants : j'ai pu évaluer certaines des dernières technologies et parler aux acteurs les plus dynamiques d'un secteur en pleine croissance et à l'avenir radieux. J'ai même croisé le PDG de Nvidia, Jen-Hsun Huang, pendant que j'observais de plus près la technologie de conduite autonome mise au point par son entreprise.

Ce qui m'amène à la tendance technologique la plus importante de cette édition, qui concerne justement le plus gros de tous les appareils électroniques de grande consommation.

La révolution de 2017 est la voiture intelligente, connectée et sans conducteur. Toutes les plus grandes entreprises technologiques cherchent à se faire une place sur ce marché. Personne ne veut être laissé sur le bord de la route...

La saison des mariages a commencé

Mobileye a par exemple décidé de faire équipe avec Intel pour construire les voitures sans conducteur du futur.

Cette semaine, nous avons aussi appris qu'Intel avait acheté une participation dans une entreprise de cartes numériques appelée Here.

Pourquoi Here, et pourquoi maintenant ?

Parce que la cartographie est une fonctionnalité cruciale pour le fonctionnement des véhicules autonomes. Intel rachète ou conclut des partenariats avec les différentes pièces de puzzle dont elle a besoin pour se faire une place sur le marché des voitures sans conducteurs.

Here est l'une de ces pièces... et je pense que de petits pure players comme Mobileye sont aussi des cibles attrayantes pour les entreprises comme Intel.


Votre rédacteur bien-aimé en train de tester l'incroyable BMW i8. Le meilleur aspect des motorisations électriques... UN COUPLE INSTANTANNE QUI DONNE LE TOURNIS

L'an dernier, l'une de mes recommandations dans NewTech Insider, NXP Semiconductors, a fait l'objet d'un rachat qui nous a permis de réaliser une plus-value à deux chiffres quelques semaines seulement.

NXP, le plus grand fournisseur de semi-conducteurs de l'industrie automobile, qui développe aussi sa propre technologie de conduite autonome, était simplement trop attirante pour que Qualcomm s'en passe.

Nvidia veut assurer sa domination sur la voiture autonome

Ce qui m'amène à Nvidia, qui détient certaines des technologies d'apprentissage automatique les plus pointues de la planète. Ses processeurs graphiques ne sont pas seulement utiles pour améliorer l'expérience de jeu des gamers ou pour offrir des expériences de réalité virtuelle immersives.

L'entreprise met aussi au point la plateforme la plus avancée pour permettre à l'intelligence artificielle et à ses nombreuses applications de fonctionner.

voiture autonome
Le PDG de Nvidia parle d'ajouter un "cerveau"-superordinateur dans toutes les voitures

Ces systèmes sont si intelligents que les voitures équipées par Nvidia peuvent littéralement apprendre à se conduire toute seules en seulement quelques heures.

Je répète : Les compétences de ces systèmes en matière de conduite ne sont pas déterminées par une programmation préalable : la voiture apprend !

On donne quelques règles générales au cerveau électronique du véhicule, et il apprend le reste en regardant un humain conduire. Même une fois qu'il prend lui-même les commandes : plus il conduit, plus il est intelligent. Le processus est similaire à l'apprentissage humain.

Mais la conduite autonome n'est pas la seule technologie qui ait attiré mon regard lors du salon cette année.

Restez à l'écoute : j'ai toute une série de nouvelles idées d'investissement dont je souhaite vous parler au cours des prochains mois dans NewTech Insider.

Il y a par exemple une entreprise en dormance dans le domaine des véhicules intelligents qui pourrait beaucoup bénéficier du prochain iPhone. Une autre détient une technologie bientôt très demandée pas seulement dans l'automobile, mais aussi dans la réalité virtuelle, la réalité augmentée, et même dans votre ordinateur portable, votre télévision ou votre smartphone.

Et bien plus encore ! A suivre dans NewTech Insider… Car le futur est aussi profitable.

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Supercalculateurs : les derniers feux de la suprématie américaine http://quotidienne-agora.fr/supercalculateurs-suprematie-americaine/ http://quotidienne-agora.fr/supercalculateurs-suprematie-americaine/#respond Tue, 22 Nov 2016 10:30:08 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68665 ordinateurs quantiques supercalculateurs

Nous avons vu dans La Quotidienne d'hier l'importance stratégique que revêt la course à la puissance de calcul pour les Etats. Bien plus que la preuve de la capacité d'une nation à mobiliser des ressources sans but réel, les supercalculateurs sont un formidable moyen pour un pays de faire croître et conserver son avance technologique.

Au cours des 30 dernières années, les Etats-Unis et le Japon se disputaient tour à tour le titre de nation possédant le plus gros centre de calcul.

Mais depuis 2010, la Chine a rattrapé son retard dans ce domaine et a conservé ce titre durant quatre ans ; les Etats-Unis et le Japon ne parvenant à se hisser au sommet du podium que durant un an chacun.

Ce déplacement du centre de gravité de la puissance de calcul n'est pas anodin; c'est ce que nous allons voir dans cette Quotidienne.

Une course sans fin vers plus de puissance

Toute puissance de calcul supplémentaire est bonne à prendre pour l'industrie, la défense, et la science en général. Dans le cadre de la compétition internationale entre nations, deux choses comptent : la plus grande puissance disponible (apportée par le plus gros supercalculateur du pays) et la puissance totale installée (somme de tous les supercalculateurs du pays).

L'effort de développement porte donc autant sur les fleurons que sur la "majorité silencieuse" du parc de machines.

La suprématie chinoise en ce qui concerne les plus gros calculateurs n'est plus à discuter ; qu'en est-il de sa capacité totale de calcul ? Pour répondre à cette question, nous nous tournons vers Top500. Cet organisme surveille depuis des années l'évolution du marché des supercalculateurs. Leurs statistiques, particulièrement instructives, sont publiées sur Internet.

Une image valant mille mots, je vous propose de jeter un oeil à la répartition de la puissance de calcul pays par pays, sur les 10 dernières années.

Evolution de la part des principaux pays dans la puissance de calcul mondiale
Evolution de la part des principaux pays dans la puissance de calcul mondiale

La bande verte, en régression quasi-constante, représente la capacité de calcul totale des Etats-Unis. La bande gris-clair, qui vient empiéter année après année sur sa domination, est celle de la Chine. Afin de bien interpréter cette tendance, il faut remarquer qu'il s'agit d'un graphique de répartition dont le total reste par définition de 100% tous les ans.

Il ne s'agit pas de conclure que les Etats-Unis ont une puissance de calcul qui baisse depuis 10 ans (les progrès sont, bien au contraire, importants). L'interprétation correcte est que les progrès de la Chine en la matière sont plus importants que ceux des autres pays sur la même période.

La répartition continent par continent est également très parlante. Sur le graphique suivant, la contribution de la Chine et du Japon sont regroupées. Même si cela ne correspond pas à une réalité économique, cette simplification permet de mesure l'importance de l'Asie par rapport à celle des Amériques.

Evolution de la part de chaque continent dans la puissance de calcul mondiale.
Evolution de la part de chaque continent dans la puissance de calcul mondiale.

Vous le voyez, les Etats Unis sont en train de perdre la bataille sur le front de la puissance de pointe comme sur celui de la puissance totale. Il se murmure qu'IBM prépare une machine qui reprendrait la première place au classement des supercalculateurs... mais sa mise en service n'est prévue qu'en 2018. Pékin pourrait bien annoncer de nouvelles machines d'ici-là.

