La Quotidienne de la Croissance

Avec les Initial Coin Offering, démultipliez vos investissements sur les cryptomonnaies

En 2017, pas loin de 3,5 milliards de dollars ont été levés par le biais d’ICO. De 2014 à fin 2016, ce marché ne représentait que 300 millions de dollars et n’attirait encore que l’œil d’investisseurs isolés. Pour faire simple, une ICO ou Initial Coin Offering est un instrument, pour une entreprise dont l’activité est liée à la technologie de la blockchain, permettant de lever des fonds auprès du grand public.

Le financement peut alors représenter en équivalent dollar plusieurs millions, le tout dans des temps record et sous une forme dérégulée.

Elle se réalise par l’émission de tokens (jetons) achetables dans la majorité des cas en ethers ou bitcoins.

Les ICO sont (très) à la mode

Le recours à l’ICO est assurément un phénomène d’ampleur cette année : 103 millions de dollars étaient levés en avril, 232 millions en mai, 462 millions en juin, 574 millions en juillet, plus de 700 millions en novembre…

Jusqu’où la fièvre ira-t-elle ?

Par bien des aspects, l’ICO présente certaines caractéristiques du crowd-equity, secteur lui aussi en croissance, mais pas en effervescence bullaire !

L’ICO encore plus accessible que le crowd-equity

Par son accessibilité, l’ICO peut être comparée à une levée de fonds en crowd-equity.

Le crowd-equity, c’est la version démocratique du Private-equity. Des investisseurs particuliers vont pouvoir investir dans des jeunes start-ups par le biais d’une plateforme de finance participative, agréée en France sous le statut de CIP (conseiller en investissement participatif) ou de PSI (prestataire en service d’investissement).

Principe même du crowdfunding, les projets d’equity sont accessibles à la foule des investisseurs pour des mises allant parfois d’une centaine d’euros seulement (1). Les investisseurs sont généralement regroupés dans une holding chargée de défendre leurs intérêts auprès de la start-up (ou bien, investissent en direct pour de plus gros montants).

L’intérêt est de devenir actionnaire d’une entreprise dans laquelle on croit et qui s’inscrit dans l’économie réelle loin des manipulations des marchés financiers. [NDLR : vous souhaitez mettre votre épargne au service de l’économie réelle et retrouver rendement et plus-value ? Découvrez ici comment investir dans des entreprises profitables avant les investisseurs ‘ordinaires’ et dégager des plus-values hors norme. La porte de ce cercle d’investissement privé est ici.]

Etre un investisseur de la première heure comporte des risques. En effet, c’est un pari sur l’avenir d’une start-up qui par définition est fragile et ne génère peu ou pas encore de chiffre d’affaires pour la plupart.

Mais si l’activité croît, dans un horizon de quatre, cinq, six ans ou plus, il est possible d’espérer une sortie liquide très positive. Dans le cas où le gérant déciderait d’une introduction en bourse (IPO) par exemple, l’investisseur de la première heure, s’il choisit de récupérer ses gains en tout ou partie, aura des titres dont la valeur faciale sera a priori nettement supérieure à celle de son acquisition initiale lorsqu’ils étaient non cotés.

Qui ne rêverait pas d’être aux premières loges du prochain Facebook, Amazon ou d’une autre licorne ?

Le revers de la médaille, c’est que votre investissement est illiquide pendant plusieurs années. Vous êtes liés au pacte d’actionnaire et vous aurez de grandes difficultés à refourguer vos titres pendant cette durée. Et en cas de faillite de l’entreprise, vous pouvez perdre votre investissement initial.

L’ICO est également accessible à la masse d’investisseur. C’est facile et rapide.

ICO, mode d’emploi

Pour résumer à grands traits, il suffit de se rendre sur la plateforme internet du projet repéré, s’inscrire et après quelques vérifications d’identité (si l’équipe est sérieuse), l’équipe porteuse du projet vous fournira une adresse sur laquelle vous pourrez envoyer vos ethers ou vos bitcoins (une monnaie « réelle » est parfois acceptée, principalement le dollar). Le minimum d’investissement est encore plus faible, quelques fractions de ces monnaies suffisent.

Si les événements se déroulent correctement, après un temps déterminé, vous recevrez vos jetons. Ces derniers n’ont en soit qu’une valeur très subjective : celle de la confiance dans la réussite du projet porté par la start-up.

S’ensuit leur mise sur le marché (un peu comme une IPO, nous le verrons dans une prochaine Quotidienne) après la période dite de « pre-sale« (2). Il n’est pas rare que les investisseurs bénéficient de bonus sur leur investissement (20% de tokens supplémentaires, par exemple).

Les jetons seront acceptés –ou non – sur les différentes plateformes de trading de crypto (Bittrex, Binance, Poloniex, Kraken, etc).

Les échanges pourront commencer seulement quelques jours après la levée de fonds. Et je vous le rappelle, la start-up ne génère a priori pas de chiffre d’affaires, ou bien il est infime. Cette dernière peut alors se retrouver avec 20 millions de dollars levés et être totalement surcapitalisée par rapport à ce qu’elle vaut réellement… tout ceci lié à l’euphorie que l’ICO aura pu susciter.

En moyenne, les ICO réalisées entre janvier et aout 2017 ont permis de lever 14,2 millions de dollars (3). A titre de comparaison, l’une des plateformes leader de crowd-equity en France, Wiseed, n’a levé « que » 102 millions d’euros sur 207 projets depuis 2009, soit environ 500 000 € par projets ! Et l’on parle bien dans les deux cas, de sociétés jeunes. Vous voyez la disproportion ?

Hormis les risques omniprésents liés à l’ICO, celle-ci présente un avantage de taille en supprimant toute intermédiation. En effet, en y participant, vous investissez directement dans l’entreprise sans intermédiaire, là où en crowd-equity, vous passerez obligatoirement par une plateforme.

Cette mise en relation par la plateforme a évidemment un prix : elle se rémunère au début de votre investissement, puis au moment de la sortie, sur vos plus-values (si plus-values il y a).

En ICO donc, rien de tout cela. Mais vous ne pouvez compter que sur vous-même pour la sélectionner à l’origine.

Rendez-vous dès demain dans la Quotidienne pour la suite de notre exploration du potentiel des ICO… [NDLR : Hâte de mettre ces recommandations en pratique ? Retrouvez les trades de Lou Basenese sur les cryptos et les ICO dans Cryptos Trading. Pour en savoir plus…]

(1) En Private-equity, les investisseurs plébiscités sont ceux qui peuvent participer à des hauteurs bien plus élevées : dans les 200 000 euros minimum, jusqu’à plusieurs millions. (2) Les porteurs de projets n’y ont pas toujours recours. (3) https://www.queesbitcoin.info/wp-content/uploads/2017/10/Segunda-parte-del-Informe-Bisemanal-de-Criptomoneda-y-Mercado-ICO-del-equipo-de-ICO-Box-septiembre-11-24-de-2017.pdf

 

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