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	<title>La Quotidienne d&#039; Agora</title>
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		<title>La Quotidienne d&#039; Agora</title>
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		<title>Winter is coming&#8230; pour l&#8217;or</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/16/winter-is-coming-pour-or/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chevré</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Bernanke]]></category>
		<category><![CDATA[cours de l'or]]></category>
		<category><![CDATA[prix or]]></category>
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		<description><![CDATA[L'heure est grave. L'heure est sombre. Nous sommes plongés dans les ténèbres, l'obscurité nous menace. Pour paraphraser la saga de G.R. Martin, Game of Thrones : "Winter is coming..." (l'hiver vient) . Vous devez trouver ce début d'article bien mélodramatique, cher lecteur, mais c'est que je vais vous parler d'or. Et pas forcément pour vous annoncer de bonnes nouvelles...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher lecteur,</p>
<p>L&#8217;heure est grave. L&#8217;heure est sombre. Nous sommes plongés dans les ténèbres, l&#8217;obscurité nous menace. Pour paraphraser la saga de G.R. Martin, <em>Game of Thrones</em> : &#8220;<em>Winter is coming</em>&#8230;&#8221; (l&#8217;hiver vient)</p>
<p>Vous devez trouver ce début d&#8217;article bien mélodramatique, cher lecteur, mais c&#8217;est que je vais vous parler d&#8217;or. Et pas forcément pour vous annoncer de bonnes nouvelles&#8230;</p>
<p>L&#8217;or pourrait continuer à corriger, et pas qu&#8217;un peu. Vers les 1 500 $ (c&#8217;est à portée de main), vers les 1 200 $&#8230; et même vers les 1 000 $.</p>
<p>Non, ne vous enfuyez pas cher lecteur. Rien ne sert non plus de vous saisir d&#8217;une plume vengeresse pour nous abreuver d&#8217;invectives en tout genre. Rassurez-vous, cette correction est passagère. Mais violente.</p>
<p>Que se passe-t-il ?</p>
<p>Il ne vous aura pas échappé que depuis ses plus-hauts à plus de 1 900 $ en septembre 2011, l&#8217;or corrigeait sérieusement. Il atteint aujourd&#8217;hui les 1 530 $.</p>
<p>Pourquoi ? Plusieurs raisons à cela.</p>
<p><strong>1. L&#8217;or, le métal qui prend son temps car il n&#8217;est pas dans une bulle</strong><br /> La première d&#8217;entre elles, c&#8217;est que c&#8217;est un comportement récurrent de la relique barbare. Il lui faut du temps pour digérer une hausse importante. Voici un graphe illustrant mon propos.</p>
<p align="center"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120516_or.jpg" alt="Graphe cours de l'or" width="504" height="307" border="0" /></p>
<p>En 2006, l&#8217;or est ainsi passé de 550 $ à 720 $ en mai, une hausse de près de 35% en quelques semaines. Même chose en décembre 2007 quand l&#8217;or entame une phase haussière qui le faire passer de 780 $ à 1 033 $ en mars 2008. Là encore une hausse de 35%.</p>
<p>En 2011, ce fut carrément la flambée : l&#8217;once s&#8217;est envolée de 1 420 $ début janvier à 1 920 $ fin septembre. Entre juillet et septembre 2011, il a pris 30%.</p>
<p>Les phases de correction qui ont suivies ces flambées ont pu s&#8217;étendre sur un an, voire 18 mois en cas de hausse particulièrement importante.</p>
<p>Ce qui signifie que l&#8217;or pourrait ne pas repartir à la hausse avant l&#8217;automne ou l&#8217;hiver prochain.</p>
<p><strong>2. Ben Bernanke joue avec le cours de l&#8217;or</strong><br /> Deuxième raison à cette consolidation, c&#8217;est que les marchés s&#8217;accrochent de manière un peu désespérée (à notre humble avis) aux espoirs de reprise aux Etats-Unis. Qui dit reprise, dit moins besoins du canot de sauvetage que représente l&#8217;or. Enfin, ça, c&#8217;est la version un peu naïve.</p>
<p>La vérité, c&#8217;est que les espoirs de reprise américaine éloignent progressivement (mais momentanément) le lancement d&#8217;un troisième programme d&#8217;assouplissement monétaire par la Fed. Car, depuis 2009, Ben Bernanke, l&#8217;homme qui trône au sommet de la Banque centrale américaine, s&#8217;est avéré être le meilleur ami de l&#8217;or&#8230; à son corps défendant.</p>
<p>Pendant la première vague de <em>quantitative easing</em>, l&#8217;or a grimpé de 70%. Puis de nouveau de 15% pendant le QE2. Plus de liquidités = flambée des cours de l&#8217;or.</p>
<p>Les Etats-Unis pourront-ils échapper à un QE3. De notre point de vue, non. Mais peut-être pas tout de suite. Nous misons sur la fin de l&#8217;année&#8230; Après les élections présidentielles américaines. Ce qui là encore, nous fait anticiper un rebond de fin d&#8217;année de l&#8217;or.</p>
<p><strong>3. Une violente correction en Europe&#8230; et dans le reste du monde ?</strong><br /> Le très probable (quasi-certain) <a href="http://quotidienne-agora.fr/2012/05/15/mettons-leurope-sous-antidepresseurs-pour-ne-pas-penser-au-suicide/" target="_blank">retour de la crise de la dette souveraine en Europe</a> pourrait lui aussi peser sur les cours du métal jaune.</p>
<p>Mais n&#8217;est-ce pas contradictoire avec son rôle de planche de salut dans les tourmentes boursières, économiques et financières ? Eh bien&#8230; pas forcément. Souvenez-vous de 2008 : l&#8217;or avait sérieusement décroché, avant de se reprendre fin 2009.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, alors que la crise semble ancrée en Europe, c&#8217;est le dollar qui sert de valeur refuge. Conclusion, l&#8217;or baisse en dollar&#8230; mais pas en euro, comme l&#8217;expliquait Simone Wapler dans le dernier <em><a href="https://secure.publications-agora.fr/LIM10/WLIMN503/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Investisseur Or &amp; Matières</a></em> : &#8220;Le mois dernier, je vous avertissais du danger des élections en France mais aussi en Grèce. Ce danger se matérialise sous nos yeux. En revanche, le dollar continue à passer à tort pour une valeur refuge. L&#8217;or baisse donc en dollar. En euro, il joue cependant son rôle de réservoir de valeur. Il a progressé de 1,53% depuis le début de l&#8217;année et de 18,98% sur 12 mois&#8221;.</p>
<p>En fait, nous soupçonnons que la crise qui s&#8217;annonce cet été risque d&#8217;être particulièrement violente&#8230; et pourrait mettre à mal les cours de l&#8217;or. D&#8217;autant plus que les marchés ne cessent de s&#8217;inquiéter sur la situation de l&#8217;économie (le nouvel acteur majeur du marché de l&#8217;or).</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que cela signifie pour l&#8217;or ?</strong><br /> En clair, l&#8217;or pourrait chuter encore plus bas cet été. Vers les 1 200 $&#8230; ou même les 1 000 $ en cas de scénario catastrophe en Europe.</p>
<p>Si vous possédez de l&#8217;or, pas de panique, le métal devrait reprendre des couleurs en fin d&#8217;année. Les fondamentaux qui pousseront de nouveau à la hausse de l&#8217;or, vous les connaissez :<br /> &#8211; la demande des émergents, en particulier de la Chine. Une demande qui vient aussi bien des particuliers que des banques centrales.<br /> &#8211; la dégringolade des monnaies fiduciaires et le retour de l&#8217;inflation.<br /> &#8211; la baisse de l&#8217;offre (extraction) et l&#8217;explosion de la demande.</p>
<p>Pour ceux d&#8217;ente vous qui n&#8217;en possèdent pas encore&#8230; nous vous le répétons souvent, les corrections sont d&#8217;excellents moments pour acheter. Dans un premier temps, laissez-vous tenter si l&#8217;or passe sous la barre de 1 500 $. Puis attendez de voir ce que donne cette nouvelle poussée de crise souveraine en Europe. Cela pourrait être l&#8217;occasion d&#8217;acheter à des cours que nous n&#8217;avons pas vus depuis deux ans&#8230;</p>
<p>Notre recommandation : l&#8217;hiver vient&#8230; et il sera favorable à l&#8217;or, <a href="https://secure.publications-agora.fr/LIM10/WLIMN503/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">préparez-vous dès maintenant&#8230;</a></p>
<p>Dans la foulée de l&#8217;or physique, les minières aurifères souffrent depuis l&#8217;année dernière. Hier et aujourd&#8217;hui dans <em><a href="http://edito-matieres-premieres.fr/mines-or-signal-achat-historique-1/" target="_blank">l&#8217;Edito Matières Premières &amp; Devises</a></em> , Claude Bejet vous explique que les minières envoient un signal d&#8217;achat historique. Un article <a href="http://edito-matieres-premieres.fr/mines-or-signal-achat-historique-1/" target="_blank">à découvrir ici&#8230;</a></p>
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		<title>Google ou Facebook ?</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 09:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sébastien Duhamel</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-technique-Google]]></category>
		<category><![CDATA[introduction-Bourse-Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[valorisation-Bourse-Facebook]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est l'un des événements de ce mois-ci. FACEBOOK arrive en Bourse dans les prochains jours. La valorisation du réseau social devrait s'établir à un peu moins de 100 milliards d'euros, et elle a de quoi faire débat.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;un des événements de ce mois-ci. <strong>FACEBOOK arrive en Bourse </strong>dans les prochains jours. La valorisation du réseau social devrait s&#8217;établir à un peu moins de 100 milliards d&#8217;euros, et elle a de quoi faire débat.</p>