La Chine peut désormais mettre à disposition de son armée, de ses chercheurs et de son industrie aéronautique une puissance de calcul comparable à celle des Etats-Unis – et bien supérieure à celle de l'Europe.

Une question de souveraineté électronique

Il pourrait être tentant de minimiser l'importance des supercalculateurs dans l'économie globale. Après tout, ils ne représentent qu'une petite partie de la puissance de calcul disponible sur le territoire.

De plus, les progrès de l'électronique étant exponentiels, les victoires d'un jour dans cette course sans fin n'ont plus aucun intérêt au bout de quelques années.

Le supercalculateur ASCI White d'IBM, mis en service en l'an 2000, disposait d'une puissance de calcul de 4,9 TFlops. Une telle puissance est aujourd'hui disponible sur les cartes graphiques grand public vendues par Nvidia à moins de 1 000 euros.

Forts de ce constat, certains pays peuvent être tentés de faire l'impasse sur la course à la puissance et se contenter de centres de calcul moins ambitieux.

A long terme, un tel positionnement handicape l'ensemble de l'industrie. L'exemple de la Chine montre à quel point la stratégie d'excellence, bien que coûteuse, peut être intéressante. Le supercalculateur Tianhe-1A, mis en service en 2010, utilisait des unités de calcul produites par Intel et Nvidia. Le supercalculateur Tianhe-2 était également basé sur des processeurs Intel.

Le gouvernement américain a instauré en 2014 un embargo pour interdire l'export de puces électroniques destinées aux supercalculateurs vers la Chine.

L'annonce cet été du supercalculateur TaihuLight a donc fait frémir l'industrie américaine du semiconducteur. Suite à l'embargo, la Chine s'est appuyée sur les modèles de puces inventées par l'anglais ARM pour concevoir ses propres processeurs.
[Note : si vous avez suivi mon conseil d'achat sur ARM Holdings en mars dernier, vous avez pu réaliser une plus-value de +65% en quelques mois seulement]

Aujourd'hui, non seulement la Chine ne dépend plus d'Intel et Nvidia pour ses supercalculateurs, mais elle dispose également de processeurs de qualité qui pourraient bien se retrouver rapidement dans des machines grand public.

Au final, cet embargo aura privé Intel, AMD et Nvidia d'un chiffre d'affaires qui aurait pu être bienvenu. Il aura également contraint la Chine a acquérir des compétences dans le domaine des semi-conducteurs.

Des conséquences économiques à long terme

Vous le savez, quand la Chine se lance sur un marché au niveau mondial, les industries occidentales tremblent. Ce qui s'est passé pour le textile et l'électroménager pourrait bien se reproduire pour les semiconducteurs.

La Chine ayant désormais acquis un savoir-faire comparable à celui des fondeurs américains dans les microprocesseurs, il n'est pas impossible que le marché soit rapidement inondé de puces grand public made in China.

Vu les contraintes techniques d'interopérabilité, il est probable que le marché des ordinateurs personnels soit, paradoxalement, le dernier touché par cette déferlante.

Surveillez plutôt avec une attention toute particulière les puces qui équipent vos smartphones et tablettes dans les prochaines années. Ces appareils, au cycle de renouvellement court, n'auront aucun mal à faire des infidélités aux fondeurs américains comme Intel et Qualcomm.

L'ensemble des smartphones Android pourrait, en quelques mois, basculer vers l'utilisation exclusive de microprocesseurs chinois si l'empire du Milieu décide de les exporter à bas coût.
[NDLR : En attendant l'émergence de puces made in China, les constructeurs américains de semi-conducteurs misent sur les nouveaux relais de croissance que sont l'intelligence artificielle ou la réalité virtuelle et augmentée. Ces nouvelles générations de puces vous ont permis de réaliser un gain de 100% hier en suivant la recommandation de Ray Blanco dans NewTech Insider. Prêt à miser sur l'avenir ? Alors rendez-vous dans NewTech Insider pour la prochaine recommandation de Ray]

Et la France dans tout ça ?

Vous avez pu remarquer que la France est étonnamment absente de cette Quotidienne dédiée aux supercalculateurs.

Le pays de Bull et Thomson serait-il définitivement hors-jeu ?

La position française est en fait intermédiaire. Elle continue à assembler des supercalculateurs pour ses universités et ses centres de recherche. La puissance de calcul totale installée dans l'hexagone représente d'ailleurs une proportion relativement stable de la puissance mondiale sur les 10 dernières années.

Loin de la guerre pour la première place du podium, la France conserve son savoir-faire de manière constante et reste une référence qui se paye même le luxe d'exporter ses supercalculateurs.

Le passage de flambeau entre les Etats Unis et la Chine sur ce marché ne risque donc pas de perturber outre mesure notre industrie informatique.

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Sport : le virtuel peut-il faire mieux que la réalité ? http://quotidienne-agora.fr/sport-virtuel-faire-mieux-realite/ http://quotidienne-agora.fr/sport-virtuel-faire-mieux-realite/#respond Thu, 20 Oct 2016 09:25:36 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68573 Jeux vidéo

Les jeux vidéo, notamment ceux qui s'inspirent de sports comme le football ou la boxe, sont de plus en plus réalistes. Ce qu'ils proposent ? Une compétition sportive à laquelle on peut participer sans s'essouffler... et qui pourrait peut-être faire oublier celles du monde réel.

Les compétitions de sports électroniques sont une activité très pratiquée, notamment par les jeunes générations qui grandissent à une époque où la frontière entre réalité et réalité virtuelle ou augmentée devient de plus en plus ténue. Ces générations grandissent avec l'idée que les sports électroniques et l'activité physique virtuelle sont des sports... comme les autres !

Près de la moitié des Américains pratiquent un sport électronique : des matchs de baseball ou de football américain sur leur console de jeux ou leur ordinateur, ou encore des jeux qui vous proposent de jouer virtuellement au tennis ou de monter sur un ring de boxe... C'est un marché de plusieurs milliards de dollars.

Alliance du sport et des nouvelles réalités

La réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (AR) ont beaucoup fait parler d'elles cette année. Nous en avons largement profité dans NewTech Insider en misant sur Nvidia qui nous a permis deux beaux gains, de 44% et 40%.

L'intérêt pour ces nouvelles réalités ne cesse de progresser et leurs liens avec l'industrie du jeu vidéo sont de plus en plus étroits. C'est ce qui explique pourquoi Ray Blanco vous a récemment recommandé deux valeurs qui développent cette nouvelle génération de jeux qui intégrera la réalité augmentée et virtuelle. A retrouver dans NewTech Insider.

Le sport électronique à la recherche d'une reconnaissance

En parallèle, le sport électronique s'organise pour obtenir une reconnaissance officielle des sponsors et publicitaires.

En septembre, sept équipes de sport virtuel ont formé l'Association professionnelle de sport virtuel (Professional eSports Association), la première ligue professionnelle de jeu vidéo. La première saison de 10 semaines commencera en janvier prochain.

Les équipes s'affronteront sur Counter-Strike : Global Offensive, afin de remporter un prix de 500 000 dollars. "Cela nous permettra enfin de créer un environnement stable et sain à long-terme pour les joueurs, la communauté, les médias et les sponsors", a déclaré le commissaire de cette ligue d'un nouveau genre.

