Pourquoi les marchés peuvent continuer à grimper

Rédigé le 20 avril 2015 par | Indices & Actions Imprimer

Lorsque l’on évalue un marché et que l’on cherche à déterminer une tendance pour les mois à venir, il faut se demander quels sont les catalyseurs qui seront à l’oeuvre.

Jusqu’à présent, le crédit quasiment gratuit en Europe portait les marchés à la hausse. Le quantitative easing servait d’alibi à l’envolée boursière : "il y a tellement d’argent, il faut bien qu’il aille quelque part !". C’était l’euphorie.

Mais, depuis quelques semaines, c’est un peu plus compliqué : les investisseurs essayent de trouver de nouvelles raisons pour justifier la hausse des indices.

Car finalement, pourquoi acheter un CAC 40 à 5 200 points alors que tous les catalyseurs sont désormais intégrés dans les cours et que les fondamentaux restent poussifs ? Le QE donc, la baisse de l’euro, la baisse du pétrole sont à présent "pricés" et l’on s’habitue même au psychodrame grec.

Eh bien, un nouveau catalyseur va venir prendre le relais des précédents arguments bulls : les opérations financières.

Autrement dit, ce sont toutes ces fusions-acquisitions, introductions en Bourse, levées de fonds, etc. qui devraient permettre au marché de trouver un nouvel élan.

Dernièrement, FedEx a jeté son dévolu sur l’européen TNT Express pour 4,4 milliards de dollars : il le rachète avec une prime de 33%. Aux Etats-Unis, Informatica, un spécialiste des services d’intégration de données, se fait racheter par deux fonds pour 5,3 milliards de dollars et avec une prime de 10% (prime faible, mais l’action était déjà bien valorisée).

Royal Dutch Shell fait une offre sur son rival BG Group pour la bagatelle de 64 milliards de dollars et, dans le secteur pharmaceutique, le géant des génériques Mylan a fait une offre sur Perrigo pour 29 milliards de dollars…

En France, on apprend que Alcatel-Lucent allait fusionner avec Nokia…

De quoi redonner un souffle au marché, à condition que les opérations soient mûrement réfléchies : à terme, le but est de créer des dynamiques d’ensemble, des synergies, de réduire les coûts, de gagner des parts de marchés et/ou des points de marge, bref : d’être plus solide.

Or, en Bourse, l’opération 1+1 est rarement égale à 2 car les synergies sont non seulement difficiles à mettre en place mais il faut du temps pour qu’elles produisent des effets positifs.

Imaginez-vous, dans le cadre de votre activité professionnelle, devoir collaborer avec une entité qui fait "presque votre travail mais pas tout à fait"…

Enfin, réjouissons-nous de ces opérations qui redéfinissent les acteurs de l’activité économique, et profitons-en pour tenter des paris boursiers. C’est ce que nous allons faire ce mois-ci dans La Lettre PEA.
[Dans le nouveau numéro de La Lettre PEA, Eric Lewin vous propose un très beau pari : une parapétrolière qui, non seulement, ne s’en sort pas si mal dans des conditions particulièrement ardues (et c’est peu de le dire !) mais qui pourrait profiter du mouvement de regroupement et de fusion qui s’est emparé du secteur. A découvrir dans le dernier numéro de La Lettre PEA !

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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