<p>Il y a un an tout pile, le 9 mai 2011, je vous écrivais que sa valorisation était prévue entre 30 et 50 milliards de dollars — ce qui était déjà énorme et, pour moi, symptôme d&#8217;une <a href="http://lebilletdutrader.com/2011/05/09/au-secours-la-bulle-internet-revient/" target="_blank">survalorisation du secteur des technos</a>.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, j&#8217;avais vu juste sur le secteur qui, par la suite a largement consolidé sur les niveaux que j&#8217;avais détectés. Voici le graphique que j&#8217;ai updaté en reportant les objectifs que j&#8217;avais donnés en mai dernier.</p>
<p align="center"><a href="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120516_stoxx-technologie_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120516_stoxx-technologie.gif" alt="Graphique: S&amp;P500" width="460" height="235" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p>Mais revenons à deux valeurs du secteur : FACEBOOK et GOOGLE. Techniquement, sur FACEBOOK, je ne peux évidemment vous donner mon avis puisque le titre ne cote pas encore. Mais fondamentalement, je pense qu&#8217;il faut être prudent sur le dossier, en particulier dans ces premières semaines où l&#8217;attention des grands médias américains sera focalisée sur le titre.</p>
<p>Pour clôturer ce dossier et enfoncer le clou, en dehors même d&#8217;une probable survalorisation de la société, il y a aussi le phénomène purement psychologique (que l&#8217;on peut donc ramener à l&#8217;analyse technique) d&#8217;une introduction de cette taille.</p>
<p>En effet, le problème ici est que <strong>la foule des acheteurs va conditionner les premières cotations</strong>. Elles pourraient donc être en forte hausse, comme ce fut le cas il y a quelques mois pour la valeur LINKEDIN (LNKD-NYSE) qui, au passage, me semble mieux évaluée que FACEBOOK&#8230;</p>
<p>Cela dit, cette IPO nous donne l&#8217;occasion de revenir sur  l&#8217;occasion pour moi de vous parler d&#8217;un autre géant d&#8217;Internet : GOOGLE, qui revient sur un bon support.</p>
<p><strong>Rebond sur un support à court terme sur Google</strong><br /> Pour resituer les choses, GOOGLE (GOOG), rien que fondamentalement, c&#8217;est une machine à <em>cash</em>. La société est le leader incontesté des moteurs de recherche, mais a su également se diversifier. Elle a lancé son application Androïd qui cartonne grâce au partenariat signé avec le nouveau leader coréen de la téléphonie mobile : SAMSUNG.</p>
<p>Ces derniers mois, GOOGLE a eu un parcours boursier assez heurté. Toutefois, le titre surperforme toujours le marché à court terme et nous venons d&#8217;avoir une réaction intéressante sur un support.</p>
<p>Voyons donc ensemble la configuration technique et les zones de prix à surveiller à court terme sur le secteur :</p>
<p align="center"><a href="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120516_google_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120516_google.gif" alt="Graphique de Google" width="460" height="237" border="0" /></a></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p>Vous le voyez, la valeur se situe dans un <em>trading range</em> assez large : entre 560 et 670$, au sein duquel elle consolide depuis plusieurs mois.</p>
<p>Ces dernières semaines, le titre s&#8217;est appuyé par deux fois sur son support horizontal à 590$. Ce double appui est d&#8217;autant plus intéressant que le RSI à 14 jours s&#8217;est également repris sur un support horizontal et a depuis progressé, illustrant une accumulation de la part des acheteurs.</p>
<p>Le rebond devrait donc s&#8217;accélérer dans les prochaines semaines en direction des plus hauts annuels et de la forte zone de résistance des 660/670$.</p>
<p>Un dépassement de cette zone donnerait lieu à une accélération haussière mais&#8230; elle pourrait surtout freiner les acheteurs dans un premier temps. On sera donc prudent sur ces niveaux. <br /> [<strong>Série gagnante pour la stratégie de Sébastien Duhamel !</strong></p>
<p>Grâce à notre spécialiste, un petit groupe d'investisseurs particulier a eu la possibilité d'engranger depuis le 1er avril des gains de <strong>47,37%, 32,24%, 15,63%, 7,69%, 66,67%...</strong></p>
<p>Sébastien vous donne dès maintenant <strong>tous les détails sur sa stratégie</strong>, <a href="https://secure.publications-agora.fr/TBT10/WTBTN502/index.htm?pageNumber=1" target="_blank"><strong>n'attendez plus pour les découvrir !</strong></a>]</p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://lebilletdutrader.com/2012/05/14/google-ou-facebook/" target="_blank">le Billet du Trader le 14/05/2012.</a></em></p>
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		<title>Mettons l&#8217;Europe sous antidépresseurs pour ne pas penser au suicide</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/15/mettons-leurope-sous-antidepresseurs-pour-ne-pas-penser-au-suicide/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 13:43:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chevré</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Bundesbunk]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[Eurozone]]></category>
		<category><![CDATA[Grexit]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[TARGET 2]]></category>

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		<description><![CDATA[La sortie de la Grèce de la zone euro est de plus en plus souvent évoquée... non seulement par les médias (en particulier allemands) mais aussi par des responsables européens. Comme le rappelle Le Monde, la "Grexit" est tellement sûre que les bookmakers anglais ont carrément cessé de prendre des paris sur elle. Les pays européens devront effectivement dire adieu à pas mal d'argent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher lecteur,</p>
<p>J&#8217;aurais bien besoin d&#8217;un Lexomil. En fait, de plusieurs.</p>
<p>La Grèce va faire faillite et sortir de l&#8217;euro.<br /> L&#8217;Espagne va nous faire plonger dans un nouvel épisode de la crise de la dette souveraine.<br /> Chaque jour que dieu fait, mes collègues de bureau s&#8217;acharnent à décrier le programme du nouveau président m&#8217;expliquant que s&#8217;en est fini de nos retraites, de notre niveau de vie&#8230;<br /> L&#8217;or persiste à ne pas vouloir reprendre son rally haussier.<br /> Le CAC 40 est en berne.<br /> Les matières premières font grise mine et certains <a href="http://quotidienne-agora.fr/2012/05/14/prix-matieres-premieres-phase-correction/" target="_blank">nous annoncent même la fin du super-cycle haussier</a>.</p>
<p>Pfiou&#8230;</p>
<p>J&#8217;en arrive presque à envisager de délocaliser mon bureau jusqu&#8217;au bar le plus proche, de quoi mettre un peu de distance entre ces Cassandres et moi. Ou du moins de noyer ma dépression dans de l&#8217;alcool. Voilà d&#8217;ailleurs une bonne idée d&#8217;investissement : l&#8217;alcool.</p>
<p>Cette crise existentielle a atteint un sommet vendredi dernier, quand vers 11h du matin, ma collègue Nathalie Boneil s&#8217;est mise à courir dans les couloirs des Publications Agora, en criant : &#8220;la zone euro va imploser, la zone euro va exploser !&#8221;.</p>
<p>Je me sens un peu comme saint Thomas. L&#8217;explosion de la zone euro, je veux la voir pour y croire.</p>
<p>Ou plutôt, je ne veux pas y croire. Dommage que les faits soient en train de dissiper mes dernières illusions.</p>
<p>Est-ce si grave ?, vous demandez-vous certainement, un poil inquiet par ce début d&#8217;article. Je vous avoue que je suis dans le même état d&#8217;esprit. J&#8217;ai passé ces derniers jours à aller voir chacun de mes collègues pour lui demander : la fin de la zone euro, tu y crois, toi ? Mais vraiment ? Vraiment, vraiment ?</p>
<p>Eh bien figurez-vous qu&#8217;ils m&#8217;ont tous dit oui. Il va donc falloir s&#8217;y faire. Y a-t-il des arguments définitifs à une explosion de la zone euro ?</p>
<p>Malheureusement, oui. Commençons par la Grèce.</p>
<p><strong>Une Grexit qui va coûter cher</strong><br /> La sortie de la Grèce de la zone euro est de plus en plus souvent évoquée&#8230; non seulement par les médias (en particulier allemands) mais aussi par des responsables européens. Comme le rappelle <em>Le Monde</em>, la &#8220;Grexit&#8221; est tellement sûre que les bookmakers anglais ont carrément cessé de prendre des paris sur elle.</p>
<p>Les pays européens devront effectivement dire adieu à pas mal d&#8217;argent.</p>
<p>Voici une liste (non exhaustive) de ce qui ne sera pas remboursé :<br /> &#8211; Le plan de renflouement de l&#8217;UE, de la BCE et du FMI de mai 2010 : 110 milliards d&#8217;euros<br /> &#8211; Le plan de renflouement d&#8217;octobre 2011 : 130 milliards d&#8217;euros<br /> &#8211; Les nouvelles obligations souveraines grecques détenues par des banques et des pays de la zone euro : autour de 25 milliards, peut-être plus<br /> &#8211; Les obligations des entreprises grecques détenues par des banques de la zone euro.<br /> &#8211; Les dettes accumulées par les banques centrales de l&#8217;Eurozone dans le cadre de TARGET 2 : au moins 104 milliards d&#8217;euros.</p>
<p>Les plans de renflouement, vous voyez ce que c&#8217;est&#8230; les obligations souveraines aussi&#8230; mais si vous n&#8217;êtes pas un abonné à la <em><a href="https://secure.publications-agora.fr/SSW12/WSSWN515/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Stratégie de Simone Wapler</a></em>, il y a des chances pour que vous ne sachiez pas ce qu&#8217;est TARGET 2 (<em>Trans-European Automated Real Time Gross Settlement Express Transfer System</em>).</p>
<p>Séance de rattrapage, de Simone en personne : &#8220;Avec ce système, les banques centrales jouent un rôle de chambres de compensation. Supposons qu&#8217;une entreprise allemande exporte en Grèce. Avec Target, dès que le paiement dépasse une certaine somme, la banque grecque fait un paiement à la Banque centrale grecque qui va payer la Bundesbank qui va payer la banque allemande de l&#8217;exportateur allemand&#8221;.</p>
