Gold : La Chine a toujours autant faim d’or

Rédigé le 20 avril 2016 par | Matières premières & Energie, Métaux précieux Imprimer

Les Chinois ont un plan pour l’or (gold)… Et c’est une excellente nouvelles pour certaines « élues » entre les minières. Des entreprises chinoises à la trésorerie généreuse sont à la recherche d’actifs aurifères dans le monde entier.

Toutes les grandes minières aurifères chinoises – soit une demi-douzaine d’entreprises – prévoient d’augmenter leurs actifs à l’étranger en achetant des projets ou même des entreprises. C’est en tous cas l’avis des experts de Sprott, une entreprise basée à Toronto qui finance de nombreuses minières et gère également divers fonds d’investissements dans le secteur des métaux précieux.

Chez Sprott, on en connaît un rayon en matière d’investissements chinois dans le secteur des mines. L’entreprise a créé un fond d’investissement privé avec la plus grande minière aurifère chinoise : Zijin Mining Group (Nasdaq : ZIJMY). L’objectif spécifique du fonds est d’investir dans des minières centrées sur les métaux précieux et qui ne sont pas cotées à la Bourse chinoise.

Rick Rule nous offre une avant-première

J’ai parlé il y a quelques jours à Rick Rule, directeur et PDG de Sprott U.S. Holding, pour qu’il me livre un scoop. Comme il me l’a expliqué, de grandes entreprises minières chinoises cherchent à atteindre deux objectifs très spécifiques : 1. Acheter des minières or et argent en dehors de la Chine. 2. Augmenter leurs investissements dans la production de métaux de base, et ce une nouvelle fois en dehors des frontières de l’Empire du Milieu.

Selon Rick, ce que les Chinois cherchent à obtenir grâce à ces accords, c’est la « sécurisation des ressources ». Certes, explique-t-il, le monde nage aujourd’hui dans le cuivre et d’autres métaux de base, mais les Chinois se concentrent sur le long terme.

« En termes de taille, ces transactions concerneront aussi bien de petites explorations que des grands producteurs », affirme-t-il. « La migration organisée de l’investissement chinois dans les minières à l’étranger se constate à tous les niveaux du spectre de l’investissement aujourd’hui. Même dans les petits nouveaux de l’exploration. »

Bon à savoir pour les investisseurs

Selon Rick, la fièvre acheteuse des Chinois est un facteur très important. Il affirme que des investisseurs ordinaires pourraient faire de beaux profits en se concentrant sur les minières aurifères propriétaires de projets vraiment haut-de-gamme.

Pour lui, « les investisseurs particuliers doivent comprendre que le monde connaît aujourd’hui un déficit de projets de grande qualité. Et la vente de ces projets, une fois qu’on en a éliminé les risques, permet toujours de faire des bénéfices substantiels. »

Lorsque Rick évoque un « déficit de projets haut-de-gamme », il fait référence au fait que la plupart des minières aurifères sont actuellement en train de développer des projets bas-de-gamme ou milieu-de-gamme. Pas parce qu’elles en ont envie, mais parce qu’il ne reste rien d’autre.

Les grands projets miniers de haute qualité se font tout simplement plus rares que par le passé. Pendant ce temps, étouffées par un terrible marché baissier, de nombreuses minières ont réduit drastiquement leurs investissements dans de nouveaux projets. Cela signifie qu’elles n’ont ni découvert ni développé de nouveaux gisements et que la production d’or va sans doute chuter au cours des prochaines années.

Selon le GFMS de Thomson Reuters, la production mondiale d’or va reculer d’environ 3% en 2016 –cela sera la première fois en huit ans qu’elle reculera.

Le GFMS s’attend même à ce que la production minière d’or dans le monde chute d’environ 315 tonnes métriques – soit d’environ 10% par rapport aux niveaux actuels – d’ici 2018.

Les minières aurifères chinoises ne sont pas aveugles… et constatent également que sur le marché tel qu’il est aujourd’hui, des actifs exceptionnels sont à saisir à des prix défiant toute concurrence.

Rick explique aussi que Zijin et d’autres minières chinoises sont déjà en train de conclure des accords. L’an dernier, l’entreprise s’est déjà offert une série d’acquisitions, notamment :

– L’achat, pour 298 millions de dollars, d’une part de 50% dans la mine d’or de Porgera, une joint-venture avec Barrick en Papouasie Nouvelle Guinée.

– Un investissement de 412 millions de dollars pour acquérir une part de 49,5% de l’immense gisement de cuivre Kamoa, au Congo, chez Ivanhoe Mines Ltd (Zijin est également actionnaire d’Ivanhoe Mines à hauteur de 10%).

– Le rachat, pour 33 millions de dollars, de Norton Gold Fields en Australie. Cet accord lui a permis d’acquérir la mine d’or Paddington, très riche, sur le champ aurifère d’Australie-Occidentale.

« Le bon partenaire chinois », poursuit Rick, « ajoute à tout accord le réseau social et la puissance politique de l’Etat chinois, ainsi qu’une expertise en matière de construction, de traitement et d’écoulement de la production. Ils ont aussi des liens avec l’industrie chinoise, assoiffée de matières premières, et accès à de nouvelles sources de capitaux sur les marchés financiers à la croissance la plus rapide au monde. »

Alors, où les Chinois vont-ils passer à l’offensive ? Un peu partout, en fait. Les accords conclus par Zijin récemment se situent par exemple dans des régions aussi variées que l’Australie, la Papouasie Nouvelle Guinée et le Congo.

Les Chinois pensent que l’un de leurs avantages compétitifs est leur récente politique de non-intervention dans les conflits internationaux. Cette approche neutre leur ouvre la porte d’accords en Afrique, en Asie Centrale et en Amérique Latine, où les minières et les investisseurs occidentaux hésitent parfois à se rendre pour des raisons politiques.

Jusqu’à quand une action-fusée est-elle encore une bonne affaire ?

Mais il doit bien y avoir quelques entreprises nord-américaines dans le collimateur de la Chine.

Lesquelles ? Eh bien, je pense que vous pouvez commencer par vous pencher sur les principales participations de l’ETF Sprott Junior Gold Miners (NYSE: SGDJ).

Bien que l’ETF Sprott ait plus que doublé depuis le point bas atteint en janvier, le cours de la plupart des actions liées à l’or reste d’au moins 60% inférieur aux sommets atteints en 2011.

Catastrophe minière

Le cours de ces actions est ridiculement bas, surtout lorsque l’on prend en compte la perspective à long-terme des minières aurifères chinoises, qui savent à quel point les propriétés minières de classe mondiale sont rares.

Pour Rick, l’investissement des minières chinoises dans des actifs à l’étranger « est une stratégie de long-terme. »

Cela pourrait être synonyme de beaux profits pour les investisseurs qui sauront devancer les Chinois.

Alors, le moment est venu de faire vos propres recherches et vos propres analyses pour devancer l’appétit chinois. [NDLR : Besoin d’un peu d’aide dans vos recherches ? Les meilleures minières et les moyens d’investir sur l’or sont entre les mains de Simone Wapler et son équipe. Pour les rejoindre, c’est ici…]

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Sean Brodrick
Sean Brodrick

Un commentaire pour “Gold : La Chine a toujours autant faim d’or”

  1. je suis à la recherche des investisseur pour une zone en Guinée qui peux faire des années de reserve

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