Oserez-vous revenir sur l'énergie solaire ?

Rédigé le 4 janvier 2012 par | Nouvelles technologies Imprimer

L’heure est au bilan
2011 s’achève, et bien peu avaient prédit le scénario en montagnes russes qu’ont connu les marchés financiers. L’amorce d’un scénario en double dip à partir de la deuxième moitié de 2011 a surpris tous le monde.

Sur l’année, deux secteurs en particulier ont accusé le coup :

Leur baisse a été d’autant plus forte que ces deux secteurs n’avaient même pas attendu août pour décrocher. Dès avril, l’ETF « IShare MSCI Emerging Market » touchait son plus haut à 50 $, avant d’enchaîner sur une baisse de 25% fin 2011.

L’indice brésilien Bovespa, le Sensex indien, ou le Hang Seng de Hong-Kong ont tous les trois dévissé, respectivement de -18%, -25% et -20% en 2011.

Le scénario fut encore plus rude pour les énergies renouvelables.

Après avoir touché ses plus hauts en avril, l’ETF « iShares S&P Global Clean Energy » a décroché de 53% sur le reste de l’année.

Que pouvons-nous retirer de ces décrochages ?
Avant toute chose, qu’il est important de ne pas brûler ce que nous avons autrefois adoré.

Nous avons cru fermement qu’en 2008 nous entrions dans un nouveau « paradigme », expression mise à la mode par l’ingénu Nicolas Hulot. A force de matraquage, nous avons fini par croire que les énergies vertes, comme l’immobilier chinois, étaient la panacée.

Malheureusement, la révolution copernicienne ne s’est pas produite. La Terre a continué de tourner autour de New York, et ExxonMobil reste la plus grande capitalisation du monde. Tout simplement, l' »illusion collective » vient de prendre fin.

Est-ce que cela signifie qu’il faut prier pour un retour de Ronald Reagan ? Proclamer à nouveau « America’s back ! » ?

Bien sûr que non !

La transition vers une économie décarbonnée et tournée vers l’Asie sera longue et entrecoupée de soubresauts. Pourtant ces deux tendances restent profondément porteuses pour notre portefeuille :

Gardez à l’esprit que seulement 50% de la population chinoise habite en ville. Ce qui signifie que la demande en énergie, en nourriture et en mobilité reste fondamentalement haussière.

Cécile Chevré revient d’ailleurs régulièrement sur le potentiel de croissance des pays émergents. Vous pouvez retrouver ses analyses dans la Quotidienne d’Agora.

Selon le cabinet d’analyse Mc Kinsey, la demande d’énergie devrait augmenter de 2,3% par an entre 2010 et 2020. Surtout, 90% de cette croissance proviendra des pays émergents.

C’est pourquoi j’ai décidé de me pencher sur le secteur des énergies renouvelables.

Face à une demande d’énergie assurée d’augmenter, le secteur apparaît sous-coté. C’est particulièrement le cas dans l’énergie solaire. Personne ne peut réellement justifier qu’un producteur comme First Solar ait perdu 75% de sa valeur sur le NYSE, alors qu’il reste le producteur de cellules le plus profitable au monde.

Au milieu de ce secteur en berne, j’ai repéré pour vous une valeur qui est train de développer une technologie solaire parmi les plus compétitive du monde. Vous pourrez bientôt en savoir plus dans le rapport spécial de Matières à Profits à paraître sous peu.
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Le solaire victime de son succès
Le marché a subi comme les autres secteurs la morosité de cette année. Pourtant, ce déclin n’est pas dû à une baisse de la demande en énergie solaire. Loin de là !

Selon la Banque Sarazin, les capacités installées en énergie photovoltaïque ont atteint l’année dernière 21 GW. C’est une augmentation de 3% comparée à 2010.

La mauvaise santé du secteur est paradoxalement due à un succès trop rapide des panneaux photovoltaïques. Devant la forte demande à partir de 2006-2007, nombre de constructeurs ont investi massivement dans de nouvelles capacités de production.

