Nouvelles technologies – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 300% en 15 jours pour le Litecoin : le réveil d’une cryptomonnaie endormie http://quotidienne-agora.fr/litecoin-cryptomonnaie-bitcoin/ http://quotidienne-agora.fr/litecoin-cryptomonnaie-bitcoin/#comments Thu, 14 Dec 2017 10:30:53 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70925 litecoin LTC Bitcoin cryptomonnaies

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La belle endormie s'est réveillée ! La 5e cryptomonnaie en termes de capitalisation, le Litecoin (LTC), atteignait mardi 12 décembre, un plus haut historique, en frôlant les 340 $. Début novembre, il s'échangeait aux alentours de 55 $ soit une hausse d'environ 500% en un mois et demi. Ces derniers jours, cette hausse s'est encore accélérée alors que la crypto prenait 300% entre le 1er et le 12 décembre, passant de 84 $ à 337 $.

En début de semaine, le Litecoin a ainsi été la deuxième cryptomonnaie la plus échangée sur les marchés, derrière le Bitcoin (BTC), avec un volume proche des six milliards de dollars (14 milliards de dollars pour le Bitcoin).

 

Voyons ce qu'est le Litecoin et ce qui a pu pousser son cours à la hausse.

LTC Litecoin courbe cours en usd sur 2017 graphe

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Le Litecoin est au Bitcoin, ce que l'argent est à l'or

Développé par Charlie Lee en 2011, le Litecoin est un moyen de réaliser des transactions financières en système peer to peer (pair à pair). De la bouche de Charlie Lee, "le Litecoin est à l'argent ce que le Bitcoin est à l'or".

En effet, si l'on reprend cette comparaison, sous une forme digitale, le Litecoin est plus liquide et accessible que le Bitcoin.

Sur le plan de sa conception, les deux cryptos sont très semblables. Toutes deux sont limitées en nombre, créant un phénomène de raréfaction favorable à une bonne dynamique des cours. Le Litecoin est ainsi plafonné à 84 millions d'unités dont plus de la moitié ont déjà été minés et sont en circulation. Pour le Bitcoin core (hors fork), la limite est fixée à 21 millions d'unités.

Lorsqu'une plateforme d'échange ou de stockage de cryptomonnaies accepte le Bitcoin, il n'est pas rare qu'elle accepte aussi le Litecoin tant leurs caractéristiques sont proches et que peu de moyens sont nécessaires pour le prendre également en charge.

Les effets d'annonce favorables

Le Bitcoin bénéficie d'un puissant avantage en termes "d'image de marque". Cette aura vient du fait que c'est la "monnaie virtuelle" pionnière. Si vous demandez au premier venu de vous nommer une cryptomonnaie, il est fort probable qu'il vous cite le nom de "Bitcoin" ou rien du tout...

Le Litecoin est moins connu, mais dans le monde des cryptomonnaies, la communication est vitale et Charlie Lee l'a bien compris. Lee a tout fait pour devenir très médiatisé, là où le (ou les) créateur(s) du Bitcoin qui se cache derrière le mystérieux pseudonyme de Satoshi Nakamoto* est bien discret.

Ainsi, l'une des raisons premières de la hausse récente du Litecoin pourrait être liée à plusieurs annonces :

L'équipe derrière le Litecoin a récemment annoncé vouloir expérimenter un moyen d'intégrer un système de confidentialité des transactions appelé Confidential Transactions (CT).

Contrairement à ce que l'on peut souvent lire ici ou là dans les médias, toutes les transactions dans les blockchains du Bitcoin, de l'Ether et du Litecoin sont visibles du public, même si cryptées. Seules quelques altcoins comme Monero permettent l'anonymat le plus total. Que l'on approuve ou non, cette annonce a pu influencer le cours à la hausse.

Autre nouvelle, les développeurs vont se pencher sur un moyen d'intégrer le système des contrats intelligents (smart contracts) qui font l'intérêt de la blockchain de l'ethereum. Ceci permettrait, par exemple, de mettre en place un remboursement automatique lors d'un achat en LTC en cas de problème lors de la livraison.

Les applications des smart contracts sont nombreuses. Pour le Litecoin cela constituerait une nette amélioration pour une technologie déjà prometteuse. Tout dépendra de la réussite dans cette mise en oeuvre.

Ces annonces apportent certes de l'optimisme, voire de l'euphorie, dans la sphère des cryptomonnaies, mais elles ne font pas tout dans la hausse du cours.

Hormis la spéculation indéniable et l'arrivée probable de contrats de type futures sur le Litecoin, ce sont aussi des raisons techniques qui poussent actuellement à son adoption.

Les raisons techniques relative à la technologie du LTC

Le Litecoin permet de réaliser des transactions plus efficacement que le Bitcoin et pour un coût moindre.

- Les transactions en LTC plus rapides que le Bitcoin

L'une des faiblesses dans l'algorithme du Bitcoin est sa lenteur dans la validation des transactions ; en moyenne, un bloc de transactions sera validé en 10 minutes. A l'inverse, l'Ether et le Litecoin excellent dans ce domaine. Le Litecoin mettra en moyenne 2 minutes 30 par block et l'Ether fait encore mieux : moins de 30 secondes !

L'algorithme du Litecoin permettrait à l'heure actuelle de réaliser entre 28 et 56 transactions par seconde. C'est mieux que le Bitcoin, d'autant plus que les transactions sont moins chères.

- Des transactions moins chères

frais des transactions moins chères bitcoin ethereum litecoin crypto monnaie 2017 usd dollar cours graphe courbe

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Le Litecoin bat ici ses deux concurrents, avec en moyenne des frais de transactions, à date, de seulement 0,60 $ (longtemps bien inférieur encore). Les frais pour l'Ether sont, en moyenne sur la même période de temps, à 1 $ et le Bitcoin beaucoup plus cher : pas loin de 24 $.

Ces deux facteurs poussent vers une augmentation des transactions en Litecoin depuis peu (voir graphique ci-dessous) :

augmentation des transactions en Litecoin decembre 2017 crypto-monaies graphe courbe

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Le Litecoin dispose donc d'atouts non négligeables dans la bataille que se livrent les cryptomonnaies et les spéculateurs en prennent conscience.

Devez-vous acheter du Litecoin maintenant ?

Devez-vous pour autant vous jeter à corps perdu sur votre plateforme d'échanges ?

Non.

Un investisseur avisé vous dirait que le cours doit se stabiliser et trouver un support – et il aurait certainement raison.
[NDLR : Dans Cryptos Trading, Louis Basenese a repéré une autre crypto capable de faire de l'ombre au Bitcoin... et qui est acceptée par de plus en plus de sites d'e-commerce. A découvrir ici...]

* Satoshi Nakamoto est en réalité un pseudonyme et on ignore qui se cache derrière celui-ci (un ou plusieurs individus...) – aucune communication n'a été signalée de sa part depuis quelques années

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Les contrats à terme vont-ils mater le bitcoin ? http://quotidienne-agora.fr/contrats-a-terme-bitcoin/ http://quotidienne-agora.fr/contrats-a-terme-bitcoin/#respond Tue, 12 Dec 2017 10:30:05 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70909 bitcoin vs or

Quel est le rapport entre l'or et le bitcoin ? Tous deux sont des monnaies "anti-système". Le "système", c'est celui de l'argent frelaté, le créditisme qui confond ce qui existe déjà (l'épargne) et ce qui pourrait peut-être exister à l'avenir (les profits futurs).

Le créditisme permet aux banques de prêter de l'argent qui n'existe pas. La réglementation permet de faire croire aux gens que leurs dépôts bancaires sont disponibles à tout moment et leur appartiennent toujours. Les gouvernements protègent les banques de la faillite au motif d'un douteux "intérêt général" ou "intérêt public".

Face à cela, l'or est une monnaie physique, matérielle, qui n'a besoin de rien ni de personne pour exister. Vous en avez... ou pas. C'est assez simple à comprendre. Il n'y a strictement aucun rapport entre l'or et le crédit. L'or n'est la dette de personne.

Le bitcoin est plus compliqué à comprendre. Bitcoin est un réseau de transaction (au même titre que Visa ou le réseau interbancaire). Le bitcoin est une unité de compte propre à ce réseau (au même titre qu'un euro ou un dollar).

Toutes les monnaies – sauf l'or – sont "virtuelles"

Cybermonnaies, cryptomonnaies, "monnaies virtuelles" : autant d'appellations pour le bitcoin et ses avatars.

Lorsque les Etats et les autorités financières essaient de démolir le bitcoin en démontrant qu'il n'est "rien" et ne repose sur "rien", elle démontre qu'il en est de même pour ses propres monnaies : elles ne sont rien et ne reposent sur rien.

Là où le bitcoin est supérieur aux monnaies virtuelles officielles, c'est qu'il est moins facilement manipulable que les monnaies fiduciaires. Il ne dépend d'aucun banquier central, d'aucun gouvernement. Comme l'or.

Après 10 ans de taux directeurs à zéro, des années de taux négatifs, une émission monétaire forcenée, la promulgation de lois portant atteinte à la propriété privée (Loi Sapin, directive de résolution bancaire), le public commence à comprendre qu'il y a anguille sous roche avec les "monnaies virtuelles officielles".

