La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Mon, 18 Dec 2017 13:52:38 +0000 fr-FR hourly 1 Le bitcoin, entre raison et sentiments http://quotidienne-agora.fr/bitcoin-raison-sentiments/ http://quotidienne-agora.fr/bitcoin-raison-sentiments/#respond Mon, 18 Dec 2017 13:52:38 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70945 bitcoin

Dans le monde des cryptos, l'ébullition guette. Le Bitcoin a dépassé les 17 000 $ mais son cours a stagné pendant une semaine. Le marché retenait sa respiration, attendant de voir si le bitcoin reprenait le chemin à la hausse ou, au contraire, rechutait lourdement.

Le prix du bitcoin a progressé de manière exponentielle depuis sa création en 2009 et la stagnation actuelle du cours ne remet pas encore en cause cette tendance. Avec tant d'intérêt pour le bitcoin, le cours pourrait recommencer à grimper dans les jours à venir.

Les spéculateurs attendent de voir grimper le prix à nouveau avant d'acheter...

Les marchés haussiers ont tendance à susciter plus d'intérêt parmi les investisseurs. Et peu d'actifs ont connu une progression aussi importante que le bitcoin en si peu de temps.

Sans surprise, les marchés et les médias ont commencé à voir l'intérêt du bitcoin lorsque la monnaie franchissait sommet après sommet.

Ils n'ont pas encore pris en compte la valeur du bitcoin comme monnaie car ils y voient toujours un outil de spéculation sur une technologie "en développement", un peu comme s'ils misaient sur une biotech ou une start-up. Ils n'achètent pas le bitcoin pour son utilité, mais pour participer à la hausse.

Les partisans du bitcoin voient les cryptos remplacer les monnaies fiduciaires

"Lorsqu'un marché grimpe, tout le monde se prend pour un génie."

C'est du moins ce que dit un proverbe de Wall Street.

Les attentes vis-à-vis du bitcoin dépendent beaucoup de son cours. Lorsqu'il grimpe, tout le monde voit un monde de "cryptomonnaies" à l'horizon, sans banques ni assurances, fonctionnant à base d'échanges en cryptos.

Lorsque les cryptos baissent, ils ont des doutes sur leur capacité à changer le monde et à concurrencer les monnaies fiduciaires. Beaucoup, par exemple, soulignent les difficultés du réseau bitcoin à supporter un nombre élevé de transactions. Le bitcoin, disent-ils, ne pourra jamais rivaliser avec Visa ou Mastercard en nombre de transactions par seconde. Ils ont peut-être raison, à en croire les experts sur le fonctionnement de la technologie derrière Bitcoin.

Mais lorsque le cours grimpe, les limites du bitcoin ne posent plus problème...

En tout cas, assez de gens croient au potentiel des cryptos pour faire grimper la valorisation du marché à 592 milliards d'euros aujourd'hui, d'après coimarketcap.com. Et le bitcoin représente près de 54% de ce marché.

Comment justifier un investissement dans les cryptos...

En vérité, personne ne sait ce qui va se passer pour les cryptos. Les Etats, les banques et les assurances, ont commencé à s'y intéresser début 2017. Des groupes comme Microsoft et BNP Paribas ont annoncé des initiatives dans le secteur. Pour l'instant, ces projets n'ont pas encore vraiment abouti sur des services pour les utilisateurs.

La révolution des cryptos ne passera-t-elle peut-être pas par les banques ou les géants d'Internet que sont Apple, Google, ou autres.

Personne ne connaît la suite de l'histoire des cryptos en partie parce que peu de gens comprennent le fonctionnement du système.

Du coup, les investisseurs et les spéculateurs doivent faire avec les moyens de bord, ce qui implique beaucoup d'estimations, de suppositions, d'exagérations, et de semi-vérités...

La plupart des gens ne comprendront peut-être jamais le fonctionnement des cryptos, pas plus qu'ils ne comprennent le fonctionnement d'un iPhone ou d'Internet – mais cela ne les empêche pas de les utiliser.

Le prix des cryptos grimpe encore et encore. Et, aujourd'hui, la possibilité d'une "fraude" au coeur du bitcoin semble peu probable mais son cours peut – et va – de nouveau baisser.

Investir dans le bitcoin aujourd'hui nécessite d'accepter les corrections (même importantes), les semi-vérités, les profiteurs et les escrocs tentant de gagner des sous grâce à l'actuel engouement pour les cryptos.

A terme, le cours du bitcoin et des autres cryptos va augmenter ou baisser en fonction de la réalité derrière les actifs, des projets qui vont se développer autour de ces nouvelles monnaies, de leur utilité dans le monde réel, de leur valeur pour nos économies. C'est la "raison".

A court terme, par contre, les cours évoluent en fonction du sentiment des marchés.

La valeur du bitcoin change peu d'un jour à l'autre. Mais les sentiments, par contre, changent d'heure en heure.

Soyez donc prudent !
[NDLR : Malgré toutes les mauvaises nouvelles pour les cryptomonnaies, la technologie qui les sous-tend est sur le point de révolutionner l'économie. Le marché boursier pourrait bien s'avérer être le meilleur moyen de tirer profit du boom de la blockchain. Vous trouverez ici quels titres pourraient rivaliser avec les plus-values du bitcoin.]

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Pourquoi la Chine dépasse l’occident http://quotidienne-agora.fr/chine-depasse-occident/ http://quotidienne-agora.fr/chine-depasse-occident/#respond Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70937 Chine

Nous avons vu dans une précédente Quotidienne que les opportunités d'investissement boursier ne se situent plus dans les économies occidentales. Investir dans les indices européens ou américains en 2018 pourrait être une aussi mauvaise idée qu'un investissement dans le NIKKEI dans les années 1990.

Seules les économies des BRICS ont aujourd'hui un potentiel de hausse significatif. Un simple rattrapage du niveau de vie de la classe moyenne pour rejoindre celui des sociétés occidentales assurerait des années de croissance vigoureuse.

Pour espérer de solides plus-values à moyen terme, investir dans les BRICS offre de plus grandes chances de réussite qu'un investissement dans les Bourses occidentales.

Encore faut-il investir de manière ciblée : le Brésil et la Russie ont, par exemple, une dépendance problématique au prix du pétrole. Un retour du WTI sur ses niveaux d'il y a un an pourrait plonger ces pays en récession.

Mieux vaut donc investir sur le plus dynamique des pays émergents : la Chine.

Nous allons découvrir aujourd'hui son potentiel de hausse et le comparer à celui de nos économies.

Des chiffres... oui mais quels chiffres ?

Il est intéressant de comparer la croissance de la Chine avec celle des Etats-Unis ou de la France. Mais comment se fier aux chiffres ?

Taux de croissance du PIB depuis l'an 2000 de la Chine, la France, et des Etats-Unis

Taux de croissance du PIB depuis l'an 2000 de la Chine, la France, et des Etats-Unis - Infographie : Google ; chiffres : Banque Mondiale

Partant du principe que la croissance affichée par les organismes officiels occidentaux depuis le krach des dot.com tient plus du tripatouillage statistique que de la réalité économique, nous pouvons considérer nos économies comme stagnantes depuis 15 ans.

La sous-estimation permanente de l'inflation dans nos pays conduit à une surestimation du PIB par habitant qui s'aggrave à mesure que le temps passe. En termes scientifiques, on parle d'intégration de l'erreur : un petit mensonge anodin donne, sur le long terme, des résultats complètement aberrants.

Savez-vous que le PIB par habitant en France a, selon les chiffres officiels, augmenté de +63% depuis l'an 2000 après correction des effets de l'inflation ?Ce chiffre ne correspond à aucune réalité économique. Les Français, qu'ils soient salariés du secteur privé, fonctionnaires ou retraités, ont eu le plus grand mal à maintenir leur pouvoir d'achat sur la période.

Ce ne sont pas non plus les actionnaires qui ont capté cette valeur : le CAC 40 est, à l'heure actuelle, toujours en perte de -25% par rapport à ses plus hauts de l'an 2000...

La réalité est que les chiffres de l'inflation fantasques de nos statisticiens conduisent à une évaluation biaisée du PIB qui devient aberrante sur le long terme.

Que dit la réalité du terrain ?

En l'absence de chiffres exploitables, nous devons nous baser sur des éléments tangibles (et heureusement factuels) pour nos décisions d'investissement. En pratique, Madame Michu et Mr Smith, habitants typiques de France et des Etats Unis, ont un niveau de vie comparable en 2017 à celui de 2000.

La taille moyenne des habitations n'a pas tellement varié. Le nombre de véhicules par habitant est globalement stable. Le prix du carburant a augmenté, mais le coût de certains déplacements (comme l'avion) a diminué. Ils mangent toujours trois repas par jour, et autant (voire un peu moins) de viande.

Voilà des éléments concrets qui permettent de comparer des évolutions de niveau de vie. Si Mme Michu ou Mr Smith sortaient de 17 ans de coma aujourd'hui, ils ne seraient absolument pas déboussolés par l'évolution de leur société. Il est même probable qu'ils retrouveraient, exactement à la même place, leur maison, leur travail et leurs administrations.

