Le krach, et après ?

Rédigé le 7 février 2018 par | Indices & Actions Imprimer

Après le mini-krach de ces derniers jours, les marchés européens sont en plein rebond technique. Est-ce déjà la fin des ennuis pour les actions ? Pas sûr, d’autant que le VIX, l’indice de la peur, demeure à des niveaux très élevés :

vix

Difficile d’oublier la correction (auto)infligée ces derniers jours aux marchés actions. La violence de ce mouvement suscite quelques interrogations. Que s’est-il vraiment passé ? La hausse des rendements sur le marché obligataire peut-elle expliquer à elle seule ce mini-krach ?

Dans La Chronique, Simone Wapler propose une explication au phénomène que nous soulignons hier : alors que les Bourses mondiales plongeaient, les rendements obligataires baissaient à nouveau.

Ce qui serait grave, ce serait la chute des obligations souveraines. Là, ce serait une blessure mortelle car tout le système monétaire et financier de l’argent frelaté repose sur ces titres d’Etat. La nouvelle norme est que l’or ou le cash ne doivent plus exister. L’actif refuge par excellence est la dette d’un pays et rien d’autre. Vous n’avez plus le droit de choisir de ne pas investir. Vous devez être investi et le zéro risque est la dette d’Etat.

Ces derniers temps, les obligations souveraines chutaient et notamment les bons du Trésor américain. Normal, puisque les banquiers centraux en rachètent moins et qu’en plus le gouvernement Trump, très dépensier, doit en émettre beaucoup. Plus d’offre, moins de demande, vous connaissez la musique…

Donc cher lecteur, un bon petit krach sur les actions, ce n’est pas mauvais du point de vue de la Fed.

Car les investisseurs institutionnels (qui sont obligés d’investir votre argent) vont se dégager pour acheter… des métaux précieux ? Du cash ?… Non ! Des obligations souveraines américaines.

Et hop, voilà comment le krach obligataire (le seul vraiment grave) pourrait être évité.

Pour le moment, ça marche !

Nous étions à 2,85%. Et là aussi, nous vous avions prévenu, cher lecteur : 3% c’est la limite inacceptable qui, si elle était touchée, ferait s’effondrer la pyramide de dettes (et les zombies qui en dépendent).

Hop, nous voilà revenus à 2,75%.

Les esclaves de la dette sont retournés au bercail et ont acheté des bons du Trésor.

Pour le moment, tout va bien… Le krach actions empêche le krach obligataire.

Nous avons donc, pour l’instant, évité le pire. Ce qui n’empêche pas de prendre quelques précautions – 6 très exactement – pour vous protéger d’une nouvelle chute brutale des marchés actions mais aussi d’un krach obligataire. 6 mesures à découvrir ici

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Cécile Chevré
Cécile Chevré
Rédactrice en Chef de La Quotidienne Pro

Cécile Chevré est journaliste depuis une dizaine d’années. Elle s’intéresse à tous les secteurs de l’économie qui sont en mouvement, des nouvelles technologies aux matières premières en passant par les biotech. Elle rédige chaque jour la Quotidienne de la Croissance, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance, ainsi que les Marchés en 5 Minutes.

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