Deux ennemis au lieu d'un seul

Voilà donc le créditisme vulnérable sur deux fronts. Quelle sera la riposte ?

L'or a été plus ou moins maté. D'abord par un mélange de taxation-punition rendant sa détention difficile pour les investisseurs particuliers et certains investisseurs institutionnels. Ensuite, par un habile usage des contrats à terme qui ont vu le jour en 1974.

Un contrat à terme (ou future) est un engagement de livraison dans le futur à un prix ferme, convenu au moment de l'émission du contrat.

Lorsque le contrat arrive à échéance son détenteur peut ou non exiger livraison. S'il n'exige pas de livraison, il obtient une compensation en monnaie.

L'émetteur du contrat peut acheter ce qu'il doit livrer au moment du dénouement, ou payer la compensation en monnaie.

Dans le cas de l'or, il est désormais prouvé, documenté et étayé que les contrats à terme ont été utilisés pour réprimer à la baisse le cours de l'or. Des vendeurs dépourvus d'or émettaient des contrats à des prix de livraison faibles.

Les contrats à terme permettent un "levier" très important et donc d'exercer une pression sur les prix en mettant peu d'argent sur la table.

Pour l'or, chaque contrat à terme contrôle 100 onces troy d'or. A 1 250 $ l'once, cela représente une valeur notionnelle de 125 000 $. Mais la marge requise pour échanger un contrat à terme n'est que de 4 200 $. En mettant 4 200 $, vous contrôlez 125 000 $, soit un effet de levier de presque 30 !

Le marché des contrats à terme sur l'or a vu le jour en 1974, date à laquelle le dollar a été détaché de l'or. Ce n'est évidemment pas un hasard.

Le contrat à terme sur le bitcoin pour mieux le contrôler

Depuis vendredi dernier, les premiers contrats à terme sur le bitcoin sont opérationnels à Chicago.

Pour le moment, comme le dit Bloomberg, il s'agit d'une goutte d'eau dans un océan : 2 300 contrats représentant chacun environ 17 000 $ soit 39 millions de dollars. Mais seulement18 millions de dollars réellement engagés du fait de la marge de 50% requise sur ces contrats.

Dans le même temps, les volumes sur les plateformes d'échange représentent 570 millions de dollars.

Ces contrats à terme ne pèsent donc pour l'heure que 3% des volumes réels.

futures

Mais les Etats et les banques centrales ne baisseront pas les bras pour défendre leur pré carré.

Si l'on se réfère à ce qui est arrivé avec l'or, attendez-vous à ce que les contrats à terme se multiplient, que les appels de marge soient abaissés, que des contrats soient émis à prix cassé et que leurs émetteurs soient – au moment de la livraison – défrayés de leurs pertes par des banquiers centraux complaisants.

Comme pour l'or...

Et si cela ne suffit pas, il restera le levier de la fiscalité, comme pour l'or. Cela commence déjà...

"Coinbase sommé de communiquer au fisc américain les données des utilisateurs qui négociaient plus de 20 000 $" :

Coinbase sommé de communiquer au fisc américain les données des utilisateurs qui négociaient plus de 20 000 $

"Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s'arrête de bouger, subventionnez-le.", disait Ronald Reagan.

Concernant le bitcoin et l'or, la dernière proposition n'a pas lieu d'être...

Mais voyez-vous, malgré tout cela (contrats à terme, taxation dissuasive), l'or est passé de 685 $ l'once en 1974 à 1 250 $... il a bien joué son rôle protecteur en 2008.

Faire le pari aujourd'hui de la bonne tenue des monnaies du peuple face aux "monnaies virtuelles officielles" et à l'argent falsifié est une saine approche.

Que feront les banques centrales lors de la prochaine récession alors que les taux d'intérêt sont déjà presqu'à zéro ? Elles émettront toujours plus de monnaie virtuelle officielle pour sauver les banques et entreprises zombies, les Etats surendettés...
[NDLR : Notre spécialiste vous explique comment engranger 300% de gains grâce aux cryptomonnnaies... sans en acheter une seule. Tout est ici !]

Première parution dans La Chronique Agora le 11/12/2017

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2018, l’année des taxis autonomes http://quotidienne-agora.fr/voitures-taxis-autonomes/ http://quotidienne-agora.fr/voitures-taxis-autonomes/#respond Mon, 11 Dec 2017 10:29:03 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70886 taxis autonomes

C'est désormais officiel : des taxis autonomes circuleront sur la voie publique dès l'année prochaine. Nissan Motor a annoncé il y a quelques jours que ses premiers exemplaires de taxi entièrement automatisés seraient mis en circulation au Japon dès le mois de mars 2018.

La première phase de test durera une quinzaine de jours durant lesquels ces véhicules seront disponibles dans les rues de Yokohama, ville du siège social de l'entreprise.

Les utilisateurs pourront tester le concept dans son intégralité : réservation depuis une application mobile, paiement en ligne sécurisé, et bien sûr déplacement totalement géré par l'électronique du véhicule.

Nissan annonce d'ores et déjà le déploiement commercial de ces taxis pour 2020.

Nous vous annoncions depuis quelques temps dans La Quotidienne et NewTech Insider que les voitures autonomes s'approchaient irrésistiblement de la commercialisation.

L'année prochaine va marquer le coup d'envoi de ce marché prometteur – et sa démocratisation pourrait arriver bien plus vite qu'on ne le pense.

Nissan

Le véhicule autonome Nissan - Crédit : Nissan Motor

Pourquoi n'avons-nous pas déjà tous une voiture autonome ?

Les laboratoires de recherche ont dans leurs hangars des prototypes de véhicules autonomes (plus ou moins adaptés à la circulation en conditions réelles) depuis plus d'une décennie.

Tesla a équipé ses voitures d'un autopilot dès 2014. Même s'il s'agit plus d'un dispositif d'aide à la conduite que d'un vrai pilote automatique, l'autopilot est capable d'assurer en totale autonomie près de 90% des trajets extra-urbains.

Pourtant, les véhicules semi-autonomes sont encore réservés à une minorité de clients technophiles. Pour M. et Mme Tout-le-monde, la voiture qui se conduit seule reste de la science-fiction.

Est-ce un problème de prix ? Le coût des Tesla les rend inaccessibles à la plupart des bourses.

Est-ce un problème d'intérêt ? Finalement, conduire n'est peut-être pas si déplaisant pour tous les conducteurs qui font le choix de ne pas prendre les transports en commun.

La réponse est probablement "un peu des deux".

Le gain apporté par le confort d'un véhicule qui se conduit seul ne justifie pas, pour les particuliers, de dépenser une fortune pour l'acquérir. De même, le législateur ne semble pas pressé de prévoir les textes qui encadreront l'utilisation de véhicules autonomes par les particuliers.

Alors, le véhicule autonome a-t'il vocation à être un marché de niche comme l'est le transport par hélicoptère ?

Les annonces de Nissan nous font espérer le contraire.

Le taxi comme moteur

Il est intéressant de constater que l'arrivée de la voiture autonome est hâtée par les besoins de l'industrie du transport de personnes.

Comme toutes les nouvelles technologies, la voiture autonome ne se diffusera que si elle est attirante ou rentable.

Laissons de côté l'aspect de l'attrait qui sera déterminé par l'efficacité du marketing et les évolutions sociales.

La rentabilité n'est pas là pour les particuliers – rares sont les passagers qui peuvent gagner de l'argent en travaillant dans une voiture, même autonome.

En revanche, les sociétés de transport de personnes ont tout à gagner à disposer de flottes de véhicules autonomes. Ces taxis de nouvelle génération feront l'impasse sur l'élément le plus cher et le moins fiable de leur activité : le chauffeur.

Un taxi autonome ne se fatigue pas, il peut travailler 24h/24, ne demande pas de salaire et ne fait pas d'opération escargot sur le périphérique. Pour les gestionnaires de flottes, la gestion de l'humain au volant est un problème qui disparaît.

C'est donc tout naturellement vers ce marché que s'engagent les constructeurs qui souhaitent produire en masse des voitures autonomes.

En proposant des véhicules pensés pour le transport de personnes plutôt que pour les trajets particuliers, ils s'engagent sur un marché où les acheteurs potentiels piaffent d'impatience.

Pourquoi cette annonce est-elle importante ?

Jusqu'ici, les véhicules autonomes étaient présentés comme de l'innovation technologique plutôt que de l'industrie.

Tesla et ses voitures qui se mettent à jour automatiquement a réussi à faire croire que la question de la voiture autonome se résume à une problématique logicielle. Cet écran de fumée a fait oublier un temps qu'une voiture autonome doit aussi disposer de solides capteurs (dont ne disposent pas les Tesla Model S), et qu'une production de série nécessite un sérieux outil industriel.

Google a longtemps été sous le feu des projecteurs avec ses véhicules autonomes qui sillonnent depuis des années – et avec succès – les routes de Californie.

Apple a aussi eu, un temps, une division chargée de l'élaboration d'une voiture autonome.

google-car

Et si ceci n'était finalement pas le futur de l'automobile ? - Crédit : Alphabet

Pourtant, l'arrivée des taxis autonomes sur le marché se fait aux couleurs de Nissan, un constructeur existant depuis plus de 100 ans. Cela signifie que le rôle des entreprises technologiques sur ce marché va redevenir rapidement mineur. Google et Apple pourront continuer à travailler sur le recueil de données et l'intégration avec leurs smartphones.