Il existe même une association commerciale des sports virtuels (Fantasy Sports Trade Association) pour les personnes et les entreprises qui fabriquent et vendent la technologie, les équipements et les salles.

Une impression de déjà-vu ? Avec des équipes professionnelles, des joueurs-stars, des grands prix à sept chiffres, des discussions sur le bien-être des joueurs et une concurrence acharnée pour obtenir les droits de diffusion, plus rien ne nous sépare de n'importe quel autre sport professionnel.

Sauf que personne, pas même les joueurs, n'est obligé de quitter son canapé.

Le sport électronique aiguise les appétits

La fièvre acheteuse, elle aussi, imite le monde réel. A l'été 2014, Amazon a mis sur la table 970 millions de dollars pour acquérir Twitch, l'une des plus grandes plateformes de jeux vidéo. Cette année, Twitch a, à son tour, racheté Curse, une entreprise spécialisée dans les produits destinés aux gamers.

En 2016 toujours, Microsoft a avalé Beam, qui a développé une technologie de streaming dédiée au jeu vidéo et intégrant des fonctions interactives (les internautes peuvent par exemple voter pour demander au joueur d'effectuer certaines actions). De quoi rendre, selon les mots mêmes de Microsoft, les jeux vidéo "plus sociaux et plus funs". Prix de ce rachat ? Non communiqué.

Gamurs, un réseau social destiné aux joueurs et fans des jeux League of Legends et Counter-Strike, a quant à lui décidé de passer à la vitesse supérieure en rachetant eSport Guru, eSport Nation et GoldPer10, des communautés de fans en ligne.

Vulcan, soutenue par le célèbre fonds d'investissement Sequoia Capital, a acheté TwitchAlerts, qui permet aux joueurs de faire des dons aux joueurs qui diffusent leurs parties en streaming. Eh oui, cher lecteur, diffuser ses parties en ligne, par exemple YouTube, est devenu un métier à part entière.

Le sport électronique, outil social

Puisque les jeux vidéo ressemblent de plus en plus à des sports bien réels, rien d'étonnant à ce qu'ils suscitent le même genre de satisfaction psychologique que des performances athlétiques bien réelles.

La victoire ou la défaite n'y sont pas virtuelles. De même que l'excitation ou la déception qu'elles engendrent.

Les psychologues confirment ce dont nous avons tous fait l'expérience : la compétition est cathartique. Elle fait monter la tension pendant que nous faisons de notre mieux pour battre nos rivaux. La libération de cette tension en cas de défaite ou de victoire peut canaliser nos frustrations et nous en libérer.

La possibilité de gagner nous donne de l'espoir. Et le sport nous permet de faire tout cela dans un environnement qui ne fait courir aucun risque à nos vies, nos corps, nos maisons ou nos familles.

Cette tension et cette libération activent la dopamine dans notre cerveau, un produit neurochimique qui nous pousse à rechercher le plaisir et la gratification. Voici pourquoi le sport, qu'il soit physique ou numérique, peut être addictif.

La compétition est une source intrinsèque de motivation : la dopamine disparaît en même temps que le plaisir et la tension, dès que le jeu, la saison ou le championnat se terminent. Le souvenir de l'excitation ressentie et la possibilité d'un nouvel espoir est ce qui permet à la dopamine de rester disponible – et nous pousse à recommencer.

En outre, être un fan est une activité intrinsèquement sociale. Parler sport est une manière de briser la glace avec des inconnus, un ciment qui aide à la cohésion de groupes sociaux qui partagent nos joies et nos peines. Les membres d'une même famille, qui peuvent avoir du mal à parler de problèmes personnels difficiles, peuvent quand même parler football...

Dans ces situations, le sport peut devenir un intermédiaire qui permet à des membres d'une même famille de communiquer de manière indirecte sur des thèmes sensibles.

Les sports nous permettent de vivre de manière excitante, même par procuration. Certains d'entre nous aimeraient peut-être accéder à la célébrité, être admirés par le public pour un talent précieux. En étant membre d'une équipe, c'est un peu de sa gloire qui retombe sur nous, et l'on a l'impression de faire partie de quelque chose de dynamique et d'excitant.

Enfin, et c'est particulièrement vrai pour les jeunes, les sports ont toujours été un outil de développement personnel. Ils peuvent aider une personne à apprendre le travail en équipe et la discipline. Ils peuvent nous aider à gérer l'échec et la déception, à les utiliser comme une motivation supplémentaire pour nous améliorer.

Certains employeurs dans des entreprises de haute-technologie considèrent aujourd'hui les jeux-vidéos comme un plus pour les candidats à l'embauche, comme les sports conventionnels ont pu l'être par le passé.

Pour toutes ces raisons, le sport électronique – et toutes les activités qui lui sont liées (comme le streaming ou les compétitions de joueurs) – vont continuer à se développer dans les années qui viennent, attirant de plus en plus de joueurs, de fans mais aussi d'entreprises bien décidées à profiter de cet engouement !

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Voiture autonome : quand la route devient intelligente http://quotidienne-agora.fr/voiture-autonome-route-intelligente/ http://quotidienne-agora.fr/voiture-autonome-route-intelligente/#respond Mon, 29 Aug 2016 09:00:37 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68377 voiture autonome

Les investissements dans les secteurs de l'intelligence artificielle, de la robotique et de la réalité virtuelle sont sur le point de créer un cycle d'investissements qui dépassera celui de la bulle Internet, à la fois en termes d'investissements et de profits.

Les Einstein de la robotique et de l'intelligence automatisée du XXIe siècle, et des siècles suivants, ne connaîtront aucune limite. Les entreprises et les chercheurs du monde entier se sont engagés à accélérer rapidement la recherche et le développement dans ces domaines.

Parmi les différentes formes que prendra cette robotisation de plus en plus intelligente – et dont je vous parle dans le dernier numéro de NewTech Insider– la quête du parfait véhicule autonome se poursuit à plein régime. Outre les constructeurs automobiles, des géants de la technologie comme Intel entrent également dans la course. Google, par exemple, s'est associé avec Fiat Chrysler.

Quant aux géants Qualcomm et Nvidia, ils créent leurs propres plateformes pour véhicules autonomes. Les start-ups spécialisées dans la conduite autonome ne cessent de se multiplier.

Et, de fait, on estime que le marché des véhicules autonomes devrait s'élever à 100 milliards de dollars par an en 2020.

Je pense qu'il sera même encore plus important puisqu'il ne concerne pas uniquement les voitures, mais presque tout ce qui se déplace sur terre et sur l'eau.

Des voitures autonomes... grâce à la vision

L'un des principaux enjeux concerne la capacité à doter les véhicules autonomes d'une "vision" plus fiable afin de repérer les objets qui les entourent. Les véhicules de Tesla détectent les obstacles à l'aide d'un radar. Ce dernier émet des ondes radio qui sont réfléchies quand elles rencontrent un objet solide afin d'alerter les opérateurs de la présence d'un obstacle.

Toutefois, les radars ne peuvent pas détecter les personnes, les chiens ou tout autre être vivant présents sur la chaussée. En effet, ces derniers sont constitués d'eau, élément que les ondes radio se contentent de traverser.