<p>&#8220;L&#8217;Allemagne étant un gros exportateur européen, ce système a conduit la Bundesbank à accumuler d&#8217;importants déséquilibres avec d&#8217;autres banques centrales et notamment la Grèce. Selon David Marsch, de CBS Marketwatch, le déséquilibre de la Bundesbank atteignait au <strong>total 615 milliards d&#8217;euros en mars 2012</strong>, des créances à risque dont une grande partie pourrait bien ne jamais être remboursée&#8221;.</p>
<p>Deux précisions :<br /> &#8211; La Bundesbunk détient à elle-seule 101 milliards d&#8217;euros de créances grecques.<br /> &#8211; Et 615 milliards d&#8217;euros, c&#8217;est <em>près d&#8217;un quart du PIB allemand</em>.</p>
<p>Quant à la France, nous sommes le second pays le plus exposé à une faillite grecque. <em><a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/15/20002-20120515ARTFIG00501-les-milliards-que-la-grece-doit-a-la-france.php" target="_blank">Le Figaro</a></em> chiffre ce coût à 58,5 milliards d&#8217;euros mais ce calcul ne prend en compte que les deux plans de sauvetage.</p>
<p><strong>Est-il possible d&#8217;éviter la contagion ?</strong><br /> Un chiffre nous permet de prendre conscience des efforts financiers consentis pour sauver la Grèce : jusqu&#8217;à présent, c&#8217;est 30 000 euros par Grec qui ont été versés par les créanciers du pays et le reste de l&#8217;Eurozone (plans de renflouement et décote de 80% des dettes).</p>
<p>30 000 euros&#8230; Que se passera-t-il quand il faudra payer 30 000 euros par Espagnols, Portugais ou Italiens ? Une situation que l&#8217;on pourrait résumer ainsi : la zone euro ne peut en aucun cas se permettre de laisser un autre de ses membres s&#8217;embourber dans une situation à la grecque.</p>
<p>J&#8217;ai évoqué ici il y a quelques jours la situation espagnole. Le gouvernement vient pour la seconde fois en trois mois de demander à ses banques de &#8220;provisionner&#8221; leurs pertes potentielles. C&#8217;est-à-dire qu&#8217;elles doivent augmenter leurs fonds propres (l&#8217;argent qu&#8217;elles détiennent réellement et qui est censé couvrir la casse) d&#8217;un peu plus de 30 milliards d&#8217;euros, qui s&#8217;ajoutent aux 53,8 milliards exigés par la première réforme, pour faire face aux probables pertes liées aux actifs douteux qu&#8217;elles détiennent (actifs immobiliers essentiellement).</p>
<p>Si les banques sont mieux protégées, tout devrait bien se passer, n&#8217;est-ce pas ? Sauf que pour satisfaire à ces nouvelles règles, les banques espagnoles ont besoin d&#8217;argent. Argent qu&#8217;elles n&#8217;ont pas forcément. Et qu&#8217;elles pourront aller chercher auprès du gouvernement espagnol. Ce qui devrait selon <em>Les Echos </em>aggraver le déficit espagnol : &#8220;L&#8217;agence de notation Moody&#8217;s s&#8217;inquiète lundi, dans son bulletin hebdomadaire, de l&#8217;impact qu&#8217;elles pourraient avoir sur les finances publiques. &#8216;Ceci va vraisemblablement alourdir encore le fardeau de la dette publique espagnole, déjà élevée&#8217;, qui représentait 68,5% du PIB fin 2011, indique l&#8217;agence. Ce sont les entités elles-mêmes qui feront leurs provisions mais en cas de besoin, le Fonds d&#8217;aide public au secteur (Frob) pourra leur prêter de l&#8217;argent, via une prise de participation, ont indiqué les autorités espagnoles&#8221;.</p>
<p>Et n&#8217;oublions pas que dans le cadre du TARP, les banques espagnoles viennent d&#8217;acheter massivement des obligations souveraines&#8230; espagnoles. C&#8217;est vraiment le serpent qui se mord la queue.</p>
<p>La situation de l&#8217;Espagne n&#8217;est pas la même que celle de la Grèce, elle s&#8217;apparente plus à celle de l&#8217;Irlande. Ces deux pays sont entraînés vers le fond par les difficultés de leurs banques. La BCE a déjà dû intervenir à de nombreuses reprises pour soutenir les banques espagnoles. &#8220;La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a battu en avril le record déjà historique du mois précédent, pour atteindre 263,5 milliards d&#8217;euros&#8221;, nous apprend <em><a href="http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120514trib000698376/espagne-la-dette-des-banques-envers-la-bce-creve-le-plafond.html" target="_blank">La Tribune.fr</a></em>.</p>
<p>Quelle est l&#8217;ampleur des crédits pourris détenus par les banques espagnoles. Jusqu&#8217;à présent les stress tests ont surtout démontré leur inutilité et leur inefficacité. Or l&#8217;état de l&#8217;économie espagnole et de son marché immobilier ne cesse de se dégrader <a href="http://quotidienne-agora.fr/2012/05/02/chute-maison-iberique/" target="_blank">(récession, chômage massif&#8230;</a>). Les banques espagnoles ne sont pas prêtes de sortir la tête de l&#8217;eau.</p>
<p>Je vous parlais un peu plus haut des créances grecques détenues par la Bundesbank dans le cadre de TARGET. Mais voici son exposition au reste de la zone euro. La Bundesbank détient :<br /> &#8211; 118 milliards d&#8217;euros de dettes irlandaises<br /> &#8211; 108 milliards d&#8217;euros d&#8217;espagnoles<br /> &#8211; 89 milliards d&#8217;euros pour l&#8217;Italie<br /> &#8211; 57 milliards d&#8217;euros pour le Portugal.</p>
<p><strong>L&#8217;Allemagne prépare-t-elle sa sortie de la zone euro ?</strong><br /> Il va falloir trouver de l&#8217;argent pour sauver l&#8217;Espagne. Et l&#8217;Italie&#8230; et&#8230;</p>
<p>La plupart des investisseurs se détournent des obligations européennes. Le président de la Chine Investment Corp., Gao Xiqing, a déclaré : &#8220;Nous sommes toujours à la recherche d&#8217;opportunité en Europe, même si nous ne souhaitons plus acheter d&#8217;obligations souveraines européennes&#8221;.</p>
<p>La Chine n&#8217;est pas la seule à fuir. De nombreux fonds américains – et même européens – ont annoncé s&#8217;être désengagés ou avoir fortement réduits leur exposition aux obligations de la zone euro.</p>
<p>Si les fonds fuient, si les investisseurs étrangers nous évitent. Que reste-t-il ? La BCE, la France et surtout l&#8217;Allemagne.</p>
<p>Financièrement, l&#8217;Allemagne est la première concernée par la crise de l&#8217;euro. Elle a beaucoup à perdre d&#8217;une sortie de la Grèce. Avec l&#8217;euro, nous nous sommes enchaînés les uns aux autres. Si un pays tombe, les autres le suivent. Voilà pourquoi l&#8217;Allemagne va être tentée de rompre les fers avant de finir au fond du gouffre.</p>
<p>Le gouvernement a d&#8217;ailleurs fait savoir qu&#8217;il envisageait d&#8217;augmenter les salaires et d&#8217;admettre une inflation un peu supérieure aux 2% qui étaient jusque-là son credo.</p>
<p>Une manière pour elle de préparer progressivement son économie à une explosion de la zone euro ? Peut-être. Encourager les salaires et lâcher un peu de lest quant à l&#8217;inflation devraient soutenir la consommation intérieure&#8230; Un changement stratégique pour un pays dont l&#8217;économie repose en grande partie sur les exportations.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que cela signifie pour vous ?</strong><br /> Je vous propose d&#8217;en discuter avec des experts et des professionnels de l&#8217;investissement et du patrimoine le 22 juin prochain, lors de la Journée que nous consacrons justement au patrimoine.</p>
<p>Nous vivons un moment historique. Si vous en êtes conscient vous n&#8217;appartiendrez pas au camp des perdants.<br /> &#8211; Dans un horizon de deux ans, notre pays sera probablement en faillite<br /> &#8211; La zone euro est en train d&#8217;éclater sous nos yeux<br /> &#8211; La hiérarchie des valeurs sûres et des actifs refuges est bouleversée</p>
<p>Ce qui était sûr – une obligation d&#8217;une grande démocratie occidentale – ne l&#8217;est plus du tout. Les Etats se sont transformés en faux-monnayeurs et l&#8217;inflation à venir peut vous ruiner.</p>
<p>Votre patrimoine, vos économies seront-ils balayés par ce maelström ? Allez-vous rester les bras croisés ?</p>
<p>Pour ceux qui veulent résister et entendent préserver leur argent durement gagné nous avons prévu une journée exceptionnelle durant laquelle nous abordons les questions patrimoniales à la lumière de cette nouvelle donne qu&#8217;il vous faut absolument anticiper.</p>
<p>Le programme sera dense&#8230; mais vous repartirez avec des stratégies et des conseils applicables tout de suite, pour mieux adapter votre patrimoine à cette nouvelle donne politique. <a href="https://secure.publications-agora.fr/SCPAT03/W990N515/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Pour en savoir plus&#8230;</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le moment de revenir sur l&#8217;OR ?</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/15/moment-revenir-sur-or/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-technique-gold]]></category>
		<category><![CDATA[Gold-Valeur-refuge]]></category>
		<category><![CDATA[Jouer-Gold]]></category>

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		<description><![CDATA[L'or n'a pas été épargné par la chute générale des marchés ces derniers temps et les raisons en sont nombreuses. Aujourd'hui, alors que la question de la crise de la zone euro est plus que jamais sur le devant de la scène, faut-il revenir sur l'or pour son aspect refuge ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le métal précieux n&#8217;a pas été épargné par la chute générale des marchés ces derniers temps. Les raisons sont nombreuses :</p>
<ul>
<li>
<p>l&#8217;inflation a ralenti en Chine le mois dernier. L&#8217;or étant historiquement recherché en période d&#8217;inflation, le besoin de ce côté est logiquement moindre – pour l&#8217;instant ;</p>