Les fondeurs et fabricants de processeurs pourront continuer à développer leurs systèmes de guidage qu'ils revendront aux constructeurs. Ils deviendront des équipementiers à peine plus importants que ne l'est Philips qui fournit aujourd'hui les ampoules des phares.

Les grands gagnants seront les constructeurs qui, étant le dernier maillon de la chaîne de valeur, pourront imposer leurs prix aux sociétés de transport de personnes impatientes d'acquérir des véhicules autonomes.

Quelles conséquences pour vos investissements ?

L'annonce de Nissan prouve, comme nous l'avons longtemps suspecté, que les constructeurs historiques n'étaient pas endormis pendant que les nouveaux venus comme Google et Tesla multipliaient les communications fracassantes.

Si Nissan se permet d'annoncer un test grandeur nature de son offre au mois de mars 2018, cela signifie que ses véhicules sont prêts, testés et re-testés depuis bien longtemps. En évoquant simultanément une production en masse pour 2020, le constructeur affiche son entière confiance dans le bon déroulement de ce test.

Trois ans représentent un claquement de doigts à l'échelle de l'industrie automobile.

L'arrivée imminente de ces véhicules va avoir des conséquences sur plusieurs industries. Les Uber et autre Lyft, qui sont actuellement dans la tourmente à cause de leurs tracasseries administratives, ne sont peut-être pas si mal en point qu'ils essaient de le faire croire.

Bien sûr, leur modèle économique actuel est condamné. Les chauffeurs refusent de se faire exploiter et le législateur tente par tous les moyens de les empêcher de mener à bien leur dumping social. Cela n'aura qu'un temps.

Les chauffeurs précaires utilisés par ces sociétés ne sont qu'un pis-aller en attendant l'arrivée des véhicules autonomes. Dès qu'elles pourront se passer de cette masse salariale, le business model sera transformé et leurs pertes abyssales pourraient bien se transformer en bénéfices insolents. Ne les enterrons pas trop tôt.

Tesla va garder, au moins pour un temps, sa mainmise sur le marché du véhicule autonome désirable. Si les constructeurs se focalisent sur le rentable, il restera toujours une place pour des voitures de luxe autonomes. L'entreprise Tesloop, qui propose des trajets quasi-automatisés en Tesla, montre même qu'il est possible de se placer à l'intersection de ces deux marchés.

Reste bien sûr à savoir si Tesla arrivera à être rentable avant que les pertes n'aient raison de la patience de ses investisseurs.

Enfin, les constructeurs automobiles qui produiront les véhicules autonomes seront aux premières loges pour récolter les bénéfices de ce nouveau marché.

Un arbitrage des valeurs technologiques surcotées vers les constructeurs à la pointe de l'innovation comme le groupe Renault (FR0000131906) sera la meilleure stratégie pour profiter de l'arrivée des véhicules autonomes.

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Devez-vous vous laisser tenter par les ICO ? http://quotidienne-agora.fr/ipo-cryptodevises-ico/ http://quotidienne-agora.fr/ipo-cryptodevises-ico/#respond Thu, 07 Dec 2017 10:30:31 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70865 ICO IPO crypto market ethereum best ico 2017 crypto monnaie

Nous avons vu hier les avantages mais aussi les risques inhérents à un investissement qui a rencontré un énorme succès ces derniers mois : les levées de fonds en cryptomonnaies, dites aussi Initial Coin Offering (ICO). Nous les avons comparés avec les avantages du crowdfunding et, aujourd'hui, je vous propose de les confronter aux introductions en Bourse, les IPO.

L'exemple de l'ether

L'une des plus célèbre ICO n'est autre que celle qui donna naissance à l'Ethereum en 2014. Le projet visait à créer une nouvelle blockchain distincte de celle du Bitcoin. Pour la financer, l'équipe aurait pu passer par les acteurs traditionnels de la finance ou utiliser celle du crowdfunding (en equity comme détaillé hier).

Mais au lieu de cela, elle préféra proposer à tout intéressé d'obtenir les jetons de cette nouvelle cryptomonnaie, l'ether (ETH), en échange de bitcoins. La deuxième ICO de l'histoire commençait. Son succès a bouleversé le secteur des cryptomonnaies et sans nul doute initié l'ère des ICO que nous connaissons depuis le début de l'année.

L'opération a remporté un franc succès, avec plus de 18,4 millions de dollars. La blockchain de contrats intelligents (smart contracts) voit le jour et aujourd'hui, l'ethereum est la deuxième capitalisation du marché des cryptomonnaies derrière le bitcoin : proche des 45 milliards de dollars. Autre fait notable, la plupart des cryptomonnaies qui sont apparues par la suite, s'appuient sur cette nouvelle blockchain.

Pour les investisseurs, il aura fallu être patient pour récolter les fruits de l'ICO sur l'ether... mais les plus tenaces ont fait fortune. En effet, sur un an, le cours de l'ether a pris près de 5 000% !

Ethereum ETH cours courbe graphe 2017 2018

Vous l'aurez compris, l'ICO est une forme de levée de fonds spécialisée sur les cryptos et la blockchain, ce qui explique qu'elle soit souvent comparée à l'IPO, notamment en raison du caractère liquide qu'elle offrira aux investisseurs.

IPO vs. ICO

Une IPO (Initial Public Offering) est le passage pour une entreprise à une cotation sur les marchés financiers. Lorsqu'un dirigeant souhaite y recourir (et que la forme de sa société s'y prête), il va faire évaluer sa société et choisir d'émettre une certaine quantité de titres de celle-ci, à un certain prix, aux participants à l'IPO. A l'issue de celle-ci, les titres seront accessibles sur les marchés. Cela implique que la société ait une certaine ancienneté.

Le processus s'écoule sur plusieurs mois sous l’œil vigilant d'une autorité compétente : en France, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est chargée de veiller au bon déroulement des opérations.

La plus grosse introduction en bourse de l'histoire est celle de la société chinoise Alibaba Group qui en 2014, leva 25 milliards de dollars.

IPO marché américain statiqtiques 2017 trading IPO vs ICO

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Ainsi, en levant des capitaux propres, l'entreprise pourra poursuivre son développement. Etre sous le feu des projecteurs implique pour l'entreprise un certain nombre de coûts financiers, qu'ils soient marketing, comptables ou juridiques, mais aussi, l'obligation de rendre public ses informations financières.

Pour l'investisseur qui y participe, il aura des titres de la société ayant valeur juridique (part contractuelle). Il pourra librement les échanger en bourse ou les conserver.

Au contraire des introductions en bourse, les entreprises qui ont recours aux levées de fonds sur la blockchain (ICO) font en sorte de ne pas tomber sous le joug de la réglementation qui affecte les titres cotés.

L'ICO panacée pour l'entrepreneur, danger pour l'investisseur

L'ICO combine des avantages évidents. Son caractère quasi-universel est encore plus flagrant que le crowd-equity (c'est d'ailleurs ce qui doit alerter...) car les mises de bases sont encore plus infimes pour participer. Qui dit accessibilité forte, dit présence de nombreux spéculateurs amateurs...

Elle présente aussi l'avantage d'apporter de la liquidité pour l'investisseur, comme c'est le cas pour l'IPO. Enfin, les délais sont très courts. En une poignée de jours, vos jetons peuvent être échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies.

Les risques que représentent les ICO pourraient faire l'objet d'un article entier.

Les arnaques surviennent régulièrement : les entrepreneurs n'étant quasiment engagés en rien juridiquement, ils peuvent flouer les investisseurs purement et simplement et s'envoler dans la nature. Entre le 6 et 8 novembre de cette année, des investisseurs en ont fait la cruelle expérience sur une ICO à 374 000 $.

Parfois ce qui peut choquer, c'est la disproportion entre la levée de fonds souhaitée initialement par l'entreprise et la levée de fonds réalisée in fine. Une start-up qui aurait besoin de ne lever qu'un ou deux millions d'euros par exemple, peut se retrouver avec 20 millions de dollars sur les bras... alors que son activité est au stade d'amorçage et que son équipe de développeurs est réduite.

En comparaison, l'introduction en bourse d'une entreprise qui aurait suscité un engouement bien plus important que prévu, aura davantage les moyens de gérer un flux de cash plus important que prévu. Le marché punira certainement une entreprise survalorisée.

Vous êtes plutôt joueur ou prudent ?

Enfin, dernier élément à prendre en compte : quelle preuve aurez-vous sur les résultats de la start-up qui propose l'ICO ?

"Cette année, une ICO sur cinq s'est avérée être un échec", lit-on dans Les Echos. Pour autant, "pour une ICO sur deux, le gain est supérieur à 25%".

L'ICO n'est décidemment pas faite pour tout le monde et pourtant elle s'est considérablement développée, alertant les différentes autorités régulatrices d'Etats comme la Chine, la Corée du Sud, le Canada ou les Etats-Unis... L'AMF s'y intéresse elle aussi de plus en plus.

Investir sur une bulle – ce que sont les cryptos et les ICO – est évidemment risqué. Dans le cas des ICO, rappelez-vous que vous ne détiendrez pas un titre juridique, mais de simples jetons qui n'auront comme seule valeur que celle que le marché voudra bien lui donner.

