La réalité virtuelle arrive… voici comment en profiter

Rédigé le 8 avril 2016 par | Nouvelles technologies Imprimer

Eoin Treacy, rédacteur d’Exponential Investor

Pourquoi les géants de la technologie investissent-ils des milliards dans la réalité virtuelle ?

Hier, nous avons vu que la réalité virtuelle est une des réponses possibles au risque que les machines nous rendent obsolètes. Et c’est une des raisons pour lesquelles les géants de la technologie investissent des milliards dans la réalité virtuelle.

Une forme totalement sous-développée de réalité virtuelle a déjà été mise au point en 1963. Lorsque la NASA et l’Air Force américaine ont décidé de l’utiliser comme outil de formation pour leurs pilotes, elles se sont rapidement rendu compte d’un problème. L’oreille interne était désorientée par l’expérience, et les nouvelles recrues se mettaient à vomir quelques minutes seulement après avoir enfilé leurs casques. C’était il y a plus de 50 ans, et ces soucis sont presque résolus.

Les jeux vidéo, premiers clients de la réalité virtuelle

En 2014, Facebook a versé deux milliards de dollars pour acquérir une start-up dans le domaine de la réalité virtuelle, Oculus Rift. Wall Street n’était pas ravie, à l’époque, parce que les investisseurs se demandaient ce qu’un média social allait bien pouvoir faire d’un fabricant de casques de réalité virtuelle…

Mais quelques mois plus tard seulement, Microsoft s’est offert Minecraft, pour 2,5 milliards de dollars. Ce montant peut sembler dodu, mais ne représente que 125 dollars pour chacun des 20 millions de clients adulescents de la franchise, et la promesse de les fidéliser à l’écosystème de l’entreprise pour toute une vie.

En juin 2015, Microsoft a utilisé Minecraft comme vitrine pour son système de réalité virtuelle basé sur des hologrammes, HaloLens.

Le lancement de Windows 10 en juillet 2015, gratuitement pour les clients existants, a fait légèrement paniquer l’industrie de la technologie. Ce choix montrait clairement que l’entreprise avait décidé de devenir une plateforme technologique présente dans chacun des domaines de notre vie.

Des systèmes de gaming avec réalité virtuelle sont en train d’émerger. T-Mobile, aux Etats-Unis, propose même en ce moment une promotion « un offert pour un acheté » sur les Samsung S7, qui sont livrés avec un casque Samsung Gear…

Les développeurs de jeux se battent pour obtenir le plus vite possible des nouveautés qui pourront utiliser à plein cette première vague d’optimisme. C’est important pour l’industrie du jeu vidéo. Cela pourrait bien être la plus grande nouveauté dans ce secteur depuis la Wii de Nintendo, il y a près de 10 ans… Pourquoi, me demanderez-vous peut-être ?

La réalité virtuelle vous offre une expérience entièrement immersive. Quiconque l’a déjà essayée peine à trouver les mots, et la compare généralement à la sensation d’échappée que l’on ressent en prenant des drogues illégales, sans les effets secondaires. Le plus important est que tout cela vous donne l’impression d’être ailleurs, une impression inaccessible avec toute autre technologie, et qui permet de remettre en question les limites de votre identité. C’est important.

Le virtuel pour gérer la douleur

Le monde de la santé est actuellement très enthousiaste à l’idée de pouvoir s’offrir l’impression d’être ailleurs. On a découvert que des personnes qui souffraient de douleurs chroniques depuis des années pouvaient être tellement distraites par l’échappée que leur offre une réalité virtuelle que leur douleur s’évanouissait. Aux Etats-Unis, 100 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques, et dépensent plus de 600 milliards de dollars pour les traiter chaque année. La plupart de ces traitements sont des opiacés.

Pensez-y : le pavot a été cultivé pour la première fois en 3000 avant notre ère, et nos techniques de gestion de la douleur n’ont pas beaucoup évolué depuis. Nous broyons toujours le blé pour en faire de la farine, tout comme nous le faisions à l’époque, mais à part ces deux technologies, rares sont celles qui ne se sont pas améliorées au cours des 5 000 dernières années.

La réalité virtuelle a la capacité de changer tout cela. En apprenant au corps à gérer la douleur de manière différente, nous pouvons reprogrammer nos cerveaux pour la bloquer, et ce sans les effets secondaires des médicaments. C’est crucial, car les solutions dont nous disposons aujourd’hui pour combattre les douleurs chroniques ne fonctionnent pas particulièrement bien, et beaucoup des médicaments proposés sont source d’addiction.

Télécharger un programme de gestion de la douleur sur internet et penser à autre chose pendant une demi-heure est, clairement, une meilleure idée que la perte de fonction cognitive et les conséquences à long terme pour la santé qu’induit la prise des médicaments disponibles aujourd’hui.

La gestion de la douleur est un exemple qui laisse deviner à quel point la réalité virtuelle pourrait tout remettre en question : elle ouvre la porte à des usages qui n’ont encore jamais été (même de loin) envisagés par les personnes qui l’ont créée au départ.

Nouvelles expériences virtuelles

Google, avec Samsung, teste déjà des applications qui utiliseront la réalité virtuelle sur votre téléphone Android. Tout ce que vous aurez à faire, c’est de brancher votre téléphone à un casque, vous asseoir confortablement et vous balader dans votre boutique favorite sans quitter le confort de votre fauteuil. Plus besoin de tourner pendant des heures pour trouver une place de parking, de rester coincé dans les embouteillages ou de porter des sacs trop lourds…

Mais vous pourrez toujours profiter de l’ambiance de votre boutique, de la possibilité de regarder les articles dans un magasin, de vous promener dans un endroit joli plein d’expériences sensorielle conçues pour que vous vous sentiez bien. Les achats en un clic vous permettront de vous faire livrer ce que vous souhaitez le jour même, achats qui pourraient bien être livrés par des drones.