La vie de Mme Zhang, elle, a été bouleversée en 17 ans. Son confort alimentaire n'a plus rien à voir : les importations de boeuf ont augmenté de 9 000% au cours des 10 dernières années. Des villes entières sont sorties de terre. Le secteur tertiaire a pris son envol et les emplois "de bureau" on fait leur apparition. Mme Zhang peut désormais manger au McDonald's et prendre son café au Starbucks.

En 2015, signe de richesse, elle s'est offert une voiture Peugeot ou VolksWagen flambant neuve – les marques européennes étaient synonyme de réussite sociale. Aujourd'hui, elle a renouvelé sa voiture et a préféré un véhicule chinois dont les ventes ont quadruplé depuis 10 ans.

Mme Zhang possède le dernier iPhone. Son fils adolescent préfère lui les marques locales comme XiaoMi dont les produits ont été pensés pour la vie quotidienne chinoise. Ces éléments démontrent que l'économie réelle de la Chine croit beaucoup plus vite que nos économies occidentales.

Certes, les statistiques qui nous parviennent sont opaques et probablement sujettes à caution. Le régime de Pékin n'est pas un modèle de transparence. Elles ont, au moins, l'avantage de ne pas être absurdes et contredites par la réalité du terrain comme le sont les statistiques européennes.

La croissance chinoise peut-elle se poursuivre ?

La Chine est en croissance ininterrompue depuis des décennies. De nombreuses villes ont rattrapé en moins d'une génération un demi-siècle d'évolution technologique occidentale. La progression du niveau de vie et du salaire des actifs est telle que les entreprises commencent même à délocaliser leur production vers des pays où le coût de la main d'oeuvre est moindre.

Reste une question : cette croissance peut-elle se prolonger ? Ne sommes-nous pas à la veille d'un effondrement de l'économie chinoise ?

Après tout, la stagnation de nos économies occidentales représente un danger pour la Chine. L'Usine du Monde peine à exporter ses produits sachant que les citoyens occidentaux ont de moins en moins d'argent à leur disposition pour leurs dépenses courantes.

Il est raisonnable de prévoir que la bulle du crédit en Europe et aux Etats-Unis finira fatalement par toucher à sa fin, et que les exportations chinoises seront alors fortement réduites. Pour autant, le pays ne devrait pas connaitre une récession aussi violente que celle qu'a connue la Russie lors de la baisse de ses exportations de pétrole.

L'économie chinoise est en pleine mutation et continue d'accélérer malgré les difficultés occidentales des 15 dernières années. Il existe plus de milliardaires en Chine qu'aux Etats-Unis. Un nouveau milliardaire apparaît en Chine toutes les trois semaines. La classe moyenne chinoise ne cesse de prendre de l'ampleur et devient un véritable moteur de la consommation intérieure.

Quand la Chine mène le bal de l'innovation

L'économie chinoise n'aura bientôt plus besoin des économies occidentales pour croître. Les progrès technologiques en sont l'illustration parfaite. Il y a 20 ans, les usines chinoises copiaient (mal) les produits occidentaux. Il y a 10 ans, grâce aux transferts technologiques, la qualité devenait équivalente.

Aujourd'hui, les technologies chinoises deviennent supérieures à leurs pendants occidentaux dans de nombreux domaines.

La Chine est par exemple à la pointe de la recherche sur l'informatique quantique. L'Empire du Milieu a mis cette année en orbite un satellite de télécommunication quantique capable de crypter des visio-conférences. Lors de l'annonce des premiers résultats de ce satellite, les scientifiques occidentaux doutaient (et débattaient) encore de la faisabilité théorique d'un tel objet...

Les lignes de train à grande vitesse chinoises sont bien plus performantes que notre TGV – inutile de les comparer au réseau ferré nord-américain.

Il se murmure également qu'Airbus et Boeing ont des sueurs froides en suivant les progrès de l'aéronautique locale...

De tels exemples sont légion. Il est urgent, pour l'investisseur qui souhaite s'appuyer sur la croissance d'une économie réelle plutôt que la spéculation pour faire ses plus-values, d'être exposé au marché chinois.

Dès la semaine prochaine, nous verrons comment franchir les frontières et investir dans ce marché plein de promesses mais parfois difficilement accessible.

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300% en 15 jours pour le Litecoin : le réveil d’une cryptomonnaie endormie http://quotidienne-agora.fr/litecoin-cryptomonnaie-bitcoin/ http://quotidienne-agora.fr/litecoin-cryptomonnaie-bitcoin/#comments Thu, 14 Dec 2017 10:30:53 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70925 litecoin LTC Bitcoin cryptomonnaies

litecoin LTC Bitcoin cryptomonnaies

La belle endormie s'est réveillée ! La 5e cryptomonnaie en termes de capitalisation, le Litecoin (LTC), atteignait mardi 12 décembre, un plus haut historique, en frôlant les 340 $. Début novembre, il s'échangeait aux alentours de 55 $ soit une hausse d'environ 500% en un mois et demi. Ces derniers jours, cette hausse s'est encore accélérée alors que la crypto prenait 300% entre le 1er et le 12 décembre, passant de 84 $ à 337 $.

En début de semaine, le Litecoin a ainsi été la deuxième cryptomonnaie la plus échangée sur les marchés, derrière le Bitcoin (BTC), avec un volume proche des six milliards de dollars (14 milliards de dollars pour le Bitcoin).

 

Voyons ce qu'est le Litecoin et ce qui a pu pousser son cours à la hausse.

LTC Litecoin courbe cours en usd sur 2017 graphe

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Le Litecoin est au Bitcoin, ce que l'argent est à l'or

Développé par Charlie Lee en 2011, le Litecoin est un moyen de réaliser des transactions financières en système peer to peer (pair à pair). De la bouche de Charlie Lee, "le Litecoin est à l'argent ce que le Bitcoin est à l'or".

En effet, si l'on reprend cette comparaison, sous une forme digitale, le Litecoin est plus liquide et accessible que le Bitcoin.

Sur le plan de sa conception, les deux cryptos sont très semblables. Toutes deux sont limitées en nombre, créant un phénomène de raréfaction favorable à une bonne dynamique des cours. Le Litecoin est ainsi plafonné à 84 millions d'unités dont plus de la moitié ont déjà été minés et sont en circulation. Pour le Bitcoin core (hors fork), la limite est fixée à 21 millions d'unités.

Lorsqu'une plateforme d'échange ou de stockage de cryptomonnaies accepte le Bitcoin, il n'est pas rare qu'elle accepte aussi le Litecoin tant leurs caractéristiques sont proches et que peu de moyens sont nécessaires pour le prendre également en charge.

Les effets d'annonce favorables

Le Bitcoin bénéficie d'un puissant avantage en termes "d'image de marque". Cette aura vient du fait que c'est la "monnaie virtuelle" pionnière. Si vous demandez au premier venu de vous nommer une cryptomonnaie, il est fort probable qu'il vous cite le nom de "Bitcoin" ou rien du tout...

Le Litecoin est moins connu, mais dans le monde des cryptomonnaies, la communication est vitale et Charlie Lee l'a bien compris. Lee a tout fait pour devenir très médiatisé, là où le (ou les) créateur(s) du Bitcoin qui se cache derrière le mystérieux pseudonyme de Satoshi Nakamoto* est bien discret.

Ainsi, l'une des raisons premières de la hausse récente du Litecoin pourrait être liée à plusieurs annonces :

L'équipe derrière le Litecoin a récemment annoncé vouloir expérimenter un moyen d'intégrer un système de confidentialité des transactions appelé Confidential Transactions (CT).

Contrairement à ce que l'on peut souvent lire ici ou là dans les médias, toutes les transactions dans les blockchains du Bitcoin, de l'Ether et du Litecoin sont visibles du public, même si cryptées. Seules quelques altcoins comme Monero permettent l'anonymat le plus total. Que l'on approuve ou non, cette annonce a pu influencer le cours à la hausse.

Autre nouvelle, les développeurs vont se pencher sur un moyen d'intégrer le système des contrats intelligents (smart contracts) qui font l'intérêt de la blockchain de l'ethereum. Ceci permettrait, par exemple, de mettre en place un remboursement automatique lors d'un achat en LTC en cas de problème lors de la livraison.

Les applications des smart contracts sont nombreuses. Pour le Litecoin cela constituerait une nette amélioration pour une technologie déjà prometteuse. Tout dépendra de la réussite dans cette mise en oeuvre.

Ces annonces apportent certes de l'optimisme, voire de l'euphorie, dans la sphère des cryptomonnaies, mais elles ne font pas tout dans la hausse du cours.

Hormis la spéculation indéniable et l'arrivée probable de contrats de type futures sur le Litecoin, ce sont aussi des raisons techniques qui poussent actuellement à son adoption.

Les raisons techniques relative à la technologie du LTC

Le Litecoin permet de réaliser des transactions plus efficacement que le Bitcoin et pour un coût moindre.

- Les transactions en LTC plus rapides que le Bitcoin

L'une des faiblesses dans l'algorithme du Bitcoin est sa lenteur dans la validation des transactions ; en moyenne, un bloc de transactions sera validé en 10 minutes. A l'inverse, l'Ether et le Litecoin excellent dans ce domaine. Le Litecoin mettra en moyenne 2 minutes 30 par block et l'Ether fait encore mieux : moins de 30 secondes !

L'algorithme du Litecoin permettrait à l'heure actuelle de réaliser entre 28 et 56 transactions par seconde. C'est mieux que le Bitcoin, d'autant plus que les transactions sont moins chères.