Par contre, comme dans toute bulle, les gains peuvent devenir énormes en quelques jours seulement...
[NDLR : Dans Cryptos Trading, Lou Basenese a repéré ce qui pourrait être l'ICO phare de cette fin d'année. Un pari à tenter pour ceux d'entre vous qui veulent se lancer sur les ICO en limitant les risques. Pour en savoir plus, rendez-vous dans Cryptos Trading.]

 

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Avec les Initial Coin Offering, démultipliez vos investissements sur les cryptomonnaies http://quotidienne-agora.fr/initial-coin-offering-demultipliez-vos-investissements-cryptomonnaies/ http://quotidienne-agora.fr/initial-coin-offering-demultipliez-vos-investissements-cryptomonnaies/#respond Wed, 06 Dec 2017 11:10:26 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70851 plateforme ico ICO Bitcoin investir crypto monnaie kraken binance coin

En 2017, pas loin de 3,5 milliards de dollars ont été levés par le biais d'ICO. De 2014 à fin 2016, ce marché ne représentait que 300 millions de dollars et n'attirait encore que l’œil d'investisseurs isolés. Pour faire simple, une ICO ou Initial Coin Offering est un instrument, pour une entreprise dont l'activité est liée à la technologie de la blockchain, permettant de lever des fonds auprès du grand public.

Le financement peut alors représenter en équivalent dollar plusieurs millions, le tout dans des temps record et sous une forme dérégulée.

ICO funding bitcoin courbe 2017 graphe Initial Coin Offering kraken investissements

Elle se réalise par l'émission de tokens (jetons) achetables dans la majorité des cas en ethers ou bitcoins.

Les ICO sont (très) à la mode

Le recours à l'ICO est assurément un phénomène d'ampleur cette année : 103 millions de dollars étaient levés en avril, 232 millions en mai, 462 millions en juin, 574 millions en juillet, plus de 700 millions en novembre...

Jusqu'où la fièvre ira-t-elle ?

ICO 2017 stat coindesk investir cryptos

Par bien des aspects, l'ICO présente certaines caractéristiques du crowd-equity, secteur lui aussi en croissance, mais pas en effervescence bullaire !

L'ICO encore plus accessible que le crowd-equity

Par son accessibilité, l'ICO peut être comparée à une levée de fonds en crowd-equity.

Le crowd-equity, c'est la version démocratique du Private-equity. Des investisseurs particuliers vont pouvoir investir dans des jeunes start-ups par le biais d'une plateforme de finance participative, agréée en France sous le statut de CIP (conseiller en investissement participatif) ou de PSI (prestataire en service d'investissement).

Principe même du crowdfunding, les projets d'equity sont accessibles à la foule des investisseurs pour des mises allant parfois d'une centaine d'euros seulement (1). Les investisseurs sont généralement regroupés dans une holding chargée de défendre leurs intérêts auprès de la start-up (ou bien, investissent en direct pour de plus gros montants).

L'intérêt est de devenir actionnaire d'une entreprise dans laquelle on croit et qui s'inscrit dans l'économie réelle loin des manipulations des marchés financiers.
[NDLR : vous souhaitez mettre votre épargne au service de l'économie réelle et retrouver rendement et plus-value ? Découvrez ici comment investir dans des entreprises profitables avant les investisseurs 'ordinaires' et dégager des plus-values hors norme. La porte de ce cercle d'investissement privé est ici.]

Etre un investisseur de la première heure comporte des risques. En effet, c'est un pari sur l'avenir d'une start-up qui par définition est fragile et ne génère peu ou pas encore de chiffre d'affaires pour la plupart.

Mais si l'activité croît, dans un horizon de quatre, cinq, six ans ou plus, il est possible d'espérer une sortie liquide très positive. Dans le cas où le gérant déciderait d'une introduction en bourse (IPO) par exemple, l'investisseur de la première heure, s'il choisit de récupérer ses gains en tout ou partie, aura des titres dont la valeur faciale sera a priori nettement supérieure à celle de son acquisition initiale lorsqu'ils étaient non cotés.

Qui ne rêverait pas d'être aux premières loges du prochain Facebook, Amazon ou d'une autre licorne ?

Le revers de la médaille, c'est que votre investissement est illiquide pendant plusieurs années. Vous êtes liés au pacte d'actionnaire et vous aurez de grandes difficultés à refourguer vos titres pendant cette durée. Et en cas de faillite de l'entreprise, vous pouvez perdre votre investissement initial.

L'ICO est également accessible à la masse d'investisseur. C'est facile et rapide.

ICO, mode d'emploi

Pour résumer à grands traits, il suffit de se rendre sur la plateforme internet du projet repéré, s'inscrire et après quelques vérifications d'identité (si l'équipe est sérieuse), l'équipe porteuse du projet vous fournira une adresse sur laquelle vous pourrez envoyer vos ethers ou vos bitcoins (une monnaie "réelle" est parfois acceptée, principalement le dollar). Le minimum d'investissement est encore plus faible, quelques fractions de ces monnaies suffisent.

Si les événements se déroulent correctement, après un temps déterminé, vous recevrez vos jetons. Ces derniers n'ont en soit qu'une valeur très subjective : celle de la confiance dans la réussite du projet porté par la start-up.

S'ensuit leur mise sur le marché (un peu comme une IPO, nous le verrons dans une prochaine Quotidienne) après la période dite de "pre-sale"(2). Il n'est pas rare que les investisseurs bénéficient de bonus sur leur investissement (20% de tokens supplémentaires, par exemple).

Les jetons seront acceptés –ou non – sur les différentes plateformes de trading de crypto (Bittrex, Binance, Poloniex, Kraken, etc).

Les échanges pourront commencer seulement quelques jours après la levée de fonds. Et je vous le rappelle, la start-up ne génère a priori pas de chiffre d'affaires, ou bien il est infime. Cette dernière peut alors se retrouver avec 20 millions de dollars levés et être totalement surcapitalisée par rapport à ce qu'elle vaut réellement... tout ceci lié à l'euphorie que l'ICO aura pu susciter.

En moyenne, les ICO réalisées entre janvier et aout 2017 ont permis de lever 14,2 millions de dollars (3). A titre de comparaison, l'une des plateformes leader de crowd-equity en France, Wiseed, n'a levé "que" 102 millions d'euros sur 207 projets depuis 2009, soit environ 500 000 € par projets ! Et l'on parle bien dans les deux cas, de sociétés jeunes. Vous voyez la disproportion ?

Hormis les risques omniprésents liés à l'ICO, celle-ci présente un avantage de taille en supprimant toute intermédiation. En effet, en y participant, vous investissez directement dans l'entreprise sans intermédiaire, là où en crowd-equity, vous passerez obligatoirement par une plateforme.

Cette mise en relation par la plateforme a évidemment un prix : elle se rémunère au début de votre investissement, puis au moment de la sortie, sur vos plus-values (si plus-values il y a).

En ICO donc, rien de tout cela. Mais vous ne pouvez compter que sur vous-même pour la sélectionner à l'origine.

Rendez-vous dès demain dans la Quotidienne pour la suite de notre exploration du potentiel des ICO...
[NDLR : Hâte de mettre ces recommandations en pratique ? Retrouvez les trades de Lou Basenese sur les cryptos et les ICO dans Cryptos Trading. Pour en savoir plus...]

(1) En Private-equity, les investisseurs plébiscités sont ceux qui peuvent participer à des hauteurs bien plus élevées : dans les 200 000 euros minimum, jusqu'à plusieurs millions.
(2) Les porteurs de projets n'y ont pas toujours recours.
(3) https://www.queesbitcoin.info/wp-content/uploads/2017/10/Segunda-parte-del-Informe-Bisemanal-de-Criptomoneda-y-Mercado-ICO-del-equipo-de-ICO-Box-septiembre-11-24-de-2017.pdf

 

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IA bilingue, carburant à base de café, et possible traitement contre le VIH – Les nouvelles technos hebdomadaires http://quotidienne-agora.fr/carburant-cafe-intelligence-artificielle-vih/ http://quotidienne-agora.fr/carburant-cafe-intelligence-artificielle-vih/#respond Fri, 01 Dec 2017 11:42:45 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70811

  • L'intelligence artificielle peut maintenant apprendre une langue, sans dictionnaire, et sans intervention humaine. Deux projets indépendants sont parvenus à cet exploit grâce au machine learning non supervisé. Les intelligences artificielles ont appris à traduire grâce à un système cartographique de la langue reposant sur des associations de termes. Par exemple, le mot "bouche" est souvent associé à celui de "dent", ou celui de "père" avec celui de "mère". Un premier pas vers une traduction automatique instantanée...

 

  • Un nouveau carburant... à base de marc de café. Une poignée de bus londoniens roulent depuis le 20 novembre dernier avec ce carburant d'un nouveau genre proposé par la start-up Bio-Bean, soutenue par Shell. La start-up récupère et recycle le marc de café produit par des brûleries partenaires pour produire une huile qui compose 20% du carburant B20 – les 80% restant étant du diesel. A terme, un tiers des bus londoniens pourraient rouler au café...