</li>
<li>
<p>le billet vert rebondit. En tant que matière première, le rebond du dollar rend moins attrayant les achats d&#8217;or – pour l&#8217;instant ;</p>
</li>
<li>
<p>les investisseurs prennent leurs gains sur cet actif qui a surperformé. En effet, les pertes enregistrées sur les actions et indices poussent comme toujours à la “liquidation aurifère” (comprenez : les investisseurs sont forcés de le vendre afin de compenser leurs autres pertes).</p>
</li>
</ul>
<p>Aujourd&#8217;hui, alors que la question de la crise de la zone euro (et du cas de la Grèce en particulier) est plus que jamais sur le devant de la scène, faut-il revenir sur l&#8217;or pour son aspect refuge ?</p>
<p>Essayons d&#8217;y répondre en analysant le graphique suivant :</p>
<p align="center"><strong><strong><a href="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120515_GOLD_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120515_GOLD.gif" alt="Graphique du cours de l'or" width="472" height="336" border="0" /></a></strong></strong></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p>Voilà ce que l&#8217;on peut dire :</p>
<ul>
<li>
<p>les cours se rapprochent de la borne basse d&#8217;une figure d&#8217;élargissement à court terme ;</p>
</li>
<li>
<p>les indicateurs techniques journaliers sont survendus (le RSI est sous les 30%) ;</p>
</li>
<li>
<p>le bas de la zone de <em>range</em> de moyen terme (1 520 $/1 795 $) est en vue.</p>
</li>
</ul>
<p>En conséquence, à court terme, <strong>il faut acheter !</strong> Voilà ma stratégie : <strong>tant que les 1 500 $ ne sont pas cassés,</strong> on pourra aujourd&#8217;hui envisager un <strong>rebond technique à court terme.</strong></p>
<p>Les objectifs de retracement à la hausse sont situés sur les 1 620 $ dans un premier temps. En extension, la hausse pourrait même aller jusqu&#8217;aux 1 660 $ (niveau de la moyenne mobile à 50 jours, en bleu sur le graphique), le plus-haut de la figure en élargissement. Voilà, ça c&#8217;est pour le court terme. Vous l&#8217;aurez compris, dans cette stratégie, positionnez bien un stop sur le niveau des 1 500 $.</p>
<p><strong>A moyen terme, par contre, gare à la rupture des fameux 1 500 $.</strong> En effet, ce niveau ayant déjà contenu les baisses en septembre et décembre derniers, la plupart des investisseurs auront positionné leur <em>stop loss</em> dans cette zone. Aussi, je pense que si les cours venaient à casser ce support, par effet boule de neige classique, <strong>le déclenchement des <em>stop loss</em> à la chaîne risquerait alors d&#8217;accélérer la baisse rapidement&#8230; vers l&#8217;objectif théorique des 1 300 $ !</strong> (cette cible correspond en effet à la projection de Fibonacci de 100% de la hauteur du <em>range</em> 1 795/1 520 $ reporté en cassure des 1 520 $).</p>
<p>Faites attention dans un premier temps car en cas de krach et de panique générale sur les marchés, l&#8217;or ne sera pas épargné (le cas de 2008 en est l&#8217;exemple). Je vous rassure, à plus long terme l&#8217;or retrouvera son rôle de refuge. Je ne me concentre là que sur sa volatilité de court/moyen termes. C&#8217;est en ayant cette vision en tête que nous allons probablement intervenir sur l&#8217;or avec mes abonnés dans les tout prochains jours.</p>
<p><em>[<strong>NDLR : la performance nette du portefeuille "Onde de Choc" de Mathieu dépasse les 34%</strong> depuis le 1er juillet 2010... Pour en savoir plus, </em><a href="https://secure.publications-agora.fr/WIN10/WWINN510/index.htm?pageNumber=1" target="_blank"><em>cliquez ici</em></a><em>]</em></p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://lebilletdutrader.com/2012/05/15/est-ce-le-moment-de-revenir-sur-le-gold/" target="_blank">le Billet du Trader le 15/05/2012.</a></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les prix des matières premières en phase de correction</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/14/prix-matieres-premieres-phase-correction/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eberhardt Unger</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[boycott pétrole iranien]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[hausse prix alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[indice CRB]]></category>
		<category><![CDATA[PIB zone euro]]></category>
		<category><![CDATA[prix de l'or]]></category>
		<category><![CDATA[prix énergie]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>

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		<description><![CDATA[Les prix des matières premières, dans leur ensemble, sont dans une phase de correction depuis déjà un an. Ils ont perdu environ 16% depuis leur plus-haut en mai 2011. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les prix des matières premières, dans leur ensemble, sont dans une phase de correction depuis déjà un an. Ils ont perdu environ 16% depuis leur plus-haut en mai 2011. L&#8217;indice des prix des matières premières (CRB) agrège les prix de l&#8217;énergie (17,6%), des produits alimentaires (17,6%, blé, maïs, soja, etc.), des matériaux de base industriels (11,8%, cuivre, coton, etc.), du bétail et de ses produits (11,8%, peaux, charcuterie, graisse animale, etc.), des métaux précieux (17,6%), des &#8220;softs&#8221; (23,5%, cacao, café, sodas, sucre, etc.).</p>
<p align="center"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120514_indice_crb.jpg" alt="Graphique de l'indice CRB " width="315" height="207" border="0" /></p>
<p>La correction est plus sévère sur les métaux précieux et les matériaux de base industriels que sur les prix de l&#8217;alimentation et de l&#8217;énergie. La volatilité reste toujours très élevée.</p>
<p>Cette baisse signale l&#8217;apparition de nouvelles inquiétudes concernant la croissance de l&#8217;économie mondiale. Aux Etats-Unis, les espoirs d&#8217;une reprise économique ont cédé la place à la désillusion. Récemment, les prévisions du PIB de la zone euro ont été revues à la baisse. Pour la première fois, la production baisse, dans la même année, dans les quatre plus importants pays. La Grèce, le Portugal et l&#8217;Espagne pourraient rentrer en récession, suivis de la France et de l&#8217;Italie. La Grande-Bretagne y est déjà.</p>
<p>Les dernières informations en provenance du Brésil sont très inquiétantes. La production industrielle prévue en augmentation de 1,2% a, en fait, diminué de 0,5%. Pour contrer le ralentissement économique, la BACEN (Banque centrale du Brésil) a abaissé ses taux d&#8217;intérêts directeurs et d&#8217;autres mesures de stimulation devraient suivre. Dans la dernière décennie, l&#8217;économie brésilienne a montré une corrélation étroite avec celle de la Chine.</p>
<p>On peut penser que dans la mesure où le Brésil se rapprocherait d&#8217;une récession, des mauvaises surprises pourraient venir de la Chine. Les signaux économiques en provenance de la République populaire n&#8217;ont pas été clairs ces derniers temps. Les informations signalent une baisse de la dynamique économique en Inde. Les prix des matières premières sont très dépendants de la demande chinoise et indienne.</p>
<p>Cependant, le risque de voir l&#8217;indice des matières premières CRB s&#8217;effondrer semble limité. La FAO et la Banque mondiale prévoient une hausse des <em>prix alimentaires</em>. On voit mal les prix <em>de l&#8217;énergie</em> baisser en pleine saison touristique.</p>
<p>Par contre, l&#8217;incertitude demeure sur les effets du boycott du pétrole iranien qui prendra effet fin juin et les prix des <em>matériaux industriels</em> restent sous pression à cause du ralentissement économique ; celui-là même qui incite les banques centrales à poursuivre leur politique monétaire ultra-expansive.</p>
<p>Les taux d&#8217;intérêt directeurs resteront bas ou, même, seront encore abaissés, gonflant sans cesse l&#8217;offre de monnaie, ce qui pousse à la hausse le prix des <em>métaux précieux </em>qui ont retrouvé leur caractère de monnaie. Historiquement, le prix de l&#8217;or subit une baisse saisonnière en milieu d&#8217;année et remonte dans les derniers six mois.</p>
<p><strong>Conclusion :</strong> La phase de correction de l&#8217;indice CRB se poursuit, mais sachez différencier vos prévisions en fonction de la matière première concernée.<br /> [Cette sélection, c'est justement ce que fait Florent Detroy pour vous dans <em>Matières à Profits</em>. Pour miser sur la hausse du cours des matières premières alimentaires et investir sur les compagnies qui accompagnent l'accroissement des rendements, Florent a choisi un semencier. Actuellement en gain de 14% dans le dernier portefeuille de <em>Matières à Profits</em>, une valeur bien particulière pourrait vous permettre de profiter de cette tendance. Pour monter à bord du monde des semenciers : <a href="https://secure.publications-agora.fr/MAP10/WMAPN507/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">découvrez les avantages dont bénéficient les lecteurs de <em>Matières à Profits</em>...</a>]</p>
<p><em>Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d&#8217;expérience des marchés et de l&#8217;économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site </em><a title="Le site Fairesearch" href="http://www.fairesearch.de/" target="_blank"><em>www.fairesearch.de</em></a></p>
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		<title>Le rétablissement de la tendance haussière ?</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/14/retablissement-tendance-haussiere/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Rédaction de la Quotidienne d'Agora</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[CAC 40]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[Goldman Sachs]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Oppenheimer]]></category>