- Des transactions moins chères

frais des transactions moins chères bitcoin ethereum litecoin crypto monnaie 2017 usd dollar cours graphe courbe

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Le Litecoin bat ici ses deux concurrents, avec en moyenne des frais de transactions, à date, de seulement 0,60 $ (longtemps bien inférieur encore). Les frais pour l'Ether sont, en moyenne sur la même période de temps, à 1 $ et le Bitcoin beaucoup plus cher : pas loin de 24 $.

Ces deux facteurs poussent vers une augmentation des transactions en Litecoin depuis peu (voir graphique ci-dessous) :

augmentation des transactions en Litecoin decembre 2017 crypto-monaies graphe courbe

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Le Litecoin dispose donc d'atouts non négligeables dans la bataille que se livrent les cryptomonnaies et les spéculateurs en prennent conscience.

Devez-vous acheter du Litecoin maintenant ?

Devez-vous pour autant vous jeter à corps perdu sur votre plateforme d'échanges ?

Non.

Un investisseur avisé vous dirait que le cours doit se stabiliser et trouver un support – et il aurait certainement raison.
[NDLR : Dans Cryptos Trading, Louis Basenese a repéré une autre crypto capable de faire de l'ombre au Bitcoin... et qui est acceptée par de plus en plus de sites d'e-commerce. A découvrir ici...]

* Satoshi Nakamoto est en réalité un pseudonyme et on ignore qui se cache derrière celui-ci (un ou plusieurs individus...) – aucune communication n'a été signalée de sa part depuis quelques années

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Quel sera le marché haussier de 2018 ? http://quotidienne-agora.fr/brics-marche-haussier-2018/ http://quotidienne-agora.fr/brics-marche-haussier-2018/#comments Wed, 13 Dec 2017 11:01:11 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70914 marché haussier 2018 prévisions

Cette fin d'année est l'occasion de sortir la tête des graphiques d'évolution de cours au jour le jour et de nous pencher sur les opportunités à moyen terme.

Il est évident que LA transaction de 2017 était le Bitcoin. Avec un cours de moins de 1 000 $/BTC au premier janvier et un pic à plus 17 000 $/BTC ces derniers jours, la progression annuelle de la cryptomonnaie ridiculise (pour l'instant) des années d'investissement dans les entreprises cotées.

Du côté de la Bourse, l'heure n'est plus à l'euphorie. Le CAC 40 gagne péniblement 9% depuis le premier janvier. Les vagues de correction se multiplient depuis le printemps et commencent furieusement à ressembler aux prémices d'un marché baissier qui, même en l'absence de krach, pourrait être éprouvant pour les investisseurs comme le fut celui de 2015.

Souvenez-vous : entre le printemps 2015 et février 2016, l'indice français perdait près de 25% et renouait avec ses niveaux de 2013... Rien de plus crispant que de voir trois ans de hausse volatilisés en quelques mois !

Cette fébrilité des indices n'est pas que française ; le salut ne viendra pas d'outre-Atlantique. Les valorisations sont encore plus chères et l'inertie haussière des titres pourrait également toucher à sa fin.

marché haussier 2018 prévisions

Peut-on encore investir en 2018 ?

Dans ces conditions, est-il encore pertinent d'investir dans des entreprises cotées ? L'investisseur français pourra-t-il gagner de l'argent en évitant la folle hausse des cryptomonnaies, et celle de l'immobilier parisien ?

La réponse est, heureusement, oui. Il nous faudra simplement délaisser les stars du moment et nous trouver un secteur qui a su rester discret.

Vous le savez : lorsqu'un investissement fait la une de la presse généraliste, la fin de la bulle est proche. Les stratégies de moyen terme sont toujours à proscrire sur les actifs qui font la une de vos journaux.

Je vous propose aujourd'hui de nous pencher sur un investissement qui ne fait plus beaucoup parler de lui. Lui aussi a eu son heure de gloire. Lui aussi était synonyme de promesse d'enrichissement facile pour quiconque y placerait son argent. Lui aussi a eu sa débâcle. Et, comme toujours, les excès des marchés à la hausse ont été contrebalancés par un excès à la baisse. L'exubérance irrationnelle a fait place au dédain des investisseurs qui ont perdu des plumes dans l'éclatement de la bulle.

Le moment est parfait pour y revenir dans une optique d'investissement à moyen terme.

Un secteur qui a connu une phase euphorique a su convaincre. L'éclatement de la bulle a fait disparaître les spéculateurs (qui préfèrent les phases de hausse maniaque rapide) et les curieux (qui refusent de se faire plumer deux fois sur le même sujet).

La voie est libre pour ramasser les morceaux à bas prix et à profiter de la seconde vague de hausse.

La revanche des BRICS

Vous vous souvenez certainement de l'excitation qui entourait les marchés émergents avant la crise des subprime.

Le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud devaient être le réservoir de croissance du XXIème siècle et rattraper en un rien de temps le niveau de vie de l'occident.

Investir dans les BRICS était un moyen sans risque de profiter de l'emballement de l'économie mondiale.

Fin 2007, iShares lançait un ETF dédié qui permettait à tout un chacun d'investir facilement dans ces pays : une aubaine alors que les Bourses locales étaient (et sont toujours) particulièrement difficiles d'accès pour les investisseurs occidentaux !

Comme toute fin de bulle, celle des BRICS est arrivée lorsque l'euphorie était à son apogée.

Moins d'un an après son lancement, l'ETF BKF avait perdu près des deux-tiers de sa valeur. Les investisseurs étaient laminés par la correction.

Après avoir perdu 65% de leur mise en moins de 12 mois, beaucoup ont abandonné l'idée d'investir dans les marchés émergents.

Ceux qui sont courageusement restés exposés ont pu profiter d'un solide rebond qui a quasiment résorbé leurs pertes... et ont été ensuite récompensés par un marché baissier de cinq ans.

etf graphe Evolution de 10 000 $ placés dans l'ETF BKF depuis ses débuts

Evolution de 10 000 $ placés dans l'ETF BKF depuis ses débuts - Source : iShares

Autant dire que les investisseurs particuliers de la première heure ont eu nombre d'occasions de quitter le navire et de maudire le secteur.

Même chez les institutionnels, investir dans les pays émergents est passé de mode. Peu de gérants mettent aujourd'hui en avant leur exposition sur ce secteur géographique.

Ces pays ont, bien sûr, été durement touchés par la crise des subprime. Leurs économies, moins mûres que les nôtres, sont sujettes à des ajustements brutaux. Le risque politique est également fort et placer des liquidités dans ces juridictions est un véritable pari sur la stabilité des gouvernements.

Malgré tous ces risques, les atouts des pays émergents qui faisaient leur popularité il y a 10 ans n'ont pas disparu. Leurs économies sont toujours dynamiques. Leur démographie reste beaucoup plus favorable à la croissance que celle de nos populations vieillissantes.

Le PIB/habitant, toujours faible par rapport à nos standards, possède un important potentiel haussier.

Enfin – là est la nouveauté depuis l'effondrement de 2007 – l'arrivée promise de la classe moyenne a bien eu lieu. La dernière décennie a vu une nouvelle génération d'actifs arriver sur le marché du travail. Ces jeunes gens ont grandi avec la promesse que leur niveau de vie s'approcherait de celui des occidentaux. Ils sont dynamiques, rêvent d'enrichissement matériel... et consomment.

Une croissance à faire pâlir d'envie l'occident

Les analystes évoquent souvent la fin de la croissance des BRICS. Les chiffres de l'OCDE montrent effectivement une inflexion de la vigueur de leurs économies depuis 2007.

croissance figure GDP chine bresil inde afrique du sud russie

Croissance du PIB des BRICS entre 2001 et 2015. Source : Parlement Européen/Banque Mondiale

En voyant un tel graphique, il est facile de conclure que les BRICS sont en récession depuis 2007. Après tout, les courbes sont ne sont-elles pas descendantes ?

Pourtant, ces courbes représentent la croissance du PIB des émergents. En d'autres termes, c'est la vitesse de la hausse qui baisse depuis 2007. A part quelques trous d'air pour la Russie et le Brésil, la croissance est bien là – et ininterrompue depuis plus de 15 ans. Pouvons-nous en dire autant en Europe et en Amérique du Nord ?

Tous les BRICS ne se ressemblent pas

Vous le voyez, les économies des BRICS restent globalement plus dynamiques que les nôtres. Il est possible d'investir sur les BRICS en général (notamment grâce à l'ETF d'iShares dont je vous parlais plus haut), mais l'expérience a montré que ces cinq pays ont des sensibilités sectorielles très différentes.

Le Brésil et la Russie ont été durement touchés par les fluctuations des cours du pétrole en 2008 et en 2015. La situation actuelle est meilleure avec un WTI qui a quasiment doublé depuis ses plus bas de 2016... Il reste compliqué de prédire l'avenir, et le baril pourrait bien retomber sous les 40 $ dans les prochaines années.

Dans un tel cas de figure, le Brésil et la Russie souffriraient à nouveau, emportant avec eux les indices et ETF couvrant de manière groupée les cinq pays.

Dès demain, nous verrons comment miser sur le plus performant des BRICS.

Evolution du PIB des cinq BRICS. Et si vous misiez sur le leader ?

