De grands profits grâce aux petits éléments de votre iPhone

Rédigé le 21 juillet 2017 par | Nouvelles technologies Imprimer

Vous le considérez comme banal, mais c’est un petit miracle. Il en existe des centaines de millions, mais celui que vous tenez entre vos mains n’est que le vôtre. Il s’agit bien sûr du smartphone, dont vous vous servez peut-être en ce moment même pour lire ces lignes…

Dictionnaires, encyclopédies, journaux, cartes routières, carnets de notes, dictaphones, appareils photos, caméras, argent papier et cartes de crédit, radios, talkie-walkie et téléphones filaires, horloges et montres… on ne compte plus les objets qui ont été remplacés et le seront encore par votre téléphone. Une sorte de couteau suisse électronique.

Une personne seule ne peut pas fabriquer un smartphone de A à Z. Des bureaux des concepteurs aux ateliers des usines, il faut que des milliers – des millions –de personnes mettent la main à la pâte pour fabriquer ces miracles qui tiennent dans la poche. C’est assez incroyable.

Prenez par exemple l’iPhone, un grand succès. Son histoire a commencé grâce à une équipe de concepteurs dans la région de la baie de San Francisco en Californie. Des années de recherche et de développement (R&D) ont abouti au concept final : votre téléphone. Et ce sont les décennies de travail d’ingénieurs et de scientifiques du Massachusetts, du Royaume-Uni et d’ailleurs qui ont jeté les bases du téléphone que vous utilisez aujourd’hui. Tous ont utilisé la ressource ultime : l’imagination et le pouvoir de l’esprit humain.

Mais la croissance des smartphones ralentit. L’innovation s’essouffle. Je cherche des entreprises capables de bénéficier de nouvelles technologies en pleine croissance : la réalité augmentée ou virtuelle, ou les voitures intelligentes et autonomes. La croissance de ses secteurs est plus rapide que celle des smartphones.

Aujourd’hui, je vais vous montrer deux manières de profiter des nouvelles innovations sur ce marché – sans acheter d’actions Apple. Au lieu de cela, nous allons disséquer le smartphone pour déterminer où se trouvent les vraies opportunités de profit.

Tout commence dans le sol. La poussière, la terre, les minéraux et les métaux. Et c’est là que les vrais profits peuvent être réalisés…

De grandes opportunités tirées de petits cailloux

Votre téléphone est composé de différents éléments naturels venus du monde entier. L’un des matériaux les plus importants, la silice, vient d’une carrière – peut-être dans les montagnes Bleues de Caroline du Nord.

Même si la silice est le deuxième élément le plus commun dans la croûte terrestre, sa qualité n’est suffisamment bonne pour permettre la fabrication de silicium pour puces électroniques que dans certaines régions.

Même alors, il faut des centaines d’étapes pour transformer un vulgaire tas de sable en une tranche de silice capable d’être utilisée pour fabriquer des puces informatiques complexes comme celles du processeur de votre téléphone. Une fois que le matériau est transformé et prêt à l’emploi, il peut coûter plus de 50 000 $ la tonne.

Le processeur, lui, peut contenir des milliards de transistors, organisés en un labyrinthe de cheminements microscopiques pour correspondre au cahier des charges de la puce –l’équipement de production utilisé est capable d’une précision d’un milliardième de mètre. Les matériaux commandés contiennent des éléments comme l’arsenic, l’antimoine, le bore, le gallium et le phosphore.

Ce processeur ne vient pas de Californie ou de Caroline du Nord : il est sans doute fabriqué à Taïwan, dans une usine géante dont la construction a coûté des milliards – ou peut-être dans une autre usine toute aussi coûteuse à Singapour, au Texas, en Oregon ou en Corée du Sud.

La batterie de votre téléphone, sans laquelle il ne peut pas fonctionner, utilise du lithium pour stocker l’énergie. Celui-ci vient peut-être d’une mine de Bolivie ou du Nevada. Comme la silice, cet élément doit traverser un long processus qui transforme une poussière en équipement high-tech. Le lithium doit être combiné avec du cobalt, extrait au Congo.