De son côté, le prototype autonome de Google utilise la technologie lidar qui remplace les ondes radio par des rayons laser invisibles. Mais cette technologie présente un problème : elle ne fonctionne pas bien en cas de brume ou de brouillard. Par ailleurs, elle nécessite d'émettre des impulsions laser dans toutes les directions pour s'orienter, ce qui rend les systèmes lidars traditionnels trop complexes.

Dans l'idéal, les systèmes de pilotage automatique devraient intégrer deux méthodes de détection, ce qui permettrait aux véhicules de rouler en toute autonomie de manière plus sûre. Cependant, les systèmes lidars sont trop élaborés et trop chers (ils peuvent coûter jusqu'à 75 000 dollars) pour être installés sur un véhicule.

Quanergy, une société basée à Sunnyvale en Californie, a peut-être trouvé la solution. En janvier, elle a annoncé avoir créé un système lidar à 250 dollars, capable d'émettre et de recevoir un million d'impulsions par seconde et suffisamment petit pour tenir dans tout type de véhicule. Elle a notamment noué des partenariats avec Mercedes-Benz et Hyundai.

Quanergy prévoit de distribuer ces systèmes avant 2017. Cette société devrait avoir de nombreux clients, car les voitures ne sont pas les seuls moyens de transport à devenir autonomes...

Après les voitures, les bus et les camions autonomes

Sur son site de Dearborn, dans le Michigan, Ford a déployé un service de minibus automatisé appelé Dynamic Shuttle pour faciliter les déplacements des personnes sur le site. Cette navette permet également de tester les avancées de Ford en matière de technologies de pilotage automatique, notamment la possibilité de commander la navette via une application mobile.

Le "Future Bus", le concept de bus automatisé mis au point par Mercedes, peut se déplacer en toute autonomie sur certaines voies spécifiques, s'arrêter et repartir d'un arrêt, mais également éviter les piétons et les autres obstacles. Ce bus utilise une technologie d'automatisation nommée CityPilot, dérivée du système HighwayPilot que Mercedes développe pour permettre aux poids lourds de se déplacer seuls sur autoroute.

Les constructeurs de poids lourds sont particulièrement motivés par la perspective du "convoi routier" (platooning en anglais) : une file de semi-remorques qui se déplacent en peloton serré pour réduire la traînée aérodynamique, tous contrôlés par un seul conducteur assis dans le camion de tête.

Pour cela, les systèmes de détection, de virage et de freinage des véhicules doivent être en mesure de communiquer de manière instantanée. Plusieurs années de recherche restent nécessaires pour parvenir à un tel exploit. Mais le concept de connectivité est un autre thème clé en ce qui concerne les véhicules de demain.

Par exemple, une voiture qui cherche à se garer pourrait émettre ce besoin, et un autre véhicule pourrait répondre : "Je suis en train de libérer une place à une rue d'ici."

Votre voiture pourrait également alerter votre concessionnaire ou votre mécanicien en cas de problème, de manière à ce qu'ils puissent planifier un rendez-vous et commander les pièces nécessaires sans avoir besoin de les appeler au préalable.

Des entreprises comme Ford cherchent actuellement des moyens de relier véhicules et maisons. Votre voiture pourrait accéder au calendrier de votre smartphone et programmer l'entretien dans l'agenda du mécanicien. Elle pourrait également détecter quand vous approchez de votre domicile et envoyer automatiquement un signal afin d'allumer les lumières et la chaîne hi-fi. Ainsi, vous entreriez dans une pièce chaleureuse et déjà éclairée, au son de votre chanson préférée.

Ford est en train de relier son système de connectivité au dispositif à commande vocale et assistant personnel "Echo" d'Amazon. Avant de démarrer, vous pourriez demander à Echo, depuis votre maison, de vous indiquer combien de kilomètres votre véhicule électrique peut parcourir avant de devoir le charger.

Des routes intelligentes

Outre les véhicules, les autoroutes acquièrent elles aussi leur propre forme d'intelligence automatisée. Par exemple, le ministère des Transports de l'Etat de Californie vient de terminer son projet I-80 SMART Corridor, visant à gérer de manière "intelligente" l'autoroute I-80, près de San Francisco.

Des algorithmes commandent des feux de signalisation situés sur les bretelles d'accès, qui régulent l'entrée des véhicules sur l'autoroute. Ce système rend la circulation plus efficace et plus fluide sur l'autoroute et sur les rues transversales.

Des panneaux électroniques signalent aux conducteurs qu'un embouteillage a lieu plus loin sur la route et les orientent vers les rues transversales. De nouveaux panneaux présents dans ces rues transversales indiquent aux conducteurs le moyen le plus rapide de rejoindre l'autoroute et augmentent la durée des feux verts de ces rues pour accélérer leur trajet.

Ce projet, dont le coût s'élève à 79 millions de dollars, devrait permettre de réduire de trois à cinq minutes la durée des embouteillages aux heures de pointe, matin et soir. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est un début. En outre, le temps et le carburant économisés par les automobilistes devraient permettre de récupérer jusqu'à 12 millions de dollars par an.

De la route aux voitures, en passant par les centres commerciaux, les fast-foods et la maison, l'automatisation devrait devenir le moteur de nos investissements et de notre avenir.

Cette tendance progresse – et elle progresse rapidement.
[NDLR : C'est la raison pour laquelle, Ray Blanco et Gerald Celente vous proposent trois valeurs à mettre dès maintenant en portefeuille pour engranger les gains avant même que les voitures autonomes prennent le volant. Trois valeurs à découvrir dans NewTech Insider]

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La réalité virtuelle arrive… voici comment en profiter http://quotidienne-agora.fr/realite-virtuelle-2/ http://quotidienne-agora.fr/realite-virtuelle-2/#respond Fri, 08 Apr 2016 09:00:15 +0000 http://dev-paf.fr/quotidienne-agora/?p=67898 intelligence artificielle ordinateur neuronal

Eoin Treacy, rédacteur d'Exponential Investor

Pourquoi les géants de la technologie investissent-ils des milliards dans la réalité virtuelle ?

Hier, nous avons vu que la réalité virtuelle est une des réponses possibles au risque que les machines nous rendent obsolètes. Et c'est une des raisons pour lesquelles les géants de la technologie investissent des milliards dans la réalité virtuelle.

Une forme totalement sous-développée de réalité virtuelle a déjà été mise au point en 1963. Lorsque la NASA et l'Air Force américaine ont décidé de l'utiliser comme outil de formation pour leurs pilotes, elles se sont rapidement rendu compte d'un problème. L'oreille interne était désorientée par l'expérience, et les nouvelles recrues se mettaient à vomir quelques minutes seulement après avoir enfilé leurs casques. C'était il y a plus de 50 ans, et ces soucis sont presque résolus.

Les jeux vidéo, premiers clients de la réalité virtuelle

En 2014, Facebook a versé deux milliards de dollars pour acquérir une start-up dans le domaine de la réalité virtuelle, Oculus Rift. Wall Street n'était pas ravie, à l'époque, parce que les investisseurs se demandaient ce qu'un média social allait bien pouvoir faire d'un fabricant de casques de réalité virtuelle...

Mais quelques mois plus tard seulement, Microsoft s'est offert Minecraft, pour 2,5 milliards de dollars. Ce montant peut sembler dodu, mais ne représente que 125 dollars pour chacun des 20 millions de clients adulescents de la franchise, et la promesse de les fidéliser à l'écosystème de l'entreprise pour toute une vie.

