Métaux précieux – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 Les nouveaux alchimistes veulent produire de l’or synthétique http://quotidienne-agora.fr/nouveaux-alchimistes-veulent-produire-de-lor-synthetique/ http://quotidienne-agora.fr/nouveaux-alchimistes-veulent-produire-de-lor-synthetique/#respond Fri, 15 Sep 2017 10:32:03 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70240 or synthétique

Hier, je vous parlais des projets d'exploitation des éléments précieux présents dans certains astéroïdes. Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet certes moins médiatisé mais tout aussi crucial pour l'évolution du marché de l'or.

"Changer les métaux vils en argent ou en or, guérir les maladies et prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles", telles étaient les trois propriétés essentielles qui ont conduit les alchimistes du Moyen Age à rechercher la pierre philosophale, expliquait le vulgarisateur scientifique Louis Figuier.

Aujourd'hui encore, une croyance répandue au Mozambique veut que les potions concoctées à base de tête d'hommes chauves – censées contenir de l'or – garantissent la richesse. Il ne s'agit pas d'une mauvaise plaisanterie : la BBC rapportait ce mois de juin des crimes rituels contre cinq personnes dans le centre du pays.

Je passe sur la rumeur selon laquelle des chercheurs d'une université indienne auraient assuré en 2016 avoir trouvé 10 à 30 milligrammes d'or par litre d'urine des vaches locales, ainsi que sur les tentatives d'extraction de l'or des océans, qui n'ont pas donné grand-chose depuis que Fritz Haber, prix Nobel de chimie 1918, s'y est essayé en vue de rembourser la dette allemande.

J'en profite également pour préciser que la théorie selon laquelle des OVNI mineraient de l'or liquide dans les volcans reste circonscrite à quelques cercles d'ufologistes.

A ce jour, toutes les tentatives visant à transmuter des métaux vils en métal précieux ou à devenir riche en ingérant de l'or ou des organes humains ont échoué. En revanche, plusieurs avancées scientifiques récentes en matière de production artificielle d'or prouvent que ce type de travaux doit être surveillé de près.

Sera-t-il un jour possible de fabriquer de l'or en laboratoire ?

L'équipe dirigée par le professeur A. J. Shaka de l'Université Irvine de Californie est parvenue en 2011 à reproduire en conditions de laboratoire ce qui se passe à l'échelle de l'explosion d'une étoile (supernova).

En bombardant pendant 23 heures des isotopes de mercure dans un réacteur nucléaire pour en déloger un neutron, on parvient à obtenir de l'or pur. Ce processus nécessite cependant une décharge électrique phénoménale que seule l'énergie nucléaire permet de produire. L'opération est aujourd'hui loin d'être rentable sur le plan financier.

Des chercheurs de l'Université du Michigan ont réalisé en 2012 une avancée majeure dans la discipline qu'ils ont nommée "l'Alchimie microbienne" en découvrant que la bactérie Cupriavidus metallidurans est capable d'excréter des micro-pépites d'or 24 carats après ingestion de chlorure d'or. Cette méthode de production artificielle n'est pas non plus rentable.

Au Canada, une équipe de recherche de l'Université McMaster de Hamilton a identifié en 2013 que la bactérie Delftia acidovorans se protège grâce à un mécanisme de défense particulièrement étonnant au sens où elle transforme les ions toxiques d'or en nanoparticules d'or et les amasse autour d'elle en quelques secondes sous forme d'une micro-pépite non-toxique de couleur pourpre.

En clair, cette "chercheuse d'or", qui présente bien des avantages sur les produits couramment utilisés dans l'industrie pour produire ce type de particules, pourrait permettre de concevoir des méthodes diminuant la pollution générée par l'activité d'exploitation minière*.

Le précédent des diamants synthétiques

Sera-t-il bientôt possible de créer de l'or en laboratoire ? Je l'ignore. Ce que je sais en revanche, c'est que nous avons un exemple de création artificielle d'un élément précieux avec le diamant synthétique, autrement appelé diamant de synthèse ou diamant de culture.

Depuis le début du XIXe siècle, les chimistes ont bataillé pour reproduire la structure des diamants naturels. La première véritable synthèse date des années 1950. 10 ans plus tard, les diamants de culture commençaient à être utilisés dans l'industrie, ce qui occasionna une chute de la valeur des diamants naturels destinés à ce secteur. Il faut attendre le milieu des années 1990 pour les voir arriver dans la joaillerie.

