La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Thu, 22 Feb 2018 12:18:39 +0000 fr-FR hourly 1 Mais où est le put Powell ? http://quotidienne-agora.fr/put-powell/ http://quotidienne-agora.fr/put-powell/#respond Thu, 22 Feb 2018 12:17:10 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71551 fed

Alors que le Dow Jones chutait de plus de 2 600 points entre le 2 et le 8 février 2018 – soit une chute de plus de 10% par rapport au plus-haut historique de 26 616 points du 25 janvier – une question ne cessait de tarauder l'esprit des investisseurs : mais où est le "Put Powell" ?

Là, une petite explication s'impose.

"Powell" est le patronyme de Jerome Powell, le tout nouveau président du Conseil de la Réserve fédérale. Le terme "put" vient de l'univers des options. Le détenteur d'un put se protège contre les baisses de marché. Lorsque les marchés s'effondrent, les détenteurs de put peuvent revendre les actions qu'ils ont en portefeuille à un cours fixé par le contrat de put, afin d'éviter les pertes en-dessous de ces seuils.

Le Put Powell fait simplement référence au fait que Jerome Powell et la Fed voleront à la rescousse des investisseurs du marché actions, à un certain point, afin d'éviter de lourdes pertes.

Le Put Powell serait le dernier de toute une série de sauvetages opérés par la Fed en faveur du marché actions.

Le Put Greenspan, du nom de l'ex-président de la Fed, Alan Greenspan, a été déclenché en septembre et octobre 1998, lorsque Greenspan a abaissé les taux d'intérêt à deux reprises en trois semaines – dont une aisse d'urgence décidée hors réunion du FOMC – afin de contenir les dégâts occasionnés par l'effondrement du hedge fund LTCM.

Le Put Bernanke, du nom de l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke, s'est manifesté à de nombreuses occasions, notamment lors du lancement du QE2, en novembre 2010, à la suite d'un QE1 qui n'était pas parvenu à stimuler l'économie, et du report du "taper", en septembre 2013, à la suite de l'effondrement des marchés émergents provoqué par le "taper talk" de Bernanke en mai 2013.

Le Put Yellen, du nom de l'ex-présidente de la Fed, s'est également manifesté à de nombreuses reprises. Yellen a retardé le relèvement des taux de septembre à décembre 2015 afin d'apaiser les marchés après la dévaluation choc de la Chine et l'effondrement du marché américain d'août 2015. Puis, deuxième put Yellen en mars 2016, lorsque la Fed a de nouveau différé les relèvements des taux jusqu'à décembre 2016 afin de gérer une nouvelle dévaluation choc chinoise et un nouvel effondrement des marchés américains (janvier à février 2016).

Bref, la Fed a procédé à toute une série d'interventions afin d'apaiser les tensions de marché et soutenir/ gonfler le prix des actifs : abaissements de taux, émission d'argent, report des relèvements de taux, ou recours au "forward guidance". Au cours de ces 20 dernières années, la Fed a maintes fois appliqué le fameux "whatever it takes" de Mario Draghi (président de la BCE), en réaction aux mouvements de baisse chaotiques des marchés.

Aujourd'hui, alors que les marchés actions US ont subi une baisse aussi sévère que celles d'août 2015 et janvier 2016, la nécessité d'un éventuel Put Powell revient à l'ordre du jour.

Il ne fait aucun doute que le Put Powell existe. La Fed ne restera pas sans rien faire face à un effondrement des marchés et des plans-retraites 401(k) des Américains.

En voici l'un des exemples les plus extrêmes : en septembre-octobre 2008, Ben Bernanke, de même que d'autres instances de régulation bancaire, ont garanti tous les fonds monétaires d'Amérique, tous les dépôts bancaires du pays, indifféremment des plafonds garantis par le FDIC, abaissé les taux d'intérêt à zéro, émis de l'argent, racheté des actifs "pourris" et conclu plus de 10 000 milliards de dollars de contrats de swaps de devises avec la BCE.

Les mesures prises par la Fed à l'automne 2008, en réaction à la faillite de Lehman Brothers et d'AIG, ont illustré à l'extrême cette philosophie du "whatever it takes" adoptée par les banquiers centraux modernes. Le principe selon lequel les marchés "font le ménage" sous un certain seuil et laissent les banques "pourries" faire faillite et les créances douteuses impayées, est révolu.

Ces sauvetages continuels opérés par la Fed s'avèreront cancéreux avec le temps. En créant des marchés asymétriques qui ne font que monter et qu'on ne laisse jamais chuter, la Fed déguise les véritables risques et encourage les investisseurs à se surcharger d'actifs très risqués.

Le jour viendra, tôt ou tard, où les bulles d'actifs seront si vastes, et l'effondrement consécutif si catastrophique, que cela dépassera la capacité des banques centrales à stopper la crise.

Mais c'est un problème ultérieur. Pour l'instant, les investisseurs comptent sur le Put de la Fed pour soutenir le prix des actifs.

A partir de quel niveau le Put Powell se déclenchera-t-il ?

Mais en cas de nouvelle baisse... à partir de quel niveau le Put Powell se déclenchera-t-il ?

Il est crucial de répondre à cette question avant de se jeter à l'eau.

En fait, d'après mes entretiens personnels avec Ben Bernanke, les remarques formulées récemment par Bill Dudley, président de la Fed de New York, et les interventions de la Fed au cours de ces 20 dernières années, on peut assez bien cerner à quel moment et de quelle façon le Put Powell se manifestera.

Le put opère en fonction d'une formule à deux facteurs : le premier, c'est le pourcentage de baisse du marché, et le second, c'est la vitesse à laquelle le marché baisse.

La conjonction de ces deux facteurs – la vitesse et le pourcentage de la baisse – détermine le moment auquel le put est activé.

Le pourcentage de baisse clé est de 15%. Bernanke m'a dit lors d'un entretien privé qu'une baisse de 15% déclencherait une intervention de la Fed, mais que tout pourcentage inférieur à cela ne la préoccuperait pas particulièrement.

Toutefois, cette règle des 15% comporte deux corollaires de taille.

Le premier corollaire serait une baisse de 10%, voire plus, en quelques semaines, donnant l'impression de s'orienter vers les 15% en raison de la fébrilité des intervenants : cela pourrait déclencher une réaction préventive de la Fed.

Ce serait comme si une voiture roulant sur la glace freinait brutalement. La voiture ne s'arrêterait pas, elle continuerait sa course pendant un certain temps. Lorsque la Fed constatera une baisse de 10% n'affichant aucun signe de stabilisation, elle la considèrera comme une baisse de 15% en devenir et prendra des mesures.

C'est la situation à laquelle Janet Yellen a été confrontée en septembre 2015, lorsqu'elle a reporté le relèvement de taux. Les marchés avaient chuté de 11% en trois semaines et ne montraient aucun signe de stabilisation. Yellen a donc pris des mesures.

Le second corollaire est le suivant : si une période de calme, voire même de reprise, débute après une baisse de 7 à 10%, la Fed remettra les pendules à l'heure. Cela signifie que la baisse initiale aura été contenue, que les marchés se seront stabilisés tout seuls et que le nouveau point de référence déclenchant une intervention de la Fed serait une nouvelle baisse de 15% à partir du niveau nouvellement atteint (et non des précédents plus hauts).

Les marchés étaient donc, lors de leur dernière baisse début février, à la croisée des chemins. Ils ont baissé jusqu'à 12% par rapport à leur plus haut historique, avant de rebondir violemment : la baisse est intervenue très rapidement, avec deux ou trois séances très négatives, mais les marchés ont rebondi tout aussi violemment. Si les marchés avaient continué de chuter de façon chaotique après le 8 février, Powell aurait proposé une "forward guidance" évoquant le report du relèvement des taux de mars 2018.

A présent, le Dow Jones ayant rebondi au-delà des 24 000 points, la Fed va entériner ce nouveau point de référence et relèvera les taux en mars comme prévu à l'heure actuelle.

A partir de là, il faudrait que le Dow Jones chute à 20 000 points rapidement (soit une baisse de 15%), pour que le Put Powell soit exercé.

La Fed reporterait alors le relèvement des taux prévu en mars afin de voler à la rescousse des marchés. Mais pour l'instant, le Dow Jones et les indices US étant stabilisés et dans une phase de rebond, elle devrait relever les taux en mars.

Si le Dow Jones renoue avec les 26 000 points, le nouveau seuil de déclenchement du put de la Fed sera relevé à 22 000 points sur le Dow, à la manière d'un stop suiveur.

Et si le Put Powell ne se déclenche pas ?

Tous ces niveaux de put se fondent sur des chutes brutales et chaotiques. Si les marchés affichent une baisse lente et régulière se produisant sur plusieurs mois et années, le Put de la Fed ne s'appliquera pas. Dans ce contexte, la réaction de la Fed dépendra uniquement de l'inflation et de la création d'emplois : son double-mandat. Sur le marché actions, les investisseurs devront se débrouiller seuls.

