Les drones qui valaient 400 milliards de dollars

Rédigé le 4 mars 2014 par | Nouvelles technologies Imprimer

Hier, nous avons vu que les drones s’étaient développés dans un premier temps pour des usages essentiellement militaires.

Or nombre de technologies militaires finissent par trouver une utilité commerciale. Les drones ne font pas exception. Ils auront une importance croissante dans des applications privées, sans lien avec la Défense.

L’oeil volant Nous avons depuis longtemps des avions télécommandés pour nos loisirs — qui ne sont rien d’autre qu’une sorte de drone, quand on y pense… Avec l’ajout de capacités informatiques puissantes, de capteurs électroniques et du GPS, de petits appareils sans pilote accèdent à un fonctionnement plus autonome et à des capacités de télédétection.

Il existe de nombreuses utilisations pour un tel « oeil d’aigle », persistant, peu coûteux et autoguidé. Les utilisations possibles de ces machines volantes pour les individus, les entreprises et les gouvernements sont innombrables et les usages qui en seront faits nous surprendront sans doute.

Nous les utilisons déjà pour vérifier la bonne santé de nos gazoducs et de nos oléoducs, ou encore pour observer des centrales nucléaires, comme le Japon a dû le faire après le tremblement de terre et le tsunami.

Un autre exemple récent est l’utilisation de drones pour la protection de populations d’espèces en voie de disparition. En Afrique, ils surveillent les braconniers pour empêcher la prise illégale d’éléphants, de rhinocéros et d’autres gros gibiers menacés.

Dans le domaine de l’agriculture, les drones sont utilisés pour surveiller les champs et les troupeaux ; des tâches réellement dangereuses, comme la pulvérisation des récoltes, finiront par être effectuées par des drones, un phénomène que l’on constate déjà dans des pays comme le Japon.

Les météorologistes garderont un oeil sur des perturbations dangereuses…

Nous serons également en mesure de détecter très tôt les feux de forêts lorsqu’ils se déclarent et aurons plus de chances de les arrêter avant qu’ils ne soient trop étendus.

En attente d’un feu vert législatif Tout ce qu’attend encore le marché privé hors Défense, c’est une autorisation réglementaire pour l’utilisation de drones dans l’espace aérien américain. La FAA (administration fédérale américaine de l’aviation) travaille sur l’établissement de directives et sur leur mise en oeuvre ; elles devraient être en place d’ici 2015. [NDLR : La France est, quant à elle, pionnière dans ce domaine puisqu’un arrêté a été pris en 2012 pour autoriser le vol de drones sur le territoire français — tout en en réglementant très fortement l’usage.]

Une fois que les éventuels opérateurs de drones sauront comment ils ont le droit d’utiliser ces robots volants, je pense que chacun voudra les utiliser.

En quelques années seulement, des milliers de ces appareils prendront leur envol. La FAA s’attend à 7 500 drones en circulation en 2018 mais, en réalité, personne n’en sait rien pour l’instant : le chiffre réel pourrait être largement au-dessus.

Les drones s’apprêtent à s’imposer dans notre vie quotidienne Nous avons déjà vu certains premiers signes du décollage de cette technologie. Amazon a récemment dévoilé son propre projet d’utilisation de drones. L’entreprise réfléchit en effet à les employer pour la livraison de petits paquets à des adresses situées non loin de ses entrepôts. Des prototypes volants existent même déjà et le P-DG d’Amazon, Jeff Bezos, pense qu’ils pourraient devenir une réalité d’ici 5 ans. Passez commande, un petit hélicoptère vous livrera à la porte en moins d’une heure.

L’annonce a provoqué quelques remous dans les médias… Cela fut un très beau coup de pub ; Bezos a bien choisi le moment (juste avant la période des achats de Noël) pour faire parler de son entreprise, mais Amazon a déjà mis en place un environnement avancé et automatisé dans ses centres de distribution : l’entreprise n’hésite pas à utiliser les toutes dernières technologies et à repousser les limites.

Les robots volants sont responsables du dernier maillon de la chaîne — la livraison au client. Cette nouvelle étape est logique pour Amazon, qui n’est pas la seule entreprise à réfléchir de cette manière.

UPS et FedEx travaillent également sur des projets de livraison par drones. Leurs utilitaires pourraient bien se rendre près de chez vous, s’ouvrir, et lâcher dans les airs un essaim de robots de livraison, qui pourraient se rendre à diverses adresses avec leurs paquets. Un seul arrêt, plusieurs paquets livrés.

Comme je l’ai dit, le marché civil du drone sera immense. Selon un groupe d’analystes, les dépenses liées aux drones pourraient atteindre les 400 milliards de dollars au cours des années à venir.

D’autres analystes évoquent des chiffres différents mais le consensus est clair : ce marché va compter. Les drones sont une tendance technologique que les investisseurs ne peuvent pas se permettre d’ignorer.

[NDLR : Bien décidé à profiter du potentiel de développement des drones civils ? Rassurez-vous, Ray ne va pas vous laisser sur votre faim. Dans NewTech Insider, il a choisi d’investir sur une société de pointe en matière de drones aussi bien militaires que civils. Ses principaux atouts (outre un carnet de commandes bien rempli) ? Des drones extrêmement légers et peu coûteux donc parfaitement adaptés à des usages civils. Une valeur vraiment passionnante à découvrir dans NewTech Insider].

Mots clé : - - - - -

Laissez un commentaire