Les drones civils prennent leur envol

Rédigé le 24 juillet 2014 par | Nouvelles technologies Imprimer

Une grande première sur un tout nouveau marché : BP avait besoin d’une méthode améliorée de surveillance de ses oléoducs sur l’Alaska North Slope, une région très isolée et à très faible densité de population.

La solution ? Un véhicule aérien sans pilote : un drone.

Il y a quelques semaines, l’Administration Fédérale de l’Aviation (FAA) a accordé à BP le droit d’utiliser des drones : il s’agit de la toute première autorisation pour l’utilisation terrestre de drones commerciaux.

Les drones, machines à tout faire
C’est également une grande première pour la constructeur de drones, AeroVironment car BP a choisi le système sans pilote RQ-20A Puma AE ("All environment") de l’entreprise, le tout premier drone à recevoir l’an dernier un certificat de navigabilité de la part de la FAA. "Un grand pas pour les drones", selon cette organisation.

Le Puma est relativement petit : environ 1,30 mètre pour une envergure de 2,70 m environ. Il peut rester en l’air silencieusement pendant trois heures et demie, son moteur électrique fait tourner les hélices grâce à une batterie.

L’entreprise travaille sur une variante de cet avion utilisant l’énergie solaire et capable de rester en l’air pendant neuf heures

L’entreprise travaille sur une variante de cet avion utilisant l’énergie solaire et capable de rester en l’air pendant neuf heures.

Des caméras sont embarquées sur des supports articulés, ce qui permet aux opérateurs de garder un oeil sur une cible pendant que le véhicule se déplace.

Description : RQ-20A Puma AE

AeroVironment a investi beaucoup de travail de R&D pour le développement de systèmes de propulsion électrique efficaces – elle a d’ailleurs établi des records du monde de vitesse et d’endurance en utilisant l’énergie solaire, sur le sol comme dans les airs.

Ces travaux ont porté leurs fruits. Les revenus d’AeroVironment proviennent pour l’essentiel de contrats avec l’armée : l’entreprise est le premier fournisseur de petits UAV au Département américain de la Défense.

Le marché commercial des petits drones pourrait dépasser de beaucoup le marché militaire

Cependant et comme souvent, les technologies militaires sont reprises dans le civil et AeroVironment ne fait pas exception. Les technologies développées par l’entreprise pourront être utilisées en dehors d’opérations militaires, et AeroVironment pourrait avoir beaucoup à y gagner : le marché commercial des petits drones pourrait dépasser de beaucoup le marché militaire.

Une avancée législative qui va changer la donne
L’autorisation par la FAA du déploiement de drones par BP est en réalité une exception aux réglementations actuelles. De nombreuses entreprises de réalisation de films demandent elles aussi des dispenses.

L’agence travaille toujours sur la rédaction et la mise en oeuvre d’une réglementation pour les véhicules aériens sans pilote ; elle ne devrait pas être prête avant l’année prochaine, mais une fois cette étape passée, il n’y aura plus de limites.

Plusieurs milliers de drones devraient s’envoler d’ici 2018

Chaque jour, on imagine de nouvelles applications pour ces robots volants : le marché sera donc immense. Les estimations varient, mais il est généralement évalué à plusieurs milliards de dollars pour la décennie qui vient. Selon la FAA, plusieurs milliers de drones devraient s’envoler d’ici 2018.
[Les drones partent à la conquête des secteurs civils et commerciaux et rien ne pourra les arrêter ! Encore faut-il miser sur la bonne valeur, celle qui saura se démarquer de la concurrence et imposer ses drones sur le marché.

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