 

  • Tesla a mis en fonctionnement la plus grande batterie électrique au monde. Cette batterie lithium-ion pourra stocker l'énergie produite par le parc solaire du français Neonen en Australie-Méridionale. Elle alimentera jusqu'à 30 000 foyers, en palliant aux coupures d'électricité et en permettant de faire face à l'explosion de la demande d'électricité lors de l'été austral (la climatisation tourne alors à plein régime...).

Tesa Tesla a mis en fonctionnement la plus grande batterie électrique au monde. Cette batterie lithium-ion pourra stocker l'énergie produite par le parc solaire du français Neonen en Australie-Méridionale. Elle alimentera jusqu'à 30 000 foyers, en palliant aux coupures d'électricité et en permettant de faire face à l'explosion de la demande d'électricité lors de l'été austral

  • Une équipe de médecins français est parvenu à réduire très fortement la présence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) chez un patient traité grâce à un anticancéreux, le nivolumab. Ce traitement reposant sur l’immunothérapie est normalement utilisé contre le cancer du poumon. Une découverte prometteuse... mais qui doit encore être testée sur d'autres patients.

 

  • Apple et l'université de Stanford vont lancer une étude sur la santé cardiaque, utilisant les capteurs de l'Apple Watch. Une application préviendra les utilisateurs en cas de troubles du rythme cardiaque, et en particulier de fibrillation atriale... pour les inciter à consulter au plus vite un médecin. Environ 33 millions de personnes sont atteintes de ce trouble cardiaque à travers la planète, souvent sans avoir été diagnostiqués.

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L’âge de raison de la réalité augmentée http://quotidienne-agora.fr/profesionnalisation-realite-augmentee/ http://quotidienne-agora.fr/profesionnalisation-realite-augmentee/#respond Fri, 01 Dec 2017 10:33:58 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70801 réalité augmentée

Comme nous l'avons vu mardi dernier, le marché de la réalité augmentée (AR) décolle, porté par les smartphones et les tablettes (qui représentent 48% des usages) mais aussi par l'investissement sans faille des grandes entreprises dans les casques. Dernier exemple en date, Apple qui aurait prévu de lancer un casque "mixte" (mêlant réalité augmentée et virtuelle) d'ici 2020. La start-up Magic Leap pourrait quant à elle lancer dès l'année prochaine des lunettes connectées, là encore "mixtes".

Si le jeu est la partie immergée – la plus facilement accessible et visible par le grand-public – du développement de la réalité augmentée, le monde professionnel s'est lui aussi emparé de cette technologue.

La réalité augmentée se professionnalise

Cette "professionnalisation" est la partie que je trouve la plus intéressante dans le développement des nouvelles réalités. Pensez au destin de l'impression 3D ou même des drones dits de "loisir". Annoncés comme des révolutions, ils étaient censés tout changer dans notre quotidien, notre mode de consommation, etc. – et c'était particulièrement le cas pour l'impression 3D.

Passé la période d'euphorie parmi les médias – et sur les marchés actions –, l'engouement est retombé, entraînant dans sa chute les valeurs phares de ces secteurs. Leurs ventes n'ont pas suivi les perspectives mirobolantes qui étaient annoncées. Le public n'a pas adhéré en masse... les drones ont fini dans un placard et rares sont ceux d'entre nous qui disposent d'une imprimante 3D chez eux, et qui s'en servent.

Ces deux secteurs sont cependant loin d'être morts et enterrées : ils renaissent grâce à la demande professionnelle. Etienne Henri vous a longuement expliqué les nombreux avantages de l'impression 3D dans NewTech Insider par exemple pour l'industrie (et vous a recommandé une valeur pour miser sur cette tendance de fond).

De même pour les drones dont les usages de strict loisir ne décollent pas vraiment mais qui séduisent les sociétés de surveillance, de sécurité, l'agriculture, l'industrie pétrolière ou encore les communications.

Dans la conquête des professionnels, la réalité augmentée possède un avantage sur sa consoeur virtuelle : celui, comme le disait très justement Tim Cook, de ne pas complètement isoler le porteur de casque de son environnement "réel".

L'AR permet de supposer des informations et des éléments virtuels à l'environnement professionnels... et les possibilités sont aujourd'hui explorées par de plus en plus de projets et d'entreprises.

Les constructeurs automobiles à l'heure de l'industrie 4.0

Les industries automobiles et aéronautiques se montrent particulièrement intéressées, et intègrent la réalité augmentée (et aussi virtuelle) à plusieurs niveaux.

Tout d'abord, à l'étape de la conception. Ford et Volkswagen intègrent l'AR dans le processus de réflexion et de validation des prototypes. Les modèles en réalité augmentée vont permettre de remplacer une partie des modèles en argile qui étaient jusqu'à présent utilisés par les designers et concepteurs (vous trouverez ici une vidéo – en anglais – expliquant le processus).

Autre étape, la fabrication. Là encore, la réalité augmentée peut se faire une place dans le processus. Renault Truck, une filiale de Volvo, va tester le recours à l'AR – via les lunettes HoloLens de Microsoft – dans une de ses usines en France pour améliorer le contrôle de qualité de ses moteurs. L'Usine Digitale décrivait ainsi cette expérimentation :

Le système s'appuie sur les modèles 3D dont dispose déjà Renault Trucks au sein de ses bureaux d'étude. "Nous les exportons dans un format simplifié, qui passe de 10 millions de polygones ou plus à seulement 100 000, détaille Bertrand Félix. Ensuite il nous est possible de faire apparaître ou disparaître les pièces qui nous intéressent en fonction du contrôle nécessaire. Des zones au sol indiquent à l'opérateur où il doit se positionner, la partie concernée du moteur est entourée, puis la pièce virtuelle se superpose en surbrillance sur la pièce réelle, avec des indicateurs en rouge et en vert pour montrer ce qui est souhaité ou pas." L'utilisateur contrôle l'interface par reconnaissance vocale et gestuelle.

L’opérateur peut au besoin afficher des animations indiquant les manipulations à effectuer, comme le "pousser/tirer" ou le contrôle du circuit électrique. "Nos moteurs vibrent et cela peut provoquer des déconnexions si les connecteurs électriques sont mal branchés, ce qui est extrêmement dangereux. L'opération est compliquée par le fait que les configurations de connexion changent en fonction des variantes de moteurs."

Et une vidéo – en français – est visible ici.

Bienvenue dans l'industrie 4.0 (vous allez beaucoup en entendre parler...) !

Les nouvelles réalités peuvent aussi se faire une place à l'étape marketing-vente. Plusieurs marques proposent aux potentiels acheteurs d'"essayer" les modèles virtuellement mais aussi de visualiser les différentes options disponibles (couleur de la carrosserie, sellerie, toit ouvrant, etc.).

En début d'année, BMW lançait ainsi une application permettant de visualiser certains de ses modèles, avec différentes options. Nissan ou encore Jaguar permettent quant à eux de tester leurs modèles en réalité virtuelle et la plupart des constructeurs ont prévu d'intégrer AR et VR dans leurs espaces de vente.

La réalité augmentée pour rendre les voitures plus intelligentes

Enfin, la réalité augmentée va se faire une place à l'intérieur même des voitures, pour les rendre plus intelligentes et de plus en plus autonomes. La plupart des constructeurs ont présenté ces derniers mois des prototypes de pare-brise intégrant la réalité augmentée, dits aussi affichage tête haute. C'est le cas par exemple de Jaguar, avec un pare-brise qui indique au conducteur des informations sur la route (trajectoire à suivre, vitesse maximum autorisée, vitesse conseillée).

Le prototype de PSA est quant à lui à découvrir ici en vidéo. Ces dispositifs tête haute permettront, outre l'aide à la conduite et associé avec la reconnaissance vocale, de contrôler toute l'électronique embarquée (allumer les phares, la radio, changer le volume, faire appel au GPS, etc.).

Aérospatiale et aéronautique, des pionniers des nouvelles réalités

En plus de l'industrie automobile, l'aéronautique et l'aérospatiale s'intéressent aussi de près au potentiel des nouvelles réalités. La plupart des groupes ont adopté la réalité augmentée (l'affichage tête haute) dès les années 1950 pour la formation des pilotes d'avion et la réalité virtuelle dès les années 1990, avec à la fois la conception, l'aide à la construction, la formation, la démonstration commerciale comme objectifs.

Avec le développement de casques de réalité augmentée à destination des professionnels, certains groupes passent même à la vitesse supérieure. C'est le cas d'Airbus, comme le raconte Alexandre Godin, responsable des activités de réalité augmentée et de réalité virtuelle chez Airbus, interrogé par Techniques de l'ingénieur :

Notre solution MIRA (Mixed Reality Application), reposant sur une tablette et une caméra, a été déployée industriellement à partir de 2011 pour vérifier le positionnement des supports sur le fuselage du A380, précise Alexandre Godin. Nous testons également sur les lunettes HoloLens une cinquantaine d’applications, relatives au marketing, au contrôle qualité, etc. L’assistance à la pose de câbles sur la structure de l’avion est l’un des concepts les plus avancés. La tâche est accomplie de 20 à 30% plus vite.