Plus d’une douzaine de terres rares, généralement en provenance de l’est de la Chine, sont aussi nécessaires dans votre téléphone. Leurs propriétés électriques sont cruciales pour son fonctionnement.

Il y a l’indium pour l’écran tactile, ou encore l’yttrium et le scandium, entre autres. Les propriétés magnétiques du néodymium le rendent idéal pour les enceintes, les microphones et les minuscules moteurs vibrants. Les dépôts de terres rares ne sont pas difficiles d’accès, mais le processus permettant de les transformer en un produit pur et utile, lui, est très complexe.

Au final, la facture de matières premières comporte plus de 50 lignes. Pour remettre les choses dans leur contexte, la table périodique des éléments compte environ 80 éléments stables. Votre téléphone en utilise plus des trois quarts.

composants du smartphone

Il y a le boîtier protecteur, parfois en aluminium venu d’un dépôt de bauxite australien. S’il est en plastique à base de carbone, il est fabriqué avec du pétrole peut-être extrait du sol dans le Dakota du Nord.

La lentille extérieure de la caméra, elle, a potentiellement été faite à partir d’une couche de saphir haute résistance –synthétique, mais presque aussi dur que du diamant.

Il y a l’écran LCD, dont la couche tactile est en verre – toujours à base de silice. Mais pas n’importe quel verre : il s’agit d’une sorte particulièrement dure et résistante aux rayures, peut-être fabriquée au Japon, mais inventée au départ dans l’Etat de New York.

L’or, le tungstène, l’argent et le cuivre sont nécessaires pour connecter les différents composants, modems, capteurs, cartes mémoires, circuits informatiques, interrupteurs, circuits radiofréquences, antennes, micros, enceintes et bien d’autres choses encore à la carte-mère.

Le tout étant finalement assemblé dans une immense usine –généralement en Chine.

L’équipe qui a conçu le premier smartphone n’a pas forcément participé à la mise au point de tous les éléments qui le composent, mais chacune des pièces devait respecter un cahier des charges, dont la mise en oeuvre a été effectuée par des dizaines, voire même des centaines d’autres entreprises innovantes.

L’iPhone, par exemple, ne peut pas être produit sans le savoir-faire de plus de 200 fournisseurs. Des millions de personnes du monde entier ont dû coopérer pacifiquement et commercialement pour fabriquer votre téléphone. Une petite minorité de ces personnes a peut-être pensé à autre chose que son avantage personnel… Mais tous ont ajouté un petit peu de valeur au produit final que vous tenez entre vos mains, et tous en ont reçu un petit peu aussi. [NDLR : Dans le nouveau numéro de NewTech Insider, Ray Blanco passe de la théorie à la pratique et vous recommande deux sous-traitants d’Apple dont les produits devraient faire l’innovation et l’originalité du prochain iPhone. Et pas n’importe quel iPhone : celui qui fêtera les 10 ans du lancement du premier modèle. La commercialisation est prévue pour cet automne. Il est donc temps de mettre ces 2 valeurs en portefeuille pour profiter de l’énorme succès annoncé de l’iPhone 8.]

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Ray Blanco
Ray Blanco
Rédacteur en Chef de NewTech Insider et FDA Biotech Trader

Ray Blanco était le genre d’enfant qui reste des heures dans sa chambre tous les soirs, programmant des codes dans son ordinateur Timex Sinclair 1000.

Au collège, alors que la plupart des autres gamins étaient dehors à jouer au ballon, Ray était dans sa cave, tentant de construire ce qu’on appelle une « Chambre de Wilson » — un appareil ultra-refroidissant permettant de détecter les particules de radiations ionisantes.Puis il s’est mis à explorer les domaines de la robotique… de l’avionique… de la génomique… de la biotechnologie… Devenir plus intelligent, c’est ainsi que Ray s’amusait.

Et aujourd’hui, il combine sa passion de la technologie avec ses connaissances et son savoir-faire dans les domaines de la finance et des marchés boursiers au sein de la lettre NewTech Insider, dont il est co-rédacteur.

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