En juin 2015, Microsoft a utilisé Minecraft comme vitrine pour son système de réalité virtuelle basé sur des hologrammes, HaloLens.

Le lancement de Windows 10 en juillet 2015, gratuitement pour les clients existants, a fait légèrement paniquer l'industrie de la technologie. Ce choix montrait clairement que l'entreprise avait décidé de devenir une plateforme technologique présente dans chacun des domaines de notre vie.

Des systèmes de gaming avec réalité virtuelle sont en train d'émerger. T-Mobile, aux Etats-Unis, propose même en ce moment une promotion "un offert pour un acheté" sur les Samsung S7, qui sont livrés avec un casque Samsung Gear...

Les développeurs de jeux se battent pour obtenir le plus vite possible des nouveautés qui pourront utiliser à plein cette première vague d'optimisme. C'est important pour l'industrie du jeu vidéo. Cela pourrait bien être la plus grande nouveauté dans ce secteur depuis la Wii de Nintendo, il y a près de 10 ans... Pourquoi, me demanderez-vous peut-être ?

La réalité virtuelle vous offre une expérience entièrement immersive. Quiconque l'a déjà essayée peine à trouver les mots, et la compare généralement à la sensation d'échappée que l'on ressent en prenant des drogues illégales, sans les effets secondaires. Le plus important est que tout cela vous donne l'impression d'être ailleurs, une impression inaccessible avec toute autre technologie, et qui permet de remettre en question les limites de votre identité. C'est important.

Le virtuel pour gérer la douleur

Le monde de la santé est actuellement très enthousiaste à l'idée de pouvoir s'offrir l'impression d'être ailleurs. On a découvert que des personnes qui souffraient de douleurs chroniques depuis des années pouvaient être tellement distraites par l'échappée que leur offre une réalité virtuelle que leur douleur s'évanouissait. Aux Etats-Unis, 100 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques, et dépensent plus de 600 milliards de dollars pour les traiter chaque année. La plupart de ces traitements sont des opiacés.

Pensez-y : le pavot a été cultivé pour la première fois en 3000 avant notre ère, et nos techniques de gestion de la douleur n'ont pas beaucoup évolué depuis. Nous broyons toujours le blé pour en faire de la farine, tout comme nous le faisions à l'époque, mais à part ces deux technologies, rares sont celles qui ne se sont pas améliorées au cours des 5 000 dernières années.

La réalité virtuelle a la capacité de changer tout cela. En apprenant au corps à gérer la douleur de manière différente, nous pouvons reprogrammer nos cerveaux pour la bloquer, et ce sans les effets secondaires des médicaments. C'est crucial, car les solutions dont nous disposons aujourd'hui pour combattre les douleurs chroniques ne fonctionnent pas particulièrement bien, et beaucoup des médicaments proposés sont source d'addiction.

Télécharger un programme de gestion de la douleur sur internet et penser à autre chose pendant une demi-heure est, clairement, une meilleure idée que la perte de fonction cognitive et les conséquences à long terme pour la santé qu'induit la prise des médicaments disponibles aujourd'hui.

La gestion de la douleur est un exemple qui laisse deviner à quel point la réalité virtuelle pourrait tout remettre en question : elle ouvre la porte à des usages qui n'ont encore jamais été (même de loin) envisagés par les personnes qui l'ont créée au départ.

Nouvelles expériences virtuelles

Google, avec Samsung, teste déjà des applications qui utiliseront la réalité virtuelle sur votre téléphone Android. Tout ce que vous aurez à faire, c'est de brancher votre téléphone à un casque, vous asseoir confortablement et vous balader dans votre boutique favorite sans quitter le confort de votre fauteuil. Plus besoin de tourner pendant des heures pour trouver une place de parking, de rester coincé dans les embouteillages ou de porter des sacs trop lourds...

Mais vous pourrez toujours profiter de l'ambiance de votre boutique, de la possibilité de regarder les articles dans un magasin, de vous promener dans un endroit joli plein d'expériences sensorielle conçues pour que vous vous sentiez bien. Les achats en un clic vous permettront de vous faire livrer ce que vous souhaitez le jour même, achats qui pourraient bien être livrés par des drones.

Vous organiserez des rendez-vous galants, des séances de shopping et de mini-aventures via le monde virtuel. Il est même possible que des vendeurs "en chair et en os" soient là pour vous accueillir dans le monde virtuel lorsque vous rentrerez dans les magasins.

Avancées technologiques + financement = excellente occasion d'investir

Alors : comment allons-nous gagner de l'argent grâce à cette révolution ?

Facebook, Sony et Steam/HTC vont être les premiers à mettre du matériel sur le marché. Apple, quant à elle, préfère patienter et voir ce qui fonctionne avant de procéder à des améliorations. Son produit devrait arriver vers 2017-2018.

Ce marché devrait être très étendu, mais une divergence claire existe entre la manière dont les différents acteurs souhaitent qu'il se développe. Microsoft parie sur la réalité augmentée (les hologrammes) alors que les autres parient sur la réalité virtuelle (les casques).

Certes, les hologrammes sont très cool et ne présentent pas les mêmes défis pour l'oreille interne que les casques... mais ils ne vous permettent pas non plus de quitter l'endroit physique où se trouve le projecteur, et ne créent pas d'expérience immersive : le côté fun y perd un peu.

La dernière chose que nous souhaitons faire, c'est de soutenir l'équivalent du Betamax au moment du décollage de la cassette vidéo, donc mieux vaut choisir une entreprise qui gagnera de l'argent dès que quelqu'un achètera un système de réalité virtuelle, peu importe de quelle marque.

Si les casques veulent éviter les problèmes potentiels de mal des transports, il faudra que les images défilent de manière si fluide devant vos yeux qu'elles bougeront trop vite pour que votre cerveau puisse se rendre compte que tout cela n'est pas réel. Il faut pour cela des capacités de calcul impressionnantes, et des solutions graphiques exceptionnelles.

L'Oculus Rift de Facebook et Vive, d'HTC/Steam, utilisent tous les deux la puce VR Nvidia GeForce. Samsung ne l'utilise pas, et les utilisateurs disent avoir eu quelques problèmes de nausées.

Microsoft est en réalité en train de mettre en oeuvre une double stratégie et cherche à tout prix à optimiser totalement Windows 10 pour une intégration fluide dans la réalité virtuelle.

Pour faire simple, si vous souhaitez que vos clients soient en mesure d'utiliser votre produit, il faut utiliser un chip set Nvidia. C'est vers cette entreprise qu'il faut se tourner pour obtenir la crème de la crème en matière de graphiques destinés aux jeux vidéo. Rien d'autre ne peut faire l'affaire.

Nvidia Corporation a été fondée en 1993, et, depuis le début, s'est concentrée sur la création des meilleurs produits possibles pour sa clientèle de base : les fans absolus de gaming. Pour ceux d'entre nous qui ont grandi en espérant recevoir une carte graphique Nvidia pour Noël, l'évolution de l'offre de l'entreprise vers le secteur de la réalité virtuelle n'est qu'une raison supplémentaire d'en vouloir une.

C'est une bonne nouvelle pour les actionnaires, étant donné que l'entreprise est dotée à la fois d'un revenu solide et d'un potentiel de croissance.