La demande des professionnels pourrait donc tirer la demande aussi bien en logiciels qu'en casques ou lunettes permettant la réalité augmentée, alors que de plus en plus d'entreprises se laissent séduire. La réalité augmentée pourrait aussi s'imposer dans le domaine médical et chirurgical, aussi bien dans le cadre de la formation que dans celui des interventions chirurgicales, mais je vous propose que nous réservions ce sujet à une autre Quotidienne.

Comment en profiter ?

Les grands noms des techs misent gros sur la réalité augmentée. Tous ou presque ont lancé leur propre casque.

Pour le moment, les lunettes HoloLens de Microsoft semblent tirer leur épingle du jeu auprès de ce public. Destinées aux professionnels, ces lunettes permettent, à la différence des casques, de ne pas se couper avec son environnement. Prix de vente : au moins 3 300 euros...

hololens

Microsoft préparerait une nouvelle version, encore améliorée, de ses lunettes pour 2019...

Google a quant à lui complètement revu sa stratégie avec les Google Glass, dont l'échec auprès du grand public s'est avéré retentissant, pour les destiner à des usages professionnels. L'été dernier, elles ont été relancées sous la forme de Glass Enterprise Edition, et dotées d'un prix – 1 550 euros environ – destiné à écarter le grand public.

google glass

Ces casques/lunettes sont très loin d'être des produits aboutis. Vous ne devez y voir qu’une promesse de ce que pourra être la place et les usages de la réalité augmentée dans une poignée d'années si la greffe professionnelle prend. Après un cru 2017, 2018 devrait voir le marché de la réalité augmentée accélérer.
[NDLR : Réalité virtuelle et augmentée, intelligence artificielle, voiture autonome, robotique, cryptomonnaies... ces secteurs vont porter les marchés en 2018. Pour en profiter, notre sélection de valeurs est à retrouver ici...]

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Comment survivre à la folie cryptomonnaie ? http://quotidienne-agora.fr/bitcoin-folie-cryptomonnaie/ http://quotidienne-agora.fr/bitcoin-folie-cryptomonnaie/#respond Thu, 30 Nov 2017 10:48:58 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70787 bitcoin bull krach crypto monnaies cours hausse courbe prevision monero bittrex ripple

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Depuis que le bitcoin a franchi la barre des 10 000 $, puis celle 11 000 $ (24 heures après) la folie crypto s'est abattue sur le monde. Kim Jong-un peut bien menacer les Etats-Unis avec son arme nucléaire, les cryptomaniaques continuent à acheter des bitcoins. Vous ouvrez un site Internet, le bitcoin est en Une. Les sites boursiers ne bruissent plus que de conseils sur les cryptos, et même votre chien semble vouloir sa part de blockchain.

Joe Kennedy, le père de JFK, aurait, selon la légende, sauvé l'essentiel de sa fortune en vendant des actions quand un cireur de chaussures lui a donné des conseils boursiers. Nous étions alors à quelques encablures du krach de 1929.

Cette histoire est certainement apocryphe mais elle reflète une certaine vérité : quand tout le monde vous parle d'un investissement, c'est qu'il est trop tard, et que la bulle ne va pas tarder à exploser.

La semaine dernière, un de mes amis est allé se faire couper les cheveux. Le seul et unique sujet de conversation dans le salon de coiffure ? Le bitcoin.

Hum.

Bulle ou pas bulle ?

La crypto la plus célèbre du monde a vu son cours augmenter de 1 000%... depuis le début de l'année. Impressionnant, sidérant...

cours du bitcoin sur un an 2017 cryptomonnaies graphique $ usd dollar courbe prevision

Cours du bitcoin sur un an

Peut-on dire que le bitcoin est en situation de bulle ?

On peut, oui, tout à fait raisonnablement.

Va-t-elle bientôt éclater ?

Tâchons de réunir quelques éléments de réponse.

Une monnaie pour remplacer toutes les autres ?

Un des principaux arguments des partisans du bitcoin est que la cryptomonnaie – et la blockchain – va transformer la monnaie, remplacer les monnaies fiduciaires et permettre de mettre en place un nouveau système financier.

N'oublions pas que le bitcoin est né en 2009, après la crise des subprime. Son ou ses créateurs (qui se cachent derrière le nom de Satoshi Nakamoto) ont manifestement été marqués par ce krach et le comportement des banques centrales.

Alors que celles-ci se lançaient dans ce qui s'est avéré la plus longue période d'assouplissement monétaire de l'Histoire, le bitcoin a séduit une poignée d'idéalistes technophiles qui rêvaient d'une monnaie décentralisée, échappant aux manipulations des banques centrales. Ces idéalistes sont encore en partie là, mais ils sont loin d'être la majorité.

Cela m'étonnerait grandement que 95% des utilisateurs du bitcoin aient des revendications sur la politique des banques centrales et aient l'intention de militer pour une monnaie décentralisée capable de mettre à terre les monnaies fiduciaires.

En outre, les récents développements et hard fork qui ont secoué la cryptomonnaie tendent à démontrer que si le bitcoin n'est pas géré par une banque centrale, sa gestion n'est pas complètement décentralisée. En tant qu'utilisateur lambda, vous n'avez aucune voix au chapitre de son futur. Il n'en est pas de même pour les "pools" (regroupements) de mineurs, ou encore les différentes communautés qui tiennent le destin de la crypto entre leurs mains.

Les utilisateurs s'emparent des cryptos

Après avoir conquis les libertariens et affiliés, le bitcoin a ensuite séduit tous ceux qui souhaitaient pouvoir effectuer des transactions financières en dehors des sentiers battus. Nous parlons là de commerce illicite, de Dark web, de cybercriminalité et de trafics en tout genre. Ils ont permis au bitcoin de gagner une certaine – et douteuse – popularité mais ne me semblent pas être les seuls et uniques responsables de la flambée de son cours.

Ils vont en tout cas servir d'excellent prétexte aux Etats pour tenter de légiférer et d'encadrer les cryptomonnaies. Après tout, le prétexte de la lutte contre le terrorisme est déjà utilisé pour limiter le recours à la monnaie physique (pièces et billets). Alors les cryptos...

A ces usagers du commerce illégal sont venus se rajouter d'autres utilisateurs, attirés par les atouts du bitcoin pour les transferts d'argent rapides, peu coûteux. Parmi eux, je compte des particuliers mais aussi, de plus en plus, des banques qui s'intéressent soit au bitcoin, soit à la blockchain, et qui développent de nouvelles solutions de transfert d'argent.

C'est sur ces utilisateurs que repose un autre argument haussier : celui du nombre limité de bitcoins. Dès sa création, Satoshi Nakamoto a en effet prévu que seuls 21 millions de bitcoins pourraient être mis en circulation, et ce progressivement. Actuellement 16 millions d'entre eux ont été "minés" et le dernier bitcoin devrait l'être vers 2040. A cela, il faut ajouter les dizaines voire les centaines de milliers de bitcoins qui ont disparu dans la nature, victimes de hackage, effacés par erreur de leur plateforme de sauvegarde, dont la clé d'accès a été égarée, etc.

Le nombre de bitcoins étant limité, et le nombre d'utilisateurs ne cessant de grandir, logiquement, le cours du bitcoin devrait augmenter.

Mais, encore une fois, est-ce ces utilisateurs qui font aujourd'hui flamber le cours du bitcoin ? Je ne crois pas.

La bulle de spéculation... nourrie par les banques centrales

La bulle actuelle est nourrie par les spéculateurs.

N'y voyez aucun jugement de valeur. Après tout, ils ont raison de chercher du rendement, d'autant que ce rendement a été détruit par les banques centrales.

Nous revenons une nouvelle fois à elles. Leur politique accommodante a artificiellement fait baisser les rendements obligataires, et poussé les investisseurs vers les marchés boursiers. Mais alors que ceux-ci stagnent à la hausse, que les niveaux de valorisation inquiètent, les investisseurs sont partis à la recherche d'une nouvelle source de profits.

Et ils ont trouvé les cryptomonnaies.

Vous pouvez enrober cet enthousiasme de longs développements sur le potentiel du bitcoin, des altcoins ou de la blockchain (potentiel que je ne nie d'ailleurs pas) mais soyons honnête un instant : ce qui alimente la folie actuelle, c'est la recherche de profits.

Et nos voici donc avec une bulle spéculative et auto-alimentée.

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?

Cela signifie que quand la bulle va exploser, quand les investisseurs vont prendre peur, quand ils vont douter de leur capacité à revendre leurs bitcoins à quelqu'un d'autre et pour un prix plus élevé, tous ces spéculateurs vont s'évanouir dans la nature.

Ne resterons que les adeptes des monnaies décentralisées et les utilisateurs (à des fins légales ou illégales). Cela sera-t-il suffisant pour maintenir le cours à un niveau actuel ? L'enthousiaste des Chinois, des Japonais, etc. pour le bitcoin comme monnaie ou comme moyen de transfert financier justifie-t-il un cours à 11 000 $ ?

Cela signifie aussi que lâché par les spéculateurs, le bitcoin va s'effondrer. La cryptomonnaie a déjà connu cinq krachs de plus de 80% depuis sa création, et il est fort possible qu'elle en connaisse un sixième. Depuis le début de l'année, elle a déjà connu trois corrections majeures, entre 20% et 36%. Même si le cours du bitcoin ne perd pas 80% de sa valeur, une correction de 30% est plus que possible, je dirai même qu'elle est inévitable.