Vendus entre 10% et 50% moins cher que les diamants naturels, leur production atteignait trois milliards de carats (600 tonnes) en 2006, contre 130 millions de carats (26 tonnes) pour l'extraction minière de diamants naturels.

Il est difficile de distinguer un diamant synthétique d'un diamant naturel. Compte tenu de la technologie actuelle, les premiers présentent l'inconvénient d'être limités en taille, mais rien n'exclut qu'ils ne finissent par avoir des propriétés identiques aux diamants naturels.

Nous surveillerons donc de près les avancées des travaux de recherche portant sur la création d'or synthétique. Finalement, rien n'exclut que Thomas Edison se soit trompé que de quelques années lorsqu'il prévoyait en 1911 que l'Homme aurait découvert comment transformer le fer en or d'ici 2011...

En attendant, nous pouvons continuer à considérer que l'or reste une monnaie non inflationniste.

* Comme je le rappelle dans mon livre :
"Mise au point en 1887 afin d'exploiter de manière rentable les gisements découverts en Californie et en Australie, la technique d'extraction de l'or par cyanuration, la plus utilisée au monde, est hautement polluante. Elle permet de récupérer jusqu'à 97% du minerai, contre 60% à 75% pour l'amalgamation au mercure, technique à laquelle elle s'est substituée."

Nicolas Perrin

Précédente parution dans la Chronique Agora le 12/09/2017

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A la recherche du « nouvel or » http://quotidienne-agora.fr/gold-nouvel-or/ http://quotidienne-agora.fr/gold-nouvel-or/#respond Thu, 14 Sep 2017 11:00:24 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70231 nouvel or

Un lieu commun voudrait que la valeur de l'or découle de sa rareté (0,005 parties par million - ppm). Les choses sont plus compliquées que cela. En réalité, et comme l'explique très bien Ronald-Peter Stöferle, l'or se distingue des autres métaux (précieux ou non) par son ratio stock/flux élevé, qui en fait un métal beaucoup moins sensible aux évolutions de l'offre et de la demande que ne le sont ses concurrents.

Du fait des réserves minières et de son caractère indestructible, c'est plus la relative abondance de l'or que sa rareté qui lui a permis d'être reconnu comme la monnaie ultime au travers les millénaires.

Pour conserver ce statut, le métal jaune doit continuer à faire l'objet d'un "taux d'inflation" faible en comparaison des monnaies papier, c'est-à-dire que l'offre de "nouvel or" (par opposition à l'or déjà présent sur le marché) doit rester relativement faible.

Dans La Chronique Agora, j'écrivais "qu'au niveau de production actuel, le taux d''inflation aurifère' ne se monte qu'à 1,6% par an. Si celui-ci devait doubler d'une année sur l'autre, ce taux ne serait jamais que de 3,2% par an, soit un niveau bien en-deçà de l'accroissement de la masse monétaire dont ont fait l'objet la plupart des devises papier au cours des dernières années. Voilà la réalité que recouvre l'expression selon laquelle 'l'or ne s'imprime pas'. L'extraction de nouvel or ne représente qu'une goutte d'eau par rapport au stock présent à la surface de la terre, ce qui exclut la possibilité d'un choc d'offre."

Néanmoins, l'or se distingue tout de même sur ce plan d'une cryptomonnaie comme le Bitcoin, dont la production est déterminée mathématiquement par conception, et dont le taux d'inflation ne peut faire l'objet d'aucune surprise. A y regarder de plus près, l'or pourrait ne pas être exactement "le Bitcoin sans l'électricité", pour reprendre la formule de Charlie Morris, au sens où le contrôle de l'offre d'or pourrait bien un jour ne plus dépendre de la nature, en tout cas au sens où on l'entend habituellement.

D'où provient le "nouvel or" ?

Des trésors perdus peuvent être retrouvés. Fin 2015, le World Gold Council, le syndicat producteur d'or, estimait la quantité d'or perdu à environ 3 700 tonnes (2% des 186 700 tonnes d'or extraites au cours de l'Histoire à fin 2015), soit un peu plus de 14 mois de production annuelle. Ce facteur étant négligeable, je ne m'attarderai pas dessus.

