Pourquoi je ne joue pas l’Internet des Objets

Rédigé le 9 novembre 2017 par | A la une, Nouvelles technologies Imprimer

« Une vraie révolution ! ». Voilà comment la plupart des experts, d’ores et déjà séduits par des perspectives de croissance explosives, s’accordent à qualifier le marché de l’Internet des Objets (Internet of Things, ou IoT).

En effet, une étude d’International Data Corporation rapporte que les ventes mondiales d’objets connectés ont progressé de 25% entre 2015 et 2016.

Le cabinet Gartner estime pour sa part que 8,3 milliards d’objets connectés seront vendus en 2017 – ce qui est 31% de plus qu’en 2016. Et, toujours selon Gartner, il devrait y en avoir plus de 20,5 milliards en circulation d’ici à 2020.

Tous les secteurs d’activité (santé, éducation, sport, automobile, industrie) devraient participer à copieusement nourrir cette montée en puissance annoncée.

Un marché aux mains des géants des technos

Mais, dans cette course aux parts de marché qui commence, comment les petits acteurs pourront-ils se faire une place au soleil, à l’ombre de géants comme Intel, Schneider ou encore IBM. [NDLR : Ce sont justement ces valeurs que joue Ray Blanco dans NewTech Insider pour vous faire profiter de l’explosion du marché de l’Internet des Objets, de l’intelligence artificielle ou encore de la robotique. A retrouver ici.]

Et que dire quand on intègre les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) à l’équation ? Peut-on raisonnablement parler de combat équitable ? Non. Surtout quand on sait que la capitalisation de Google, par exemple, pèse autant que le PIB d’un pays comme l’Argentine. Imaginez un peu sa force de frappe financière…

Bien sûr, la situation n’est pas si désespérée et, effectivement, de petites start-ups rencontreront le succès. Mais au prix de combien d’échecs ?

Internet des Objets et bulle Internet

Ce secteur, me fait penser à l’effervescence qui régnait dans les années 2000. A l’époque, il suffisait d’affubler sa société d’un « .com » ou d’un « .fr » pour en faire monter la valorisation.

Et souvenez-vous de la suite : une bulle qui éclate, avec son épuration massive, et ses faillites en nombre… laissant le marché à la poignée de rescapés dont le business model était suffisamment solide pour tenir le coup.

Voilà pourquoi, pour le moment, je suis plutôt réservé à l’idée de nous exposer, dans ma lettre consacrée aux petites et moyennes valeurs françaises, au secteur. Je me suis, certes, intéressé de près à Claranova mais le groupe est loin d’être un pure player de l’IoT – myDevices ne représente qu’une faible part de son chiffre d’affaires (CA) et à peine 10% de sa valorisation. La prise de risques est donc de ce point de vue réduite…

Bien évidemment, c’est un secteur de croissance. Et loin de moi l’idée de ne pas chercher à investir dessus. Au contraire, j’y travaille. Simplement, je le trouve pour l’instant trop dangereux pour le jouer directement. [NDLR : Le résultat de l’enquête d’Eric est à retrouver dans Mes Valeurs de Croissance.]

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

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