Bien entendu, l'existence du Put de la Fed crée une prophétie auto-réalisatrice. Si les investisseurs croient que la Fed les sauvera chaque fois que le marché baisse, ils continueront à "acheter sur les replis" en anticipant les rebonds de marché provoqués par les mesures de la Fed. Grâce à ces achats, le marché rebondira et le put ne devra jamais être utilisé.

Cependant, cette vision des investisseurs relève du fantasme. Elle fait fi de deux éventualités : que la Fed ne fasse rien... ou ne se manifeste pas à temps pour les sauver.

La première éventualité interviendrait si le marché chutait de 20% sur un ou deux jours, comme cela s'est produit en 1987, 1929, 1914, 1907 et 1869, entre autres. Ce scénario se produirait trop vite pour que la Fed puisse réagir. Une réaction ultérieure pourrait prévenir de nouveaux dégâts, mais pas avant que 20%, voire plus, de votre portefeuille n'ait disparu.

La seconde éventualité interviendrait en cas de baisse lente et régulière, fondée sur des fondamentaux macroéconomiques, et dont la Fed n'a que faire, tout simplement. C'est ce qu'il s'est produit dans les années 1970.

Face aux prochains mouvements de marché, et aux éventuelles impuissance ou indifférence de la Fed, la réaction appropriée serait d'augmenter les compartiments liquidités et or de vos portefeuilles afin de vous protéger d'une baisse des actions.
[NDLR : Découvrez les 6 mesures à prendre maintenant pour vous protéger d'une baisse des actions. Elles sont ici …]

Ce qui est évident, c'est que la volatilité est revenue de plus belle et que les investisseurs doivent se concentrer sur cette bombe de la dette, insoutenable, qui couve au sein du budget fédéral. Par conséquent, la baisse du marché est loin d'être terminée.

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Oubliez Internet, misez sur la blockchain ! http://quotidienne-agora.fr/internet-blockchain/ http://quotidienne-agora.fr/internet-blockchain/#respond Wed, 21 Feb 2018 11:02:29 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71538 blockchain

En 2009, le monde financier était en plein effondrement. Les émetteurs de monnaie fiduciaire – les gouvernements et leurs banques centrales – se battaient pour sauver l'économie de la pire crise de mémoire d'homme, une crise à laquelle ils avaient eux- mêmes contribué en mettant en place des politiques monétaires laxistes.

Mais lorsque les institutions financières firent faillite et que les marchés s'effondrèrent, une alternative aux monnaies fiduciaires existantes émergea comme un phénix de ses cendres.

Il y a neuf ans ce mois-ci, quelques semaines avant que le S&P 500 ne touche le fond à 666 points, le monde assistait à la genèse de l'une des plus grandes tendances technologiques et financières de notre époque : le Bitcoin.

Tout a commencé avec la création du premier bloc du Bitcoin, le bloc genèse, par son mystérieux inventeur, Satoshi Nakamoto. Quelques mois auparavant, Nakamoto avait écrit un article présentant la manière dont une nouvelle monnaie numérique pourrait être utilisée pour remplacer la monnaie traditionnelle.

Le catalyseur de cette idée innovante était l'échec évident de notre système monétaire centralisé. La crise financière avait inspiré une alternative technologique capable de fonctionner comme une monnaie sans nécessiter l'intervention d'une autorité centrale. Avec le Bitcoin de Nakamoto, la confiance dans une autorité centrale est remplacée par la force du cryptage.

Un nombre maximum de pièces est prévu dès sa conception, ce qui évite toute dévaluation. Un réseau peer-to-peer décentralisé contient un registre immuable de toutes les transactions pour éviter que les pièces ne puissent être dépensées deux fois.

Ce registre est habituellement appelé la blockchain. Elle est constituée d'enregistrements – les blocs – reliés les uns aux autres de manière cryptographique pour former une chaîne. A l'époque, presque personne ne comprenait ce dont il s'agissait... et rares sont ceux qui comprennent vraiment aujourd'hui.

Pourtant, le Bitcoin reste la plus grande des cryptomonnaies sur un marché immense et en pleine croissance.

Dans l'ensemble, dans NewTech Insider, nous essayons de nous tenir éloignés des coins et autres tokens ; ils sont trop instables. Spéculer est amusant, certes, mais c'est aussi risqué. Je préfère des paris plus sûrs. Si le côté plus spéculatif vous tente, je vous recommande de suivre les très avisés conseils de mon collègue, Florian Darras, dans Cryptos Trading.

Voilà pourquoi, dans l'ensemble, je suis beaucoup plus enthousiasmé par les occasions de profits que représente la blockchain. Investir dans la blockchain aujourd'hui, c'est investir dans des entreprises Internet au début du boom technologique. Les profits seront incroyables !

Les cryptomonnaies, la monnaie du XXIe siècle

Comme je l'ai dit, le Bitcoin reste la plus grande des cryptomonnaies, avec une capitalisation tout juste inférieure à 130
milliards de dollars, et ce bien qu'il ait inspiré des dizaines de versions qui cherchent à pallier ses défauts. Aujourd'hui, la capitalisation boursière totale des 100 plus grandes cryptomonnaies dépasse les 360 milliards de dollars.

D'une certaine manière, la présence de plusieurs cryptomonnaies en concurrence les unes avec les autres ressuscite de vieux souvenirs.

Les Etats-Unis n'ont pas toujours eu une banque centrale. La Réserve Fédérale a tout juste plus d'un siècle. Le dollar est nationalisé depuis le XXe siècle seulement.

Au cours des premières décennies de l'histoire des Etats-Unis, les banques étaient libres d'émettre leurs propres monnaies, en concurrence les unes avec les autres. Elles devaient chercher à obtenir plus de clients en émettant de l'argent de qualité. Les prix étaient stables et l'économie américaine connut des décennies de croissance.

Le Bitcoin, quant à lui, est en concurrence non seulement avec d'anciennes monnaies fiduciaires, mais aussi avec d'autres cryptos.

Mais toutes les cryptos partagent une idée de base. Un avion a besoin d'ailes et d'un moteur pour rester en l'air : de même, toutes les grandes cryptomonnaies dépendent de la blockchain pour fonctionner.

La blockchain est le progrès clé qui se cache derrière les cryptos. Et la technologie qu'elle utilise peut servir à bien plus que ces nouvelles monnaies – avec des résultats exceptionnels. La blockchain aura un jour sur nos vies des conséquences similaires à celles d'Internet.

Un pari comme on n'en avait pas connu depuis Internet

Internet est le meilleur exemple récent de technologie révolutionnaire, fondamentale et à grande échelle.

Au moment de son lancement, il s'agissait d'une technologie de réseau développée pour le département américain de la Défense. Sa portée fut ensuite étendue bien au-delà des simples communications militaires... et elle a fini par former la base du réseau mondial que nous utilisons tous.

Pendant les premières décennies, Internet se résumait à un ensemble relativement méconnu de technologies qui connectaient entre eux des centres académiques.

La croissance du réseau était constante, mais ce n'est que dans les années 1990 que les choses commencèrent à changer, avec une multiplication exponentielle du nombre d'ordinateurs connectés.

Le principal moteur de la croissance était l'arrivée de particuliers et d'entreprises commerciales sur le réseau mondial et son utilisation pour une large gamme d'applications nouvelles, jamais envisagées jusque-là.

Dans les années 1960, lorsque les informaticiens ont commencé à envoyer les premiers messages sur une version encore embryonnaire d'Internet, je ne crois pas qu'ils aient été conscients que cette technologie allait donner naissance aux réseaux sociaux, au streaming vidéo et au commerce en ligne.

Mais dans les années 1990, Internet commença à prendre de la vitesse avec l'émergence d'applications utiles, et les investisseurs firent des profits énormes grâce au boom technologique qui suivit.

La même chose est en train de se produire pour le Bitcoin. La blockchain est utile bien au-delà des seules cryptomonnaies.

En plus d'enregistrer les échanges monétaires en toute sécurité, elle peut être utilisée pour documenter ce qu'il se passe sur une chaîne d'approvisionnement, créer et stocker des contrats et bien plus encore. Elle peut être utile en Bourse, pour les systèmes de vote électronique, servir de base à des registres de propriété cryptés, des assurances peer-to-peer, des solutions de gestion de la chaîne d'approvisionnement, des contrats intelligents et des systèmes de virements et de paiements anti-contrefaçon nettement moins coûteux que toutes nos solutions actuelles.

Là où de nombreux intervenants ont besoin d'un registre commun, digne de confiance, transparent et que l'on peut facilement auditer, la blockchain est susceptible d'être utilisée.

Investir sur un secteur naissant

Actuellement, la plupart des technologies enthousiasmantes liées à la blockchain sont encore privées ou financées par du capital risque.

J'ai récemment assisté à une conférence sur les cryptomonnaies pour parler aux entrepreneurs du secteur et en apprendre plus. Très peu d'entreprises cotées en Bourse sont des pure-players dans le domaine de la blockchain. Mais je pense que les choses vont changer.

