Y a-t-il une bulle sur les introductions en Bourse ?

Rédigé le 8 juillet 2014 par | Indices & Actions Imprimer

J’entends souvent des investisseurs chevronnés parler de bulle pour définir la vague d’introductions en Bourse qui s’est actuellement emparée des marchés.

C’est vrai qu’il n’y a pas une semaine sans que je ne sois convié à une réunion d’investisseurs pour assister à la présentation d’une société désirant s’introduire sur le marché parisien – et notamment de biotechs, très à la mode en ce moment.

Rares sont les échecs : on apprend souvent par un communiqué laconique diffusé en fin de journée que l’IPO s’est bien passée, qu’il y a eu une souscription record de la part des investisseurs, institutionnels comme particuliers.

Bulle en vue ?
Faut-il pour autant parler de bulle ? Cela me paraît complètement inapproprié à l’heure actuelle.

Dans les années 2000, les valorisations boursières étaient stratosphériques et les premiers jours de cotation se soldaient par des hausses spectaculaires de 50%, 80%… 100%

Prenons la dernière période de bulle flagrante que nous avons connue : la bulle Internet. Dans les années 2000, les valorisations boursières étaient stratosphériques et les premiers jours de cotation se soldaient par des hausses spectaculaires de 50%, 80%… 100%.

Par exemple, lors de son premier jour de cotation, Netscape a explosé de 28 $ à 75 $ durant la séance et sa capitalisation boursière a atteint deux milliards de dollars.

En France, Netvalue a vu son cours de Bourse progresser de 111% pour sa première séance boursière.

Introduite à 41 euros, Liberty Surf a explosé jusqu’à 79 euros avant de clôturer à 53 euros. A cette époque la société était valorisée à 4,5 milliards d’euros ; dit autrement, le marché avait valorisé chaque client de Liberty Surf à 7 500 euros… Un montant incroyable et totalement démesuré pour un fournisseur d’accès à Internet.

Des mérites de la comparaison avec les années 2000
Ces exemples, nous les avons tous pour partie en tête. Or, je constate qu’actuellement nous ne vivons pas du tout cette démesure. Certes, les IPO sont réussies, certes, toutes les biotechs s’arrachent lors de la souscription… Certes, elles sont valorisées à des niveaux extravagants si l’on considère qu’elles ne font pas encore 1 euro de chiffre d’affaires.

Leurs premiers jours de cotation s’avèrent très difficiles, ce qui montre que le marché et les investisseurs en général sont très prudents

La différence cependant, c’est que leurs premiers jours de cotation s’avèrent très difficiles, ce qui montre que le marché et les investisseurs en général sont très prudents. Depuis le début de l’année, environ 70% des sociétés cotent en-dessous de leur cours d’IPO.

Je sais que certains Cassandre aiment à dire que l’histoire boursière se répète… Mais cela n’est absolument pas le cas – et heureusement au vu de l’exubérance irrationnelle des marchés boursiers à la fin des années 2000 dont on a payé les excès pendant tant d’années !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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