Dans le premier cas, le cours du Bitcoin (en partant de l'actuel niveau de valorisation) serait ramené à 2 200 $.

Dans le second, autour de 7 700 $.

Soyez prêts à cela.

Après chaque correction majeure, le bitcoin s'est repris, plutôt rapidement. Ces corrections pourraient donc être d'excellentes occasions d'en acheter. Car si je ne suis pas sûre que le bitcoin mérite actuellement de dépasser les 11 000 $, il me semble bien parti pour s'installer dans le temps, pour durer... et mérite d'avoir une place dans votre portefeuille. Mais peut-être pas au prix actuel ?
[NDLR : Profiter de la bulle sur les cryptomonnaies sans en toucher une seule ? C'est le tour de force que vous propose Ray Blanco. Il vous explique tout ici...]

 

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La réalité augmentée à la conquête de votre smartphone… et de vous ! http://quotidienne-agora.fr/realite-augmentee-smartphone/ http://quotidienne-agora.fr/realite-augmentee-smartphone/#respond Tue, 28 Nov 2017 10:30:44 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70773 Réalité augmentée

Tim Cook, le PDG d'Apple, vient-il d'enterrer la réalité virtuelle (VR) ? Disons que ses récentes déclarations ressemblent à une homélie funèbre, et à une célébration de sa soeur jumelle, la réalité augmentée (AR).

Lors d'une interview en septembre dernier, Cook définissait la réalité augmentée comme moins isolante que la réalité virtuelle, et potentiellement aussi révolutionnaire que le smartphone :

Nous avons déjà vu des choses qui vont transformer la manière dont nous travaillons, jouons, communiquons et apprenons. Pour le dire simplement, nous pensons que la réalité augmentée va changer la façon dont nous utilisons la technologie à jamais.

La déclaration de Cook n'a pas été faite en l'air ; Apple investit lourdement dans la réalité virtuelle. Elle est aussi révélatrice de la transformation d'un secteur, celui de la réalité virtuelle et augmentée, vers une nouvelle phase, plus mûre, et peut-être un peu plus concrète.

Les smartphones s'emparent de la réalité augmentée

Commençons avec les choix d'Apple. Le groupe a mis beaucoup sur la table pour faire partie des leaders des nouvelles réalités. Son nouvel iPhone, l'iPhone X, intègre des fonctions de réalité augmentée et le nouvel iOS, l'iOS 11, lancé en septembre dernier, permet de faire tourner de plus d'applications proposant l'AR.

Aux Publications Agora, nous avons ainsi testé l'application AR Dragon, qui permet d'élever un petit dragon en réalité augmentée, dans le bureau de de la rédaction. Pas forcément la meilleure idée pour notre productivité.

AR

AR

Ces applications devraient se multiplier dans les années qui viennent. Une étude de Tractica anticipe une augmentation significative du nombre de leur téléchargement, qui passerait de 272 millions en 2014 à 1,2 milliard en 2019. Le marché devrait quant à lui atteindre les 1,6 milliard de dollars à cette même date.

Il est vrai que le smartphone s'impose comme un appareil dédié à l'AR, pour l'instant aux dépens du casque de réalité augmentée ou virtuelle. En 2016, selon les chiffres de Technavio, les smartphones et autres tablettes représentaient plus de 48% des utilisations de la réalité augmentée, contre 36% pour les casques et moins de 16% pour les lunettes connectées.

market

La raison : contrairement au casque, nous possédons (presque) tous un smartphone. L'expérience proposée à l'utilisateur n'est évidemment pas aussi immersive et réaliste qu'avec un casque mais elle a l'avantage de ne pas nécessiter l'achat d'un nouveau matériel – coûtant souvent plusieurs centaines d'euros – et de proposer, de plus en plus, des applications pour votre vie de tous les jours.

Parmi les grandes tendances, outre les jeux, les applications de réalité augmentée qui vous permettent de "tester" virtuellement vos possibles futurs achats. Ikea propose cette application depuis plusieurs années et Amazon vient de dévoiler début novembre une nouvelle application, AR Views, qui permet de visualiser les meubles et objets avant de vous décider à passer à l'achat. La Redoute travaille sur le prototype d'une application semblable et il y a de grandes chances que tous les grands sites d'e-commerce s'y mettent rapidement.

La revanche du casque

A court terme, ce sont ces applications via smartphone qui semblent le plus à même de l'emporter, du moins auprès du grand public. Mais les promoteurs de l'AR n'abandonnent pas l'idée du casque.

Apple, outre l'ouverture de l'iPhone à l'AR, aurait l'intention de lancer son propre casque de réalité augmentée d'ici 2020. Le groupe vient de racheter, pour 30 millions de dollars, une start-up canadienne, VRvana, spécialisée dans les casques de VR et d'AR. Son principal atout : proposer des casques "mixtes", qui permettent de mélanger VR et AR. Apple a aussi annoncé recruter 1 000 personnes dédiées au développement de son casque.

L'intérêt d'Apple s'explique par l'augmentation progressive des ventes des casques de VR – les casques d'AR sont encore marginaux – au cours des derniers trimestres.

ventes de casques

Ventes des casques de VR (en jaune) et d'AR (en bleu)

Ces ventes devraient exploser au cours du dernier trimestre – avec les fêtes de fin d'année – et les casques semblent déjà avoir été les grands succès des tout récents Black Friday et du Cyber Monday. La plupart des constructeurs en ont profité pour baisser assez significativement leurs prix, ce qui devrait favoriser les ventes.

Ce marché est aujourd'hui dominé par Samsung (avec le Gear Vr), Sony (Playstation VR), Facebook (Occulus Rift) ou TLC.

Outre Apple, un autre acteur aimerait se faire une place sur le marché des casques : la très mystérieuse Magic Leap, qui vient à nouveau de lever 502 millions d'euros et devrait – enfin – dévoiler son produit l'année prochaine.

Si les casques sont parvenus à conquérir un public plus large – et plus familial – que les plus acharnés des gamers, ils sont encore loin d'être devenus des objets aussi courants que... les smartphones par exemple.

L'autre soutien au secteur de la VR et de l'AR pourrait venir d'un marché très éloigné de celui des loisirs, celui du monde professionnel, de l'industrie à la santé en passant par le tourisme. Et c'est ce que je vous propose de voir dans une prochaine Quotidienne.
[NDLR : En attendant, le pari de la réalité augmentée est déjà dans NewTech Insider. N'attendez pas que les cours explosent à la hausse pour investir !]

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Comment j’ai perdu 881 livres sterling de cryptomonnaies… pour l’instant http://quotidienne-agora.fr/cryptomonnaies-wallet-vertcoins/ http://quotidienne-agora.fr/cryptomonnaies-wallet-vertcoins/#respond Mon, 27 Nov 2017 10:30:56 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70768 cryptomonnaies bitcoin cryptos vertcoin prevision bitcoin

Il y a quelques étapes très simples que tout le monde devrait suivre lors de l'achat ou du stockage de cryptomonnaies. Mais pour gagner quelques minutes, j'ai décidé d'en ignorer une.

Pour l'instant, cette négligence m'a coûté 881 livres, mais ce chiffre augmente un peu plus chaque jour.

Dans la Quotidienne d'aujourd'hui, je vais vous montrer comment ne pas faire la même erreur que moi.

Ce sont des informations assez basiques... mais beaucoup se font prendre malgré tout, comme je peux en témoigner !

Si vous avez investi de l'argent dans des cryptos, ou si vous y réfléchissez, le numéro d'aujourd'hui vous intéressera sans doute.

Le vertcoin : la cryptomonnaie en vogue en septembre

Le 21 septembre, j'ai acheté une nouvelle cryptomonnaie prometteuse, le vertcoin.

Enfin, nouvelle... en réalité, elle existe depuis plusieurs années. Mais ce n'est qu'en septembre qu'elle a vraiment commencé à attirer l'intérêt.

Le vertcoin est un rejeton du bitcoin. Son cours a dépassé celui du litecoin par le passé, mais en septembre, il était passé sous la barre d'une livre sterling.

Le principal argument de vente du vertcoin est qu'il est "résistant aux ASIC," ce qui signifie que les utilisateurs ordinaires peuvent en miner avec autant de succès que les grandes fermes minières chinoises.

En septembre, il a testé avec succès un "atomic swap" (la possibilité d'échanger des vertcoin contre des litecoin ou des bitcoin sans utiliser de plateforme d'échange)... ce qui a suscité beaucoup d'enthousiasme.

Ensuite vint la nouvelle qu'un portefeuille utilisable sur le réseau TOR (le "dark web") était en développement, ce qui donnerait aux utilisateurs la possibilité d'être anonymes.

Ceci, associé à son prix incroyablement bas par rapport au bitcoin et au litecoin – surtout au litecoin, étant donné son historique – lui a permis d'être sous les feux de la rampe.

Le 21 septembre, j'ai acheté 244 vertcoins à 0,78 livre. Quelques jours plus tard, j'ai décidé de transférer ces coins hors de la plateforme d'échange... et c'est là que mes ennuis ont commencé.

Les cinq règles fondamentales des cryptomonnaies

Cinq règles de base devraient toujours être suivies lors de l'échange, du transfert ou du stockage de cryptomonnaies.

