Nouvelle victoire d’AlphaGo, l’intelligence artificielle est en marche…

Rédigé le 9 mars 2016 par | Nouvelles technologies Imprimer

L’information qui a retenu mon attention ce matin n’a rien à voir avec une loi, des grèves ou des manifestations. C’est la victoire d’une intelligence artificielle, AlphaGo développée par Google, contre le Sud-Coréen Lee Sedol, considéré comme le meilleur joueur de go au monde.

AlphaGo avait déjà fait parler d’elle (comme c’est une intelligence, je lui donne une personnalité féminine) en battant le meilleur joueur européen, Fan Hui, en janvier dernier. L’événement avait alors fait grand bruit car le jeu de go, d’origine chinoise, était jusqu’à présent considéré comme un obstacle de taille pour les intelligences artificielles en raison de son impressionnant nombre de combinaisons possibles (10 puissance 171…) et du rôle prépondérant de « l’intuition » dans la victoire.

L’intelligence artificielle de Google avait alors impressionné en battant assez facilement Fan Hui. La victoire d’hier contre Lee Sedol fut plus serrée et l’intelligence humaine a encore quelques espoirs de démontrer sa supériorité car la partie disputée hier n’était que la première d’une série de cinq.

Malgré tout, à terme, tous les spécialistes sont unanimes : comme pour les échecs, les humains n’auront bientôt plus aucune chance contre la machine.

D’où AlphaGo tire-t-elle son impressionnante intelligence ? C’est ce que je vous expliquais en janvier dernier :

AlphaGo, spécialement conçu pour jouer au go, est une machine en effet particulièrement alerte puisqu’elle allie plusieurs formes d’intelligences artificielles :

  • 1. La méthode classique dite Monte Carlo tree search (MCTS) : la machine attribue à chaque coup possible une probabilité, et détermine ainsi lesquels sont les plus susceptibles de la conduire à la victoire. Mais la grande différence avec les méthodes appliquées, par exemple, par Deep Blue, c’est que la machine détermine la probabilité du meilleur coup en réduisant au maximum la complexité du jeu.
  • 2. Le deep learning : là, on entre déjà dans un système beaucoup plus complexe de choix. Le principe est un peu le même que celui des probabilités mais est complexifié en couches (12 dans le cas d’AlpgaGO) qui tendent à imiter le fonctionnement du cerveau humain capable de traiter plusieurs informations en même temps, de les associer puis d’en déduire une conclusion.
  • 3. L’apprentissage renforcé : cette technique consiste à faire jouer un système contre lui-même afin qu’il apprenne tout seul de ses échecs et de ses victoires. L’apprentissage renforcé imite là encore le cerveau humain qui a besoin de répétition pour apprendre (c’est le renforcement neuronal). Il suffit d’observer un bébé tenter des centaines de fois de se saisir d’un objet pour comprendre comment fonctionne notre cerveau : par le renforcement. L’originalité d’AlphaGo est donc dans l’alliance de ces trois formes d’intelligence. L’IA développée par Google a appris par elle-même comment remporter des victoires non seulement contre d’autres programmes de go mais aussi contre des joueurs humains. On est très loin de Deep Blue auquel on avait appris toutes les combinaisons possibles aux échecs.

Vous pouvez retrouver la suite ici…

Cette victoire n’est pas que symbolique. Elle illustre les possibilités grandissantes de l’intelligence artificielle, et tout particulièrement du deep learning. Or, vous le savez, tous les géants des nouvelles technologies ou presque investissent massivement dans ce domaine avec, en vue, des applications très pratiques et résolument commerciales. Si vous souhaitez investir vous aussi dans l’intelligence artificielle, rendez-vous dans New Tech Insider : Ray Blanco vous y propose une valeur sans laquelle l’intelligence artificielle ne sera pas.

Dans la Quotidienne du jour, nous allons continuer à nous intéresser aux nouvelles technologies, et tout particulièrement aux objets connectés.

Ces objets – montres, podomètres, alarmes, détecteurs de fumées, etc. – envahissent progressivement nos quotidiens, et surtout les rayons des magasins. Mais pour les investisseurs, c’est un poil plus compliqué. Les récents déboires boursiers d’entreprises dédiées aux objets connectés sèment le doute et font fuir les investisseurs. C’est d’ailleurs contre ces valeurs, de Fitbit à GoPro, que vous mettait en garde Greg Guenthner.

Heureusement, comme vous l’explique Etienne Henri, il existe un moyen d’investir sur cette tendance sans se brûler les ailes.

Mots clé : - -

Cécile Chevré
Cécile Chevré
Rédactrice en Chef de La Quotidienne Pro

Cécile Chevré est journaliste depuis une dizaine d’années. Elle s’intéresse à tous les secteurs de l’économie qui sont en mouvement, des nouvelles technologies aux matières premières en passant par les biotech. Elle rédige chaque jour la Quotidienne de la Croissance, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance, ainsi que les Marchés en 5 Minutes.

Laissez un commentaire