Matières premières : où sont les futures opportunités ?

Rédigé le 25 octobre 2011 par | Nouvelles technologies Imprimer

Cette année, j’ai voyagé en Russie, au Kirghizstan, en Serbie, au Nouveau-Mexique, au Texas, en Afrique du Sud, en Namibie, et j’en passe, pour faire une sorte d’inventaire des actifs que je surveille.

Au cours de mes pérégrinations, j’ai vu des gisements de minerais pour de vrai, de vraies centrales hydroélectriques, de vraies centrales géothermales, de vrais sites de forage, de vraies extractions de minerais, de vraies analyses minéralogiques. J’ai vu de vraies personnes — des géologues, des ingénieurs, des scientifiques, etc. — travaillant toutes sans relâche pour concevoir des projets, creuser des trous, créer des mines et extraire les richesses de la Terre.

Entre temps, durant tout l’été, les marchés ont semblé toujours chuter, et chuter encore plus bas. Pourquoi ? A cause de problèmes macro-économiques en Europe, en Asie et en Amérique du Nord ; à cause de banques hors de contrôle ; à cause d’une bulle potentielle en Chine.

N’oublions pas aussi que le budget américain est en pleine hémorragie. Et puis, il y a cette taxe américaine bizarre et ces nouvelles réglementations qui ruinent la créativité et la prise de risque dans la plus grande économie au monde. Tout cela mène à… un sentiment général négatif dans le paysage de l’investissement.

Les producteurs de terres rares à la peine
Pour l’ensemble des différents secteurs liés aux ressources, il existe également des problèmes plus spécifiques. Par exemple, dans le domaine des terres rares les actions de quasiment toutes les entreprises sont en baisse.

Durant ces deux derniers mois, Molycorp a fluctué dans une fourchette de 50 $-60 $ — comme si elle attendait quelque chose. Récemment, l’accord entre Molycorp avec le géant japonais Sumitomo est tombé à l’eau Il y a quelques jours, l’action s’échangeait à 33 $ environ.

L’action Rare Element Resources a quant à elle atteint 16 $ cette année et tourne à présent autour des 8 $. Rare Element possède un bon gisement de minerai à Bear Lodge, dans le Wyoming, mais l’avancée du travail (par exemple la métallurgie) s’est avérée plus difficile qu’on ne le pensait en début d’année. En conséquence, tout le monde a vendu Rare Element.

On pourrait aussi citer l’australien Alkane. Cette entreprise a été le chouchou des terres rares pendant un temps avec une action à plus de 2,60 $. Elle tourne à présent autour de 1,30 $ et tombera sans doute encore à la suite d’une récente annonce d’une hausse des coûts et d’une prise de retard dans son business plan.

Les actions de l’entreprise canadienne Arafura ont atteint les 1,60 $ l’année dernière. Aujourd’hui l’action est en dessous de 60 cents.

C’est toujours la même histoire : une métallurgie difficile, des coûts élevés et des retards sur ce qui était prévu.

A la recherche d’investissements de long terme
Le marché joue aux montagnes russes depuis des jours, des mois et même des années. Mais je suis à la recherche d’idées d’investissement qui rapporteront sur le long terme, avec un horizon de deux ou trois ans. L’idée est d’acheter ces entreprises et de les garder, malgré les bouleversements des marchés, en laissant le management faire ce qu’il a à faire — tant qu’il montre qu’il est de « notre » côté.

Au final, le cours des actions de ce genre d’entreprises — avec des actifs importants et un management fort — reflètera véritablement la valeur inhérente de l’entreprise. Toutes ne réussiront certes pas. Mais nous espérons que celles qui réussiront, auront une performance formidable, qui fera plus que compenser les perdantes.

Si une entreprise est bonne, peu importe ce que fait le cours de son action sur le court terme. En hausse ? En baisse ? Stagnante ? Le marché fera ce qu’il a à faire. Mais avec les entreprises solides, bien gérées, il suffit de s’accrocher et de laisser le business plan suivre son cours. Ne sortez pas de votre position sur un coup de panique.

Pour mes lecteurs, je voyage dans divers endroits du monde comme le Québec, le Manitoba et l’île du Prince de Galles — sans parler de Moscou, Belgrade et Windhoek — pour voir ce qui s’y passe. Une fois sur place, j’observe autour de moi, je rencontre les acteurs influents puis je vous rapporte ce que font les entreprises et si elles le font bien et à bon escient…

Il faut sortir de la peur
Nous sommes dans un marché difficile. Toutes sortes d’événements déplaisants ont lieu au niveau global comme au niveau macro — sans parler des problèmes au sein des différents secteurs d’investissement. Mais grâce à des recherches approfondies, j’ai réussi à trouver de bonnes entreprises avec des actifs excellents et un management efficace. Il faut sortir des peurs du marché court terme et rester concentré sur ce que font véritablement les entreprises.

Comme je l’ai dit auparavant, un an plus tard, nous devrions prendre du recul et sourire. Je m’attends à du meilleur — à de grandes choses pour être franc — de la part des entreprises que j’ai conseillées. Elles sont toutes de véritables affaires. Je suis allé sur place pour voir les choses de près : mes chaussures couvertes de poussière en sont la preuve !

Métaux précieux, pétrole et engrais !
A l’avenir, nous allons voir se développer les terres rares, l’or, l’argent, le pétrole, l’uranium et les engrais potassiques. Nous observerons des entreprises de valeur acquérir une valeur encore plus grande car elles fourniront au monde des éléments importants dont il a besoin.

Première parution dans la Chronique Agora le 24/10/2011.

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