Energie solaire : Donald Trump vient de faire une grosse erreur – profitez-en !

Rédigé le 18 avril 2017 par | Matières premières & Energie Imprimer

Lors de la présentation de son premier budget en tant que Président des Etats-Unis, Donald Trump a été très clair : les énergies fossiles sont à nouveau au goût du jour. Le renouvelable et les sources d’énergie verte vont devoir se battre seuls. Son budget est par contre très généreux avec l’Administration nationale de la sûreté nucléaire…

Allez, faites semblant d’être étonné !

La proposition de budget de Trump, de 1 100 milliards de dollars, taille dans tous les programmes de dépenses dont le nom ou le mandat n’inclut pas « militaire » ou « sécurité nationale ». Il accélère les dépenses dans ces domaines pour alimenter l’urgence guerrière qui constituait le cri de ralliement de sa campagne : America First, l’Amérique d’abord.

Les énergies renouvelables et alternatives n’ont pas été épargnées. Son budget propose de spectaculaires coupes de financement dans une poignée de programmes consacrés aux énergies nouvelles. Le solaire, le renouvelable, d’autres recherches sur les énergies alternatives, des programmes de bourses et de prêts, tous risquent d’être ratiboisés si les propositions de Trump sont acceptées.

L’un après l’autre, les programmes développant des solutions d’énergie propre pourraient être paralysés, voire disparaître. L’Advanced Research Projects Agency-Energy est l’une de ses cibles. Ce programme soutient le développement de nouvelles technologies énergétiques qui n’ont pas encore retenu l’attention du secteur privé…

Le Title 17 Innovative Technology Loan Guarantee Program est aussi sur la liste noire de Donald Trump. Cette initiative permet aux entreprises d’investir dans les technologies énergétiques en garantissant les prêts. Coupes claires au programme ici aussi…

Le budget de Trump est une ode lyrique anti-changement climatique. Il envoie un message clair, opposé à celui promu par le reste du monde. Trump est en guerre contre les énergies propres, mais il risque bien de se prendre les pieds dans le tapis et de créer une vague d’opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables.

Pourquoi ? Parce que, pour commencer, le Congrès n’a pas encore approuvé son budget. C’est un processus long, et le projet initial ne ressemblera en rien à ce qui sera finalement proposé lors de cette assemblée.

Ensuite, la révolution des énergies renouvelables s’est emparée de la planète entière. Elle ne connaît pas de limites géographiques, économiques, culturelles ou sociales. Cette tendance surpasse de loin ce qui se passe dans l’Amérique de Trump.

C’est de la technologie, et non des ressources naturelles, dont dépend l’avenir de l’énergie. De la mer de Béring à l’Afrique sub-saharienne, de la Suède au Costa Rica, les grands comme les petits pays explorent, inventent et créent de nouvelles technologies énergétiques.

Indépendance et énergies renouvelables

Il n’y a pas si longtemps encore, certains aux Etats-Unis justifiaient l’idée de verser du sang américain au Moyen-Orient par le pétrole.

Il fallait protéger l’approvisionnement en or noir. Pour cela, une peur collective a été entretenue : celle de files de conducteurs désespérés prêts à patienter des heures à une station essence pour obtenir du carburant à prix d’or.

L’inquiétude fabriquée de toute pièce que l’explosion des prix du pétrole puisse semer la terreur dans nos économies s’est évaporée.

Ce que je prévois depuis des années est aujourd’hui une réalité : l’excédent de ressources pétrolières a fait radicalement baisser le cours du pétrole ou du gaz. En parallèle, les énergies fossiles doivent affronter la concurrence de nouvelles sources d’énergie mais aussi de nouveaux acteurs. Leur monopole vacille, et va s’effondrer dans les années qui viennent. C’est une certitude.

Dès 2014, je prédisais que les énergies renouvelables connaîtraient un spectaculaire succès, grâce à une baisse drastique de leurs coûts de production – permise par l’innovation technologique. C’est ce à quoi nous assistons.

Des voitures à hydrogène au « charbon propre », je prédisais que notre idée de l’énergie allait prendre un tournant majeur. Je ne me suis pas trompé. Lorsque j’ai fait cette prédiction, il était impossible d’imaginer un monde dans lequel l’Occident ne dépendrait pas du pétrole moyen-oriental. Les conséquences de cette dépendance étaient aussi bien d’ordre économique que géopolitique.

Mais, en 2017, il est devenu possible d’imaginer un monde qui ne repose pas sur cette dépendance. C’est même une réalité, qui doit beaucoup aux énergies alternatives et vertes. Pour nombre de pays, la voie vers l’indépendance énergétique passe par le vert.

Il y a 100 ans encore, le charbon était l’énergie dominante. Cette position lui a été dérobée par le pétrole. Avant cela, les gens se déplaçaient à cheval ou en chariot. Nous assistons aujourd’hui au même genre de changement.