Le problème est que beaucoup de gens ne le font pas. Les voici :

1. Ne tapez pas le nom de votre plateforme d'échange sur Google, tapez-le directement dans la barre d'adresse de votre explorateur

Explication : beaucoup de sites de phishing achètent de l'espace publicitaire. Ils mettent au point une publicité qui ressemble à la page de grandes plateformes d'échange, mais les liens mènent sur des sites escroc. Ceux-ci sont en apparence identiques aux "vrais", mais sont fait pour enregistrer votre mot de passe et votre nom d'utilisateur et voler vos cryptos. Ce n'est pas une anecdote isolée : cela se produit très souvent.

2. Ne laissez pas vos coins sur une plateforme d'échange

Explication : lorsque vos coins sont sur une plateforme d'échange, ils ne sont en fait pas vraiment à vous. Ils sont dans le portefeuille de la plateforme. Si la plateforme se fait pirater ou coule, elle emportera vos coins avec elle. Encore une fois, ce n'est pas anecdotique (vous vous souviendrez sans doute du piratage de Mt. Gox, qui avait fait la une des journaux).

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous vous recommandons d'utiliser le wallet externe, Trezor.

3. Faites une sauvegarde de votre portefeuille et testez-le avant d'y transférer quoi que ce soit.

Explication : un portefeuille de cryptomonnaies n'est pas comme une adresse e-mail ou un compte en banque. Personne d'autre que vous ne le contrôle. C'est une bonne et une mauvaise chose : bonne parce qu'elle vous garantit que votre compte est privé et sous votre contrôle ; mauvaise parce que si vous perdez votre sauvegarde, personne ne peut vous aider à la récupérer. Vos coins sont perdus à jamais.

Lorsque vous créez un nouveau portefeuille, mieux vaut donc télécharger la sauvegarde puis l'utiliser pour essayer de restaurer votre portefeuille afin de vérifier que tout fonctionne.

4. Commencez par transférer un tout petit montant pour vérifier que toutes vos adresses sont correctes. Ne transférez le montant total qu'après cette vérification.

Explication : Il est très facile de se tromper dans une adresse : ce n'est qu'une suite aléatoire de caractères. Mais si vous envoyez vos cryptos à la mauvaise adresse, elles sont généralement perdues pour toujours.

En cas d'erreur, mieux vaut avoir envoyé l'équivalent de 2 euros que de 2 000 !

5. Conservez plusieurs copies de vos sauvegardes dans différents endroits physiques.

Explication : vous pourriez être cambriolé. Il pourrait y avoir un incendie. Vous pourriez être victime d'une inondation. Vous pourriez même vous débarrasser par erreur de votre sauvegarde. Tout peut arriver (et tout arrive) aux portefeuilles de secours, donc mieux vaut en avoir plusieurs.

Comme je l'ai dit, ces règles sont plutôt simples, et elles sont toutes faciles à suivre... même si l'on est souvent trop oublieux (ou paresseux).

Je me souviens avoir vu un documentaire sur le photographe de guerre James Nachtwey. Il expliquait que la plupart des photographes qui meurent sur le terrain sont soit des débutants absolus, soit des professionnels très expérimentés.

Les nouveaux font des erreurs bêtes par ignorance. Les photographes plus expérimentés pèchent par excès de confiance. C'est sans doute vrai dans la plupart des domaines... c'est en tous cas absolument vrai dans les cryptomonnaies.

Une faute de frappe à 881 £

Alors, quelle règle n'ai-je pas respectée ?

En vérité, je n'ai pas sauté une étape mais deux. Vive moi !

J'ai créé un portefeuille, j'en ai fait une sauvegarde, mais je n'ai pas vérifié qu'elle fonctionnait bien. Ensuite, j'ai envoyé d'un coup tous mes vertcoins dans mon nouveau portefeuille.

J'ai ensuite quitté mon portefeuille... mais je n'ai pas réussi à me reconnecter. Pas de problème, me suis-je dit, je vais simplement restaurer mon portefeuille à partir de ma sauvegarde. Ce n'est qu'à ce moment-là que je me suis rendu compte que ma sauvegarde n'en était pas une.

Il s'avère que lorsque j'ai créé mon portefeuille, j'ai fait une faute de frappe dans mon adresse e-mail, ou mon mot de passe, ou les deux. Une erreur franchement stupide, quand l'on sait que mon adresse e-mail est, à peu de choses près, mon nom.

J'ai essayé plusieurs fois de recréer la même faute de frappe, sans succès.

Je suis allé jusqu'à demander à un ami informaticien d'écrire un programme pour pirater mon portefeuille.

Nous avons créé une liste de toutes les fautes de frappes que j'aurais pu faire, et nous l'avons utilisée pour essayer des centaines de combinaisons par seconde. Un processus compliqué qui nous a pris plusieurs jours... sans succès.

Et puis les prix ont commencé à augmenter... à augmenter nettement. Au moment où j'écris ces lignes, ils ont gagné 350%.

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Source : Blockfolio

Je m'étais résigné à perdre 200 £. J'avais décidé de ne pas m'en faire lorsque j'ai décidé d'investir dans une monnaie aussi risquée. Mais j'étais moins content à l'idée d'avoir perdu près de 1 000 £.

C'est humain... dans ce genre de cas, on ne se dit pas "j'ai perdu 200 £" (ce qui est pourtant bien le cas) : on se dit plutôt que l'on en a perdu 881.

Et parce qu'il aurait été si simple pour moi de ne pas faire de faute en tapant mon adresse e-mail, je ressens encore plus de regrets.

La science du regret

Tout cela est très bien expliqué dans un livre appelé The Undoing Project. Le livre parle de deux psychologues – Daniel Kahneman et Amos Tversky – qui ont inventé l'économie comportementale. Kahneman a ensuite gagné un prix Nobel.

Ils ont prouvé que l'on ressentait nettement plus de regrets suite à une mésaventure si celle-ci était proche de ne pas se produire.

Voilà une expérience tirée de leur livre, qu'ils ont utilisée pour aboutir à leurs conclusions :

M. Crane et M. Tees doivent quitter l'aéroport sur deux vols différents, mais qui décollent à la même heure. Ils prennent la même voiture depuis le centre-ville et se trouvent pris dans le même embouteillage : ils arrivent donc à l'aéroport 30 minutes après le départ prévu de leurs vols.

M. Crane apprend que son vol est parti à l'heure.

M. Tees apprend que son vol a pris du retard, et a décollé il y a seulement cinq minutes.

Qui est le plus mécontent ?

La situation des deux hommes est identique. Les deux pensaient avoir raté leur vol, ce qui s'est vérifié dans les deux cas. Pourtant, 96% des gens à qui Danny a posé la question ont répondu que M. Tees était le plus mécontent des deux.

L'émotion était aussi nourrie par la proximité d'une autre réalité – il s'en était fallu de si peu, et M. Tees aurait pu avoir son avion. "La seule raison pour laquelle M. Tees est plus mécontent est qu'il était d'avantage "possible" qu'il ait son avion," écrit Danny.

Plus quelque chose est proche de se produire, plus votre esprit pense qu'il était probable que cela se produise, et plus vous aurez de regrets.

Ne soyez pas la personne qui a "failli acheter des bitcoins"

Il y a deux leçons à retenir de ma triste histoire.

La première, la plus évidente, c'est qu'il faut se tenir aux règles que j'ai mentionnées ci-dessus lorsque l'on transfère ou que l'on stocke des cryptomonnaies.

La deuxième est moins évidente, mais pourrait vous épargner des expériences douloureuses à long terme.

Vous avez déjà beaucoup entendu parler du bitcoin et d'autres cryptomonnaies au cours des derniers mois. Et vous savez sans doute que le prix du bitcoin est passé de 3 000 dollars début septembre à plus de 9 700 dollars aujourd'hui (vous avez bien lu... les 10 000 $ sont à portée de main).

Lou Basenese, notre spécialiste des cryptos, pense que le bitcoin ne s'arrêtera pas. Vous avez aujourd'hui la possibilité d'en apprendre plus sur le bitcoin et d'autres cryptos, ou de fermer les yeux et de faire semblant que rien de tout ça n'est réel.

Le problème, c'est que votre cerveau ne cessera jamais de vous rappeler ce jour. Vous vous souviendrez sans cesse du moment où vous auriez pu acheter des bitcoins lorsqu'ils ne coûtaient "que" 9 700 $.

Tout comme je me souviendrai toujours du moment où j'aurais pu récolter 881 £ de vertcoin pour seulement 200 £.

Bien sûr, le tout pourrait s'effondrer comme un château de cartes, c'est une possibilité bien réelle. Mais malgré les efforts de la Chine, de JP Morgan et de bien d'autres détracteurs encore, cela ne semble pas être le cas.

Et avec la nouvelle, il y a quelques jours, d'un marché à terme sur le bitcoin aux Etats-Unis, il semble que cette cryptomonnaie soit enfin en train d'entrer dans la cour des grands.

Si elle atteint les sommets auxquels Lou s'attend, le prix actuel semblera bon marché.

Je ne dis pas que vous devriez investir. Mais si les cryptos vous intéressent, lisez absolument ce message de Lou avant d'en acheter !

Harry Hamburg

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