Beaucoup de startups utilisent la blockchain pour récolter du capital risque en émettant des actifs numériques dans le cadre d'une ICO, pour initial coin offering.

Selon CB Insights, une entreprise d'analyse de tendances technologiques et de capital risque, plus de 134 entreprises ont récolté des fonds de cette manière entre 2014 et 2017.

Mais les occasions de profit ne devraient pas manquer, car les plus florissantes de ces entreprises ne tarderont pas à entrer en Bourse. Les occasions seront spectaculaires – et il ne s'agit pas que d'échanger des cryptos !

Je suis convaincu qu'investir dans des entreprises de choix centrées sur la blockchain sera la clé de profits similaires à ceux obtenus pendant le boom d'Internet.

[NDLR : Découvrez sans plus attendre les 3 valeurs qui vous permettront de profiter de la plus grande collision technologique de 2018 – et de ces 58 dernières années. 3 valeurs qui pourraient vous rapporter jusqu'à +7 520% de plus-values …]

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La BCE, entre fourmis et cigales http://quotidienne-agora.fr/bce-entre-fourmis-cigales/ http://quotidienne-agora.fr/bce-entre-fourmis-cigales/#respond Tue, 20 Feb 2018 11:56:17 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71532 Luis de Guindos

Comme prévu, la séance a été assez morne hier en Europe, alors que Wall Street était fermé. Le CAC 40, après avoir longtemps hésité, a clôturé en baisse de 0,48%.

La seule vraie nouvelle a été la nomination du ministre espagnol de l'économie, Luis de Guindos, au poste de vice-président de la Banque centrale européenne. L'autre candidat, le président de la Banque centrale irlandaise, venait tout juste d'annoncer son retrait.

Il est fort possible que cette nomination vous laisse de marbre... ce que je comprends parfaitement.

Pourtant, le rôle de la BCE s'est avéré central aux cours des dernières années. Outre avoir été aux manettes lors de la crise de l'euro et de la crise grecque – et avoir, au passage, évité une explosion de la zone euro –, la BCE a eu de multiples conséquences via sa politique monétaire sur votre vie quotidienne, du coût de votre crédit immobilier à la force de l'euro face au dollar en passant par le rendement de votre épargne et de votre assurance-vie. Les répercussions des décisions prises par Mario Draghi influent sur votre quotidien.

Or de grands changements se préparent au sein de la BCE. Outre celui de vice-président, trois autres postes vont être renouvelés dans les deux ans qui viennent, dont celui de président.

Qui pour remplacer Mario Draghi ?

Pour tenter de répondre à cette question, il faut prendre en compte le délicat équilibre des forces et des influences des pays appartenant à la zone euro. Traditionnellement, les économies les plus importantes de la zone – l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne – ont plus de poids dans les décisions et les nominations.

Mais la crise de l'euro a mis en lumière une autre partition : entre pays du Sud de l'Europe (les "cigales" partisanes d'une économie dite keynésienne) et ceux du Nord (les fourmis, partisanes de la rigueur budgétaire).

La nomination de l'Espagnol Luis de Guindos, appartenant au "Sud", donnerait donc plus de poids encore à une candidature très attendue au poste de président de la BCE, celle de Jens Weidmann, le gouverneur de la Bundesbank. Et desservirait la candidature française, celle de François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. En effet, chaque "zone" aurait alors son représentant aux plus hauts postes de la BCE.

Dans les faits, c'est un poil plus compliqué. Luis de Guindos, ministre de Mario Rajoy, affiche pour principal fait de gloire la relance économique de l'Espagne, qui avait été coulée par les conséquences conjuguées de la crise des subprimes et de la crise de l'euro. Cette relance, indéniable, s'est faite au prix d'importantes réformes et d'une politique de rigueur, qui ont rapproché les positions de de Guindos de celles du ministre de l'économie allemande entre 2009 et 2017, Wolfgang Schäuble.

Schäuble s'était d'ailleurs fait connaître pour son intransigeance face à la Grèce au plus fort de la crise hellène, se prononçant assez clairement pour un "Grexit".

La nomination de de Guindos relance donc les dés dans la course à la présidence de la BCE. Si Weidmann est très largement favori, la France est-elle prête à laisser la direction de la BCE à des partisans de la rigueur ? Le feuilleton risque d'être passionnant, et je vais le suivre pour vous.

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Pariez sur un Renault qui se projette dans le futur http://quotidienne-agora.fr/pariez-renault-se-projette-futur/ http://quotidienne-agora.fr/pariez-renault-se-projette-futur/#respond Tue, 20 Feb 2018 11:37:26 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71526 renault

L'incertitude boursière, que nous suivons avec attention ces derniers jours, n'empêche pas l'économie réelle de tourner ni les entreprises de travailler – et c'est tant mieux.

Bien loin des variations d'indice, des sursauts du VIX et de la disparition de produits structurés complexes dont nous vous avons parlé depuis le début du mois, l'industrie continue son petit bonhomme de chemin.

Innovation, planification du futur, production et création de richesse sont toujours au rendez-vous.

Aujourd'hui, nous nous intéressons au cas de Renault.

Son conseil d'administration a annoncé que le P-DG, le bien connu Carlos Ghosn, serait reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans à la tête du groupe.

Quatre ans durant lesquels Carlos Ghosn aura la lourde tâche de préparer sa succession. Il faut bien préparer la relève après plus d'une décennie passée à la tête du groupe (et plus de 17 ans si l'on compte le temps passé chez Nissan).

Les annonces de la semaine dernière commencent à lever le voile quant à l'avenir du groupe. Thierry Bolloré (à ne pas confondre avec son lointain cousin Vincent Bolloré) a été nommé au poste de Directeur Général adjoint. Il devient de facto numéro 2 du groupe et va pouvoir prendre ses marques avant, peut-être, de monter l'ultime échelon hiérarchique et en assurer la présidence en 2022.

Que restera-t-il de l'héritage Carlos Ghosn ?

Vous savez sans doute que Renault revient de loin. L'alliance avec Nissan a fait entrer le constructeur français dans l'ère de la modernité, et la gestion implacable de Carlos Ghosn a permis au constructeur de traverser sans trop de casse la crise des subprimes.

Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, les constructeurs automobiles occidentaux étaient tous donnés pour morts. Peugeot cotait en Bourse comme si sa liquidation allait avoir lieu dans les six mois. De l'autre côté de l'Atlantique, General Motors se mettait en faillite.

Sous l'impulsion de Carlos Ghosn, Renault a continué à augmenter la fiabilité de ses modèles tout en maintenant un effort continu sur la maîtrise des coûts. Un travail important a été fait pour multiplier les synergies Renault-Nissan, et le groupe a osé mettre en avant les modèles Dacia malgré le risque évident de fuite du marché vers le low-cost.

Si ces paris semblent rétrospectivement évidents, ils ne l'étaient pas à l'époque. Carlos Ghosn ayant eu comme unique boussole la survie et la rentabilité du groupe, sa politique a fait grincer des dents chez beaucoup et les oppositions ont été nombreuses.

Le Renault d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec la régie d'Etat du siècle dernier.

Or Thierry Bolloré n'est pas étranger à cette mue (pour ne pas dire mutation à marche forcée). Il était, avant sa nomination, en charge de la maîtrise des coûts sur toute la chaîne de production.

Le nouveau DG adjoint était de ceux qui mettaient en place la politique du P-DG. L'héritage idéologique de Carlos Ghosn est donc assuré et l'orientation générale de Renault devrait rester constante après la passation de pouvoir prévue pour 2022.

Qu'attendre de Renault entre 2022 et 2032 ?

Les entreprises comme Renault représentent, pour les investisseurs particuliers, une cible idéale d'investissement de bon père de famille. Elles sont idéalement achetées et oubliées pour être revendues lors d'événements de vie (études des enfants, déménagement, retraite). Ces investissements de long terme ont des performances époustouflantes tout en ne demandant aucun travail personnel... du moins tant que les entreprises restent bénéficiaires !

Dès lors, il est légitime de s'interroger sur les perspectives à horizon 10-15 ans. Thierry Bolloré sera-t-il un aussi bon capitaine d'industrie que l'a été Carlos Ghosn ?

Est-il possible de lui faire confiance pour faire fructifier le capital industriel de Renault, ou faut-il quitter le navire et se débarrasser des actions Renault avant le passage de flambeau ?

Pour moi, l'optimisme reste de mise.

Carlos Ghosn a été le bon P-DG au bon moment. Il a su redonner au groupe l'impulsion qui lui manquait au début des années 2000. Tandis que des fleurons comme Hewlett Packard et Yahoo étaient minés par es stratégies hésitantes, Renault passait du statut d'entreprise ringarde à celui de constructeur d'envergure mondiale.