Evolution du PIB des cinq BRICS. Et si vous misiez sur le leader ?

Son économie ne dépend pas du cours du pétrole. Elle profite directement de la croissance occidentale, tout en augmentant année après année la part de la consommation intérieure.

Rendez-vous demain pour découvrir son incroyable potentiel.

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Les contrats à terme vont-ils mater le bitcoin ? http://quotidienne-agora.fr/contrats-a-terme-bitcoin/ http://quotidienne-agora.fr/contrats-a-terme-bitcoin/#respond Tue, 12 Dec 2017 10:30:05 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70909 bitcoin vs or

Quel est le rapport entre l'or et le bitcoin ? Tous deux sont des monnaies "anti-système". Le "système", c'est celui de l'argent frelaté, le créditisme qui confond ce qui existe déjà (l'épargne) et ce qui pourrait peut-être exister à l'avenir (les profits futurs).

Le créditisme permet aux banques de prêter de l'argent qui n'existe pas. La réglementation permet de faire croire aux gens que leurs dépôts bancaires sont disponibles à tout moment et leur appartiennent toujours. Les gouvernements protègent les banques de la faillite au motif d'un douteux "intérêt général" ou "intérêt public".

Face à cela, l'or est une monnaie physique, matérielle, qui n'a besoin de rien ni de personne pour exister. Vous en avez... ou pas. C'est assez simple à comprendre. Il n'y a strictement aucun rapport entre l'or et le crédit. L'or n'est la dette de personne.

Le bitcoin est plus compliqué à comprendre. Bitcoin est un réseau de transaction (au même titre que Visa ou le réseau interbancaire). Le bitcoin est une unité de compte propre à ce réseau (au même titre qu'un euro ou un dollar).

Toutes les monnaies – sauf l'or – sont "virtuelles"

Cybermonnaies, cryptomonnaies, "monnaies virtuelles" : autant d'appellations pour le bitcoin et ses avatars.

Lorsque les Etats et les autorités financières essaient de démolir le bitcoin en démontrant qu'il n'est "rien" et ne repose sur "rien", elle démontre qu'il en est de même pour ses propres monnaies : elles ne sont rien et ne reposent sur rien.

Là où le bitcoin est supérieur aux monnaies virtuelles officielles, c'est qu'il est moins facilement manipulable que les monnaies fiduciaires. Il ne dépend d'aucun banquier central, d'aucun gouvernement. Comme l'or.

Après 10 ans de taux directeurs à zéro, des années de taux négatifs, une émission monétaire forcenée, la promulgation de lois portant atteinte à la propriété privée (Loi Sapin, directive de résolution bancaire), le public commence à comprendre qu'il y a anguille sous roche avec les "monnaies virtuelles officielles".

Deux ennemis au lieu d'un seul

Voilà donc le créditisme vulnérable sur deux fronts. Quelle sera la riposte ?

L'or a été plus ou moins maté. D'abord par un mélange de taxation-punition rendant sa détention difficile pour les investisseurs particuliers et certains investisseurs institutionnels. Ensuite, par un habile usage des contrats à terme qui ont vu le jour en 1974.

Un contrat à terme (ou future) est un engagement de livraison dans le futur à un prix ferme, convenu au moment de l'émission du contrat.

Lorsque le contrat arrive à échéance son détenteur peut ou non exiger livraison. S'il n'exige pas de livraison, il obtient une compensation en monnaie.

L'émetteur du contrat peut acheter ce qu'il doit livrer au moment du dénouement, ou payer la compensation en monnaie.

Dans le cas de l'or, il est désormais prouvé, documenté et étayé que les contrats à terme ont été utilisés pour réprimer à la baisse le cours de l'or. Des vendeurs dépourvus d'or émettaient des contrats à des prix de livraison faibles.

Les contrats à terme permettent un "levier" très important et donc d'exercer une pression sur les prix en mettant peu d'argent sur la table.

Pour l'or, chaque contrat à terme contrôle 100 onces troy d'or. A 1 250 $ l'once, cela représente une valeur notionnelle de 125 000 $. Mais la marge requise pour échanger un contrat à terme n'est que de 4 200 $. En mettant 4 200 $, vous contrôlez 125 000 $, soit un effet de levier de presque 30 !

Le marché des contrats à terme sur l'or a vu le jour en 1974, date à laquelle le dollar a été détaché de l'or. Ce n'est évidemment pas un hasard.

Le contrat à terme sur le bitcoin pour mieux le contrôler

Depuis vendredi dernier, les premiers contrats à terme sur le bitcoin sont opérationnels à Chicago.

Pour le moment, comme le dit Bloomberg, il s'agit d'une goutte d'eau dans un océan : 2 300 contrats représentant chacun environ 17 000 $ soit 39 millions de dollars. Mais seulement18 millions de dollars réellement engagés du fait de la marge de 50% requise sur ces contrats.

Dans le même temps, les volumes sur les plateformes d'échange représentent 570 millions de dollars.

Ces contrats à terme ne pèsent donc pour l'heure que 3% des volumes réels.

futures

Mais les Etats et les banques centrales ne baisseront pas les bras pour défendre leur pré carré.

Si l'on se réfère à ce qui est arrivé avec l'or, attendez-vous à ce que les contrats à terme se multiplient, que les appels de marge soient abaissés, que des contrats soient émis à prix cassé et que leurs émetteurs soient – au moment de la livraison – défrayés de leurs pertes par des banquiers centraux complaisants.

Comme pour l'or...

Et si cela ne suffit pas, il restera le levier de la fiscalité, comme pour l'or. Cela commence déjà...

"Coinbase sommé de communiquer au fisc américain les données des utilisateurs qui négociaient plus de 20 000 $" :

Coinbase sommé de communiquer au fisc américain les données des utilisateurs qui négociaient plus de 20 000 $

"Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s'arrête de bouger, subventionnez-le.", disait Ronald Reagan.

Concernant le bitcoin et l'or, la dernière proposition n'a pas lieu d'être...

Mais voyez-vous, malgré tout cela (contrats à terme, taxation dissuasive), l'or est passé de 685 $ l'once en 1974 à 1 250 $... il a bien joué son rôle protecteur en 2008.

Faire le pari aujourd'hui de la bonne tenue des monnaies du peuple face aux "monnaies virtuelles officielles" et à l'argent falsifié est une saine approche.

Que feront les banques centrales lors de la prochaine récession alors que les taux d'intérêt sont déjà presqu'à zéro ? Elles émettront toujours plus de monnaie virtuelle officielle pour sauver les banques et entreprises zombies, les Etats surendettés...
[NDLR : Notre spécialiste vous explique comment engranger 300% de gains grâce aux cryptomonnnaies... sans en acheter une seule. Tout est ici !]

Première parution dans La Chronique Agora le 11/12/2017

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2018, l’année des taxis autonomes http://quotidienne-agora.fr/voitures-taxis-autonomes/ http://quotidienne-agora.fr/voitures-taxis-autonomes/#respond Mon, 11 Dec 2017 10:29:03 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70886 taxis autonomes

C'est désormais officiel : des taxis autonomes circuleront sur la voie publique dès l'année prochaine. Nissan Motor a annoncé il y a quelques jours que ses premiers exemplaires de taxi entièrement automatisés seraient mis en circulation au Japon dès le mois de mars 2018.

La première phase de test durera une quinzaine de jours durant lesquels ces véhicules seront disponibles dans les rues de Yokohama, ville du siège social de l'entreprise.

Les utilisateurs pourront tester le concept dans son intégralité : réservation depuis une application mobile, paiement en ligne sécurisé, et bien sûr déplacement totalement géré par l'électronique du véhicule.

Nissan annonce d'ores et déjà le déploiement commercial de ces taxis pour 2020.

Nous vous annoncions depuis quelques temps dans La Quotidienne et NewTech Insider que les voitures autonomes s'approchaient irrésistiblement de la commercialisation.

L'année prochaine va marquer le coup d'envoi de ce marché prometteur – et sa démocratisation pourrait arriver bien plus vite qu'on ne le pense.

Nissan

Le véhicule autonome Nissan - Crédit : Nissan Motor

Pourquoi n'avons-nous pas déjà tous une voiture autonome ?

Les laboratoires de recherche ont dans leurs hangars des prototypes de véhicules autonomes (plus ou moins adaptés à la circulation en conditions réelles) depuis plus d'une décennie.

Tesla a équipé ses voitures d'un autopilot dès 2014. Même s'il s'agit plus d'un dispositif d'aide à la conduite que d'un vrai pilote automatique, l'autopilot est capable d'assurer en totale autonomie près de 90% des trajets extra-urbains.

Pourtant, les véhicules semi-autonomes sont encore réservés à une minorité de clients technophiles. Pour M. et Mme Tout-le-monde, la voiture qui se conduit seule reste de la science-fiction.

Est-ce un problème de prix ? Le coût des Tesla les rend inaccessibles à la plupart des bourses.

Est-ce un problème d'intérêt ? Finalement, conduire n'est peut-être pas si déplaisant pour tous les conducteurs qui font le choix de ne pas prendre les transports en commun.

La réponse est probablement "un peu des deux".

Le gain apporté par le confort d'un véhicule qui se conduit seul ne justifie pas, pour les particuliers, de dépenser une fortune pour l'acquérir. De même, le législateur ne semble pas pressé de prévoir les textes qui encadreront l'utilisation de véhicules autonomes par les particuliers.

