IPO de UV Germi : une direction enthousiaste et un beau projet !

Rédigé le 7 juillet 2017 par | Indices & Actions, Nouvelles technologies Imprimer

Vendredi soir, 21h15, texto de la part du patron d’une célèbre agence de communication financière : « Salut Eric, es-tu libre pour dej. presse mardi ? André Bordas de UV Germi vient présenter son IPO ».

Rendez-vous fut donc pris dans un restaurant parisien branché mais au service des plus catastrophiques (nous avons mis plus de deux heures à être servis pour une entrée et un plat, ce qui a le don d’énerver l’hyper-actif que je suis). Mais revenons à notre fameuse IPO, en l’occurrence UV Germi, positionné sur le traitement des eaux grâce à une technologie de rayonnement par ultra-violets.

André Bordas, qui a créé la société en 2010, a 65 ans, et un long passé d’entrepreneur autodidacte allant du bobinage industriel à la distribution de fournitures industrielles.

Que ce soient les eaux potables, usées, le traitement de l’eau pour les piscines, UV Germi a le produit adapté. « Nous sommes sur un marché d’un milliard de dollars ! » commence André Bordas, qui semble totalement habité par son métier. « Pour l’instant, nous devrions réaliser 5 millions d’euros de chiffres d’affaires ».

Son directeur scientifique, Guerric Vrillet, sympathique quadragénaire est sa caution scientifique. « Nous réalisons 28% de notre chiffre d’affaires dans la déchloramination des piscines publiques, 28% dans le traitement de l’eau portable ou encore 17% dans le traitement des eaux usées. Le reste provient de la maintenance et du relamping ou changement des lampes des appareils » précise ce docteur en physique.

Mais la société pense à d’autres domaines d’applications comme le traitement de l’air. Le groupe vient de mettre au point le projet « Airclean », visant à améliorer la qualité de l’air dans les avions. Citons aussi des applications possibles dans les maisons de retraite, les hôpitaux ou encore les laboratoires afin de purifier l’air. Emporté par son élan, le P-DG du groupe n’exclut pas de tripler son chiffre d’affaires d’ici 2020. Oui, André Bordas est vraiment très enthousiaste.

Mais pour l’instant, la société, en raison d’investissements nécessaires notamment en Recherche & Développement, n’a pas été rentable sur le dernier exercice, pas plus qu’elle ne le sera cette année.

Une fois ces investissements réalisés, UV Germi devrait ensuite être capable de réaliser autour de 10% de rentabilité d’exploitation… Mais nous en sommes encore loin, vous l’avez compris ? La société cherche à lever cinq millions d’euros en s’introduisant en Bourse pour accélérer son développement.

« Vous ne pouvez pas savoir ce qu’être coté en Bourse apporte à une société comme la mienne. Je me rends souvent en Arabie Saoudite ou à Abu Dhabi, marchés à fort potentiel. Et bien lorsqu’on parle de cotation, c’est un atout considérable » conclut le fondateur du groupe.

La société veut entrer sur Euronext Growth, l’ex-Alternext, sur une capitalisation de l’ordre de 15 millions d’euros.

En me plongeant dans le prospectus d’introduction, je me suis rendu compte que d’ores et déjà la société disposait de 2,75 millions d’euros d’engagement de souscription, provenant de différents fonds dont Innocap, prêt à mettre 0,95 million d’euros. Autant dire que l’IPO a toutes les chances d’être un succès.

Après, il faudra que la société arrive à délivrer de bonnes nouvelles mais je vous avoue que j’ai trouvé le tandem à la tête du groupe plutôt convaincant et la niche porteuse.

Dommage que le dossier soit de trop petite taille pour entrer dans Mes Valeurs de Croissance, ma lettre d’investissement sur les petites et moyennes valeurs françaises. Mais ce n’est peut-être que partie remise.

Première parution dans La Bourse au Quotidien.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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