Le Lithium, la meilleure manière de soutenir l’avènement de la voiture électrique

Rédigé le 3 juin 2016 par | Nouvelles technologies Imprimer

Où étions-nous ? Quelle étrange puissance nous emportait ? Je sentais – ou plutôt je croyais sentir – l’appareil s’enfoncer vers les couches les plus reculées de la mer. De violents cauchemars m’obsédaient. J’entrevoyais dans ces mystérieux asiles tout un monde d’animaux inconnus, dont ce bateau sous-marin semblait être le congénère, vivant, se mouvant, formidable comme eux !…
20 000 Lieues sous les mers, Jules Verne

Il y a plus de 200 ans, lors de la brève période entre la Révolution française et l’avènement de Napoléon, quelque chose d’assez inhabituel s’est produit en France.

Bon, d’accord, peut-être s’est-il passé plus d’une seule chose inhabituelle. « C’était la meilleure des époques, c’était la pire des époques… ».

L’évènement un peu étrange dont je veux vous parler aujourd’hui n’impliquait pas la moindre décapitation. En tous cas, pas littéralement.

Au coeur de notre histoire, on retrouve un inventeur américain, Robert Fulton. Fulton proposa à la République française une manière de contrebalancer la suprématie britannique sur les mers. Pas en construisant des navires plus grands, ou plus perfectionnés, ni même plus de navires, mais en créant quelque chose de différent…

Un sous-marin.

Au départ, son idée fut rejetée. Mais Fulton proposa alors un accord à la République : vous ne me payez rien avant que mon invention ait coulé un navire britannique. Le Ministre de la Marine accepta cet accord.

Les documents d’époque montrent que le sous-marin a effectivement fonctionné, du moins d’une certaine manière : il était capable de descendre à une profondeur de quatre mètres (ce qui n’était pas négligeable à l’époque) et de contenir suffisamment d’air pour permettre à l’équipage de rester à bord pendant plus de quatre heures.

Mais, à terme, l’Histoire se mit en travers du chemin du progrès. L’avènement de Napoléon et la bataille de Trafalgar détruisirent tout espoir français de prendre le dessus sur la Grande-Bretagne sur le terrain maritime, et le projet fut abandonné.

Le navire en question avait été baptisé… le Nautilus.

Du Nautilus… à la batterie

Si je vous raconte cette histoire aujourd’hui, c’est pour deux raisons. D’une part, elle montre ce que l’on peut réussir à faire quand les bonnes personnes se rassemblent avec l’ambition de faire quelque chose de grand et de développer des technologies capables de changer le monde. C’est l’un de nos thèmes favoris, à la Quotidienne de la Croissance.

La seconde raison, c’est le nom du navire : le Nautilus. Il vous est sans aucun doute familier. C’est le nom du vaisseau dans 20 000 lieues sous les mers, de Jules Verne.

Comme vous vous en doutez, le Nautilus dans cette oeuvre de science-fiction est nettement plus avancé que le sous-marin de Fulton. Il incarne le triomphe de l’imagination plutôt que celui de la réalité, ce qui est un autre de nos thèmes favoris. Ce navire imaginaire peut atteindre des profondeurs immenses et parcourir des distances spectaculaires. Il peut héberger des passagers pendant de longues périodes.

Et, dans l’imaginaire exceptionnel de Verne, le navire fonctionnait sur batteries.

Verne était auteur de fiction. De science-fiction. Le Nautilus, tel qu’il le décrivait, n’existait pas. Ce doit donc être de la préscience ou de la chance si, 150 ans plus tard, (et après un siècle de domination du pétrole), le type de batterie nécessaire à ce projet finit par émerger.

Il n’est pas encore utilisé pour alimenter des sous-marins. En tous cas pas pour le moment. Mais il ne fait aucun doute – vu la manière dont se développe cette technologie – que les moyens de transport alimentés par des batteries seront bientôt d’une importance majeure.

Les voitures électriques sont déjà là. Quelle sera la suite ? Des trains, des avions, des sous-marins… des fusées ? Qui sait ? Et la technologie va devoir faire encore beaucoup de progrès avant que ce genre de choses soit possible.

Il n’en reste pas moins que l’électrique va changer la manière dont nous nous déplaçons. Et, comme je vous l’ai déjà dit, tout comme le moteur à explosion a mené à une immense demande de pétrole, l’avènement des technologies électriques va faire augmenter radicalement la demande d’un matériau vital pour cette industrie : le lithium.

En réalité, investir dans le lithium pourrait bien être la meilleure manière de profiter de l’avènement des technologies électriques. Je vous en dirai plus dans un instant.

La demande de lithium explose

Le lithium a eu le vent en poupe au cours des dernières décennies. C’est une composante vitale des batteries qui alimentent nos téléphones, nos lecteurs MP3, nos tablettes et nos ordinateurs portables. Tout le monde ou presque est propriétaire d’au moins un de ces objets, ce qui s’est déjà traduit par une augmentation majeure de la demande.

Mais voilà : les batteries des véhicules électriques utilisent beaucoup plus de lithium qu’un téléphone portable. La batterie d’une Tesla Modèle S contient 63 kg de lithium – l’équivalent de 10 000 téléphones portables.

Beaucoup de gens sont donc très enthousiasmés par le lithium. Voici un extrait d’un document de recherche de la Deutsche Bank :

L’aube de l’ère du lithium-ion

La commercialisation de la batterie lithium-ion dans les années 1990 a alimenté une explosion des industries de la télécommunication et de l’informatique sur 20 ans, suite au développement rapide de batteries légères, puissantes et rechargeables.

Nous entrons aujourd’hui dans la seconde moitié de cette décennie, et l’émergence des véhicules électriques (VE) constatée dans le monde entier, se base sur la même technologie de batteries.

Les gouvernements instaurent des objectifs en matière d’émissions de carbone pour l’industrie automobile et subventionnent aussi les technologies électriques.

Au-delà des marchés traditionnellement demandeurs et de l’émergence des VE, un autre marché potentiel est en train d’émerger. Le stockage énergétique par batterie à l’échelle industrielle ou commerciale et pour les réseaux électriques ou la grande consommation est en train de devenir commercialement viable, et la chute rapide des coûts des batteries suggère que le secteur du stockage énergétique pourrait connaître une croissance nette au cours des 10 prochaines années.

La demande mondiale de lithium était de 184 000 t en 2015, avec une augmentation de 45% de la demande de batteries par rapport à l’année précédente, soit 40% de la demande mondiale de lithium.

Selon notre analyse, la demande mondiale de lithium augmentera de 534 000 t d’ici 2025, et les batteries représenteront 70% de ce chiffre.

Il faut noter que les estimations supposent généralement une croissance rapide de la popularité des voitures électriques. Est-ce une hypothèse raisonnable ? C’est ce que nous verrons lundi prochain.

Cette découverte médicale est aussi révolutionnaire que la pénicilline… voire plus !

Les médecins pourraient désormais utiliser cette technologie exceptionnelle pour éradiquer le cancer et effacer les dommages causés par le vieillissement…

Mieux encore : cette innovation scientifique pourrait déclencher une vague de profits sans précèdent sur les marchés… et vous faire gagner jusqu’à 2 500% grâce à ces 3 sociétés !

Toutes les explications ici…

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Nick O'Connor
Nick O'Connor

Un commentaire pour “Le Lithium, la meilleure manière de soutenir l’avènement de la voiture électrique”

  1. « Il n’est pas encore utilisé pour alimenter des sous-marins. »

    Au contraire, les batteries sont très utilisées pour la propulsion des sous-marins…

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