Alors, le véhicule autonome a-t'il vocation à être un marché de niche comme l'est le transport par hélicoptère ?

Les annonces de Nissan nous font espérer le contraire.

Le taxi comme moteur

Il est intéressant de constater que l'arrivée de la voiture autonome est hâtée par les besoins de l'industrie du transport de personnes.

Comme toutes les nouvelles technologies, la voiture autonome ne se diffusera que si elle est attirante ou rentable.

Laissons de côté l'aspect de l'attrait qui sera déterminé par l'efficacité du marketing et les évolutions sociales.

La rentabilité n'est pas là pour les particuliers – rares sont les passagers qui peuvent gagner de l'argent en travaillant dans une voiture, même autonome.

En revanche, les sociétés de transport de personnes ont tout à gagner à disposer de flottes de véhicules autonomes. Ces taxis de nouvelle génération feront l'impasse sur l'élément le plus cher et le moins fiable de leur activité : le chauffeur.

Un taxi autonome ne se fatigue pas, il peut travailler 24h/24, ne demande pas de salaire et ne fait pas d'opération escargot sur le périphérique. Pour les gestionnaires de flottes, la gestion de l'humain au volant est un problème qui disparaît.

C'est donc tout naturellement vers ce marché que s'engagent les constructeurs qui souhaitent produire en masse des voitures autonomes.

En proposant des véhicules pensés pour le transport de personnes plutôt que pour les trajets particuliers, ils s'engagent sur un marché où les acheteurs potentiels piaffent d'impatience.

Pourquoi cette annonce est-elle importante ?

Jusqu'ici, les véhicules autonomes étaient présentés comme de l'innovation technologique plutôt que de l'industrie.

Tesla et ses voitures qui se mettent à jour automatiquement a réussi à faire croire que la question de la voiture autonome se résume à une problématique logicielle. Cet écran de fumée a fait oublier un temps qu'une voiture autonome doit aussi disposer de solides capteurs (dont ne disposent pas les Tesla Model S), et qu'une production de série nécessite un sérieux outil industriel.

Google a longtemps été sous le feu des projecteurs avec ses véhicules autonomes qui sillonnent depuis des années – et avec succès – les routes de Californie.

Apple a aussi eu, un temps, une division chargée de l'élaboration d'une voiture autonome.

google-car

Et si ceci n'était finalement pas le futur de l'automobile ? - Crédit : Alphabet

Pourtant, l'arrivée des taxis autonomes sur le marché se fait aux couleurs de Nissan, un constructeur existant depuis plus de 100 ans. Cela signifie que le rôle des entreprises technologiques sur ce marché va redevenir rapidement mineur. Google et Apple pourront continuer à travailler sur le recueil de données et l'intégration avec leurs smartphones.

Les fondeurs et fabricants de processeurs pourront continuer à développer leurs systèmes de guidage qu'ils revendront aux constructeurs. Ils deviendront des équipementiers à peine plus importants que ne l'est Philips qui fournit aujourd'hui les ampoules des phares.

Les grands gagnants seront les constructeurs qui, étant le dernier maillon de la chaîne de valeur, pourront imposer leurs prix aux sociétés de transport de personnes impatientes d'acquérir des véhicules autonomes.

Quelles conséquences pour vos investissements ?

L'annonce de Nissan prouve, comme nous l'avons longtemps suspecté, que les constructeurs historiques n'étaient pas endormis pendant que les nouveaux venus comme Google et Tesla multipliaient les communications fracassantes.

Si Nissan se permet d'annoncer un test grandeur nature de son offre au mois de mars 2018, cela signifie que ses véhicules sont prêts, testés et re-testés depuis bien longtemps. En évoquant simultanément une production en masse pour 2020, le constructeur affiche son entière confiance dans le bon déroulement de ce test.

Trois ans représentent un claquement de doigts à l'échelle de l'industrie automobile.

L'arrivée imminente de ces véhicules va avoir des conséquences sur plusieurs industries. Les Uber et autre Lyft, qui sont actuellement dans la tourmente à cause de leurs tracasseries administratives, ne sont peut-être pas si mal en point qu'ils essaient de le faire croire.

Bien sûr, leur modèle économique actuel est condamné. Les chauffeurs refusent de se faire exploiter et le législateur tente par tous les moyens de les empêcher de mener à bien leur dumping social. Cela n'aura qu'un temps.

Les chauffeurs précaires utilisés par ces sociétés ne sont qu'un pis-aller en attendant l'arrivée des véhicules autonomes. Dès qu'elles pourront se passer de cette masse salariale, le business model sera transformé et leurs pertes abyssales pourraient bien se transformer en bénéfices insolents. Ne les enterrons pas trop tôt.

Tesla va garder, au moins pour un temps, sa mainmise sur le marché du véhicule autonome désirable. Si les constructeurs se focalisent sur le rentable, il restera toujours une place pour des voitures de luxe autonomes. L'entreprise Tesloop, qui propose des trajets quasi-automatisés en Tesla, montre même qu'il est possible de se placer à l'intersection de ces deux marchés.

Reste bien sûr à savoir si Tesla arrivera à être rentable avant que les pertes n'aient raison de la patience de ses investisseurs.

Enfin, les constructeurs automobiles qui produiront les véhicules autonomes seront aux premières loges pour récolter les bénéfices de ce nouveau marché.

Un arbitrage des valeurs technologiques surcotées vers les constructeurs à la pointe de l'innovation comme le groupe Renault (FR0000131906) sera la meilleure stratégie pour profiter de l'arrivée des véhicules autonomes.

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Une nouvelle alliance pétrolière va plafonner le pétrole à 60 $ http://quotidienne-agora.fr/alliance-petroliere-opep/ http://quotidienne-agora.fr/alliance-petroliere-opep/#respond Fri, 08 Dec 2017 10:39:12 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70876 OPEP pétrole alliance pétrolière

L'OPEP, l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole, n'est plus aussi puissante qu'elle l'a été. Il se pourrait même que l'on ait surestimé son pouvoir, par le passé. En effet, parmi les membres de l'OPEP se trouvent des intérêts divergents et de redoutables adversaires proches de la confrontation et n'hésitant pas à saisir la moindre occasion pour enfreindre les accords négociés.

Mais une nouvelle alliance pétrolière est apparue, plus puissante et efficace en termes de fixation des prix que ne l'a jamais été l'OPEP. Cette nouvelle alliance est composée de la Russie et de l'Arabie Saoudite, classées respectivement premier et deuxième producteurs de pétrole dans le monde. Réunies, la Russie et l'Arabie Saoudite produisent 21 millions de barils par jour, soit environ 25% de la production de pétrole mondiale.

Si la Russie et l'Arabie Saoudite s'entendent sur un prix, elles peuvent le maintenir en ajustant simplement leurs propres productions.

La Russie et l'Arabie Saoudite se préparent aujourd'hui à accomplir un geste décisif qui devrait affecter les cours du pétrole.

jim james rickards dubai tour burj khalifa agora opep pétrole

Ceux qui se souviennent des années 1970 ont peut-être encore la chair de poule en entendant le mot "OPEP". Au cours de cette période, les crises pétrolières se sont succédées, notamment une forte flambée des prix (de 2 $ à 12 $ environ le baril sur une période de six ans, soit une augmentation de 500%) et nous avons eu des pénuries ponctuelles assorties de longues files d'attente dans les stations-services.

On a imputé la plupart de ces crises au fait que l'OPEP manipulait les prix. En effet, l'OPEP a été constituée en 1960 en tant que cartel de producteurs, puis elle est montée en puissance dans les années 1970 en limitant sa production.

Mais les troubles qui ont secoué les marchés de l'énergie, au sein des économies développées lors des années 1970, sont tout aussi imputables aux réglementations et à la géopolitique pratiquées par les gouvernements qu'aux manipulations de prix orchestrées par l'OPEP. Les restrictions opérées sur le développement et l'exportation du pétrole d'Alaska et sur le transport (telles que celles imposées par le Jones Act), et des politiques contreproductives telles que "l'impôt sur les bénéfices exceptionnels", sont autant d'éléments qui ont contribué à faire flamber les prix de l'énergie aux Etats-Unis, parallèlement aux restrictions imposées par l'OPEP.

En fait, le principal moteur de cette augmentation des prix du pétrole dans les années 1970, n'avait rien à voir avec l'énergie ou l'OPEP. L'augmentation était due à l'inflation provoquée par les politiques monétaires maladroites de la Fed.

Le pétrole n'est pas la seule matière première dont le cours ait flambé dans les années 1970. L'or a bondi de 35 $ à 800 $ l'once entre 1971 et 1980, soit une augmentation de plus de 2 000% ayant eu lieu à peu près au moment où les cours du pétrole ont bondi de 500%.

Le problème du cours du pétrole en dollars, ce n'était pas le pétrole mais bien le dollar. Les producteurs de l'OPEP, notamment l'Arabie Saoudite, ont augmenté le prix afin de ne pas perdre de pouvoir d'achat pendant la grande inflation de la fin des années 1970.

L'OPEP est devenue l'exutoire de la colère des consommateurs américains. Ces consommateurs auraient mieux fait de s'en prendre à la Réserve fédérale.