Alors, oui, Donald Trump peut soutenir les constructeurs automobiles, les producteurs de charbon et les industries énergétiques nucléaires ou traditionnelles. Mais les investissements dans les technologies d’énergie verte continuent de progresser dans le monde entier.

La Chine vient par exemple d’annoncer un investissement de 360 milliards de dollars dans le renouvelable. Selon certains analystes, le pays pourrait rapidement devenir leader mondial dans ce domaine. La Suède, le Costa Rica, l’Allemagne, le Danemark et l’Inde, entre autres, accélèrent leurs investissements dans ces sources d’énergie innovantes.

La course vers une énergie plus abordable et plus propre continuera de s’accélérer. Ne serait-ce parce que ces énergies réaniment les vieux rêves d’autosuffisance. Quel pays ne rêve pas d’accéder à l’indépendance énergétique ?

Renouvelable et croissance marchent main dans la main

Même si Donald Trump ne partage pas cet avis, il n’en reste pas moins que le développement des énergies renouvelables est un formidable soutien à la croissance économique d’un pays.

Aux Etats-Unis, les Etats où les industries vertes sont le mieux implantées sont aussi les plus attractifs économiquement. C’est en tout cas ce que dit un nouveau rapport intitulé Corporate Clean Energy Procurement Index: State Leadership & Rankings.

L’étude a été commanditée par la Retail Industry Leaders Association, basée en Virginie, et par l’Information Technology Industry Council, à Washington DC. L’idée était de classer les 50 Etats américains selon la facilité avec laquelle les grandes entreprises pouvaient obtenir un accès à de l’énergie renouvelable produite à l’intérieur du pays.

De plus en plus d’entreprises s’engagent pour l’énergie renouvelable. Elles y sont encouragées par la réglementation, la demande des consommateurs et leurs propres objectifs en matière de développement durable. Elles sont donc attirées par les Etats où l’énergie verte est disponible facilement et en grande quantité.

L’industrie du solaire aux États-Unis emploie plus de personnes que les industries du charbon et du gaz naturel, selon une étude de la Solar Foundation. Ce n’est pas une coïncidence.

Le gouvernement britannique a récemment confirmé qu’il allait investir 730 millions de livres par an pour soutenir des projets d’énergie renouvelable. L’énergie éolienne et marémotrice auront la priorité. Pour le ministre britannique de l’énergie et du commerce, cette décision vise à attirer les entreprises et les technologies de l’économie verte. Parallèlement, les centrales à charbon conventionnelles auront disparu du territoire britannique d’ici à 2025.

Le Royaume-Uni n’est pas le seul à vouloir se passer du charbon. La Chine a récemment renoncé à plusieurs dizaines de projets de construction de centrales à charbon. Le fonds souverain de Norvège a, quant à lui, renoncé à investir dans cette source d’énergie.

Misez sur le changement de l’avenir de l’énergie

Selon moi, cette révolution énergétique sera la plus grande occasion d’investissement du XXIe siècle. Ses ramifications s’étendront à presque tous les aspects de notre quotidien, de nos sociétés… et de l’investissement.

Malgré tout, et même si la révolution énergétique est en marche, ExxonMobil ne va pas mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines. Il faudra sans doute des décennies pour que l’économie fossile le redevienne. Les lobbies et les politiques payés par les industries du pétrole et du charbon tenteront par tous les moyens de trouver des méthodes légales et réglementaires pour protéger leurs intérêts.

Tous les Trump du monde politique peuvent donc continuer à favoriser les industries fossiles, ils ne pourront pas arrêter le tsunami des nouvelles technologies énergétiques qui nous submergera bientôt.

D’ici le milieu du xxi e siècle, l’industrie du pétrole sera aussi morte que l’industrie de la graisse de baleine… Toutes les entreprises qui dépendent ou approvisionnent l’industrie des énergies fossiles ou du nucléaire seront emportées dans cette chute – les minières, le forage, les raffineries, les usines de transformation, la livraison, le stockage, l’équipement… Ceci ouvre d’immenses occasions d’investissement et de profits.

Ce que nous vous proposons ce mois-ci, avec Ray Blanco dans NewTech Insider, ce n’est pas de parier sur une petite tendance technologique mais de profiter d’une mutation économique, politique, sociale, environnementale profonde. Si vous n’avez encore jamais investi dans les énergies renouvelables, c’est le moment ou jamais. Ray Blanco a le candidat parfait pour vous lancer… et c’est la toute dernière recommandation de NewTech Insider.

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Gerald Celente
Gerald Celente

Gerald Celente est un prévisionniste, auteur et consultant renommé. Il a fondé le Trends Research Institute en 1980. Depuis plus de 35 ans, ses prévisions de tendance ont permis d’anticiper de nombreuses grandes tendances – et se sont transformées en investissements profitables. Il a fait plusieurs apparitions sur CNN, Fox News et dans les émissions CBS Morning News, NBC Nighly News et Good Morning America.

Contributeur régulier de NewTech Insider, Gerald vous présente les tendances technologiques émergentes pour vous aider à investir en amont.

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