Le virage est terminé, peut-être est-il temps de souffler. Les hommes providentiels ont leur intérêt à certains moments-clés dans la vie d'une entreprise, mais doivent un jour ou l'autre être remplacés.

Impossible de ne pas faire le parallèle avec la situation d'Apple. Suite au décès du visionnaire Steve Jobs, les rênes de l'entreprises ont été confiées à Tim Cook. Celui qui était alors vu comme un gestionnaire sans âme ni vision a tout de même permis à Apple de devenir la première capitalisation boursière. La firme génère depuis sa prise de fonction des profits record année après année.

Il y a fort à parier que l'après-Ghosn chez Renault ressemblera à l'après-Jobs chez Apple. La période 2022-2032 sera celle de la continuité stratégique. Même sans attendre de bouleversements majeurs, Thierry Bolloré devrait permettre au groupe de continuer à croître et engager de solides bénéfices.

Faut-il craindre l'Etat ?

A l'heure actuelle, l'Etat français reste encore propriétaire de 15 % des actions et possède un droit de vote majoré. Carlos Ghosn a, depuis son arrivée, toujours cherché à diminuer l'influence étatique dans Renault.

Lors des dernières annonces, le futur-ex P-DG a de nouveau annoncé qu'il ne croyait pas à la pérennité du groupe si l'Etat gardait autant de pouvoir.

Ces déclarations, faites à un moment où la stratégie au plus haut de l'Etat est à la cession d'actifs, ne doivent pas être prises à la légère.

Sauf tempête politique et retour des grandes vagues de nationalisations, il est raisonnable d'anticiper un rôle de moins en moins important de l'Etat sur le dossier. Les participations devraient être progressivement cédées – d'autant que l'Etat va bien finir par devoir équilibrer ses budgets si les taux d'intérêt augmentent !

La menace de l'influence étatique, bien pricée dans le cours de l'action Renault, me semble aujourd'hui surestimée et, en tout cas, vouée à diminuer.

Quelles conséquences pour vos investissements ?

Dans la Quotidienne du 10 juillet dernier, je vous indiquais que Renault était un constructeur solide dont les actions s'échangeaient à bas prix.

Depuis, les actions ont pris 10% tandis que le CAC 40 n'a grappillé que 2% sur la même période.

Est-il trop tard pour se placer sur le dossier ? Bien sûr que non !

La croissance du groupe est encore forte. Les chiffres 2017, annoncés la semaine dernière, font état d'une année historique.

Le chiffre d'affaires s'établit à près de 58,8 milliards d'euros (+14,7% par rapport à 2016), et le bénéfice net est également en hausse à 5,2 milliards d'euros (près de 50% en plus sur un an).

La hausse du prix de l'action depuis la dernière Quotidienne est donc plus que raisonnable par rapport à la hausse de l'activité. Le marché n'a pas encore pris la mesure de la nouvelle rentabilité de l'entreprise. Cela vous permet de rentrer sur le dossier à bon prix.

Renault, valeur de croissance, s'échange désormais à seulement 5 fois ses bénéfices 2017... Qui dit mieux ?

Bons investissements !

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Quand le gourou des techs, Masayoshi Son, élabore la voiture du futur http://quotidienne-agora.fr/gourou-tech-voiture-futur/ http://quotidienne-agora.fr/gourou-tech-voiture-futur/#comments Mon, 19 Feb 2018 11:53:46 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71520 Masayoshi Son voiture

Vendredi dernier, je vous ai présenté Masayoshi Son, PDG de l'entreprise japonaise SoftBank Corp., et certainement un des plus grands investisseurs dans les nouvelles technologies au monde. Une fois lancé sur sa piste, nous avons repéré les principaux dans lesquels il investit pour dénicher des idées d'investissement – intelligence artificielle, communication et satellites, voiture autonome et blockchain.

En 2016, Son s'est allié financièrement à un personnage qui fait de plus en plus parler de lui. Et cette alliance lui a permis de s'affirmer un peu plus dans le monde des nouvelles technologies.

Alliance nippo-saoudienne autour des nouvelles technologies

Ce personnage, c'est Mohammed ben Salmane Al Saoud, prince héritier et vice-premier ministre d'Arabie Saoudite. L'homme qui est derrière la purge massive qu'a connue le royaume ces derniers mois mais aussi derrière la décision d'introduire partiellement en Bourse la compagnie pétrolière saoudienne, Saudi Aramco. Une introduction en Bourse qui est annoncée comme une des plus importante sde l'histoire de l'investissement.

Outre sa vision toute personnelle du pouvoir, Mohammed ben Salmane est aussi un innovateur, du moins en matière d'économie. Conscient de la presque complète dépendance de l'Arabie saoudite au pétrole, le prince a décidé de miser sur la diversification de l'économie.

Une diversification qui doit prendre le virage non seulement des nouvelles énergies (le royaume se convertit, par exemple, au solaire) mais aussi des nouvelles technologies.

D'où la rencontre entre Masayoshi Son et Mohammed ben Salmane, de laquelle est née un fonds d'investissement dont le nom est tout un programme : Vision Fund.

Ce fonds est donc entièrement spécialisé dans l'investissement dans les nouvelles technologies et est pour cela doté d'environ 100 milliards de dollars, dont 45 ont été fournis par l'Arabie saoudite via son Fonds public d'investissement.

Le Vision Funds, nouveau bras armé de l'investissement dans les techs

En quelques mois, le Vision Fund s'est imposé comme un acteur majeur de l'investissement dans les nouvelles technologies et les start-ups, et a gagné la réputation de savoir s'imposer. La rumeur veut que Son ai présenté ainsi les choses aux fondateurs d'Uber : soit ils acceptaient son investissement, soit le Vision Fund finançait leur concurrent le plus direct. Au passage, cela n'a pas empêché Son d'investir dans d'autres sociétés très similaires à Uber, mais ceci n'est qu'un détail.

Les centres d'intérêt du Vision Fund sont variés : la réalité virtuelle, avec un investissement de 500 millions de dollars dans une start-up britannique, Improbable ; les nouvelles façons de travailler (avec Slack ou WeWork) ; l'e-commerce (avec la start-up américaine Fanatics spécialisée dans le marchandising sportif) ; la construction (avec la start-up Katerra) et même... les services de promenade de chiens (avec Wag).

Outre ces investissements dans des start-ups, le Vision Fund possède des participations dans des entreprises bien établies comme Uber, les fabricants de micro-processeurs Nvidia et ARM Holdings.

Là encore une piste à suivre pour ceux attirés par l'investissement dans les "techs" puisque c'est valeurs sont les véritables "pelles et pioches" de toutes les innovations technologiques, des nouvelles réalités, de l'intelligence artificielle ou encore de la blockchain.

L'assurance, la nouvelle cible de cet amateur des nouvelles technos

Récemment, Son semble s'intéresser à un secteur pourtant d'apparence très traditionnel : l'assurance.

En décembre 2017, SoftBank a ainsi investi dans la Fintech Lemonade, ce qu'a repéré Ray dans NewTech Insider :

SoftBank a investi près de 120 millions de dollars dans Lemonade, une startup américaine du domaine de l'assurance.

Lemonade se décrit comme étant la première entreprise d'assurance habitation peer-to-peer au monde.

Bien sûr, l'intelligence artificielle y joue un rôle. L'entreprise utilise l'IA pour la souscription aux polices et pour chatter avec ses assurés, mais elle repose sur la blockchain pour créer des algorithmes, déterminer les conditions de versements et créer des contrats intelligents (smartcontracts).

L'assurance est un secteur majeur. En réduisant les coûts et en améliorant le service, Lemonade pourrait s'avérer vraiment révolutionnaire.

L'assurance est un secteur si manifestement central que Son aurait décidé d'investir dans une autre entreprise du secteur, le suisse Swiss Re. Selon le Wall Street Journal, SoftBank s'apprêterait à mettre 10 milliards de dollars sur la table pour acquérir un tiers de Swiss Re.

Pourquoi cet intérêt – qui a surpris tout le monde – ? Le plus probable est que la réflexion de Son soit globale. Il est absolument persuadé que l'avenir de la conduite passera par les voitures autonomes. En 2016, il créait une division, SoftBank Drive, dédiée aux voitures intelligentes et au autonomes. Parmi ses objectifs, la mise en place d'un service d'autobus autonomes destinés, par exemple, à desservir les campagnes japonaises.

Son pense aussi que les services de partage de voitures remplaceront les véhicules individuels au fur et à mesure que les voitures gagneront en autonomie. D'où sa participation dans Uber, mais aussi dans les services concurrents, Didi Chuxing en Chine, Ola en Inde ou Grab à Singapour.

Ces entreprises sont certes des services de VTC mais Uber n'a jamais caché ses ambitions : supprimer, à terme, ses chauffeurs, pour proposer des taxis autonomes. En novembre 2017, Uber annonçait ainsi l'acquisition de 24 000 voitures produites par Volvo et équipées d'un système d'aide à la conduite – un premier pas vers l'autonomie. Et en janvier dernier, Uber s'associait avec Nvidia pour avancer dans son projet de mettre des taxis complètement autonomes sur les routes.