Pour autant, ce n'est pas parce que la réputation de l'OPEP est exagérée que les prix du pétrole ne peuvent pas être contrôlés. C'est tout à fait possible. Et c'est l'Arabie Saoudite qui en a le contrôle.

Le Royaume d'Arabie Saoudite possède le double avantage de disposer des réserves les plus importantes et des coûts de production les plus faibles du monde. Cette conjonction signifie que l'Arabie Saoudite peut dicter les prix du pétrole dans une vaste mesure, simplement en ouvrant à fond les robinets ou en les fermant.

L'Arabie Saoudite n'a pas intérêt à pousser les marchés vers ces deux extrêmes. A la place, elle utilise des modèles d'optimisation axés sur la programmation linéaire lui permettant d'estimer un prix du pétrole susceptible de produire un maximum de revenus pour le Royaume et de décourager la production de concurrents dont les coûts sont élevés.

Même si l'Arabie Saoudite conserve ces modèles comme des secrets d'Etat, elle parle ouvertement de prix optimal avec ses partenaires de l'OPEP.

L'OPEP n'a jamais vraiment fait preuve de cohésion ou d'efficacité. Certains producteurs de l'OPEP, tels que le Koweït et Bahreïn, suivent les objectifs de l'Arabie Saoudite et ne sont que le prolongement de ses plans d'optimisation.

D'autres membres de l'OPEP trichent sans cesse, notamment le Venezuela (désormais Etat client de la Chine), l'Iran (ennemi juré de l'Arabie Saoudite) et l'Irak (sous influence iranienne).

Il y a 10 ans, les prix élevés du pétrole (notamment un bref pic à 140 $ le baril mi-2008) ont bénéficié à l'OPEP. Mais ils ont également encouragé une vaste expansion de la production de pétrole issue de la fracturation (pétrole de schiste). Alors que ce secteur se développait de 2010 à 2013, l'Arabie Saoudite a considéré que cela menaçait directement ses parts de marché dans le monde.

Mi-2014, les ministres du Pétrole et des Finances d'Arabie Saoudite ont repris leurs modèles d'optimisation. Ils ont étudié un prix assez bas pour que les producteurs de pétrole de schiste mettent la clé sous la porte, mais pas au point de mettre en danger la situation budgétaire saoudienne. Les modèles ont établi que le prix optimal était de 60 $ le baril.

Pour la plupart des producteurs de pétrole de schiste, le coût de revient du baril variait de 70 $à 120 $ le baril. Un pétrole à 60 $ le baril les mettrait sur la paille et, dans la foulée, ferait cesser toutes nouvelles activités d'exploration et de production.

Parallèlement, l'Arabie Saoudite a conclu une nouvelle alliance, en coulisses, avec le plus grand producteur de pétrole du monde : la Russie.

La Russie n'est peut-être pas membre de l'OPEP, mais c'est un acteur bien plus important, pour qui souhaite contrôler le prix du pétrole dans le monde. La Russie et l'Arabie Saoudite, à elles seules, produisent autant de pétrole que tous les autres membres de l'OPEP réunis.

Donc, si la Russie et l'Arabie Saoudite s'entendaient sur un prix, elles pourraient le maintenir malgré les tricheries habituelles survenant au sein de l'OPEP.

cours des contrats en terme sur le pétrole, NYMEX courbe graphe, Arabie saoudite russie schiste dollar baril

Le prix de 60 $ le baril, ciblé par les Saoudiens, a fonctionné exactement comme prévu. Le prix du pétrole a plongé fin 2014, l'Arabie Saoudite et la Russie ayant maintenu un niveau de production élevé. Les producteurs de pétrole de schiste ont été mis en difficulté financière et beaucoup d'entre eux ont fait faillite. Les sites pétroliers ont fermé par milliers et les nouveaux forages se sont taris.

Le plan de manipulation des cours, orchestré par la Russie et l'Arabie Saoudite, comportait quelques défauts et effets pervers. Certains producteurs de pétrole de schiste ont augmenté leur production en réalité, afin de générer des revenus leur permettant tout juste de rembourser leurs obligations "pourries" (junk bonds) malgré les pertes financières enregistrées après déduction des amortissements.

Et puis, fin 2015, les prix du pétrole ont chuté violemment : le ralentissement économique de certains pays développés et le renforcement du dollar américain ont eu un impact déflationniste sur les matières premières en général.

Mais depuis mi-2016, l'Arabie Saoudite et la Russie ont suivi leur discipline de production et maintenu le prix du pétrole au sein d'une fourchette relativement étroite variant de 40 $ à 60 $ le baril.

Quels sont les indicateurs qui apparaissent, à l'heure actuelle, et nous révèlent de quelle façon la Russie et l'Arabie Saoudite ont l'intention d'évoluer au sein des marchés pétroliers, au cours des mois à venir ?

Parmi les facteurs que nous évaluons, à l'heure actuelle, le plus important est la forte coopération entre la Russie et l'Arabie Saoudite, et les intérêts communs de ces deux plus grands producteurs de pétrole du monde.

Les relations entre ces deux super-puissances pétrolières se sont renforcées ces derniers mois.

En octobre dernier, le Roi Salman d'Arabie Saoudite s'est rendu à Moscou pour finaliser de multiples accords. Il s'agit notamment d'investissements majeurs que le royaume va faire dans des projets énergétiques russes, et d'importants contrats d'armement en vue d'acquérir des armes de pointe auprès de la Russie.

Bloomberg News a récemment évoqué ces nouveaux liens étroits entre la Russie et l'Arabie Saoudite, ainsi que l'impact que cela pourrait avoir sur le cours du pétrole :

"Le rapprochement russo-saoudien marque un changement de politique entre deux partenaires improbables. Historiquement, l'Arabie Saoudite est un fidèle allié des Etats-Unis, lesquels sont un rival historique de la Russie et principal partenaire dans la découverte et la production de pétrole dans le royaume [saoudien]. L'expansion récente de la production de pétrole de schiste, aux Etats-Unis, a marqué un tournant, les Saoudiens et les Russes ayant identifié qu'ils avaient intérêt à se défendre contre ce secteur qui alimente un excédent pétrolier mondial, et à coopérer étroitement pour sceller des accords de restriction de la production".

L'autre facteur clé, c'est qu'aucun changement n'est intervenu dans les calculs à l'origine de ce cours de 60 $ le baril, que les Saoudiens ciblent depuis 2014. Il constitue bien le plafond des cours mondiaux du pétrole, sauf catastrophe géopolitique affectant directement le Moyen-Orient.

L'Arabie Saoudite et la Russie prendront toutes les mesures, notamment la restriction de la production, afin d'empêcher les cours du pétrole d'augmenter. En ce moment, le cours du pétrole est de 58 $ le baril, soit très près du plafond de 60 $. Les cours du pétrole n'iront pas plus haut.

Dans le même temps, de fortes dynamiques poussent les prix à la baisse. Ces forces déflationnistes sont notamment un ralentissement de la croissance au sein des principales économies développée, et un renforcement du dollar résultant du resserrement monétaire opéré par la Réserve fédérale.

On dirait que le pétrole s'apparente à un trade asymétrique classique de type "face tu gagnes, pile tu ne perds pas". Les cours du pétrole sont sur le point de baisser en raison de forces déflationnistes, mais il est très improbable qu'ils grimpent, en raison de la manipulation des prix orchestrée par le cartel Russie-Arabie Saoudite. Il est donc extrêmement intéressant d'ouvrir une position "short" sur le cours du pétrole.

 

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Devez-vous vous laisser tenter par les ICO ? http://quotidienne-agora.fr/ipo-cryptodevises-ico/ http://quotidienne-agora.fr/ipo-cryptodevises-ico/#respond Thu, 07 Dec 2017 10:30:31 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70865 ICO IPO crypto market ethereum best ico 2017 crypto monnaie

Nous avons vu hier les avantages mais aussi les risques inhérents à un investissement qui a rencontré un énorme succès ces derniers mois : les levées de fonds en cryptomonnaies, dites aussi Initial Coin Offering (ICO). Nous les avons comparés avec les avantages du crowdfunding et, aujourd'hui, je vous propose de les confronter aux introductions en Bourse, les IPO.

L'exemple de l'ether

L'une des plus célèbre ICO n'est autre que celle qui donna naissance à l'Ethereum en 2014. Le projet visait à créer une nouvelle blockchain distincte de celle du Bitcoin. Pour la financer, l'équipe aurait pu passer par les acteurs traditionnels de la finance ou utiliser celle du crowdfunding (en equity comme détaillé hier).

Mais au lieu de cela, elle préféra proposer à tout intéressé d'obtenir les jetons de cette nouvelle cryptomonnaie, l'ether (ETH), en échange de bitcoins. La deuxième ICO de l'histoire commençait. Son succès a bouleversé le secteur des cryptomonnaies et sans nul doute initié l'ère des ICO que nous connaissons depuis le début de l'année.

L'opération a remporté un franc succès, avec plus de 18,4 millions de dollars. La blockchain de contrats intelligents (smart contracts) voit le jour et aujourd'hui, l'ethereum est la deuxième capitalisation du marché des cryptomonnaies derrière le bitcoin : proche des 45 milliards de dollars. Autre fait notable, la plupart des cryptomonnaies qui sont apparues par la suite, s'appuient sur cette nouvelle blockchain.

