L'explosion de l'uranium

Rédigé le 29 novembre 2007 par | Nouvelles technologies Imprimer

Un titre un peu choc (et un jeu de mot facile) pour un de mes sujets fétiches, l’uranium. Pour l’amateur de matières premières, il y a deux catégories de « commodities » : celles qui font l’objet de contrats à terme, que j’appelle officielles et les autres, que j’appelle les matières premières confidentielles.

Dans la première catégorie, il y a peu de fantaisie possible. On investit dans le café ou le sucre avec des contrats à terme ou des certificats. Parfois, comme pour le pétrole, on va investir dans une société cotée dont le cœur d’activité est la matière première : sa recherche, son extraction et sa distribution. L’investisseur profite de l’effet de levier : le cours de l’action de la bonne société pétrolière, par exemple,  monte plus vite que le pétrole.

Jouez au détective
Dans la deuxième catégorie, le jeu consiste :
– A trouver la matière première confidentielle qui performe mieux que les officielles (sinon, inutile de se casser la tête et autant aller à la facilité) ;
– A se transformer en limier pour trouver le bon investissement, c’est à dire celui qui lui est le plus corrélé : mine, courtier, prestataire de service.
Déjà, dans la première partie du jeu, il faut avoir une âme de détective. Car la matière en question ne fait pas l’objet de cotation officielle et quotidienne dans les pages financières. Il faut éplucher les rapports d’activité d’entreprises, compulser l’US Geological Survey, se délecter des pages cotations de l’Usine Nouvelle ou de ses équivalents étrangers. Un travail de longue haleine.

L’uranium : +650% en moins de 3 ans
Revenons à l’uranium : ses performances ont commencé mi-2004, date à laquelle il valait 10 $ la livre. Il en vaut aujourd’hui 85. Une augmentation de 750% en moins de 3 ans. Lorsque l’uranium s’est réveillé, son prix a doublé chaque année. C’est beaucoup plus que les matières premières officielles et cela justifiait qu’on se creuse un peu les méninges. Le problème était qu’il n’y avait pas, dans un premier temps, d’investissement focalisé sur l’uranium.
Une entreprise comme Areva vend des services d’ingénierie et des centrales nucléaires. Une entreprise comme Cameco est assez semblable à Areva, avec une composante minière plus développée. Mais Cameco vend de l’électricité nucléaire plus que du « yellow cake », du minerai d’uranium. Une minière comme BHP Billiton est très diversifiée. L’uranium ne représente qu’une petite partie de sa production.

L’arrivée des juniors et des exploratrices cotées
Mais heureusement, des exploratrices se sont cotées. Elles ont pioché, trouvé et entamé leur mutation en petits producteurs, pour le plus grand profit de leurs actionnaires de la première heure.
C’est ainsi que mes lecteurs de Vos Finances ont pu acheter UrAsia, Energy Metals, SXR Uranium One dans le courant de l’année 2006 et engranger des plus-values respectives de 46%, 45%, 14% en conservant ces lignes environ 3 mois, alors que les marchés connaissaient quelques secousses.
Plus récemment, en juin 2006, je leur avais conseillé de racheter UrAsia à la faveur d’une consolidation. Et SXR Uranium One vient d’annoncer son intention de racheter UrAsia. C’est maintenant 175% de plus-value sécurisée sur cette ligne que mes lecteurs détiennent.
[NDLR : Ce n’est là qu’un exemple parmi les nombreuses plus-values que Simone Wapler a dénichées dans le cadre de Vos Finances – La Lettre du Patrimoine… Ne ratez pas les prochaines ! Pour bénéficier vous aussi de ses conseils, c’est très simple : il suffit de continuer votre lecture…]

Il n’est pas trop tard
Est-ce trop tard pour investir maintenant ? Non. Il existe actuellement 5 producteurs d’uranium, 9 minières dont la production est proche,  8 exploratrices en phase avancée, 26 exploratrices juniors et 2 fonds.
La hausse de l’uranium n’est pas terminée : il a gagné 13% la semaine dernière et tous les jours les journaux annoncent que tel ou tel pays va se doter d’une centrale. La voix écologique anti-nucléaire est devenue presque muette. Les producteurs font leur prix en face d’acheteurs qui se bousculent et pour lesquels, de toute façon, le prix du combustible est une poussière atomique comparé au budget total d’une centrale. Si le marché du service et de l’ingénierie reste très politique et donc opaque, le marché du « yellow cake », en revanche, est très simple.

Mes préférés
J’ai mes chouchous parmi les 50 acteurs de l’uranium : Energy Metals, Uramin, Nufcor, Powertech Uranium, Forsys Metal (plus, bien sûr, la nouvelle entité Urasia-SXR).
Evidemment, investir dans ce genre de secteur implique d’avoir un courtier ayant accès aux marchés canadien, londonien et américain et un compte en devises.  Mais si l’argent se gagnait facilement, depuis le temps, cela se saurait …
Enfin, il y aura un après uranium. Il commence déjà. Je surveille le thorium, un substitut du « yellow cake » qui, contrairement à lui, est inutile à l’armement. Mais ceci est une autre histoire …

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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