Il est fort possible que la participation dans Swiss Re soit une pièce de ce puzzle. Son pourrait ainsi proposer des services d'assurance dédiés aux professionnels, des chauffeurs d'Uber aux travailleurs indépendants de WeWork.

Mais il pourrait aussi être intéressé par le développement de la collecte d'informations par les assureurs. Plusieurs d'entre eux proposent en effet l'installation d'une "boîte noire" dans les véhicules, permettant de suivre au plus près le comportement du conducteur, et ce en échange d'une réduction significative du coût de leur assurance.

Uber a déjà mis en place une forme de suivi de conduite à ses chauffeurs. Depuis 2016, dans certaines villes, l'entreprise peut en effet repérer les comportements à risque, comme les freinages trop brusques ou le dépassement des limites de vitesse. Un premier pas dans une collecte de données amenée à se généraliser, à la fois dans les voitures des professionnels que dans celles des "simples" conducteurs.

Des données qui intéressent tous ceux qui veulent développer la voiture autonome. Début février, SoftBank annonçait un partenariat avec le service chinois de VTC, Didi Chuxing, pour le développement d'une plateforme de taxi destinée au marché japonais. Le communiqué mettait en avant les compétences de Didi en matière de prévision – via l'intelligence artificielle et le deep learning – de l'évolution de la demande mais aussi la connaissance de terrain de SoftBank. Une connaissance qui pourrait se nourrir des données fournies par les conducteurs eux-mêmes via leur voiture connectée.

A suivre... et nous n'allons pas quitter de vue les investissements de Masayoshi Son.

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Suivez le gourou des nouvelles technologies, Masayoshi Son ! http://quotidienne-agora.fr/gourou-nouvelles-technologies/ http://quotidienne-agora.fr/gourou-nouvelles-technologies/#respond Fri, 16 Feb 2018 12:22:12 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71516 Masayoshi Son

L'investissement, comme tous les secteurs, a ses stars, ses gourous, ses maîtres, non pas à penser mais à investir.
L'investissement sur le long terme à Warren Buffett.
L'investissement "pirate" sur le Forex a George Soros.
La crise des subprimes et l'or a John Paulson.
Et le secteur des nouvelles technologies ?
Eh bien, les investisseurs technophiles devraient s'intéresser à ce que fait Masayoshi Son.

son

Masayoshi Son

Source : Wikipedia

Si vous suivez les recommandations de Ray Blanco dans NewTech Insider, vous connaissez forcément son nom. Son fait partie de ces investisseurs que Ray suit de très près.

Il vous le présentait d'ailleurs dans un récent numéro :

Contrairement aux célèbres entrepreneurs et investisseurs technologiques Elon Musk et Peter Thiel, Masayoshi Son n'est pas vraiment une célébrité aux Etats-Unis.

Il est pourtant le fondateur et le PDG de la troisième plus grande entreprise cotée en bourse au Japon, et un investisseur de premier plan dans les technologies... Un investisseur visionnaire, qui a financé le jeune Jack Ma à hauteur de 20 millions de dollars. Des fonds qui ont été multipliés par plus de cent lorsqu'Alibaba, l'entreprise de Ma, est devenue un immense succès.

Son investit depuis le début de sa carrière. Fils d'une famille pauvre d'immigrants coréens au Japon, il s'est lancé les poches vides. A la fin des années 1990, il avait déjà construit un géant japonais de la technologie et des communications.

Pendant une brève période, à la fin des années 1990, alors que la valeur de son entreprise augmentait en flèche, il a même été plus riche que Bill Gates.

Ensuite, bien sûr, la bulle des "dot.com" a explosé, entraînant dans sa chute nombre d'entreprises technologiques. Son aime à dire en plaisantant qu'il a perdu d'avantage d'argent pendant cet effondrement (70 milliards de dollars) que quiconque d'autre dans l'histoire.

Aujourd'hui, cependant, il est de retour sur la liste des 10 personnalités les plus riches du monde de la technologie.

Son est donc le fondateur de SoftBank Group Corp. qui, malgré son nom, est une entreprise de communication et technologique.

Masayoshi Son est aussi l'un des plus grands investisseurs en capital-risque au monde.

SoftBank, le catalyseur de nouvelles technologies

Softbank, entreprise qu'il a créée en 1981, s'est progressivement transformée en machine de guerre de l'investissement dans les technologies. En presque que 40 ans, Son a investi dans des centaines de projets et d'entreprises, dont certains ont connu un succès retentissant comme Yahoo ou Alibaba, Uber, AirBnb ou WeWork.

Les amateurs de robotique savent aussi que SoftBank a racheté le français Aldebaran Robotics, créateur des robots Nao ou Pepper.

pepper

Le robot Pepper de SoftBank Robotics

Source : SoftBank Robotics

Autre investissement dans le secteur : en juin 2017, SoftBank rachetait à Google sa division robotique, Boston Dynamics qui s'est fait connaître pour ces robots-animaux, destinés à assister les forces armées sur le terrain.

boston dynamics

Masayoshi Son mise sur la blockchain

Dernièrement, SoftBank s'est intéressé de très près à une technologie que vous devez commencer à bien connaître : la blockchain, cette technologie qui se cache derrière le Bitcoin et la plupart des cryptomonnaies mais aussi derrière les "smart contracts", les contrats intelligents.

Voici ce qu'en disait Ray dans le dernier NewTech Insider :

SoftBank s'implique aussi dans la blockchain. Cela n'a rien de surprenant : c'est une technologie fondamentale et donc omniprésente. Et les cryptomonnaies sont très populaires au Japon.

En 2016, l'entreprise a annoncé un concours pour développer une plateforme de récolte de fonds basée sur la blockchain. La même année, SoftBank a été l'un des premiers investisseurs d'une entreprise de cloud computing, CloudMinds, qui utilise la blockchain pour connecter des appareils et des robots au cloud.

Plus récemment, l'entreprise a conclu un partenariat avec une startup pour créer un système de gestion des finances personnelles basé sur la blockchain. Commercialisation prévue en 2019.

SoftBank a lourdement investi dans les télécommunications – un secteur qu'elle cherche à révolutionner en investissant dans OneWeb, une startup dans le domaine de l'internet par satellite. Mais elle a aussi fait équipe avec d'autres entreprises de télécom, notamment Sprint, pour créer des solutions basées sur la blockchain pour ce secteur.

Les applications blockchain de ce consortium visent à aider les clients à choisir de nouveaux services, à créer des portefeuilles électroniques, à effectuer des paiements pour des services de roaming ou à utiliser des objets connectés.

A l'autre extrémité du spectre, la blockchain permettra d'aider les entreprises de télécommunication à effectuer des transactions les unes avec les autres plus rapidement et avec plus de sécurité.

La multiplication des investissements de SoftBank dans la technologie de la blockchain est une excellente nouvelle. En effet, aussi prometteuse qu'elle pouvait être, la blockchain présentait une faille majeure : elle manquait d'applications réelles, concrètes et, pour encore plus pragmatique, d'applications rentables.

Or, ces derniers mois, la blockchain est passée de l'autre côté la barrière. Elle n'est plus cantonnée au domaine des projets et de la potentialité. Des entreprises dans différents domaines – le fret, la finance, la médecine, l'art, la sécurité – proposent aujourd'hui des applications et des services reposant sur cette technologie.

C'est par exemple le cas d'IBM qui a développé un système de suivi du fret maritime avec l'armateur Maersk.

Ou encore de la ville de Taipei qui, comme vous l'expliquait Henry Bonner la semaine dernière, va développer des cartes d'identité infalsifiables reposant sur une forme de blockchain.

En clair, c'est le moment de s'intéresser aux applications très concrètes, et très variées, de la blockchain – et c'est ce que démontre l'investissement de Son dans le secteur.

Mais l'intérêt de suivre Son ne s'arrête pas là. En 2016, il a rencontré un homme qui fait beaucoup parler de lui... Et nous aurons l'occasion d'en reparler dès lundi.

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La volatilité a surgi de sa boîte de Pandore http://quotidienne-agora.fr/volatilite-boite-pandore/ http://quotidienne-agora.fr/volatilite-boite-pandore/#respond Thu, 15 Feb 2018 11:54:40 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71511 volatilite action

Les marchés actions américains et mondiaux se sont apparemment stabilisés après s'être effondrés vendredi 2, lundi 5 et jeudi 8 février.

On ne sait pas trop vers où les marchés vont s'orienter, à partir de là. Ce qui est clair, c'est que la volatilité a surgi de sa Boîte de Pandore et qu'à court terme, une volatilité plus élevée devrait caractériser les échanges.

Lundi 5 février, le Dow Jones a chuté de 1 175 points avec une amplitude de 1596 points en séance. Le lendemain, mardi, l'amplitude entre le plus et le plus bas du Dow Jones était de 1 167 points (à la hausse cette fois) et jeudi, lors de la nouvelle baisse, l'indice a perdu 1 054 points, selon l'Indice Dow Jones Industrial Average.