		<category><![CDATA[rendement obligations]]></category>
		<category><![CDATA[S&P 500]]></category>

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		<description><![CDATA[Goldman Sachs pense que le marché actions est sur le point de redécoller et que nous sommes à la veille d'un nouveau cycle de croissance. Mais le sommes-nous vraiment ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Matthew Partridge</p>
<p><em>Goldman Sachs pense que le marché actions est sur le point de redécoller et que nous sommes à la veille d&#8217;un nouveau cycle de croissance. Mais le sommes-nous vraiment ?</em></p>
<p><strong>Quels sont leurs arguments ?</strong><br /> &#8220;Il est temps de dire au revoir aux obligations et de dire bonjour aux actions&#8221;, dit Peter Oppenheimer, responsable stratégie sur le marché actions chez Goldman Sachs. Lui et son collègue Matthieu Walterspiler ont écrit au mois de mars un rapport de 40 pages sur ce sujet.</p>
<p>Lors de la dernière décennie, Oppenheimer souligne que le marché obligataire a surperformé le marché actions. &#8220;Le rendement des obligations a été excellent comparé à d&#8217;autres périodes de l&#8217;histoire&#8221;. Notamment dû à la crise de la dette que traverse la planète et donc au nouvel engouement des investisseurs pour des valeurs refuges. Cependant, il estime que cette situation va prendre fin. &#8220;Les perspectives sur le marché actions sont actuellement meilleures que celle du marché obligataire&#8221;.</p>
<p><strong>Quelles en sont les raisons ?</strong><br /> Le rapport établit que les actions sont relativement &#8220;bon marché&#8221; par rapport aux obligations.</p>
<p>Jusqu&#8217;au milieu des années 1950, le rendement des obligations d&#8217;Etats était inférieur au rendement des actions. Les actions étaient perçues comme beaucoup plus volatiles et plus risquées que les obligations, c&#8217;est pourquoi elles offraient un meilleur rendement (rémunération du risque). Les actions ont surperformé les obligations sur le long terme. Toutefois, comme l&#8217;ont constaté les fonds de pension, le rendement des dividendes a chuté en dessous du rendement des obligations entre 1956 et 2000.</p>
<p>Après l&#8217;éclatement de la bulle internet, les obligations sont revenues sur le devant de la scène. L&#8217;écart entre le rendement des actions et le rendement des obligations s&#8217;est considérablement réduit pour quasiment revenir à son niveau du milieu des années 1950.</p>
<p><strong>Est-ce le seul argument ?</strong><br /> Vous pourriez rétorquer que ce sont les obligations qui sont chères et non pas les actions qui sont &#8220;bon marché&#8221;. Cependant, Oppenheimer et Walterspiler estiment que les actions ont déjà enregistré dans leurs prix les perspectives négatives du futur, et les marchés auraient anticipé un scénario bien pire que la réalité, ce qui implique que les rendements futurs pourraient être élevés. En effet, la croissance mondiale pourrait être meilleure que prévue. Goldman Sachs pense que la prochaine décennie à un meilleur potentiel de croissance que toutes les décennies entre 1980 et 2050.</p>
<p><strong>Comment est-ce possible ?</strong><br /> Tout se résume aux marchés émergents, qui ont été en grande partie épargnés par le ralentissement économique. Même si le Brésil, la Russie, l&#8217;Inde et la Chine subissent ce ralentissement, ils sont si gros que les effets sont limités. Les autres pays émergents prometteur tels que l&#8217;Indonésie et le Vietnam sont en pleine croissance. Par conséquent, la croissance économique mondiale devrait être d&#8217;environ 4,3% sur la période 2010-2019, bien au-dessus des deux dernières décennies.</p>
<p><strong>Y a-t-il d&#8217;autres <em>bullish</em> ?</strong><br /> Goldman Sachs n&#8217;est pas le seul à prétendre que le marché actions offre actuellement de bonnes opportunités. Le professeur Tom Stevenson de l&#8217;université de Princeton aux Etats-Unis nous assure que les actions ont un prix attractif.</p>
<p>En effet, énormément d&#8217;argent a été investi dans des instruments procurant des revenus réguliers mais à faible rendement (obligations). Il y a beaucoup de chances pour que le <em>cash</em> revienne vers les actions argumente-t-il.</p>
<p>Une étude approfondie de <em>Barclays</em> sur les obligations d&#8217;Etat britannique (plus de 120 pages étudiant les rendements annuels de plusieurs classes d&#8217;actifs, incluant les actions, les obligations d&#8217;Etat et d&#8217;entreprises de 1899 à 2011) démontre également que les actions offrent actuellement un meilleur rendement au risque que les obligations d&#8217;Etats. Les actions seraient donc attractives.</p>
<p><strong>Serait-ce un mauvais signe ?</strong><br /> Tout contrarien dirait que nous constatons un excès de confiance signe de retournement des marchés. Même au sein de Goldman Sachs, certains sont en désaccord avec ce rapport. Ils pensent que les actions sont loin d&#8217;être &#8220;bon marché&#8221;. En effet, sur le S&amp;P 500 et le CAC 40, les actions s&#8217;échangent à un PER de 14, pas très loin de la moyenne historique de 15. Les incertitudes sont nombreuses : résultat des entreprises, inflation, taux d&#8217;intérêt en hausse et surtout une baisse de la croissance mondiale.</p>
<p>© <em>MoneyWeek G.-B.</em> 2012<br /> Texte traduit de l&#8217;anglais par Alexandre Benazouz</p>
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		<title>Comment ne pas vous laisser embrouiller par l&#8217;inflation</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 11:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simone Wapler</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[déflation]]></category>
		<category><![CDATA[épargne des Français]]></category>
		<category><![CDATA[hausses de TVA]]></category>
		<category><![CDATA[taux du livret A]]></category>

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		<description><![CDATA[Des opportunistes économiques et politiques, nous n'en manquons pas. Nous sommes confrontés à une création monétaire sans précédent. Autour de vous, les prix montent. Pourtant, officiellement, il n'y a pas d'inflation. Au contraire, les hautes instances craignent la déflation. Essayons donc de résoudre ce paradoxe...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;<em>La première panacée pour une nation mal dirigée est l&#8217;inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques</em>.&#8221;</p>
<p align="right">Ernest Hemingway, <em>Notes sur la guerre, </em>1935</p>
<p>Le vieil Ernest savait de quoi il parlait. Des opportunistes économiques et politiques, nous n&#8217;en manquons pas. Nous sommes confrontés à une création monétaire sans précédent. Autour de vous, les prix montent. Pourtant, officiellement, il n&#8217;y a pas d&#8217;inflation. Au contraire, les hautes instances craignent la déflation. Essayons donc de résoudre ce paradoxe sans nous en tenir à l&#8217;explication des économistes keynésiens et autres opportunistes.</p>
<p>Selon les keynésiens, chômage et inflation ne peuvent cohabiter. Les prix des biens ne peuvent pas monter car tant que les services ne suivent pas, il ne se passe rien. Toute hausse du produit de base est anéantie par la baisse du prix de la main-d&#8217;oeuvre. Les prix des services ne suivent pas puisque le chômage tire les salaires par le bas. C.Q.F.D.</p>
<p>Vous voyez comme la vie est simple avec les keynésiens. Ils semblent vivre dans un monde autarcique, ne sont jamais allés en Afrique ou en Amérique du Sud (dans des pays où chômage et inflation font très bon ménage). Ils ne font pas le plein de leur véhicule, ne mangent pas, ne se chauffent pas. Ils vivent d&#8217;iPad et d&#8217;écrans LCD, de séjours en promo et de services sur Internet : car oui, les prix des produits technologiques et de loisir baissent. Merci la Chine, merci Internet.</p>
<p>Mais nous ne vivons pas dans le même monde. Dans notre monde à nous, les gens mangent, et il y a en même temps du chômage et des prix en hausse. Dans la vraie vie, on échappe difficilement à l&#8217;inflation, déjà provoquée par des hausses de TVA.</p>
<p>&#8220;<strong><em>La hausse de la TVA se diffuse à l&#8217;inflation sous-jacente</em></strong><em>. Le passage de 5,5% à 7% de la TVA à taux réduit au début de l&#8217;année se retrouve nettement dans les prix des biens et services. </em><strong><em>Les marges</em></strong><strong><em> des entreprises sont trop faibles pour empêcher de répercuter </em></strong><strong><em>les hausses de taxes</em></strong>&#8220;, nous indiquait le site Gecodia.</p>
<p>Pour rappel, l&#8217;inflation sous-jacente est l&#8217;inflation pour esprit pur : hors alimentation et énergie.</p>
<p>Cette simple brève nous apprend deux choses : tout d&#8217;abord il y a anguille sous roche avec l&#8217;inflation puisqu&#8217;elle coexiste avec un chômage élevé ; ensuite les entreprises ne vont pas si bien que ne le laissent entendre de multiples sondages de sentiments et de moral des uns et des autres. Lisez bien : &#8220;<em>Les marges du secteur privé sont trop</em> <em>dégradées en France pour servir de variable d&#8217;ajustement</em>&#8220;.</p>
<p>Toujours selon Gecodia l&#8217;inflation sous-jacente devrait atteindre 1,7%. L&#8217;inflation due au pétrole devrait arrêter de progresser si les prix se stabilisent.</p>
<p>Selon France 2, dans son Journal de 20h du 13 mars, la hausse des prix alimentaires sur un an était de 9 à 11%. Des supports professionnels tels que <em>LSA </em>(le mensuel des professionnels de la grande distribution) confirment cette tendance y compris sur les produits ménagers.</p>