Pour les investisseurs, il aura fallu être patient pour récolter les fruits de l'ICO sur l'ether... mais les plus tenaces ont fait fortune. En effet, sur un an, le cours de l'ether a pris près de 5 000% !

Ethereum ETH cours courbe graphe 2017 2018

Vous l'aurez compris, l'ICO est une forme de levée de fonds spécialisée sur les cryptos et la blockchain, ce qui explique qu'elle soit souvent comparée à l'IPO, notamment en raison du caractère liquide qu'elle offrira aux investisseurs.

IPO vs. ICO

Une IPO (Initial Public Offering) est le passage pour une entreprise à une cotation sur les marchés financiers. Lorsqu'un dirigeant souhaite y recourir (et que la forme de sa société s'y prête), il va faire évaluer sa société et choisir d'émettre une certaine quantité de titres de celle-ci, à un certain prix, aux participants à l'IPO. A l'issue de celle-ci, les titres seront accessibles sur les marchés. Cela implique que la société ait une certaine ancienneté.

Le processus s'écoule sur plusieurs mois sous l’œil vigilant d'une autorité compétente : en France, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est chargée de veiller au bon déroulement des opérations.

La plus grosse introduction en bourse de l'histoire est celle de la société chinoise Alibaba Group qui en 2014, leva 25 milliards de dollars.

IPO marché américain statiqtiques 2017 trading IPO vs ICO

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Ainsi, en levant des capitaux propres, l'entreprise pourra poursuivre son développement. Etre sous le feu des projecteurs implique pour l'entreprise un certain nombre de coûts financiers, qu'ils soient marketing, comptables ou juridiques, mais aussi, l'obligation de rendre public ses informations financières.

Pour l'investisseur qui y participe, il aura des titres de la société ayant valeur juridique (part contractuelle). Il pourra librement les échanger en bourse ou les conserver.

Au contraire des introductions en bourse, les entreprises qui ont recours aux levées de fonds sur la blockchain (ICO) font en sorte de ne pas tomber sous le joug de la réglementation qui affecte les titres cotés.

L'ICO panacée pour l'entrepreneur, danger pour l'investisseur

L'ICO combine des avantages évidents. Son caractère quasi-universel est encore plus flagrant que le crowd-equity (c'est d'ailleurs ce qui doit alerter...) car les mises de bases sont encore plus infimes pour participer. Qui dit accessibilité forte, dit présence de nombreux spéculateurs amateurs...

Elle présente aussi l'avantage d'apporter de la liquidité pour l'investisseur, comme c'est le cas pour l'IPO. Enfin, les délais sont très courts. En une poignée de jours, vos jetons peuvent être échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies.

Les risques que représentent les ICO pourraient faire l'objet d'un article entier.

Les arnaques surviennent régulièrement : les entrepreneurs n'étant quasiment engagés en rien juridiquement, ils peuvent flouer les investisseurs purement et simplement et s'envoler dans la nature. Entre le 6 et 8 novembre de cette année, des investisseurs en ont fait la cruelle expérience sur une ICO à 374 000 $.

Parfois ce qui peut choquer, c'est la disproportion entre la levée de fonds souhaitée initialement par l'entreprise et la levée de fonds réalisée in fine. Une start-up qui aurait besoin de ne lever qu'un ou deux millions d'euros par exemple, peut se retrouver avec 20 millions de dollars sur les bras... alors que son activité est au stade d'amorçage et que son équipe de développeurs est réduite.

En comparaison, l'introduction en bourse d'une entreprise qui aurait suscité un engouement bien plus important que prévu, aura davantage les moyens de gérer un flux de cash plus important que prévu. Le marché punira certainement une entreprise survalorisée.

Vous êtes plutôt joueur ou prudent ?

Enfin, dernier élément à prendre en compte : quelle preuve aurez-vous sur les résultats de la start-up qui propose l'ICO ?

"Cette année, une ICO sur cinq s'est avérée être un échec", lit-on dans Les Echos. Pour autant, "pour une ICO sur deux, le gain est supérieur à 25%".

L'ICO n'est décidemment pas faite pour tout le monde et pourtant elle s'est considérablement développée, alertant les différentes autorités régulatrices d'Etats comme la Chine, la Corée du Sud, le Canada ou les Etats-Unis... L'AMF s'y intéresse elle aussi de plus en plus.

Investir sur une bulle – ce que sont les cryptos et les ICO – est évidemment risqué. Dans le cas des ICO, rappelez-vous que vous ne détiendrez pas un titre juridique, mais de simples jetons qui n'auront comme seule valeur que celle que le marché voudra bien lui donner.

Par contre, comme dans toute bulle, les gains peuvent devenir énormes en quelques jours seulement...
[NDLR : Dans Cryptos Trading, Lou Basenese a repéré ce qui pourrait être l'ICO phare de cette fin d'année. Un pari à tenter pour ceux d'entre vous qui veulent se lancer sur les ICO en limitant les risques. Pour en savoir plus, rendez-vous dans Cryptos Trading.]

 

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Avec les Initial Coin Offering, démultipliez vos investissements sur les cryptomonnaies http://quotidienne-agora.fr/initial-coin-offering-demultipliez-vos-investissements-cryptomonnaies/ http://quotidienne-agora.fr/initial-coin-offering-demultipliez-vos-investissements-cryptomonnaies/#respond Wed, 06 Dec 2017 11:10:26 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70851 plateforme ico ICO Bitcoin investir crypto monnaie kraken binance coin

En 2017, pas loin de 3,5 milliards de dollars ont été levés par le biais d'ICO. De 2014 à fin 2016, ce marché ne représentait que 300 millions de dollars et n'attirait encore que l’œil d'investisseurs isolés. Pour faire simple, une ICO ou Initial Coin Offering est un instrument, pour une entreprise dont l'activité est liée à la technologie de la blockchain, permettant de lever des fonds auprès du grand public.

Le financement peut alors représenter en équivalent dollar plusieurs millions, le tout dans des temps record et sous une forme dérégulée.

ICO funding bitcoin courbe 2017 graphe Initial Coin Offering kraken investissements

Elle se réalise par l'émission de tokens (jetons) achetables dans la majorité des cas en ethers ou bitcoins.

Les ICO sont (très) à la mode

Le recours à l'ICO est assurément un phénomène d'ampleur cette année : 103 millions de dollars étaient levés en avril, 232 millions en mai, 462 millions en juin, 574 millions en juillet, plus de 700 millions en novembre...

Jusqu'où la fièvre ira-t-elle ?

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Par bien des aspects, l'ICO présente certaines caractéristiques du crowd-equity, secteur lui aussi en croissance, mais pas en effervescence bullaire !

L'ICO encore plus accessible que le crowd-equity

Par son accessibilité, l'ICO peut être comparée à une levée de fonds en crowd-equity.

Le crowd-equity, c'est la version démocratique du Private-equity. Des investisseurs particuliers vont pouvoir investir dans des jeunes start-ups par le biais d'une plateforme de finance participative, agréée en France sous le statut de CIP (conseiller en investissement participatif) ou de PSI (prestataire en service d'investissement).

Principe même du crowdfunding, les projets d'equity sont accessibles à la foule des investisseurs pour des mises allant parfois d'une centaine d'euros seulement (1). Les investisseurs sont généralement regroupés dans une holding chargée de défendre leurs intérêts auprès de la start-up (ou bien, investissent en direct pour de plus gros montants).

L'intérêt est de devenir actionnaire d'une entreprise dans laquelle on croit et qui s'inscrit dans l'économie réelle loin des manipulations des marchés financiers.
[NDLR : vous souhaitez mettre votre épargne au service de l'économie réelle et retrouver rendement et plus-value ? Découvrez ici comment investir dans des entreprises profitables avant les investisseurs 'ordinaires' et dégager des plus-values hors norme. La porte de ce cercle d'investissement privé est ici.]

Etre un investisseur de la première heure comporte des risques. En effet, c'est un pari sur l'avenir d'une start-up qui par définition est fragile et ne génère peu ou pas encore de chiffre d'affaires pour la plupart.

Mais si l'activité croît, dans un horizon de quatre, cinq, six ans ou plus, il est possible d'espérer une sortie liquide très positive. Dans le cas où le gérant déciderait d'une introduction en bourse (IPO) par exemple, l'investisseur de la première heure, s'il choisit de récupérer ses gains en tout ou partie, aura des titres dont la valeur faciale sera a priori nettement supérieure à celle de son acquisition initiale lorsqu'ils étaient non cotés.

Qui ne rêverait pas d'être aux premières loges du prochain Facebook, Amazon ou d'une autre licorne ?

Le revers de la médaille, c'est que votre investissement est illiquide pendant plusieurs années. Vous êtes liés au pacte d'actionnaire et vous aurez de grandes difficultés à refourguer vos titres pendant cette durée. Et en cas de faillite de l'entreprise, vous pouvez perdre votre investissement initial.

L'ICO est également accessible à la masse d'investisseur. C'est facile et rapide.

ICO, mode d'emploi

Pour résumer à grands traits, il suffit de se rendre sur la plateforme internet du projet repéré, s'inscrire et après quelques vérifications d'identité (si l'équipe est sérieuse), l'équipe porteuse du projet vous fournira une adresse sur laquelle vous pourrez envoyer vos ethers ou vos bitcoins (une monnaie "réelle" est parfois acceptée, principalement le dollar). Le minimum d'investissement est encore plus faible, quelques fractions de ces monnaies suffisent.