Ces variations, en nombre de points perdus, sont énormes mais elles sont encore relativement modérées exprimées en pourcentage. Le Dow Jones Industrial Average a chuté de 4,6% en un jour, une perte importante, mais bien éloignée de la chute de 22% sur un jour du 19 octobre 1987, et de celle de 24% sur deux jours des 28 et 29 octobre 1929.

Ces séances de baisse ont été une mauvaise journée pour les investisseurs longs du marché actions mais, finalement, le marché s'est stabilisé puis a rebondi. Cela n'a pas été la fin du monde.

Pourtant, les investisseurs ne devraient pas se réjouir trop vite : les marchés sont passés bien plus près de l'effondrement catastrophique que vous ne l'imaginez.

Les raisons du krach ? Les dérivés...

Les raisons de cette catastrophe évitée de justesse sont identiques à celles qui ont provoqué les krachs en 1987, 1998 et 2008 : les dérivés, le levier et des structures financières opaques.

Si les actions ont baissé de 4,6% lundi 2 février, le principal indicateur de volatilité, le VIX, l'Indice de Volatilité du CBOE, s'est envolé quant à lui de 116% en cours de séance. En outre, un ETN [NDR : Exchange traded Note, titre de dette répliquant les performances d'un indice, entre autres] encore plus obscur, appelé "Daily Inverse Vix" (XIV) a chuté de près de 80% en l'espace de deux heures, après la clôture.

Le VIX n'évolue pas de façon linéaire par rapport à la volatilité et à la baisse des marchés actions : la hausse de 116% de l'indice de la peur, alors que le marché ne baissait "que" de 4,6% révèle que les traders ont vu dans cette chute la fin d'une période de faible volatilité.

Le VIX se négociait dans une zone historiquement basse. La hausse du VIX ne reflète pas seulement la volatilité de lundi, mais également l'anticipation qu'une volatilité plus élevée va s'installer au moins pendant un moment.

Le XIV est une petite bête encore plus étrange. Cet ETN produit une performance basée à l'inverse du VIX. Si le VIX chute, les détenteurs de l'ETN XIV voient leur rendement augmenter. Si le VIX grimpe, les détenteurs de l'ETN XIV voient leur rendement baisser. Ça, c'est assez clair.

tbonds

Les mouvements de cours affiché par XIV en dehors des heures d'ouverture ressemblent à une variante de la dynamique de contagion qui "fait froid dans le dos".

La contagion "normale" survient lorsque les chutes enregistrées sur un marché se propagent à un autre marché normalement non corrélé. En effet, habituellement, les investisseurs subissant des pertes sur un marché vendent des titres liquides sur un autre afin de lever les fonds nécessaires au paiement des appels de marge liés à leurs pertes.

Lorsque ce type de ventes associées se produit, des marchés a priori non corrélés deviennent fortement corrélés : c'est ce que l'on appelle la "corrélation conditionnelle". Ce type de corrélation survient lorsqu'une condition spécifique se produit, comme des pertes ou des besoins en liquidités considérables.

Mais il existe un autre type de contagion, encore plus dangereux.

XIV, parfait exemple du risque de contagion

Pour le comprendre, songez à l'espadon du roman d'Ernest Hemingway, Le Vieil Homme et la Mer. Au départ, l'espadon est une prise exceptionnelle attachée au flanc du bateau de Santiago, le pêcheur.

Mais une fois que le sang de l'espadon se répand dans l'eau, tous les requins à des kilomètres à la ronde se jettent dessus et le dévorent. Au moment où Santiago atteint la rive, il ne reste plus rien de l'espadon : juste le rostre, la queue et quelques arêtes.

Si l'on suit cette métaphore, l'espadon c'est le XIV. En cours de séance, lundi 2 février, il n'y a pas eu beaucoup de sang dans l'eau. Mais une fois que les traders ont constaté les dégâts sur le VIX, ils ont flairé le sang, s'agissant du XIV.

A ce stade, les marchés (les requins) n'ont plus échangé XIV par rapport aux autres instruments. Au contraire, ils ont systématiquement parié contre lui, afin de forcer tous les détenteurs, émetteurs et garants à subir une perte totale. Ils ont tout fait pour le détruire.

Les marchés ont tenté de mettre la pression sur le cours de XIV jusqu'à ce qu'il y ait une suspension des cours, un effondrement à zéro ou, en bout de course, un contentieux entre l'émetteur de l'ETN et les détenteurs.

XIV s'est notamment effondré parce qu'il produit une performance représentant exactement l'inverse de celle du VIX. Alors que le VIX s'orientait vers une hausse de 100%, l'ETN XIV s'est logiquement orienté vers une perte de 100% (l'inverse d'une hausse de 116% du VIX, ou -116%). Ce scenario est devenu clair en fin de séance.

C'est à ce moment que Crédit Suisse (l'émetteur du XIV) s'est mis à acheter à tour de bras des contrats à termes sur le VIX afin de liquider les positions "short" (vendeuses) sur le VIX qu'il détenait pour le compte des détenteurs de XIV. C'était la seule solution, pour Crédit Suisse, dans la mesure où il ne pouvait envoyer des appels de marge aux détenteurs de l'ETN.

A leur tour, les achats frénétiques de Crédit Suisse ont déclenché des ventes automatiques d'actions et de contrats à terme sur le S&P 500 via des algorithmes intégrant le VIX dans les paramètres de leurs modèles.

Dès mardi matin, Crédit Suisse a annoncé que les ETN ne seraient plus échangés et qu'ils seraient remboursés selon une évaluation spécifique.

A dater de mercredi, il est apparu que la valeur de remboursement serait d'environ 7,35 $, soit une chute de 92,65% par rapport à la valeur nominale initiale du titre.

Pour l'instant, il semblerait que les dégâts se cantonnent aux détenteurs du titre, qui sont essentiellement des hedge funds et des institutions qui tentaient, il y encore quelques jours, de réaliser des gains sur une volatilité historiquement faible.

Mais que ce serait-il passé si les détenteurs de l'ETN XIV se limitaient à un ou deux hedge funds, seulement ? Que ce serait-il passé si les détenteurs avaient été eux-mêmes soumis à un fort effet de levier et avaient perdu de l'argent sur les actions et sur XIV simultanément ? Et que ce serait-il passé si des rumeurs de "hedge funds en difficulté" avaient transpiré sur les marchés ?

Pour les marchés, le péril est encore plus grand lorsque ces deux types de contagion convergent. Cela se produit lorsque les pertes subies sur un marché se propagent à l'ensemble des marchés. Ensuite, ces pertes donnent lieu à des transactions systématiquement dirigées contre un instrument ou un hedge fund spécifiques.

Lorsque l'instrument ou le hedge fund visés se font "enfoncer", les pertes de crédit se propagent à un groupe plus vaste de contreparties qui devient à son tour suspect.

Rapidement, une crise des liquidités s'empare de l'ensemble du marché et "tout le monde veut récupérer son argent".

1998... 2008... 2018 ?

C'est exactement ce qu'il s'est produit au cours de la crise Russe-LTCM en 1998. En août 1998, il y a eu une crise des liquidités impliquant de vastes catégories d'instruments financiers. Mais en septembre, tout a ciblé systématiquement LTCM.

Cette pression systématique, exercée sur LTCM, a persisté jusqu'à ce que le fonds se retrouve au bord de la faillite. Au moment où les acteurs de Wall Street attaquaient le fonds, ils avaient oublié qu'ils étaient les créanciers du fonds en question. En détruisant LTCM, ils se détruisaient eux-mêmes. C'est là que la Fed est intervenue et a forcé Wall Street à renflouer le fonds. En réalité, les acteurs de Wall Street se sont renfloués eux-mêmes.

La crise de 2008 fut une version encore plus extrême de 1998. Sauf qu'en 2008, Wall Street n'a pas renfloué un hedge fund : ce sont les banques centrales qui ont renfloué Wall Street.

Pour l'instant, en 2018, tout va bien. Les marchés se sont stabilisés et la crise a été évitée, même si la volatilité journalière est plus élevée. Mais le scénario de contagion de lundi, qui s'est propagé de l'Indice Dow Jones Industrial Average au VIX puis à l'ETN XIV, nous rappelle de façon effrayante les interconnexions qui se nichent au sein des marchés financiers modernes.

La prochaine fois, nous n'aurons peut-être pas autant de chance...
[NDLR : Il est encore de temps de prendre ces six mesures de protection pour vous protéger contre le prochain emballement des marchés. Découvrez-les ici...]