Nvidia a commencé à verser des dividendes en 2012, et distribue 29% de ses bénéfices. Elle a fait progresser ces dividendes à un rythme constant de 16% l'an dernier, et dispose d'une telle quantité de trésorerie que sa capacité à continuer de faire augmenter ces dividendes plus rapidement que l'inflation est quasi-garantie. Cela signifie également que l'action peut être achetée avec des fonds de revenus, qui représentent un bloc d'investisseurs significatif.

L'entreprise investit près de 30% de son chiffre dans la recherche et le développement (R&D). Avec un historique exceptionnel en matière de création, qui a permis de satisfaire même les plus exigeants de ses clients, Nvidia doit faire tout son possible pour continuer à faire la course en tête. Elle y parvient en tous cas en ce moment, et avec plus d'un milliard de dollars dépensé chaque année pour la R&D, les projets de développement devraient se multiplier encore d'avantage.

Ce genre de dépenses est soutenu par une marge de profit avoisinant les 57%, et l'entreprise rachète également ses actions pour en moyenne un milliard de dollars par an ; une politique qui devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année 2016 au moins. Cela signifie que les actions se font de plus en plus rares, ce qui permet de soutenir le cours.

Nvidia s'échange avec un P/E de 25, qui devrait baisser pour atteindre les 20 d'ici la fin du prochain trimestre.

C'est une belle croissance, mais ce n'est pas trop ambitieux si on compare ce chiffre à celui de certaines des entreprises technologiques les plus populaires. Les prix se sont un peu emballés ces derniers temps, donc il est sans doute recommandable de garder quelques fonds de côté pour pouvoir acheter d'avantage d'actions lors d'une prochaine consolidation, même s'il vaut la peine de constituer une position dès aujourd'hui.

Alors, quel sont les risques ?

Pour Nvidia, le risque est qu'AMD, Samsung, Intel ou Imagination Technologies mettent au point un meilleur produit. Cela peut sembler improbable, mais la technologie est un domaine très concurrentiel, et la menace d'obsolescence n'est jamais totalement écartée.

La plupart des entreprises se lancent dans des rachats pour des questions d'ingénierie financière, et si les taux d'intérêt augmentent suffisamment, elles pourraient annuler leurs programmes, ce qui nous mettrait des bâtons dans les roues.

Le plus grand risque, peut-être, est que les clients n'adoptent pas la réalité virtuelle dans l'immédiat, ce qui ralentirait le rythme du développement de produit et remettrait en question la courbe des ventes de l'entreprise.

Cette découverte médicale est aussi révolutionnaire que la pénicilline... voire plus !

Les médecins pourraient désormais utiliser cette technologie exceptionnelle pour éradiquer le cancer et effacer les dommages causés par le vieillissement...

Mieux encore : cette innovation scientifique pourrait déclencher une vague de profits sans précèdent sur les marchés... et vous faire gagner jusqu'à 2 500% grâce à ces 3 sociétés !

Toutes les explications ici...

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Comment profiter de la destruction créatrice http://quotidienne-agora.fr/destruction-creatrice-robotique/ http://quotidienne-agora.fr/destruction-creatrice-robotique/#respond Mon, 23 Nov 2015 10:10:09 +0000 http://dev-paf.fr/quotidienne-agora/?p=67381 nouvelles technologies

Joe Schriefer : (...) Bonjour. Pour un investisseur, la destruction créatrice peut être à double tranchant. Elle peut être néfaste pour votre portefeuille si vous détenez des actions de secteurs et de sociétés qui sont sur le point d'être détruits par les nouvelles avancées technologiques. A l'opposé, c'est peut-être ce qui pourrait vous arriver de mieux, en tant qu'investisseur, si vous avez une longueur d'avance sur les technologies sur le point de détruire celles qui sont archaïques.

C'est ce dont Ray et moi allons discuter, en nous concentrant sur les secteurs au sein desquels la destruction créatrice est déjà à l'oeuvre. Nous évoquerons également ce que vous devez faire en tant qu'investisseur, aussi bien pour éviter ces secteurs obsolètes que pour vous positionner sur ceux qui les anéantiront.

Alors, bienvenue, Ray. Et merci d'avoir pris le temps de participer à cet entretien, aujourd'hui. Alors, Ray, pouvez-vous définir ce terme de destruction créatrice, et nous en donner quelques exemples ?

Ray Blanco : Bien sûr. La destruction créatrice n'a rien de nouveau. C'est quelque chose qui se passe depuis des siècles En gros, c'est un processus selon lequel de nouveaux secteurs apparaissent et d'autres, devenus archaïques, disparaissent. Le moteur de ce processus, c'est essentiellement l'innovation et la technologie.

L'exemple qui l'illustre très bien, c'est celui de l'automobile qui a remplacé le cheval comme principal moyen de déplacement. Si vous aviez été investisseur au cours des années 1900, il aurait probablement été judicieux de vendre vos actions de sociétés positionnées sur les charrettes et d'acheter les actions des nouveaux fabricants d'automobiles.

C'est donc quelque chose qui arrive en permanence mais, au cours de ces dernières décennies, le processus s'est accéléré. Certains secteurs ont été bouleversés, modifiés, voire même détruits, par d'incroyables révolutions technologiques, notamment dans les domaines des technologies de l'information et de la santé.

Joe Schriefer : Et comme vous l'avez dit, ce qui date d'avant l'automobile n'est qu'un exemple. Il en existe un autre, plus récent, dont on se souvient peut-être encore : c'est la façon dont on écoutait la musique en voiture. Il y a des années, on se servait d'une bande à huit pistes. Ensuite, on est passé aux cassettes. Puis la cassette a été remplacée par le CD. A présent, la plupart des voitures neuves n'ont même plus de lecteurs CD. Elles sont équipées de MP3.

Chaque fois qu'une nouvelle technologie arrive, il faudrait donc se débarrasser des anciennes technologies et investir de façon précoce sur les nouvelles.

Par exemple, comment le secteur de la musique va-t-il faire face aux nouveaux défis posés par le numérique et le partage en réseau ? Et comment, en tant qu'investisseur, conserver une longueur d'avance et en profiter ? Voilà peut-être un autre genre de destruction créatrice, n'est-ce-pas, Ray ?

Il existe un secteur sur lequel nous voulons nous concentrer, aujourd'hui : il s'agit de l'ascension de la robotique. Les robots effraient beaucoup de monde. On pense, par exemple, qu'ils vont nous prendre nos emplois, ce qui s'est effectivement produit et continuera de se produire. C'est un type de force destructive très présent.

Alors parlons du secteur de la robotique. Pouvez-vous planter un peu le décor et nous en dire plus sur la façon dont les robots pourraient continuer à détruire nos vieilles industries ? Que peut- on faire, en tant qu'investisseur ?

Ray Blanco : Eh bien, en tant qu'investisseur, il est important d'identifier les sociétés de robotique qui sont le moteur du changement. Et l'un des domaines auxquels vous avez fait allusion, c'est l'automatisation et la robotisation qui permettent d'économiser de la main-d'oeuvre : les sociétés améliorent l'automatisation de leur usine en y remplaçant la main-d'oeuvre, en économisant de l'argent, en augmentant la productivité. Je pense que ces entreprises peuvent continuer à avoir de bonnes performances, même en période de ralentissement économique.