<p>Il n&#8217;empêche que l&#8217;inflation en rythme annuel atteint officiellement 2,3% selon l&#8217;INSEE et 2,68% selon l&#8217;indice des prix harmonisé d&#8217;Eurostat. Le taux du livret A est lui de 2,25%. Donc l&#8217;épargne est punie.</p>
<p><strong>Si vous mettez de l&#8217;argent sur un livret, vous perdrez 0,43% par an. </strong>Le mot important de ce paragraphe est &#8220;officiellement&#8221;. L&#8217;inflation est un calcul fait par les Etats qui battent monnaie. En Europe, Eurostat produit un agrégat à partir des statistiques nationales des pays membres de l&#8217;Union. La fiabilité des indices produits est systématiquement contestée, et à juste titre comme nous allons le voir.</p>
<p><strong>La théorie du complot sur l&#8217;inflation</strong><br /> &#8220;<em>Les théories du complot persistent même après des contrôles étendus</em>&#8220;, notait une dépêche <em>Bloomberg </em>du 19 avril. La dépêche cite Maggie Humphrey, une consciencieuse fonctionnaire américaine du Bureau of Labor Statistics, qui, depuis un an, relève chaque mois le prix d&#8217;une livre de bananes dans la même épicerie d&#8217;un faubourg de Chicago. Elle fait partie de l&#8217;armée de 400 collecteurs de prix qui oeuvrent dans 23 000 endroits de 87 villes pour déterminer le coût de 80 000 produits et services. &#8220;<em>Les prix n&#8217;ont pas bougé depuis que je suis ici</em>&#8220;, déclare Maggie à <em>Bloomberg</em>.</p>
<p>Alors ? Alors le problème n&#8217;est pas là ; ceux qui contestent la véracité de l&#8217;inflation ne mettent pas en doute la probité des relevés de prix et l&#8217;honnêteté de Maggie. <em>Bloomberg </em>fait remarquer que ces méthodes sont devenues normalisées, du Japon à la Suisse. C&#8217;est probablement exact. Mais les biais statistiques communément admis consistent à créer un consommateur fictif qui se nourrit peu, s&#8217;offre beaucoup de dépenses de loisirs et de technologie, écarte un produit de son panier dès que celui-ci devient trop cher.</p>
<p><strong>La question réside donc dans la façon d&#8217;agréger les données</strong><br /> Ces biais statistiques sont dénoncés depuis 2004 par John Williams, le fondateur de Shadowstats.com, littéralement, &#8220;les statistiques de l&#8217;ombre&#8221;. Pour lui – comme pour nous – un <strong>indice</strong> <strong>des prix honnête </strong>et utile serait celui qui nous indique, année après année, <strong>ce que nous devons</strong> <strong>payer en plus pour maintenir notre niveau de vie.</strong></p>
<p>Avec cette méthode, qui consiste essentiellement à revenir aux calculs tels qu&#8217;ils étaient officiellement pratiqués dans les années 1980, l&#8217;inflation serait actuellement aux Etats-Unis de 10,3% (contre 2,9% officiellement) ! Il n&#8217;y a pas de fondamentales divergences entre les Etats-Unis et l&#8217;Europe et <strong>une</strong> <strong>inflation autour de 10% </strong>est probablement bien plus <strong>réaliste </strong>que les 2% ou 3% qu&#8217;on veut nous faire avaler.</p>
<p><strong>Pourquoi le pouvoir gagne à minorer l&#8217;inflation</strong><br /> Les autorités ont tout intérêt à camoufler les hausses des prix pour 7 raisons :<br /> &#8211; cela leur permet de majorer les chiffres du PIB et du PNB. Ils sont en principe corrigés de l&#8217;inflation or beaucoup de ratios comme la croissance, le déficit et la dette se calculent à partir du PIB. Minorer l&#8217;inflation permet de gonfler le PIB, diminuer le déficit et la dette rapportée au PIB ;</p>
<p>- cela leur permet de diminuer les sorties de redistribution et de retraite. En effet, on minore ainsi l&#8217;évolution d&#8217;allocations ou de pensions dont le sort est indexé à l&#8217;inflation ;</p>
<p>- cela leur permet de contenir la hausse de la dette d&#8217;Etat liée à l&#8217;inflation (dite OATi comme Obligations de l&#8217;Agence du Trésor indexées) ;</p>
<p>- cela permet de maintenir des taux directeurs bas en expliquant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de danger ;</p>
<p>- cela leur permet de caser des emprunts obligataires à des taux d&#8217;intérêt supportables pour les gouvernements émetteurs (et spoliateurs pour les malheureux qui les achètent) ;</p>
<p>- cela leur permet de maintenir la confiance dans la monnaie fiduciaire et de faire croire qu&#8217;elle peut efficacement protéger l&#8217;épargne ;</p>
<p>- cela évite d&#8217;avoir des gens dans la rue.<br /> [NDLR : Et face à tous ces avantages, quels inconvénients ? Aucun... C'est merveilleux et vous voyez que l'enjeu est gros ; il est même vital pour les Etats-providence.</p>
<p>Comment vous protéger de l'inflation ? Quelle stratégie d'investissement pour ne pas voir votre pouvoir d'achat fondre comme neige au soleil ? Où trouver des rendements supérieurs à l'inflation ? Retrouvez les réponses de Simone dans sa Stratégie. <a href="https://secure.publications-agora.fr/SSW12/WSSWN512/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Pour en savoir plus...</a>]</p>
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		<title>Les marchés parient sur l&#8217;éclatement de la zone euro : du Bund et du Dax, sinon rien !</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse-technique-Dax]]></category>
		<category><![CDATA[Bunds allemands]]></category>
		<category><![CDATA[crise grecque]]></category>
		<category><![CDATA[Eclatement-zone-euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Les vieux réflexes ont la vie dure ! Une petite injection d'élixir de crise grecque et les vendeurs à découvert ont repris leurs attaques contre les valeurs financières, déclenchant une fuite éperdue des investisseurs frileux vers la sécurité prétendument offerte par les Bunds allemands.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="font-size: x-small">Tous les jours, et dès 16h00 au <strong><span style="color: #ff0000">0899 88 20 36</span>*</strong> Philippe Béchade analyse pour vous les marchés, les rumeurs qui animent les salles de trading, et vous <strong>propose SA stratégie pour profiter ou contrer les mouvements boursiers.</strong></span><strong></strong></em></p>
<p>Les vieux réflexes ont la vie dure ! Une petite injection d&#8217;élixir de crise grecque et les vendeurs à découvert ont repris leurs attaques contre les valeurs financières, déclenchant une fuite éperdue des investisseurs frileux vers la sécurité prétendument offerte par les Bunds allemands.<br /> [NDLR :<strong> Elections présidentielles : </strong>le président de la République vous dira-t-il la vérité sur l'état de faillite de la France et les conséquences pour votre vie quotidienne ?</p>
<p>Notre spécialiste s'est plongée dans les finances françaises... et ce n'est pas rassurant ! Découvrez notre analyse – ainsi que nos solutions – avant qu'il ne soit trop tard...</p>
<p><a href="http://doc.publications-agora.fr/pack/video/ssw/?code=WSSWN512/" target="_blank">Tous les détails sont ici !</a>]</p>
<p><strong><strong>Les marchés parient sur la fin de l&#8217;Eurozone</strong></strong></p>
<p>L&#8217;emploi de l&#8217;adverbe &#8220;prétendument&#8221; découle d&#8217;une série de constats :</p>
<ul>
<li>
<p>le premier, c&#8217;est que <strong>le Bund ne protège pas de l&#8217;inflation.</strong> Avec un rendement de 1,5% (nouveau &#8220;anti-record&#8221; absolu pour un support obligataire libellé en euro), le 5 ans rapporte moins de 1% alors que la hausse des prix réelle est en fait trois fois plus élevée en Allemagne et dans la plupart des pays européens ;</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p>le second constat, c&#8217;est que pour ne pas subir de perte en capital sur les Bunds allemands, il faut faire le pari que les mauvaises nouvelles vont s&#8217;enchaîner à flux continu sur fond de stress au sujet du risque de dislocation de la zone euro. C&#8217;est précisément le genre de scénario que tous les dirigeants européens vont s&#8217;efforcer d&#8217;écarter, comme le démontre une série de rencontres et d&#8217;entretiens téléphoniques programmés en urgence avec le nouveau président de la République – avant même son investiture officielle le 15 mai prochain et la formation de son gouvernement.</p>
<p>en d&#8217;autres termes,<strong> continuer d&#8217;acheter du Bund, c&#8217;est parier sur l&#8217;échec des élites européennes. </strong>C&#8217;est aussi miser sur une apocalypse systémique orchestrée par une &#8220;finance sans visage&#8221; (nihiliste et suicidaire) qui obtiendrait ainsi<strong> l&#8217;effondrement du système capitaliste prédit par les détracteurs de l&#8217;ultralibéralisme </strong>;</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p>troisième observation : l&#8217;Allemagne ne se situe pas en orbite à l&#8217;abri autour de la Terre, et elle n&#8217;est pas non plus l&#8217;îlot de prospérité dont beaucoup d&#8217;admirateurs un peu trop béats font l&#8217;apologie. Le taux de pauvreté a explosé en 8 ans ; la consommation des ménages est en chute libre et, sans les exportations vers ses partenaires de l&#8217;Eurozone, les excédents commerciaux vont fondre rapidement et la masse des mauvaises créances détenues sur les pays débiteurs vont exploser.</p>
</li>
</ul>
<p><strong>Comment l&#8217;Allemagne fera-t-elle face à un effet de ciseaux </strong>combinant chute de la demande extérieure et poursuite de la contraction de la demande intérieure ?</p>
<p><strong><strong>Mais le Bund ne les protège de rien !</strong></strong><br /> Le cas de Bunds est caricatural. C&#8217;est la parfaite illustration du principe selon lequel la peur n&#8217;éloigne pas le danger. Le même réflexe joue également en faveur des actions germaniques avec un phénomène de vases communicants qui s&#8217;exerce au détriment des actions cotées sur les places du sud de l&#8217;Europe.</p>