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Guide de la collision Blockchain : les 3 valeurs pour bénéficier de l’essor du bitcoin – pdf http://quotidienne-agora.fr/guide-de-la-collision-blockchain-la-ruee-sur-les-cryptomonnaies-en-pdf/ http://quotidienne-agora.fr/guide-de-la-collision-blockchain-la-ruee-sur-les-cryptomonnaies-en-pdf/#respond Thu, 15 Feb 2018 10:00:32 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71477 guide gratuit livre blanc pdf 2018 blockchain actions bourse cryptomonnaie nasdaq

2018 : l'année de la grande collision Blockchain.

C'est la première fois depuis 1959  qu'une telle "Collision technologique" se produit. Pour beaucoup, c’est la technologie qui va révolutionner l’avenir, notre économie, notre quotidien. Nombreuses sont les technologies qui se revendiquent de rupture, ou « disruptives », et peu sont celles qui bouleversent effectivement nos sociétés.
Sur le podium des technologies potentiellement capables de changer le monde, je placerais l’intelligence artificielle mais aussi... la blockchain.

Le guide est à télécharger en pdf. Dans ces 22 pages d'informations claires, découvrez surtout les 3 valeurs en bourse à fort potentiel.  Simplement, j'ai réuni pour vous tous les éléments qui vous aideront à comprendre le marché des cryptomonnaies, ses enjeux, ses dangers et ses réels atouts.

Investissez pour profiter très concrètement de la collision blockchain !

(par RAY BLANCO) Télécharger "Collision Blockchain - achetez les pelles et les pioches de la ruée sur les cryptomonnaies.

blockchain acheter nasdaq actions bourse cryptomonnaie portefeuile bourse gratuit pdfEn 2009, le monde financier était en plein effondrement. Les émetteurs de monnaie fiduciaire
– les gouvernements et leurs banques centrales – se battaient pour sauver l’économie de
la pire crise de mémoire d’homme, une crise à laquelle ils avaient eux-mêmes contribué en
mettant en place des politiques monétaires laxistes.

Mais lorsque les institutions financières firent faillite et que les marchés s’effondrèrent, une
alternative aux monnaies fiduciaires existantes émergea comme un phénix de ses cendres.
Il y a 9 ans ce mois-ci, quelques semaines avant que le S&P 500 ne touche le fond à 666 points,
le monde assistait à la genèse de l’une des plus grandes tendances technologiques et
financières de notre époque : le Bitcoin.

Tout a commencé avec la création du premier bloc du Bitcoin, le bloc genèse, par son
mystérieux inventeur, Satoshi Nakamoto. Quelques mois auparavant, Nakamoto avait écrit
un article présentant la manière dont une nouvelle monnaie numérique pourrait être
utilisée pour remplacer la monnaie traditionnelle.

Le catalyseur de cette idée innovante était l’échec évident de notre système monétaire
centralisé. La crise financière avait inspiré une alternative technologique capable de
fonctionner comme une monnaie sans nécessiter l’intervention d’une autorité centrale.
Avec le Bitcoin de Nakamoto, la confiance dans une autorité centrale est remplacée par la
force du cryptage. Un nombre maximum de pièces est prévu dès sa conception, ce qui évite
toute dévaluation.

Un réseau peer-to-peer décentralisé contient un registre immuable de toutes les transactions
pour éviter que les pièces ne puissent être dépensées deux fois. Ce registre est habituellement
appelé la blockchain. À l’époque, presque personne ne comprenait ce dont il s’agissait... et rares sont ceux qui comprennent vraiment aujourd’hui de quoi il retourne.
Pourtant, le Bitcoin reste la plus grande des cryptomonnaies sur un marché immense et en
pleine croissance.

Dans l'ensemble, dans NewTech Insider, nous essayons de nous tenir éloignés des coins et autres tokens ; ils sont trop instables. Spéculer est amusant, certes, mais c’est aussi risqué. Je préfère des paris plus sûrs... Le guide est à télécharger en pdf. avec un abonnement de 3 mois gratuit à New Tech Insider.

 

Table des matières :

Démêler la blockchain du Bitcoin, p.2

◗ Qu’est-ce que la blockchain ?

◗ Une blockchain, mais pourquoi ?

◗ La sécurité au cœur de la blockchain

◗ Investir sur un secteur naissant

Investissez pour profiter très concrètement de la collision blockchain ! p.5

◗ La blockchain, un pari comme on n’en avait pas connu depuis Internet

◗ Investir sur un secteur naissant

Recommandations de valeur collision blockchain n°1, p.7

◗ Valeur collision blockchain n°2, p.8

◗ Valeur collision blockchain n°3, p.10

◗ Valeur collision blockchain ...et un BONUS, p.14

 

A télécharger en vous abonnant gratuitement à New Tech Insider

 

 

 

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Inflation aux Etats-Unis : faut-il se préparer à un nouveau mini-krach aujourd’hui ? http://quotidienne-agora.fr/inflation-etats-unis-nouveau-mini-krach/ http://quotidienne-agora.fr/inflation-etats-unis-nouveau-mini-krach/#respond Wed, 14 Feb 2018 13:23:09 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71482 inflation etats unis

Nous continuons notre réflexion sur la correction de ces derniers jours et sur un possible/probable krach.
Aujourd'hui vont être publiés les derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis.
Et cela pourrait très mal se passer.

Rappelez-vous ce qui s'est passé il y a une dizaine de jours quand Wall Street a appris que les salaires avaient augmenté plus que prévu aux Etats-Unis en janvier dernier : les principaux indices américains avaient perdu plus de 4% en une séance puis s'étaient abandonnés à la volatilité et aux grosses corrections journalières.

Ce mouvement peut être résumé en quelques mots : peur de l'inflation.

Les marchés, dans les phares de l'inflation

L'inflation, pour les marchés, cela signifie une politique monétaire plus stricte, une hausse des taux et donc moins de liquidités pour alimenter leur hausse. Qu'importe si un peu d'inflation signifie croissance économique pour le commun des mortels. Pour les marchés, inflation rime avec moins de liquidités.

Or une augmentation des salaires, c'est une forme d'inflation. Et si cette hausse des prix est confirmée par les chiffres publiés aujourd'hui, les marchés risquent, de nouveau, de réagir avec la violence qu'on leur connaît.

Ont-ils raison de s'inquiéter ? Officiellement, pas vraiment – ou pas encore. Les estimations tablent sur une inflation à 1,9% en janvier aux Etats-Unis. Ces chiffres officiels sont évidemment à prendre avec des pincettes mais nous sommes encore loin de l'hyperinflation.

Pourtant, les marchés ont fait montre d'une inquiétude extrême. D'après la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch, repérée par Les Echos : "pour plus de 45% des investisseurs, le principal risque de perte extrême sur les marchés est lié à l'inflation et à un krach obligataire". Une inquiétude très démonstrative et peut-être disproportionnée face à la réalité, du moins sur le front de l'inflation.

Nul doute donc que la chute de ces derniers jours doit surtout être comprise comme un avertissement à destination des banques centrales, et plus particulièrement comme un test de ce que l'on appelle le "put de Greenspan".

30 ans de put de Greenspan

Qu'est-ce que ce "put de Greenspan" ?

C'est une politique mise en place par l'ex-président de la Fed, Alan Greenspan, qui fut en poste de 1987 à 2006, et qui veut que les banques centrales interviennent quand les marchés actions sont menacés par une correction majeure.

Il nous paraît complètement naturel que la Fed, la BCE, la Banque du Japon ou encore la Banque d'Angleterre interviennent en cas de décrochage des marchés, mais ce n'est pas leur vocation originelle.

Les banques centrales sont censées émettre de la monnaie, et fixer le baromètre des taux d'intérêt à partir de leurs taux directeurs. Elles doivent aussi assurer une certaine stabilité des prix (via le contrôle de l'inflation). Aux Etats-Unis, la Fed a en outre un rôle à jouer sur l'emploi.

Mais au cours des trois dernières décennies, les banquiers centraux se sont attribués un rôle central face aux marchés financiers.

C'est Greenspan qui a réellement institutionnalisé ce rôle après le krach boursier de 1987. La Fed était alors lourdement intervenue en baissant les taux mais aussi en injectant des liquidités sur les marchés. Une intervention qu'elle a répliquée lors des crises suivantes (crise asiatique, faillite du fonds LTCM, explosion de la bulle Internet, attaque du 11 septembre, etc...).

Le put de Greenspan s'est donc ainsi formalisé : quand les marchés actions décrochent de plus de 20%, la Fed intervient.

Cette politique a été reprise et amplifiée par Ben Bernanke qui était aux commandes de la Fed au moment du déclenchement de la crise de subprime. Il est même allé plus loin que Greenspan en baissant ses taux à zéro, mais aussi en mettant en place ce qui a été pudiquement nommé des "mesures non-conventionnelles", telles que le quantitative easing (l'impression monétaire). Le put de Greenspan a alors pris une ampleur sans précédent.

Janet Yellen s'est parfaitement inscrite dans cette lignée. Elle a certes initié un certain resserrement monétaire (arrêt progressif du quantitative easing, hausse mesurée des taux et prémices de réduction du bilan de la Fed) mais ces mesures ne sont que peu de chose face à l'ampleur du soutien monétaire mis en place depuis 2007-2008.