En effet, si l'industrie ou l'activité manufacturière subissent une pression, c'est en vue de faire baisser les coûts d'une façon ou d'une autre. Or, avec l'amélioration de la robotisation, l'une des meilleures façons de procéder, pour elles, c'est simplement d'investir dans de nouveaux équipements industriels permettant de réduire la main-d'oeuvre, d'améliorer leur productivité en contribuant à préserver une marge élevée – ou bien vendre le produit moins cher et s'emparer d'un segment de marché.

Joe Schriefer : A votre avis, existe-t-il un type de robots particulièrement intéressant pour le futur ? Ces derniers temps, une vidéo a circulé sur internet : on y voyait un robot absolument étonnant, ressemblant à un animal et développé, je pense, par Google. [NDLR : Le robot Atlas a été développé par Boston Dynamics, un fabricant de robots racheté, en 2013, par Google]. Je l'ai vu courir à travers bois, il pouvait évoluer autour des arbres, sur différents sols, et des choses comme ça.

Alors, si c'est l'avenir (je pense qu'il était étudié pour réaliser certaines missions du Département de la Défense, pour porter les armes des soldats, ou quelque chose comme ça), quel est, selon vous, le futur de la robotique ?

Nous avons vu les conséquences de l'arrivée massive des robots sur la main-d'oeuvre, mais quelle est la nouvelle avancée géniale à laquelle il faut s'attendre, dans 10 à 20 ans, en matière de robotique ?

Ray Blanco : Il est important que les investisseurs se positionnent au bon moment sur un domaine, un secteur ou une entreprise. Si vous vous positionnez trop tôt, votre investissement va stagner, et si vous vous positionnez trop tard, il n'y aura plus d'argent à gagner.

Mais en termes de technologie liée à la robotique, certaines sociétés ont des perspectives formidables. Par exemple, il existe une société appelée COGNEX, qui réalise des systèmes de vision permettant aux robots utilisés dans l'industrie de réaliser un travail de meilleure qualité. La société fournit non seulement le système de vision (les caméras extrêmement sophistiquées qui équipent les robots) mais également le logiciel.

On peut également définir les robots de différentes façons, mais la plus simple, c'est de comprendre qu'un robot est une machine qui peut cerner son environnement et y réagir en s'adaptant.

A mon avis, l'une des meilleures sociétés travaillant sur ce type de technologie n'est pas connue a priori pour cela. Elle est plutôt réputée pour ses cartes graphiques qui donnent aux jeux vidéo un environnement beaucoup plus réaliste.

Cette société, c'est NVIDIA. Nvidia amélioré sa technologie graphique afin de produire une intelligence artificielle très puissante et des systèmes de deep learning [NDLR : apprentissage automatique]. Ce sont des systèmes capables de prendre en compte leur environnement mais aussi d'identifier des événements ou des situations puis d'agir en conséquence.

Par exemple, Nvidia collabore actuellement à ce qui sera le supercalculateur le plus puissant du monde. Pour y parvenir, ce projet s'appuie sur des circuits, des cartes et des processeurs Nvidia.

Autre projet très important sur lequel travaille NVDA : la voiture sans pilote qui est, en quelque sorte, un robot sur roues. La société a fait évoluer sa technologie afin que les voitures puissent se conduire toutes seules.

Elle propose une technologie d'apprentissage automatique où le conducteur a, en gros, un super-ordinateur dans sa voiture, et où la voiture reçoit les données de caméras et d'autres capteurs tout autour d'elle. La voiture peut identifier ce qui l'entoure, s'il s'agit d'un piéton, d'un animal, d'un vélo, d'une voiture, ou de toute autre chose. Elle peut même identifier le type de véhicule qui est devant elle, y compris la marque et le modèle. Ensuite, ces informations sont traitées et influent sur la conduite automatique de la voiture.

C'est le genre d'investissements qui va mettre du temps à révéler toute leur puissance car il faut donner le temps à la société de dévoiler son potentiel. Mais quand le marché réalise le potentiel de ces boites, alors, ce sera le jackpot pour les investisseurs qui seront déjà positionnés.

Il existe donc de nombreuses façons d'envisager la robotique. Ce n'est pas seulement une machine ressemblant à un humain qui court dans la forêt. Cela comporte beaucoup d'autres aspects, également.

Joe Schriefer : Du point de vue de la destruction créatrice, il faudrait simplement se dire la chose suivante : si les voitures sans pilote représentent le futur (quel que soit le temps que cela prendra, 5, 10 ou 20 ans), alors il faut vendre les actions des fabricants de voitures "archaïques" et acheter celles de sociétés innovantes comme Nvidia, qui travaillent avec les constructeurs automobiles qui développent les voitures du futur, sans conducteur ? Autrement dit, c'est comme si on avait vendu, au début des années 1900, les actions de sociétés datant d'avant l'automobile, et investi sur Ford au moment où ce dernier déployait sa chaîne de fabrication. Est-ce ce que les investisseurs devraient faire ?

Ray Blanco : Oui. Si les sociétés telles que Ford n'innovent pas en matière de voiture sans pilote, alors elles auront probablement du mal à être concurrentielles à l'avenir, à mesure que cette même technologie va décoller.

En fait, beaucoup de constructeurs sont vraiment astucieux. Une cinquantaine d'entre eux ont déjà établi des partenariats avec Nvidia, afin d'utiliser sa technologie, et ils la développent tous. Mais, par contre, je doute fort que les constructeurs en général progressent au même rythme que des sociétés comme Nvidia.

Alors, même si Ford ou Chrysler ne vont pas mettre la clé sous la porte – surtout si le gouvernement les sauve – la croissance réelle ira vers des sociétés telles que Nvidia, qui bâtissent leur avenir sur ce qu'elles apporteront à ces voitures.
[NDLR : Les meilleures recommandations sur les meilleures valeurs pour profiter du côté positif de la destruction créatrice sont à retrouver dans NewTech Insider : quels secteurs éviter à tout prix ? Quels secteurs privilégier ? Quelles sont les technologies qui sont sur le point de révolutionner nos modes de vie et de consommation ? Réponses dans NewTech Insider]

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Cyber-attaques : La guerre de l'ombre http://quotidienne-agora.fr/cyber-attaques-guerre-ombre-2/ http://quotidienne-agora.fr/cyber-attaques-guerre-ombre-2/#comments Thu, 11 Apr 2013 09:33:30 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=62260

C'est une guerre de l'ombre qui se mène aujourd'hui, en toute discrétion, mais dont les ravages, bien réels, coûtent des milliards de dollars chaque année.

Depuis quelques années, derrière chaque conflit, qu'il soit ouvert ou larvé, se tient la menace de cyber-attaques voire de cyber-guerre. Les exemples ne manquent pas.

Dernier en date, la montée des tensions entre la Corée du Nord d'un côté, et son voisin du Sud et les Etats-Unis de l'autre. Alors que la Corée du Nord annonce être prête à lancer des attaques contre les Etats-Unis, ceux-ci préparent la riposte avec l'arrivée de navires de guerre et le déploiement d'un système de missiles antibalistiques dans le Pacifique.

Si le conflit armé n'en est qu'au stade des menaces et des rodomontades, un autre conflit, virtuel mais pas sans conséquences, a déjà commencé. La Corée du Sud soupçonne en effet l'ennemi du Nord d'être à l'origine des cyber-attaques qui, le 20 mars dernier, ont visé le réseau informatique de trois chaînes de télévision du pays et de deux banques sud-coréennes. Autre victime, le fournisseur d'accès à Internet LGUplus. Ce n'est pas la première fois que le pays est victime de cyber-attaques suspectes. En 2009 et 2011, Séoul avait déjà subi des attaques de vastes envergures. A chaque fois, la Corée du Nord et la Chine sont soupçonnées.