Vous organiserez des rendez-vous galants, des séances de shopping et de mini-aventures via le monde virtuel. Il est même possible que des vendeurs « en chair et en os » soient là pour vous accueillir dans le monde virtuel lorsque vous rentrerez dans les magasins.

Avancées technologiques + financement = excellente occasion d’investir

Alors : comment allons-nous gagner de l’argent grâce à cette révolution ?

Facebook, Sony et Steam/HTC vont être les premiers à mettre du matériel sur le marché. Apple, quant à elle, préfère patienter et voir ce qui fonctionne avant de procéder à des améliorations. Son produit devrait arriver vers 2017-2018.

Ce marché devrait être très étendu, mais une divergence claire existe entre la manière dont les différents acteurs souhaitent qu’il se développe. Microsoft parie sur la réalité augmentée (les hologrammes) alors que les autres parient sur la réalité virtuelle (les casques).

Certes, les hologrammes sont très cool et ne présentent pas les mêmes défis pour l’oreille interne que les casques… mais ils ne vous permettent pas non plus de quitter l’endroit physique où se trouve le projecteur, et ne créent pas d’expérience immersive : le côté fun y perd un peu.

La dernière chose que nous souhaitons faire, c’est de soutenir l’équivalent du Betamax au moment du décollage de la cassette vidéo, donc mieux vaut choisir une entreprise qui gagnera de l’argent dès que quelqu’un achètera un système de réalité virtuelle, peu importe de quelle marque.

Si les casques veulent éviter les problèmes potentiels de mal des transports, il faudra que les images défilent de manière si fluide devant vos yeux qu’elles bougeront trop vite pour que votre cerveau puisse se rendre compte que tout cela n’est pas réel. Il faut pour cela des capacités de calcul impressionnantes, et des solutions graphiques exceptionnelles.

L’Oculus Rift de Facebook et Vive, d’HTC/Steam, utilisent tous les deux la puce VR Nvidia GeForce. Samsung ne l’utilise pas, et les utilisateurs disent avoir eu quelques problèmes de nausées.

Microsoft est en réalité en train de mettre en oeuvre une double stratégie et cherche à tout prix à optimiser totalement Windows 10 pour une intégration fluide dans la réalité virtuelle.

Pour faire simple, si vous souhaitez que vos clients soient en mesure d’utiliser votre produit, il faut utiliser un chip set Nvidia. C’est vers cette entreprise qu’il faut se tourner pour obtenir la crème de la crème en matière de graphiques destinés aux jeux vidéo. Rien d’autre ne peut faire l’affaire.

Nvidia Corporation a été fondée en 1993, et, depuis le début, s’est concentrée sur la création des meilleurs produits possibles pour sa clientèle de base : les fans absolus de gaming. Pour ceux d’entre nous qui ont grandi en espérant recevoir une carte graphique Nvidia pour Noël, l’évolution de l’offre de l’entreprise vers le secteur de la réalité virtuelle n’est qu’une raison supplémentaire d’en vouloir une.

C’est une bonne nouvelle pour les actionnaires, étant donné que l’entreprise est dotée à la fois d’un revenu solide et d’un potentiel de croissance.

Nvidia a commencé à verser des dividendes en 2012, et distribue 29% de ses bénéfices. Elle a fait progresser ces dividendes à un rythme constant de 16% l’an dernier, et dispose d’une telle quantité de trésorerie que sa capacité à continuer de faire augmenter ces dividendes plus rapidement que l’inflation est quasi-garantie. Cela signifie également que l’action peut être achetée avec des fonds de revenus, qui représentent un bloc d’investisseurs significatif.

L’entreprise investit près de 30% de son chiffre dans la recherche et le développement (R&D). Avec un historique exceptionnel en matière de création, qui a permis de satisfaire même les plus exigeants de ses clients, Nvidia doit faire tout son possible pour continuer à faire la course en tête. Elle y parvient en tous cas en ce moment, et avec plus d’un milliard de dollars dépensé chaque année pour la R&D, les projets de développement devraient se multiplier encore d’avantage.

Ce genre de dépenses est soutenu par une marge de profit avoisinant les 57%, et l’entreprise rachète également ses actions pour en moyenne un milliard de dollars par an ; une politique qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2016 au moins. Cela signifie que les actions se font de plus en plus rares, ce qui permet de soutenir le cours.

Nvidia s’échange avec un P/E de 25, qui devrait baisser pour atteindre les 20 d’ici la fin du prochain trimestre.

C’est une belle croissance, mais ce n’est pas trop ambitieux si on compare ce chiffre à celui de certaines des entreprises technologiques les plus populaires. Les prix se sont un peu emballés ces derniers temps, donc il est sans doute recommandable de garder quelques fonds de côté pour pouvoir acheter d’avantage d’actions lors d’une prochaine consolidation, même s’il vaut la peine de constituer une position dès aujourd’hui.

Alors, quel sont les risques ?

Pour Nvidia, le risque est qu’AMD, Samsung, Intel ou Imagination Technologies mettent au point un meilleur produit. Cela peut sembler improbable, mais la technologie est un domaine très concurrentiel, et la menace d’obsolescence n’est jamais totalement écartée.

La plupart des entreprises se lancent dans des rachats pour des questions d’ingénierie financière, et si les taux d’intérêt augmentent suffisamment, elles pourraient annuler leurs programmes, ce qui nous mettrait des bâtons dans les roues.

Le plus grand risque, peut-être, est que les clients n’adoptent pas la réalité virtuelle dans l’immédiat, ce qui ralentirait le rythme du développement de produit et remettrait en question la courbe des ventes de l’entreprise.

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