Le put de Greenspan est-il mort ?

Maintenant, le flambeau est passé dans les mains de Jerome Powell. Va-t-il mettre fin au "put de Greenspan" ? Va-t-il refuser de céder à la pression baissière des marchés actions ?

Rappelons que l'homme est aux manettes depuis quelques jours. Je suis persuadée qu'il ne veut pas rester dans l'Histoire comme celui qui a déclenché le krach des marchés actions, 15 jours après sa prise de fonction. Tout homme a son amour-propre, et pour un banquier central être désigné comme le responsable d'un krach est une tâche par trop indélébile.

Donc, si l'inflation est meilleure que prévue, et si les marchés actions décrochent à nouveau, il y a fort à parier que la Fed ne restera pas de glace, et qu'elle activera le put de Greenspan.

Evidemment, la maîtrise des banques centrales sur les marchés actions n'est pas sans limite – sinon nous n'aurions jamais connu la crise des subprime ou celle de la zone euro. Mais leur pouvoir n'est pas inexistant, les banquiers centraux l'ont démontré ces dernières années.

La situation pourrait à nouveau leur échapper – c'est pour cela que nous gardons un oeil extrêmement attentif sur les marchés obligataires et que nous prenons quelques mesures de protection – mais, en attendant, la Fed pourrait s'arranger avec une inflation un peu plus haute.

Je vous le disais, les dernières estimations tablent sur une inflation d'1,9% aux Etats-Unis en janvier. La hausse des prix se rapproche des 2% qui est généralement considérée comme l'objectif officiel des banques centrales. Les marchés craignent que la Fed accélère son resserrement monétaire alors que l'inflation frôle ce niveau mais Powell pourrait encore s'en accommoder pour quelque temps – ce qui ne veut bien sûr pas dire que la Fed tolèrera une véritable et sensible envolée de l'inflation.

Les marchés risquent donc d'être tentés, en ce jour de publication des chiffres de l'inflation, d'expérimenter la résistance du put de Greenspan... Et vérifier qu'il est toujours bien activé.
[NDLR : Comment prendre les devants de l'inflation ? Une solution : mettre un peu d'or physique en portefeuille. Le mode d'emploi est ici... ]

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Récoltez les fruits de la volatilité pour passer à l’achat ! http://quotidienne-agora.fr/volatilite-lachat/ http://quotidienne-agora.fr/volatilite-lachat/#respond Tue, 13 Feb 2018 11:31:31 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=71472 volatilité

Nous avons vu hier que le sursaut de volatilité de ces derniers jours a été tel qu'il a signé la fin de la stratégie short VIXqui prévalait depuis deux ans.

Pour les investisseurs dépendants aux injections d'anesthésiants des banques centrales, la sanction a été sévère. Les marchés sortent de leur camisole de fausse monnaie et de taux négatifs et font désormais comme bon leur semble.

La volatilité est revenue.

Nous allons voir aujourd'hui pourquoi ce grand retour peut être une bonne nouvelle pour vous.

Faut-il jouer le VIX à la hausse ?

La question brûle les lèvres des investisseurs qui attendaient depuis des années le retour de la volatilité. Après avoir eu raison trop tôt durant des années, est-il temps de mettre en place une stratégie haussière sur le VIX, par quelque moyen que ce soit ?

Mon conseil est clair : non.

Comme je vous l'expliquais hier, être haussier sur le VIX coûte cher, très cher. Chaque jour qui passe est une perte même si la volatilité est constante.

Rien ne dit que le niveau actuel de volatilité (qui, vous en conviendrez, n'est déjà pas négligeable) va continuer d'augmenter.

De manière générale, il est très compliqué pour un particulier de mettre en place des stratégies profitables lorsque le temps coûte de l'argent. Timer le marché est un exercice difficile (voire même impossible si l'on en croit les statistiques), et partir avec un tel handicap réduit drastiquement les chances de succès.

Ce n'est pas pour rien que l'émission de produits dérivés avec érosion de la valeur-temps est si profitable pour les banques. Que la stratégie soit gagnante ou non, le passage du temps est une certitude... Statistiquement, les acheteurs de ces produits sont perdants.

Jouer le VIX à la hausse présente donc deux difficultés. Rien ne dit qu'il augmentera, et sa stabilité vous ruinerait... sans même parler de l'hypothèse où le VIX amorcerait une décrue !

Pas la peine donc de prendre des risques inconsidérés avec ce type de stratégies dérivées : la volatilité retrouvée vous offre déjà une belle opportunité intrinsèque sur les marchés action.

Retrouvez les zones d'achat

Nous avons eu tendance à l'oublier ces dernières années : sur les marchés actions, la stratégie normale est d'acheter bas pour revendre haut.

A force de QE et autres assouplissements quantitatifs, investir en Bourse est devenu "acheter haut pour revendre plus haut". Ce type de comportement caractérise une phase de hausse maniaque.

Une plus grande volatilité marque en fait un retour au fonctionnement normal des marchés. Il n'est pas catastrophique de perdre (ou prendre) 4% sur une journée. Il n'est pas anormal qu'un indice ne fasse "que" 10% de hausse par an.

Vous avez, en tant qu'investisseur particulier, un avantage considérable sur les grosses mains : vous pouvez ne rien faire.

Si les marchés prennent 5% en une journée et que vous avez du cash, rien ne vous oblige à courir après le papier. Si le marché fonctionne correctement, il est très probable que les cours rejoindront leur niveau d'origine dans une journée, une semaine, un mois... Inutile de se précipiter.

Un professionnel doit absolument "faire quelque chose" avec ses actifs sous gestion. La fébrilité des marchés en est la conséquence. En tant que particulier, ne voyez pas l'inaction dans les phases de hausse comme un regret, mais plutôt comme la preuve que vous n'êtes pas soumis aux mêmes contraintes que les professionnels. Profitez-en.

La même remarque s'applique à la baisse. Lors des phases de sauve-qui-peut, toutes les valeurs de la cote sont généralement emportées par un même mouvement baissier.

Que l'on parle de valeurs surévaluées ou de valeurs massacrées, toutes subissent plus ou moins la même sanction.

Quelle différence à long terme ? Les valeurs sous-cotées rebondissent vite et fort. Les valeurs auparavant sur-cotées, après avoir perdu les faveurs des investisseurs, peuvent pour toujours rester au tapis.

Ce sont donc pour vous les phases de baisse qui représentent les meilleurs points d'entrée à long terme.

La volatilité n'est pas du risque

La presse économique fait généralement le lien entre volatilité et risque.

Les professionnels savent bien qu'il n'en est rien. Une volatilité accrue présente plus d'opportunités. Le fait que les particuliers aient des moins bonnes performances lors des phases volatiles est la conséquence de leurs mauvaises pratiques (acheter après les hausses et vendre après les baisses).

La volatilité est intrinsèquement bonne pour vous car elle vous offre la possibilité d'entrer à bas prix sur des titres et d'en sortir lors des krachs à la hausse.

Pour vous en convaincre, considérez les deux titres suivants.

A et B cotent, en moyenne 100 €. Tous leurs ratios sont identiques. A oscille tous les mois entre 95 € et 105 €. B oscille toutes les semaines entre 80 € et 120 €.

Sur quelle action pouvez-vous faire le plus de gains ? Sur B, bien sûr. A condition d'acheter bas et de vendre haut.

Si vous êtes spéculateur, vous pouvez faire plus d'aller/retour sur la valeur.

Si vous êtes un investisseur prudent, B peut entrer dans votre zone d'achat et votre zone de vente alors même que A reste dans une zone neutre sur laquelle vous ne pouvez pas prendre position dans un sens ni dans l'autre.

Le regain de volatilité des indices ne doit donc pas vous faire peur : il représente pour vous une opportunité.

Bienvenue dans l'ancien monde

Ceux qui ont commencé à investir après 2011 peuvent avoir l'impression qu'un marché est nécessairement haussier et monotone.

Les vétérans ont pu être tentés de penser que les 6 dernières années étaient la nouvelle norme, et qu'il serait impossible de se dépêtrer de l'action des banques centrales.

Faisons notre mea culpa, nous avons parfois été tentés de jeter l'éponge et de participer au grand jeu des chaises musicales offert par l'argent gratuit et les taux négatifs. Qu'il est dur, en effet, de voir un comportement aberrant se prolonger sans sanction durant six longues années !

Le retour à la réalité des marchés action représente donc une excellente nouvelle. Il va désormais être possible d'investir intelligemment plutôt que passivement. Les entreprises profitables et leurs actionnaires seront récompensés. Les structures-zombie, qui masquent leur baisse d'activité par des rachats d'action à crédit, seront laminées.

L'investissement va de nouveau nécessiter de se plonger dans l'activité réelle des entreprises et de savoir se positionner de manière contra-cyclique. La phase moutonnière est terminée.

Accrochez vos ceintures, et bons investissements !

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