Une nouvelle forme de guerre prise au sérieux
En matière de cyber-attaques, la Chine se trouve régulièrement sur le banc des accusés. Il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont ainsi dénoncé une vague d'attaques visant les entreprises américaines et, pour la première fois, Barack Obama a directement accusé de Pékin de soutenir des raids informatiques.

Si le président américain est monté au créneau, c'est que cette guerre prend une dimension jusque-là inconnue. L'année dernière, un sénateur américain, Mike Rogers, avait accusé la Chine d'avoir volé un volume de données équivalent à 50 fois les informations contenues dans la bibliothèque du Congrès. Un chiffre très largement sous-estimé – d'au moins 5 fois – d'après la plupart des spécialistes de la question.

En février, un rapport mené par la société de cyber-sécurité Mandiant a mis en lumière les activités d'un groupe qu'il a appelé APT1 et qui serait à l'origine du piratage de plus de 140 entreprises américaines au cours des derniers mois. Localisation de ce groupe très actif ? Shanghai, dans un bâtiment de l'armée chinoise.

Une guerre qui prend une telle ampleur que Barack Obama s'en est publiquement ému : "Les Etats-Unis doivent aussi faire face à une menace grandissante de cyber-attaques. Nous savons que des hackers s'emparent de l'identité d'individu et infiltrent leurs messageries email. Nous savons que des entreprises et des pays étrangers volent des informations stratégiques à nos entreprises. Maintenant nos ennemis cherchent également à saboter notre réseau électrique, nos institutions financières, nos systèmes de contrôle du trafic aérien. Aujourd'hui, il est impossible de ne pas regarder en arrière sans se demander : pourquoi n'avons-nous rien fait pour nous protéger de ces menaces contre notre sécurité et notre économie ?".

On ne peut pas dire les choses plus clairement : la guerre est déclarée. Et pas une semaine ne se passe sans qu'une cyber-attaque d'importance ne soit découverte.

Qui sont les cibles ?
Les attaques sur les données personnelles (compte emails, informations bancaires, vol d'identité) sont aujourd'hui monnaie courante.

A ces attaques, qui s'apparentent à du vol à l'arrachée, s'ajoutent les tentatives d'espionnage industriel ou stratégique : vol de technologies, d'informations confidentielles...

Enfin, des attaques, par leur ampleur et leurs cibles, s'apparentent à de véritables tentatives de déstabilisation d'un Etat. Le récent exemple des attaques visant la Corée du Sud en sont l'illustration. Et c'est ce qu'évoque Barack Obama en soulignant les risques qui pèsent sur les réseaux électriques ou de communication américains. Et ne parlons même pas de la sécurité de sites nucléaires...

Des entreprises sous pare-feu
Economiquement, le coût des cyber-attaques est estimé à 110 milliards de dollars chaque année dans le monde.

On estime qu'environ 80% des entreprises américaines et européennes ont subi des attaques de virus ou de chevaux de Troie et plus de 70% des tentatives de fishing (usurpation d'identité ou tentatives de fraudes).

Selon une étude récente menée sur 45 grandes entreprises américaines, le coût moyen des cyber-attaques s'élève à 3,8 M$ par entreprise et par an. Une autre étude menée sur des PME cette fois estime ce coût à plus de 240 000 $ par an.

Les entreprises se sont donc tournées vers des spécialistes de la protection des réseaux, qui sont aussi souvent des fabricants de routeurs. Le principal outil de protection est le pare-feu qui protège le réseau des entreprises des intrusions extérieures en décidant quels types de données sont autorisés à y pénétrer. La capacité du pare-feu à filtrer les informations et surtout sa vitesse de réaction (de calcul, en fait) sont les deux points clés pour les entreprises.

Le marché du pare-feu pour les entreprises – et autres solutions de sécurité – est dominé par plusieurs entreprises : Cisco, Check Point Software ou encore Juniper Networks.

Ces dernières années, la sécurité des données est devenue encore plus cruciale pour les entreprises et donc pour les sociétés fournissant des pare-feux que les habitudes des utilisateurs ont changé, au fur et à mesure qu'ordinateurs portables, smartphones, tablettes et connexions mobiles s'imposaient dans notre quotidien, et notre manière de travailler. La plupart de salariés veulent maintenant pouvoir se connecter à leur réseau d'entreprise, accéder à leurs données, leur boîte email ou leur calendrier de rendez-vous qu'ils soient en déplacement ou chez eux.

Ces connexions mobiles, hors du réseau protégé de l'entreprise, sont particulièrement vulnérables aux cyber-attaques. Les fournisseurs de sécurité Internet doivent donc s'adapter à cette nouvelle demande et proposer des solutions efficaces pour ces nouveaux types d'usages.

Un secteur d'avenir... en restructuration
Au vu de la montée des cyber-menaces, vous pourriez en conclure que tout va bien pour le secteur de la sécurité et des réseaux. Eh bien, pas tant que cela. Première raison, conjoncturelle, une demande en baisse de la part des entreprises confrontées, engluées dans la crise et qui cherchent à réduire leurs dépenses. Plusieurs pointures du secteur, dont Cisco, viennent d'ailleurs d'être dégradées par un analyste qui justifie sa décision par les craintes grandissantes de récession durable en Zone euro.

De manière plus générale, le secteur des réseaux et de la sécurité informatique est extrêmement concurrentiel. Les réputations se font et se défont en quelques années au gré des choix stratégiques des entreprises et surtout de leur capacité d'innovation technologique.

Dans les années 2000, Juniper Networks a par exemple connu une évolution foudroyante, menaçant par ses produits et son expertise le leader du domaine, Cisco. Mais depuis quelques années, le vent a tourné. Des concurrents plus agressifs et plus innovants comme Palo Alto Networks sont arrivés sur le marché et grignotent progressivement les parts de ses aînés.

Je n'ai pas choisi l'exemple de Palo Alto Networks au hasard. La société a en effet été fondée par l'ingénieur israélien, Nir Zuk, ancien employé de Check Point Software et de Juniper, deux sociétés dont il est parti pour désaccord sur les évolutions stratégiques. En proposant un pare-feu plus efficace sur la sélection des données filtrées, Palo Alto peut aujourd'hui se targuer de proposer des solutions bien plus innovantes que ses concurrents.

Comment en profiter ?
Si le domaine de la sécurité Internet est particulièrement dynamique, il est aussi très compétitif. L'innovation ou la mort pourrait être leur devise. Innovation d'autant plus indispensable que les pirates et autres soldats du monde virtuel débordent de créativité et d'imagination.

Plutôt que les sociétés proposant des solutions de sécurité, je vous recommanderai donc de vous intéresser à celles qui fabriquent le matériel indispensable à des réseaux de plus en plus sûrs et rapide. Fabricants de processeurs mobiles comme NVIDIA ou ARM, de mémoire flash, de technologies 3 ou 4G... Dans New Tech Insider, Ray Blanco et Patrick Cox vous proposent leur sélection des vainqueurs de l'Internet de demain. Pour en savoir plus...

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