<p>Là encore, la contradiction comportementale des gérants est confondante : ils nagent en plein mirage. L&#8217;illusion du découplage de l&#8217;économie allemande par rapport à ses concurrentes qui sombrent dans la récession (et cela vaut également pour l&#8217;Angleterre), et de l&#8217;Allemagne qui applique à la lettre les préceptes martelés depuis l&#8217;an 2000 par la BCE ne résiste pas plus de quelques minutes à un examen critique.</p>
<p><strong>Acheter systématiquement du Bund ou des actions allemandes, c&#8217;est comme se cacher derrière la portière de sa voiture pour se protéger d&#8217;une fusillade. </strong>C&#8217;est un réflexe instinctif mais il n&#8217;y a que dans les films que la frêle carrosserie d&#8217;un véhicule arrête les balles, même de petit calibre ! C&#8217;est juste un peu plus efficace qu&#8217;un journal économique plié en quatre – mais juste un peu moins qu&#8217;un bottin téléphonique.</p>
<p>Alors, quelle protection peut bien offrir un portefeuille d&#8217;actions allemandes qui gagne encore +10% depuis le 1er janvier ?</p>
<p><strong><strong>La Bourse allemande largement en tête&#8230; mais de quoi ?<br /> </strong></strong>Pour rappel, l&#8217;équivalent espagnol perd plus de 20% en quatre mois. L&#8217;écart de croissance entre les deux pays ne dépasse pas (officiellement) les 3% : légère récession attendue en Espagne au 1er semestre 2012, et croissance de 1,5% (en étant optimiste) outre-Rhin. L&#8217;écart de profitabilité réelle des actions s&#8217;amenuise encore en tenant compte de la part des résultats réalisés hors des frontières par les entreprises des deux pays – hors valeurs bancaires.</p>
<p>Autrement dit, les marchés se veulent parfaitement rationnels (fuir le risque perçu). Sauf que&#8230; ils appliquent les mêmes stratégies de façon tellement systématique qu&#8217;ils en deviennent parfaitement inefficients.<strong> Les exportatrices espagnoles sont totalement bradées par rapport à leurs équivalentes germaniques. </strong>Et plus les unes deviennent chères, plus elles sont ramassées&#8230; plus les autres baissent, plus elles sont laminées par des programmes d&#8217;arbitrage qui se veulent pourtant parfaitement logiques.</p>
<p>C&#8217;est au nom de la même &#8220;logique&#8221; que la valeur des <em>subprime</em> progressa de façon disproportionnée de 2005 à 2007, au détriment des Bunds, lesquels prennent aujourd&#8217;hui une revanche qui devient par trop éclatante&#8230; Tout va mal (structurellement) en Europe depuis trois ans ; aucune solution n&#8217;émerge pour rétablir la compétitivité des pays du sud dans un contexte d&#8217;euro fort. <strong>Or justement, seule l&#8217;Allemagne s&#8217;accommode d&#8217;une devise surévaluée qui incite les spéculateurs à parier sur une scission de l&#8217;Eurozone entre &#8220;Euromark&#8221; et &#8220;Eurosud&#8221;.</strong></p>
<p>L&#8217;achat systématique d&#8217;actifs pouvant un jour être libellé en &#8220;Euromark&#8221; explique pour une grande part l&#8217;irrésistible attraction exercée par la Bourse de Francfort, laquelle surperforme Paris de 10% sur les douze derniers mois et Madrid de&#8230; +45%.</p>
<p><strong><strong>Jusqu&#8217;à quand ?</strong></strong></p>
<p align="center"><strong><strong><a href="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120511_DAX30_XL.gif" target="_blank"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120511_DAX30.gif" alt="Graphique: DAX 30" width="460" height="368" border="0" /></a></strong></strong></p>
<p align="center"><em>Pour agrandir le graphique, cliquez dessus</em></p>
<p>Le DAX 30 sous-performe l&#8217;ensemble des places européennes depuis le début du mois de mai. L&#8217;indice s&#8217;est enfoncé sous sa moyenne mobile à 100 jours et à 100 semaines qui gravitent vers 6 580 points puis sous le support des 6 520 points du 23 avril dernier.</p>
<p><strong>Gare à la cassure des 6 450 points </strong>(support oblique long terme) qui validerait techniquement une &#8220;tête-épaule&#8221; baissière de séquence 6 950/7 150/6 875 points. Francfort risquerait alors d&#8217;effacer dans la foulée la totalité de ses gains annuels en cas de glissade vers 5 898 points.</p>
<p><em><span style="font-size: x-small">*1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute.<br /> <em>Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.</em></span></em><span style="font-size: x-small"><br /> <em>Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.</em></span><em></em></p>
<p><em>Première parution dans <a href="http://lebilletdutrader.com/2012/05/11/les-marches-parient-sur-un-eclatement-de-la-zone-euro-du-bund-et-du-dax-sinon-rien/" target="_blank">le Billet du Trader le 11/05/2012.</a></em></p>
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		</item>
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		<title>Chroniques émergentes : où sont les femmes ?</title>
		<link>http://quotidienne-agora.fr/2012/05/10/chroniques-emergentes-femmes-immobilier-chine/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 13:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile Chevré</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[bulle immobilière]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[investissement immobilier]]></category>
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		<category><![CDATA[soft landing]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>

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		<description><![CDATA["Où sont les femmes ?", chantait-on dans les années 80 en France... et aujourd'hui en Chine. Eh oui, cher lecteur, si vous êtes un homme en Chine en 2012, il a une chance non négligeable pour que vous ne trouviez pas femme à votre pied. Qui plus est, sans appartement, vous pouvez faire une croix sur une femme. Voilà qui explique l'intérêt de nombre de jeunes Chinois pour l'investissement immobilier. Et donc la force de la demande immobilière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Où sont les femmes ?&#8221;, chantait-on dans les années 80 en France&#8230; et aujourd&#8217;hui en Chine.</p>
<p>Eh oui, cher lecteur, si vous êtes un homme en Chine en 2012, il a une chance non négligeable pour que vous ne trouviez pas femme à votre pied. Pas à cause d&#8217;un disgracieux défaut physique, pas non plus parce que vous êtes d&#8217;une timidité maladive. Et encore moins parce que vous êtes opposé à toute présence féminine dans vos 9 m2.</p>
<p>Non, tout simplement parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de femmes en Chine.</p>
<p>En cause, outre une société traditionnelle qui tendait à privilégier le masculin sur le féminin, la politique de l&#8217;enfant unique (mise en place en 1979) qui a certes évité une encore plus grande explosion de la démographie dans l&#8217;empire du Milieu mais qui a aussi encouragé certaines pratiques de &#8220;sélection&#8221; ou de favoritisme des rejetons mâles aux dépens des filles. Cela peut aller de l&#8217;avortement sélectif au défaut de soin d&#8217;une fillette malade. L&#8217;éventail est large&#8230; et les conséquences chiffrables.</p>
<p>En moyenne, il naît 105 garçons pour 100 filles dans le monde. Le rééquilibrage se fait dans les mois qui suivent la naissance, les nouveau-nés mâles étant, statistiquement, plus touchés par la mortalité infantile que leurs consoeurs. Mais en Chine (et en Inde) naissent environ (les chiffres divergent un peu selon les sources) 120 bébés masculins pour 100 féminins.</p>
<p>Conclusion, depuis le début des années 1980, il serait né plus de 40 millions de garçons de plus que de filles en Chine.</p>
<p>Et c&#8217;est au moment où nos fringants gaillards chinois cherchent à fonder une famille que ce déséquilibre prend tout son sens. Chaque année, c&#8217;est environ 1 million de Chinois de plus qui sont contraints de rester célibataires tout simplement parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de femmes.</p>
<p>Je passe rapidement sur les conséquences scabreuses de ce déficit (explosion de la prostitution, trafic de femmes, etc.) pour me concentrer sur ses répercutions&#8230; sur l&#8217;immobilier.</p>
<p>Pardonnez-moi, cher lecteur, il va me falloir enfiler quelques poncifs malheureusement encore d&#8217;actualité sur le rôle respectif de l&#8217;époux et de l&#8217;épouse. Pour mettre toutes les chances de votre côté et emporter la main de l&#8217;élue de votre coeur – et le consentement de ses parents – il vous faudra faire preuve de quelques atouts : une situation financière bien établie, de bonnes manières&#8230; mais aussi un nid douillet pour abriter votre future famille.</p>
<p>Pour résumer, sans appartement, vous pouvez faire une croix sur une femme.</p>
<p>Voilà qui explique l&#8217;intérêt de nombre de jeunes Chinois pour l&#8217;investissement immobilier. Et donc la force de la demande immobilière.</p>
<p><strong>Bulle immobilière dans l&#8217;empire du Milieu</strong><br /> Vous le savez, la situation de l&#8217;immobilier dans l&#8217;empire du Milieu est l&#8217;un des principaux sujets d&#8217;inquiétudes sur l&#8217;état de santé de son économie. Les risques, nous vous en avons déjà parlé dans une précédente <em>Quotidienne</em> : &#8220;Pour lutter contre les pernicieux effets de la baisse de la demande occidentale, le gouvernement chinois a très fortement encouragé le crédit. Crédit qui s&#8217;est en très grande partie porté sur l&#8217;immobilier. Un peu partout ont fleuri des projets immobiliers pharaoniques qui n&#8217;avaient aucune chance d&#8217;être rentables&#8221;.</p>