La demande a suivi jusqu’à ce que les gouvernements décident de réduire les subventions.

L’Europe s’exclue du système solaire
Du jour au lendemain, plusieurs pays en majorité européens ont décidé de diviser par deux ou par trois des tarifs de rachat de l’électricité. Crise de 2008 oblige. Allemagne, Espagne, Italie… tous se sont entendus pour casser les subventions aux énergies renouvelables !

En France par exemple, le gouvernement a décidé l’année dernière d’une réduction de 20% du tarif de rachats.

L’impact a été considérable sur l’industrie du solaire en Europe. Les constructeurs se sont retrouvés avec des stocks énormes de panneaux sur les bras. Certains constructeurs ont ainsi été poussés directement vers la faillite, à l’image des constructeurs allemands Solon et Solar Millenium.

Le double dip débuté en août dernier n’a fait qu’accélérer la chute. Pourtant, ce déclin a permis au secteur d’amorcer sa mutation.

Le solaire renaît de ses cendres
Un même mouvement a été observé aux Etats-Unis. L’excès d’offre a condamné certains producteurs. Ainsi pour la seule année 2011, trois producteurs se sont déclarés en faillite. Il s’agissait d’Evergreen Solar, de SpectraWatt, et bien entendu de Solyndra.

Pourtant le secteur aborde cette année 2012 dans une situation bien meilleure qu’en 2010. Et ce pour trois raisons :

1. Plusieurs Etats ont conservé leurs objectifs de production d’énergie solaire

C’est le cas de la Californie et du New Jersey, qui visent respectivement 33% d’énergie renouvelable à partir d’énergie solaire d’ici 2020 et 30% d’ici 2021. Le DoE, le ministère de l’Energie américain, multiplie de son côté les prêts à l’énergie solaire.

2. Le coût du solaire continue à baisser

Selon une étude d’IMS Research (cabinet de consultants et de recherche dans l’industrie de l’électronique) le prix des panneaux, des cellules et du silicium, ont baissé de 7% pour le seul premier trimestre 2011. Cette baisse devrait se poursuivre, car l’objectif du gouvernement américain est de respecter l’objectif Sunshot. Cet objectif consiste à faire baisser de 75% le coût de l’énergie solaire d’ici 2020.

3. Le secteur achève sa restructuration

Les faillites retentissantes en Allemagne et aux Etats-Unis sont le résultat de la compétition féroce sur le marché du solaire depuis quatre ans. Comme l’a révélé bruyamment la faillite de Solyndra, la « mode » des énergies vertes a parfois attiré les investisseurs vers des technologies peu performantes.

Aujourd’hui, les stratégies d’investissement et de prêts ont été redéployées. Le solaire est prêt pour un nouveau départ.

Le nouveau départ du solaire
Ne vous y trompez pas, le solaire est une énergie d’avenir. Entre 2010 et 2015, la banque Sarasin anticipe une augmentation de 18% par an en moyenne des capacités installées dans le monde.

La demande de panneaux photovoltaïques pourrait ainsi augmenter de 20%.

Comment profiter de ce nouveau départ ?
Après l’écumage de l’année 2011, il est devenu plus facile de repérer quels sont les groupes qui survivront dans les années à venir.

Parmi les groupes occidentaux, puisque l’air du temps est à consommer « local », Q-Cell ou First Solar sont en bonne position pour profiter de la croissance du marché.

Pourtant ce n’est pas parmi les acteurs historiques que vous obtiendrez les meilleures plus-values. Pour profiter à fond du retour de l’énergie solaire, il vous faut repérer quelle est la prochaine génération de technologies qui est en passe de s’imposer dans le monde.

Pour en savoir plus, un Rapport spécial de Matières à Profits sera bientôt disponible. Vous y trouverez tous les instruments pour investir sur une valeur high-tech du solaire qui est en train d’exploser.

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