GNL : Un grand boom se prépare pour cette matière première

Rédigé le 20 juin 2011 par | Nouvelles technologies Imprimer

Continuons sur notre petite aventure gazière.

Si Fukushima a renforcé l’appétit pour le gaz, il faut bien se rappeler que le GNL avait déjà commencé à décoller bien avant.

C’est principalement l’Asie qui a tiré le secteur, et fait investir des milliards en stations de liquéfaction et autre ingénieries du GNL.

Le Pacifique vous offrira également les moyens de profiter de ce nouvel âge d’or du gaz.

Le GNL a fait ses premiers pas grâce au Japon et à la Corée
La regazéification, c’est l’aptitude à importer du GNL et à le retransformer en gaz pour une utilisation industrielle.

Dans ce domaine particulièrement complexe, le Japon est largement en tête. Tokyo est le plus important acheteur de GNL au monde. Avec la Corée du Sud, ces deux pays représentent 53% de la capacité de regazéification mondiale actuelle.

Mais les producteurs historiques ont de plus en plus de mal à répondre à l’augmentation de la demande.

Les champs gaziers arrivent à bout de souffle
Toute nouvelle demande fait face à une base d’approvisionnement vieillissante.

Par exemple, on trouve des champs de GNL en Malaisie et en Indonésie qui arrivent en fin de vie utile. Jusqu’à récemment, on se demandait même si le GNL avait vraiment un avenir en Asie…

Puis l’Australie s’est révélée posséder d’importantes ressources gazières. Le GNL australien est devenu la solution. Pour preuve, les sommes d’argent qui entrent actuellement sur son marché sont stupéfiantes.

Rien que le développement du projet Gorgon, une joint-venture entre Exxon Mobil, Chevron et Shell en Australie, coûtera près de 50 milliards de dollars.

Les émergents font une OPA sur le gaz australien
Déjà, l’Inde et la Chine ont signé des contrats d’approvisionnement d’une valeur de 60 milliards de dollars. Et ce projet obtiendra certainement d’autres contrats avant que le gaz ne commence à être extrait en 2014.

D’autres entreprises briguent également une place sur le marché du GNL. Ainsi, Woodside Petroleum, une compagnie pétrolière et gazière australienne, ambitionne d’être le leader du GNL d’ici 2020.

Résultat de toute cette activité : l’Australie disputera bientôt au Qatar la place de premier exportateur mondial de GNL.

« Le grand boom du GNL se prépare » a récemment annoncé un analyste australien.

Le GNL, la ressource idéale pour l’Asie
Les acheteurs asiatiques apprécient beaucoup le GNL australien pour deux raisons :

  1. parce qu’il est proche
  2. parce qu’il est sûr

Les méthaniers ne sont pas obligés de traverser les zones de guerre du Moyen-Orient ou les eaux infestées de pirates au large de la Somalie.

Pour la plupart des acheteurs, le gaz australien n’a pas non plus à passer par le détroit surchargé de Malacca.

Les ressources restent encore largement inexplorées
L’Australie possède beaucoup de gaz naturel offshore. Les explorateurs continuent de faire des nouvelles découvertes importantes, ce qui signifie que les nouveaux projets afflueront au cours des prochaines années.

Le Queensland possède également d’importants gisements de gaz naturel ainsi que d’importantes réserves de gaz de charbon. Le tout pouvant bien sur être transformé en GNL

Les majors ne sont pas passés à côté
A la différence du gaz de schiste, les majors du pétrole ne sont pas passées à côté du boom du GNL.

Les grandes compagnies énergétiques sont déjà sur place. Shell, ConocoPhillips et le Malais Petronas sont de la partie au Queensland. Rien que dans cet Etat, la croissance de la production de GNL a triplé ces dernières années.

Le GNL dépassera le charbon
L’Australie n’est pas passée non plus à côté du GNL.

Le gouvernement a apporté son soutien à tous les projets liés au GNL sur son territoire. A tel point que le GNL pourrait bien remplacer le charbon en tant que première valeur exportée d’ici 10 ans.

De quoi assurer les recettes fiscales pour encore longtemps.

Comment rentrer sur le marché
Selon moi, le meilleur moyen pour surfer sur la vague du GNL est de posséder les entreprises qui assemblent le « Meccano » dont le GNL a besoin pour fonctionner.

Pêle-mêle, les caissons froids, les conduits étanches spéciaux et les systèmes de stockage, etc. sont autant de technologies essentielles dont les marchés progresseront automatiquement.

Une entreprise comme Chart Industries est actuellement une très bonne cible sur ces marchés. Mais attention, on parle d’un investissement de long terme.

Chart n’est qu’un exemple parmi d’autres. La croissance du marché du GNL dans toute l’Asie créera d’innombrables opportunités d’investissements.

Première parution dans la Chronique Agora le 08/06/2011.

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Chris Mayer
Chris Mayer
Rédacteur en Chef de Capital & Crisis et Crisis Point Trader

Chris Mayer s’occupe de la lettre d’information Capital & Crisis, ainsi que du système de trading Crisis Point Trader. Ses analyses pertinentes et précises des problématiques financières ont été reprises souvent dans de nombreuses publications, et notamment dans le très réputé Grant’s Interest Rate Observer.

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