Si les événements se déroulent correctement, après un temps déterminé, vous recevrez vos jetons. Ces derniers n'ont en soit qu'une valeur très subjective : celle de la confiance dans la réussite du projet porté par la start-up.

S'ensuit leur mise sur le marché (un peu comme une IPO, nous le verrons dans une prochaine Quotidienne) après la période dite de "pre-sale"(2). Il n'est pas rare que les investisseurs bénéficient de bonus sur leur investissement (20% de tokens supplémentaires, par exemple).

Les jetons seront acceptés –ou non – sur les différentes plateformes de trading de crypto (Bittrex, Binance, Poloniex, Kraken, etc).

Les échanges pourront commencer seulement quelques jours après la levée de fonds. Et je vous le rappelle, la start-up ne génère a priori pas de chiffre d'affaires, ou bien il est infime. Cette dernière peut alors se retrouver avec 20 millions de dollars levés et être totalement surcapitalisée par rapport à ce qu'elle vaut réellement... tout ceci lié à l'euphorie que l'ICO aura pu susciter.

En moyenne, les ICO réalisées entre janvier et aout 2017 ont permis de lever 14,2 millions de dollars (3). A titre de comparaison, l'une des plateformes leader de crowd-equity en France, Wiseed, n'a levé "que" 102 millions d'euros sur 207 projets depuis 2009, soit environ 500 000 € par projets ! Et l'on parle bien dans les deux cas, de sociétés jeunes. Vous voyez la disproportion ?

Hormis les risques omniprésents liés à l'ICO, celle-ci présente un avantage de taille en supprimant toute intermédiation. En effet, en y participant, vous investissez directement dans l'entreprise sans intermédiaire, là où en crowd-equity, vous passerez obligatoirement par une plateforme.

Cette mise en relation par la plateforme a évidemment un prix : elle se rémunère au début de votre investissement, puis au moment de la sortie, sur vos plus-values (si plus-values il y a).

En ICO donc, rien de tout cela. Mais vous ne pouvez compter que sur vous-même pour la sélectionner à l'origine.

Rendez-vous dès demain dans la Quotidienne pour la suite de notre exploration du potentiel des ICO...
[NDLR : Hâte de mettre ces recommandations en pratique ? Retrouvez les trades de Lou Basenese sur les cryptos et les ICO dans Cryptos Trading. Pour en savoir plus...]

(1) En Private-equity, les investisseurs plébiscités sont ceux qui peuvent participer à des hauteurs bien plus élevées : dans les 200 000 euros minimum, jusqu'à plusieurs millions.
(2) Les porteurs de projets n'y ont pas toujours recours.
(3) https://www.queesbitcoin.info/wp-content/uploads/2017/10/Segunda-parte-del-Informe-Bisemanal-de-Criptomoneda-y-Mercado-ICO-del-equipo-de-ICO-Box-septiembre-11-24-de-2017.pdf

 

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Adoption de la réforme fiscale américaine : la fin du Trump Trade ? http://quotidienne-agora.fr/reforme-fiscale-americaine-trump-trade/ http://quotidienne-agora.fr/reforme-fiscale-americaine-trump-trade/#respond Tue, 05 Dec 2017 10:38:35 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70839 réforme fiscale américaine

Vendredi dernier, Donald Trump a remporté une grande victoire, peut-être la première de son mandat : le Sénat a adopté son projet de réforme fiscale, la plus importante depuis les années 1980 et Ronald Reagan.

Cette loi prévoit une baisse significative des impôts pesant sur les entreprises, qui vont passer de 35% et 20% et qui va inciter, via à un taux d'imposition réduit, le rapatriement des bénéfices réalisés à l'étranger par des entreprises américaines.

Une réforme pour les riches ?

Pour les particuliers, la réforme supprime certaines niches fiscales, double la part non imposable, et devrait aboutir à une réforme des tranches d'impôts. Cette réforme favorise-t-elle vraiment les classes moyennes comme le clame Donald Trump ? On peut en douter si l'on suit les chiffres du New York Times.

En bleu, le pourcentage d'une tranche de revenus qui bénéficiera de la réforme fiscale en 2019 et en 2027. En orange, ceux pour qui elle impliquera une augmentation d'impôts, et en gris ceux pour lesquels cela ne changera rien.

réforme fiscale chiffres budgets état USA

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

En 2019, cette réforme bénéficiera à 61% des imposés américains, ne changera rien pour 30% d'entre eux et en pénalisera 6%. A première vue, cette réforme va donc bénéficier au plus grand nombre.

Mais dans le détail, ce sont effectivement les plus fortunés qui en profiteront le plus (91% de ceux disposant d'un revenu entre 500 000 et un million de dollars, et 80% de ceux qui gagnent plus d'un million) alors que seuls 26% des imposés gagnant entre 30 000 $ et 40 000 $, 11% de ceux gagnant entre 10 000 $ et 30 000 $ ou encore 48% de ceux gagnants entre 40 000 $ et 50 000 $ verront leurs impôts baisser.

En clair, plus vous êtes riche (et américain), et plus cette réforme vous bénéficiera, et ce, par exemple, grâce à une réduction de l'impôt sur les successions.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les démocrates ont unanimement voté contre cette loi, qui l'a emporté à 51 voix contre 49. Et c'est aussi la raison pour laquelle une majorité d'Américains ont une opinion assez défavorable de cette réforme accusée, dans une grande partie de l'opinion publique, de favoriser les plus aisés.

L'autre raison pour laquelle cette loi a été si discutée, c'est qu'elle devrait signifier 1 500 milliards de dollars de rentrées fiscales en moins pour l'Etat sur 10 ans. Et qu'elle risque de peser lourdement sur le déficit américain... et donc sur son endettement. Les estimations ne concordent pas complètement mais cette réforme pourrait creuser d'au moins 1 000 milliards de dollars l'endettement américain sur les 10 prochaines années.

Les républicains les plus conservateurs – et ceux les plus préoccupés par le budget et l'endettement américains – se sont donc, dans un premier temps, opposés à cette réforme, avant de se rallier à la majorité de leur parti. Seul un sénateur a fait de la résistance et voté contre.

La prochaine étape va constituer en l'harmonisation des textes votés par le Sénat et la Chambre des représentants, puis sa promulgation par Donald Trump, ce qu'il espère pouvoir faire avant Noël.

Une victoire de Trump ?

Une victoire pour Donald Trump donc... ou pas.

En effet, comme je vous le disais, cette réforme est assez impopulaire dans l'opinion publique américaine. Or les élections de mi-mandat approchent et certains démocrates craignent que la réforme ne se paie dans les urnes.

Les explications du Monde :

Le calcul de l'opposition est simple : cette réforme pourrait devenir un boulet pour le Grand Old Party à l'occasion des élections de mi-mandat, en novembre 2018, qui sont traditionnellement défavorables au parti au pouvoir. Le Parti démocrate espère que cette réforme jouera le même rôle destructeur que la réforme de la santé imposée par Barack Obama en 2010. Les élections intermédiaires avaient entraîné la perte de contrôle de la Chambre des représentants, ce qui avait contribué à une impasse législative de six ans.

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?

La réaction des marchés hier a été symptomatique. Après avoir ouverts en hausse, le Nasdaq et le S&P 500 ont corrigé (de plus de 1% pour l'indice technologique). Seul le Dow Jones a réussi à préserver une petite hausse en clôture, de 0,24%. Rien de fantastique donc...

La réforme fiscale était pourtant la colonne vertébrale de ce que l'on a appelé le "Trump Trade". Elle a motivé la hausse des marchés actions ces derniers mois, faisant le pari que la significative réduction des impôts pour les entreprises allait leur permettre d'augmenter leurs bénéfices, d'investir, de croître... et de verser de meilleurs dividendes à leurs actionnaires.

Ajoutons à cela que l'incitation au rapatriement des bénéfices réalisés à l'étranger pourrait signifier un afflux de dollars... et donc renforcer le billet vert.

Sur le papier donc, cette réforme a tout pour favoriser les entreprises... et les marchés actions. Ceux-ci ont en outre moult fois démontré leur peu d'intérêt pour l'état du déficit ou de l'endettement fédéral. Pourquoi donc s'inquiéteraient-ils de 1 000 milliards de dettes en plus ?

Malgré tout, cela fait maintenant un an que les marchés rongent l'os de cette réforme... il ne doit donc plus y rester beaucoup de chair.

Et c'est ce qui inquiétait Mathieu Lebrun dans Agora Trading :

A présent, une fois que le package fiscal US sera voté, la question des catalyseurs de hausse va de nouveau se poser (je rejoins mon collègue Philippe Béchade quand il dit : "qu'est-ce qui va tirer Wall Street quand la tax reform sera adoptée ?"

On garde en tête l'adage boursier : les marchés haussiers meurent dans l'euphorie. Ce que j'assimilerais volontiers à l'officialisation du package fiscal américain...

Et si l'adoption de la réforme fiscale signait la fin du Trump Trade ? Je n'exclurais pas cette possibilité...
[NDLR : Comment vous préparer à un retournement des marchés ? Comment vous en sortir mieux que les autres en cas de krach ? Simone Wapler vous explique ici sa stratégie...]

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