Ensuite vient l'unique source de production aurifère à ce jour qui est bien évidemment l'extraction minière. 3 100 tonnes d'or ont été extraites de l'écorce terrestre en 2015 et en 2016. Mais, en 2017, alors que l'intelligence artificielle et les projets de colonisation de Mars font la une des journaux grand public, deux sources alternatives de production d'or, quoi qu'encore hypothétiques, ne peuvent plus être ignorées.

La production naturelle de "nouvel or" est en vue avec l'exploitation des astéroïdes.

Enfin, il est également important de surveiller les avancées en matière de production artificielle de métal jaune, c'est-à-dire les projets de fabrication d'or de synthèse en laboratoire.

Comment évoluent les réserves minières identifiées ?

Entre 2013 et 2016, le tonnage de réserves d'or identifiées par l'USGS (United States Geological Survey - l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis) avait augmenté d'environ 10%, passant de 51 000 tonnes en 2013 à 56 000 tonnes en 2016.

Selon le même Institut, les réserves se monteraient à 57 000 tonnes en janvier 2017. Cette augmentation de 2% est due à des découvertes en Australie (+400 tonnes), au Canada (+400 tonnes), en Chine (+100 tonnes) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée (+300 tonnes).

Les réserves d'or identifiées sont donc en légère augmentation d'une année sur l'autre et ne devraient pas venir bouleverser le marché dans les années à venir. Du moins pas tant que les techniques d'extraction minière ne feront pas l'objet de progrès techniques disruptifs.

Quid de l'exploitation minière des astéroïdes ?

Je me suis intéressé pour la première fois à ce sujet en 2013, dans le cadre de la rédaction de mon guide d'investissement sur le marché de l'or. A l'époque, j'évoquais l'hypothèse scientifique émise en 2011 par l'Université de Bristol qui attribuait "la relative abondance de la croûte terrestre en or, en platine et en autres métaux précieux à un bombardement de météorites (corps proportionnellement beaucoup plus riches en métaux que l'écorce terrestre) survenu il y a environ quatre milliards d'années, alors que la surface de la Terre s'était solidifiée".

En 2013, Edo Berger, professeur d'astronomie à l'Université de Harvard, proposait une hypothèse quant à la formation de l'or dans l'univers : pour lui, le métal jaune proviendrait de la collision du coeur mort de deux étoiles mortes ayant préalablement explosé en supernovas.

Ces hypothèses d'un or "tombé du ciel" restent à confirmer. La start-up Planetary Resources, Inc. –financée notamment par le réalisateur de cinéma James Cameron et le cofondateur de Google, Larry Page – pourrait jouer un rôle.

A court terme, elle oeuvre au développement de satellites destinés à découvrir et à caractériser les astéroïdes. Cette activité de prospection doit lui permettre de sélectionner les astéroïdes disposant des gisements les plus intéressants. En 2012, la start-up a annoncé travailler au développement de techniques permettant d'exploiter à horizon 2025 les gisements, notamment métalliques, découverts sur les astéroïdes retenus. Planetary Resources était suivie en janvier 2013 par Deep Space Industries, dont les fondateurs annonçaient avoir pour objectif l'exploitation minière d'astéroïdes d'ici 2023.

extraction

Ces initiatives ne sont pas l'apanage exclusif de la Silicon Valley. En février 2016, le Luxembourg annonçait l'initiative spaceresources.lu, une série de mesures visant à mettre en place un cadre légal favorable au développement des start-up dédiées à l'exploitation minière des astéroïdes. Le Monde faisait remarquer que "cette initiative intervient trois mois après la promulgation par les Américains du Space Act, une loi autorisant l'usage commercial des ressources découvertes et attribuant la propriété à celui qui les trouve".

Ruée vers l'or version troisième millénaire

A ce jour, les missions de ces deux sociétés en sont encore au stade expérimental. Néanmoins, avec "des roches où la concentration en or, platine, cobalt et autres métaux rares est de 10 à 100 fois supérieure à celle des mines terrestres" (dixit Jean-Pierre Luminet, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS), on ne s'étonnera pas que des milliardaires injectent des sommes très importantes dans ce type de projets.

Début 2016, Jean-Jacques Dordain, l'ancien patron de l'Agence spatiale européenne (ESA) et conseiller du gouvernement luxembourgeois, estimait que le voyage vers les météorites, "l'atterrissage", le forage, la transformation sur place des matières premières et leur expédition vers la Terre était techniquement "à portée de main". "Le problème est économique", précisait-il. Une ruée vers l'or version troisième millénaire n'est donc pas exclue à terme.

