OneWeb veut révolutionner l’Internet haut débit

Rédigé le 6 octobre 2017 par | A la une, Nouvelles technologies Imprimer

Hier, nous avons vu que nous étions de plus en plus nombreux à vouloir couper le cordon, celui de notre ligne téléphonique, de notre télévision câblée… ou encore celui de notre connexion Internet.

Mais comment se passer de cette connexion filaire à Internet ? La question ne relève pas seulement d’une « câblo-phobie », elle concerne aussi la moitié de la population mondiale qui n’a pas accès à Internet en grande partie parce qu’elle vit dans des régions dans lesquelles les infrastructures ne permettent pas l’établissement d’une connexion classique.

Économiquement, comme je vous le disais hier, il est irréaliste d’envisager connecter des lieux isolés, où la population est faible.

Heureusement, il existe une solution : la connexion via satellite.

La solution des satellites

L’idée d’utiliser les satellites a plus d’un demi-siècle, mais elle n’a jamais été assez perfectionnée pour connecter le monde à l’Internet à grande vitesse.

Les premières fusées suffisamment développées pour alimenter l’idée de placer des objets en orbite furent mises au point un peu après la Seconde Guerre mondiale.

L’auteur de science-fiction Arthur C. Clarke émit alors la théorie que trois satellites, placés à la bonne orbite, pourraient servir de relais radio et couvrir ainsi la Terre entière. A la bonne altitude, ils pourraient rester stationnaires par rapport à la surface terrestre, tout en maintenant un contact « visuel » les uns avec les autres. A eux trois, ils permettraient alors à la planète entière de communiquer par radio.

Les idées de Clarke furent testées au début des années 1960, avec les premiers satellites de communications, comme Telstar.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de satellites sur ces orbites, vers 35 000 kilomètres d’altitude. Ils sont gros, et font à peu près la taille d’un bus scolaire.

35 000 kilomètres, c’est une longue distance qui ne permet pas de communiquer instantanément. Peu importe la qualité de la technologie : nous dépendons toujours de la vitesse de la lumière. Et il faut environ une demi-seconde à un signal radio pour atteindre le satellite et revenir à la surface. C’est trop lent… et trop cher.

Mais la technologie a changé. Grâce à la miniaturisation des circuits, nous pouvons construire des satellites de communication plus petits que jamais. Les toutes dernières technologies de radiofréquences permettent des connexions nettement plus rapides à partir de satellites à plus basse altitude.

OneWeb veut révolution la connexion par satellite

Une nouvelle génération de satellites pourrait révolutionner la manière dont des millions de personnes se connectent à Internet, et c’est précisément le projet d’une entreprise appelée OneWeb, basée à Arlington en Virginie.

OneWeb a été fondée en 2012 par Greg Wyler, entrepreneur et inventeur technologique, lauréat 2015 du Prix de l’innovation Arthur C. Clarke.

OneWeb tente de concrétiser une idée que Wyler a eue il y a des années déjà… rendre Internet accessible partout dans le monde.

Wyler a déjà connu de grands succès dans le domaine des communications par satellite. Avant le lancement de OneWeb, il a fondé O3b Networks. Aujourd’hui, l’entreprise exploite 12 satellites qui proposent un accès à Internet dans des zones rurales en Afrique.

Wyler a également travaillé chez Google, et aidé le géant technologique à développer de nouvelles technologies satellitaires.

La mission de OneWeb est d’amplifier cette idée et d’étendre l’accès à Internet gratuit au monde entier via satellites. Le projet de OneWeb ne se différencie pas que par la taille. Les satellites auront une orbite nettement plus proche de la surface terrestre – à seulement 1 200 kilomètres. Les connexions seront donc nettement plus rapides, et capables de faire concurrence aux réseaux terrestres.

Au sol, les gens pourront faire monter des antennes de réception sur les écoles, les maisons, voire les voitures. Les navires en mer ou les avions pourront se connecter à grande vitesse. Les émetteurs-récepteurs devraient atteindre des vitesses de téléchargement situées entre 50 et 100 Mo par seconde. Les vitesses de mise en ligne devraient être la moitié de cela… soit le double de la vitesse moyenne aux Etats-Unis actuellement.

Et tout cela devrait aussi être nettement moins onéreux. La mise en orbite de transmetteurs aériens auxquels tout le monde pourra se connecter sera nettement moins chère que l’installation de centaines de millions de kilomètres de câbles en fibre optique.

Il y a de la place dans le ciel, mais il y a tout de même une chose rare qui est nécessaire au fonctionnement d’une constellation de satellites de communication : la bande passante.

Heureusement, OneWeb a gagné son combat pour l’utilisation de portions qui lui permettront de garantir une connectivité à grande vitesse.

En juin 2017, la Commission fédérale des communications, aux États-Unis, a autorisé OneWeb à accéder au marché américain avec une constellation de plus de 700 satellites. C’est la toute première autorisation reçue pour une constellation de ce type. OneWeb a déjà des relations avec les plus grands services de lancement de fusées.

Depuis sa création, l’entreprise soigne ses relations avec SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, et travaille avec Arianespace. Virgin Galactic lancera aussi des satellites OneWeb, ce qui n’a rien d’étonnant étant donné que Virgin Group était, avec Qualcomm, l’un des premiers investisseurs de l’entreprise de Wyler.

Même Blue Origin, une entreprise aérospatiale lancée par Jeff Bezos, a signé un contrat avec OneWeb pour des lancements à partir de 2020.

Mais il ne sera sans doute pas nécessaire d’attendre que la nouvelle fusée de Blue Origin soit disponible en 2020. OneWeb a l’intention de commencer à lancer sa constellation l’an prochain. Si tout se déroule comme prévu, l’entreprise pourrait commencer à proposer un accès rapide à Internet dans quelques mois.

J’aimerais pouvoir vous dire que vous pouvez investir dans des actions OneWeb dès aujourd’hui, mais l’entreprise n’est pas cotée en Bourse. Vous pouvez cependant acheter une part de cette entreprise capable de révolutionner le marché en investissant dans l’une des entreprises les plus innovantes que je connaisse… [NDLR : Une valeur qui est au coeur de la dernière recommandation de Ray dans NewTech Insider. Vous y découvrirez aussi les trois valeurs « pelles et pioches » que Ray a choisies pour vous faire profiter de la bulle cryptos, blockchain et Bitcoin. Pour en savoir plus…]

 

 

Internet par satellite : coupez le cordon, et investissez !

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Ray Blanco
Ray Blanco
Rédacteur en Chef de NewTech Insider et FDA Biotech Trader

Ray Blanco était le genre d’enfant qui reste des heures dans sa chambre tous les soirs, programmant des codes dans son ordinateur Timex Sinclair 1000.

Au collège, alors que la plupart des autres gamins étaient dehors à jouer au ballon, Ray était dans sa cave, tentant de construire ce qu’on appelle une « Chambre de Wilson » — un appareil ultra-refroidissant permettant de détecter les particules de radiations ionisantes.Puis il s’est mis à explorer les domaines de la robotique… de l’avionique… de la génomique… de la biotechnologie… Devenir plus intelligent, c’est ainsi que Ray s’amusait.

Et aujourd’hui, il combine sa passion de la technologie avec ses connaissances et son savoir-faire dans les domaines de la finance et des marchés boursiers au sein de la lettre NewTech Insider, dont il est co-rédacteur.

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