<p>&#8220;Pour vous donner une idée du délire de constructions qui a frappé la Chine, jetez un oeil aux photos de ce fantomatique parc d&#8217;attractions construit à quelques encablures de Pékin. Ce n&#8217;est qu&#8217;un exemple parmi d&#8217;autres de ces projets irréalistes financés par le crédit – et qui ne pourront jamais être remboursés. Selon le FMI, au cours de ces cinq dernières années, le nombre de prêts accordés en Chine a été multiplié par deux, pour atteindre une valeur équivalente à 200% du PIB&#8221;.</p>
<p>En réponse au risque d&#8217;explosion de la bulle immobilière, Pékin – soutenu en cela par les différents gouvernements régionaux – a décidé de resserrer les conditions d&#8217;accès non seulement au crédit mais aussi à la propriété. Selon les villes et les régions, différentes mesures ont été mises en place : interdiction d&#8217;acheter un appartement si vous en possédez déjà un, obligation de résider depuis au moins 5 ans dans la ville dans laquelle vous envisagez d&#8217;effectuer un achat, etc.</p>
<p>L&#8217;objectif de Pékin est clair : freiner les acquisitions destinées à la spéculation. Avec en arrière-fond la volonté de maintenir à tout prix l&#8217;équilibre et la paix sociale.</p>
<p>Conclusion, les prix de l&#8217;immobilier, en particulier des nouveaux projets, sont en chute.</p>
<p>Mais les choses pourraient être en train de changer.</p>
<p><strong>Un toit pour la paix du peuple</strong><br /> J&#8217;ai assisté hier à une présentation organisée par East Capital sur les perspectives de l&#8217;investissement en Chine. Et d&#8217;après leurs experts installés en Chine, Pékin serait en train de faire évoluer sa politique en matière d&#8217;immobilier.</p>
<p>Deux raisons à cela :<br /> &#8211; premièrement, le secteur de l&#8217;immobilier avec ses corollaires, le BTP et les banques – sont des atouts fondamentaux pour l&#8217;économie et la croissance chinoises. Pékin n&#8217;a donc aucune intention de laisser la pierre couler.<br /> &#8211; Et, comme nous l&#8217;avons dit, la paix sociale est une priorité pour Pékin. Or un marché de l&#8217;immobilier explosif est un facteur de grogne sociale. Alors que la croissance devrait s&#8217;établir à 7,5% en 2012, contre 10% il y a encore 2 ans, le PCC ne peut pas se permettre d&#8217;abandonner ce secteur.</p>
<p>Le gouvernement a donc pris les choses en main : construction de nombre de logements sociaux et mesures destinées à favoriser les primo-acquérants.</p>
<p>Autre atout de l&#8217;immobilier en Chine, le faible recours au crédit. East Capital estime qu&#8217;en moyenne, 44% du prix d&#8217;un logement est payé en <em>cash</em>. Loin très loin des <em>subprimes</em> et autres crédits à risque accordés aux Etats-Unis&#8230;</p>
<p><strong>Quelles conséquences pour vous ?</strong><br /> Si le secteur de l&#8217;immobilier en Chine se reprend, c&#8217;est une bonne nouvelle&#8230; pour tout le monde. Le scénario de <em>soft landing </em>se précise. D&#8217;autant plus que Pékin, après le coup de frein volontaire de ces derniers mois, semble décidé à soutenir son économie – or le gouvernement chinois en a les moyens.</p>
<p>Le dernier plan quinquennal prévoit la construction de logements sociaux. Voici ce qu&#8217;en disait Florent Detroy dans <em><a href="http://edito-matieres-premieres.fr/fer-bhp-valemax/" target="_blank">l&#8217;Edito Matières Premières &amp; Devises</a></em> : &#8220;Le gouvernement vient ainsi de lancer un vaste programme de construction de logements sociaux. 36 millions d&#8217;appartements vont être construits d&#8217;ici 2015. Ce programme pourrait loger l&#8217;équivalent de la population allemande&#8221;.</p>
<p>Qui dit immobilier et construction dit besoins en matières premières. Les besoins en infrastructures de la Chine vont soutenir à long terme le cours des métaux industriels&#8230; et en particulier du fer.</p>
<p>Dans <em><a href="http://edito-matieres-premieres.fr/" target="_blank">l&#8217;Edito Matières Premières &amp; Devises</a></em> de ce soir, Florent revient d&#8217;ailleurs sur la rumeur qui agite en ce moment les marchés des matières premières : celle de la fin du super-cycle haussier sur les <em>commodities</em>. Entrons-nous dans une décennie de baisse du prix des métaux ? Les arguments de Florent sont à retrouver dès ce soir 20h, dans <em>l&#8217;Edito</em>.</p>
<p>&#8220;Où sont les femmes ?&#8221;, chantait-on dans les années 80 en France&#8230; et aujourd&#8217;hui en Chine.</p>
<p>Eh oui, cher lecteur, si vous êtes un homme en Chine en 2012, il a une chance non négligeable pour que vous ne trouviez pas femme à votre pied.</p>
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		<title>Les prix alimentaires pourraient alimenter l&#8217;inflation !</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 09:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eberhardt Unger</dc:creator>
				<category><![CDATA[La quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[hausse de prix]]></category>
		<category><![CDATA[pays émergents]]></category>
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		<description><![CDATA[L'augmentation des prix alimentaires reste forte et même s'accélère. C'est ce qui ressort des récentes publications statistiques de la FAO concernant les hausses des prix nominaux et réels. Dans ces dernières publications, la Banque mondiale souligne également l'augmentation des prix alimentaires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Actuellement, les marchés financiers anticipent une période de calme concernant l&#8217;économie mondiale, en 2012 et 2013, ce qui devait éviter une envolée des prix à la consommation.</p>
<p>Jusqu&#8217;à présent, ce sont les prix de l&#8217;alimentaire et de l&#8217;énergie qui ont été la principale cause de la poussée de l&#8217;inflation dans le monde. L&#8217;embargo sur le brut iranien par les Américains et les Européens prendra effet en juin et ainsi le prix du pétrole brut (WTI) ne devrait guère baisser dans les prochains mois : l&#8217;accalmie attendue de l&#8217;inflation ne viendra pas de ce côté.</p>
<p>Par ailleurs, l&#8217;augmentation des prix alimentaires reste forte et même s&#8217;accélère. C&#8217;est ce qui ressort des récentes publications statistiques de la FAO concernant les hausses des prix nominaux et réels. Dans ces dernières publications, la Banque mondiale souligne également l&#8217;augmentation des prix alimentaires.</p>
<p>Actuellement, l&#8217;indice FAO s&#8217;établit à 216 points, juste en dessous du record historique à 238 points en février 2011. L&#8217;indice FAO se calcule à partir de cinq sous-indices (céréales, huiles végétales et graisses, produits laitiers, sucre, viande), qui agrègent les prix de 55 aliments différents. Bien que l&#8217;activité économique se calme dans le monde entier, l&#8217;indice des prix des denrées alimentaires reste à un niveau élevé et pourrait même encore monter dans les mois à venir.</p>
<p align="center"><img src="http://www.quotidienne-agora.fr/elements/qmw/newsletter/images/contenu/120510_indice_fao.jpg" alt="Graphique de l'indice FAO" width="401" height="196" border="0" /></p>
<p>La hausse des prix des produits alimentaires a bien une raison fondamentale : la demande augmente plus vite que l&#8217;offre. Ces tensions sur les marchés des matières premières sont aggravées par des facteurs climatiques (incendies et inondations, tremblements de terre&#8230; etc.) ainsi que par la modification des habitudes alimentaires, principalement dans les pays émergents ou en voie de développement.</p>
<p>La croissance des cultures pour la production de bioéthanol, favorisées par les gouvernements, a fait perdre des terres pour la production alimentaire, phénomène qui est à l&#8217;origine de tensions continues sur les marchés agro-alimentaires.</p>
<p>Dans ces conditions, le moindre accident, météorologique par exemple, invalidant les prévisions des récoltes pour 2012/2013 pourrait pousser les prix du marché mondial vers des niveaux sensiblement plus élevés.</p>
<p>La Banque mondiale estime la population totale à 7 milliards d&#8217;individus, en croissance constante, et alerte sur les dangers de famine, comme on en a eu un exemple récemment dans la région de la corne de l&#8217;Afrique.</p>
<p>L&#8217;augmentation des prix alimentaires contribue à l&#8217;inflation des prix à la consommation de façon plus prononcée dans les pays en voie de développement que dans les pays riches, car dans ces derniers l&#8217;alimentation représente une moindre part du panier de la ménagère. Aux Etats-Unis, par exemple, ils constituent 15% du panier, alors que ce pourcentage est de 50% aux Philippines.</p>
<p><strong>Conclusion :</strong> une croissance de la population mondiale en même temps que des produits alimentaires toujours plus chers conduira à l&#8217;inflation des prix à la consommation suivie de tensions sociales. Actuellement, rien ne semble pouvoir arrêter ce phénomène.<br /> [Dans <em><a href="https://secure.publications-agora.fr/DEP10/WDEPN503/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">Défis &amp; Profits</a></em>, Jean-Claude Périvier accompagne les entreprises qui relèvent le défi agricole. Une stratégie d'investissement fondée sur les besoins à long terme de la population mondiale et des pays émergents en particulier, <a href="https://secure.publications-agora.fr/DEP10/WDEPN503/index.htm?pageNumber=1" target="_blank">à découvrir ici...</a>]</p>
<p><em>Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d&#8217;expérience des marchés et de l&#8217;économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site </em><a title="Le site Fairesearch" href="http://www.fairesearch.de/" target="_blank"><em>www.fairesearch.de</em></a></p>
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