Le premier véhicule spatial ayant vocation à effectuer des prélèvements de roche sur un astéroïde est la sonde lancée par la NASA le 8 septembre 2016 et dont le retour sur Terre est prévu pour 2023. Cette mission, nommée OSIRIS-REx, vise à étudier l'astéroïde Bénou et à en ramener un échantillon de 60 grammes sur Terre pour en effectuer une étude approfondie. Le coût de la mission hors lancement (183 millions de dollars) est plafonné à 800 millions de dollars.

Les start-ups spatiales ne sont pas maîtresses du calendrier mais il n'est pas de défi technologique que l'intelligence humaine et des wagons de dollars ne sauraient relever : l'exploitation minière des astéroïdes pour en extraire de l'or finira par arriver.

L'or n'est d'ailleurs pas l'élément le plus lucratif que ces sociétés exploiteront dans l'espace. Il y a par exemple fort à parier que l'helium-3, présent en quantité significative sur la lune et qui a une valeur plus de 30 fois supérieure à celle de l'or, sera particulièrement convoité dans les années à venir.
[NDLR : En ce moment, une matière première est devenue extrêmement convoitée par toute une industrie qui tremble pour ses approvisionnements. Découvrez laquelle et surtout comment en profiter ici.]

Nicolas Perrin

Première parution dans La Chronique Agora le 11/09/2017.

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Ce que nous révèlent les récentes et étranges actualités sur l’or http://quotidienne-agora.fr/etranges-actualites-or-metal/ http://quotidienne-agora.fr/etranges-actualites-or-metal/#respond Fri, 01 Sep 2017 10:01:30 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70157 or métal

Avec les actions et les obligations qui font du sur-place et s'endorment dans la torpeur de l'été, il semble opportun de se pencher à nouveau sur notre monnaie préférée : l'or.

Ces derniers jours, deux histoires ont concerné l'or : une inhabituelle, et l'autre vraiment très étrange. Ces histoires expliquent pourquoi l'or n'est pas seulement une monnaie, mais est la forme de monnaie la plus politisée. Alors que les politiciens dénigrent publiquement l'or, ils le surveillent et s'y intéressent de très près.

La première histoire sur l'or concerne l'Allemagne.

Quand l'Allemagne récupère son or

La Deutsche Bundesbank, la Banque centrale d'Allemagne, a annoncé qu'elle avait achevé le rapatriement de son or vers Francfort depuis des coffres-forts étrangers. Cette histoire allemande est l'achèvement d'un processus qui a commencé en 2013. C'est à ce moment que la Deutsche Bundesbank a demandé un retour de son or qui étaient stocké à Paris, à Londres et à la Federal Reserve Bank de New York. Ces transferts aurifères sont maintenant terminés.

C'est un sujet que j'ai abordé pour la première fois dans l'introduction de mon livre Currency Wars en 2011. J'avais suggéré qu'en cas de grave crise, les Etats-Unis risquaient de bloquer ou de confisquer l'or étranger stocké sur leur sol en utilisant les prérogatives prévues par les lois "International Emergency Economic Powers Act", "Trading with the Enemy Act "ou "Patriot Act".

Ce sujet est ensuite devenu une préoccupation politique en Europe, engendrant beaucoup d'agitation médiatique concernant le rapatriement de l'or aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche. Les Européens voulaient récupérer leur or stocké aux États-Unis et le mettre en sécurité dans leurs propres coffres-forts. Le transfert de l'or allemand a été terminé avant l'échéance prévue qui était 2020.

Mais la Banque centrale allemande ne veut pas vraiment de cet or : il n'y a pas de marché de leasing d'or suffisamment développé à Francfort et le droit allemand ne contient aucune législation de leasing de l'or. L'or allemand à New-York ou à Londres était disponible pour la location (le leasing) en vertu des lois américaines et britanniques, et servait ainsi à manipuler les prix de l'o à la baisse. Le passage de l'or à Francfort réduit l'offre flottante disponible pour le leasing, ce qui rend plus difficile la manipulation.

Alors pourquoi l'Allemagne a-t-elle quand même rapatrié son or ?

Les raisons sous-jacentes en 2013 (date de l'annonce) et 2017 (date d'achèvement) sont que ces deux années sont des années électorales en Allemagne. La position de Merkel en tant que chancelière est en jeu lors d'un scrutin qui se déroulera le 24 septembre 2017. Elle pourrait avoir besoin d'une coalition pour rester au pouvoir et il y a un petit parti nationaliste en Allemagne qui attache beaucoup d'importance au rapatriement de l'or.

