Guerre contre le bitcoin : premières offensives et ripostes

Rédigé le 30 mars 2017 par | Bitcoin et cryptomonnaies, Nouvelles technologies Imprimer

En février, le gouvernement vénézuélien a fermé le compte bancaire de Surbitcoin, la plus grande plateforme d’échanges de bitcoins du pays.

L’entreprise a été obligée de suspendre ses opérations. Les détenteurs de bitcoins qui utilisaient ce service ne savaient donc plus où stocker leur monnaie.

Ce même mois, le gouvernement chinois a pris une série de nouvelles mesures pour fermer les plateformes d’échanges de bitcoins dans ce pays.

Les détenteurs chinois de bitcoins se sont retrouvés sans service pour acheter, vendre ou stocker leur cryptomonnaie.

Dans les deux cas, des gouvernements répressifs ont tenté d’empêcher l’argent de fuir leur pays.

La Chine et le Venezuela exercent un contrôle strict des capitaux qui restreint la libre circulation de l’argent qui entre et sort de leur pays.

Il n’est donc pas étonnant que le peuple ait adopté le bitcoin pour contourner ces politiques très restrictives. Comme il n’est pas surprenant que leur gouvernement s’en soit pris au bitcoin, qui reste l’une des meilleures défenses dans la guerre contre le cash

L’utilisation de LocalBitcoins explose en Chine et au Venezuela

On peut considérer le bitcoin comme une monnaie privée électronique. L’offre de nouveaux bitcoins est régie par un algorithme informatique, ce qui signifie que les banques centrales ne peuvent les créer sur un coup de tête. [NDLR : Indépendant, immunisé contre les dangers du système financier et de l’inflation, certains qualifient le bitcoin « d’or numérique ». Pour découvrir tous ses atouts, cliquez ici.]

Toutes les transactions s’opèrent en peer to peer – il n’y a donc pas d’intermédiaire.

En fait, les lois qui gouvernent le réseau bitcoin n’autoriseront jamais que plus de 21 millions de bitcoins soient créés. Par conséquent, contrairement au dollar, à l’euro ou au yen, le bitcoin est imperméable à l’inflation. Sa valeur ne peut être « défaite à volonté. »

Finalement, les gouvernements n’auront pas d’autre choix que d’accepter le bitcoin comme monnaie alternative. Je l’ai déjà dit et le répète : le bitcoin est là pour longtemps.

La riposte s’est organisée

Il existe un service vers lequel les détenteurs de bitcoin chinois et vénézuéliens se sont tournés lorsque leurs plateformes d’échanges ont été fermées : LocalBitcoins, un site web de trading peer-to-peer de bitcoins.

Peu après l’annonce par la Chine des nouvelles mesures sur les échanges de bitcoins en février, le volume de trading de LocalBitcoins a pratiquement quadruplé. Au Venezuela, il a également explosé suite aux restrictions (cf graphique ci-dessus).

On peut utiliser ce site web pour acheter des bitcoins en ligne ou en personne. On peut les payer en carte cadeau, via MoneyGram, via PayPal ou en déposant de l’argent à la banque.

LocalBitcoins https://localbitcoins.com/fr/

LocalBitcoins est vraiment d’un usage très facile. Il m’a fallu moins d’une heure pour faire ma première transaction…

Utiliser LocalBitcoins peut sembler risqué… mais il faut savoir que la société a un système de séquestre pour protéger les acheteurs et les vendeurs.

Je vous conseille de consacrer un peu de temps à faire des recherches sur le site web avant de vous lancer. Le site propose une fonction de recherche qui sépare les offres par montant, devise, emplacement et type d’offre.

D’après mon expérience, LocalBitcoins est facile à utiliser et les prix sont honnêtes.

Si vous souhaitez un plan de secours, juste au cas où votre pays serait victime de la « guerre contre le bitcoin, » allez sur LocalBitcoins.

Greg Wilson

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