Merkel a orchestré ce rapatriement d'or de la Deutsche Bundesbank en 2013 et la publicité autour de son achèvement la semaine dernière afin d'apaiser ce petit parti nationaliste et le garder dans la large coalition. C'est pourquoi le rapatriement a été achevé trois ans plus tôt : parce qu'elle a besoin des votes maintenant.

L'autre histoire sur l'or, encore plus étrange, vient des États-Unis.

Le gouvernement américain s'intéresse à l'or

Le secrétaire du Trésor Steve Mnuchin et le leader de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, ont effectué une visite à Fort Knox pour vérifier les réserves d'or des États-Unis. Mnuchin n'est que le troisième secrétaire du Trésor de l'histoire à visiter Fort Knox et c'est la première visite d'un officiel de Washington DC depuis 1974.

Le gouvernement américain aime ignorer l'or et ne pas attirer l'attention sur celui-ci. Les visites officielles à Fort Knox donnent à l'or une certaine crédibilité monétaire que les banques centrales préfèrent qu'il n'ait pas.

Pourquoi cette visite improvisée de Mnuchin et McConnell ? Pourquoi maintenant ?

La réponse réside dans le fait que le Trésor arrive à court d'argent et pourrait être bloqué le 29 septembre si le congrès n'augmente pas le plafond de la dette d'ici là.

Mais le Trésor pourrait obtenir 355 milliards de dollars de trésorerie supplémentaire sans augmenter la dette simplement en réévaluant l'or américain au prix du marché. Eh oui, l'or est officiellement évalué à 42,22 $ l'once dans les livres comptables du Trésor, contre un prix de marché de plus de 1 300 $ l'once !

Une fois que le Trésor réévaluera l'or, il pourra émettre de nouveaux "certificats aurifères" à la Fed et exiger de l'argent nouvellement imprimé qu'il placera dans ses comptes en vertu de la "Gold Reserve Act" de 1934.

Etant donné que cet argent provient de la réévaluation de l'or, elle n'augmente pas la dette nationale et aucun nouveau vote sur le plafond de la dette ne sera nécessaire.

Ce serait un moyen de contourner ce fardeau du plafond de la dette si le Congrès ne peut pas l'augmenter en temps opportun. Cet étrange tour de passe-passe sur l'or avait été réalisé par l'administration Eisenhower en 1953.

Mnuchin et McConnell voulaient peut-être donc s'assurer que l'or était là avant de le réévaluer et d'émettre de nouveaux certificats...

Mais quelle qu'en soit la raison, cette attention officielle portée à l'or n'est qu'un soutien psychologique supplémentaire à son prix, à ajouter à l'assouplissement monétaire de la Fed, à l'offre aurifère limitée et aux achats importants et continus de la part de la Russie et de la Chine.
[NDLR : Cet automne pourrait être très favorable à l'or... L'once est repassée au-dessus des 1 300 $ et la multiplication des tensions géopolitiques ne peut que lui être favorable. Il est temps de mettre cet inattaquable valeur refuge en portefeuille...]

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Vous investissez dans le gold ? Cette année, il faudra vous armer de patience http://quotidienne-agora.fr/investissez-gold-patience/ http://quotidienne-agora.fr/investissez-gold-patience/#respond Mon, 26 Jun 2017 09:33:28 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69869 gold

Voici un article sur le gold que je voulais écrire depuis longtemps...

Le métal jaune, si populaire fut un temps, n'inspire aujourd'hui plus que de l'apathie. Comme mes amis italiens aiment à le dire : "tout le monde s'en contrefiche."

Que s'est-il passé ?

Le bon vieux temps

Vous vous souvenez des années 2000 ?

Quelle décennie pour les amoureux de l'or !

"L'or est sous-évalué", disait-on au début de la décennie. "L'argent aussi – plus encore. Gordon Brown est fou d'avoir vendu à ces prix. Le marché ne peut aller que dans une seule direction : vers le haut".

"L'or ? L'argent ?", s'entendait-on alors répondre par nos interlocuteurs un peu confus. "Pourquoi en achèterais-je ? Pourquoi quiconque voudrait-il en acheter ? Et puis comment en acheter ? Je suis censé aller m'acheter un lingot, la bouche en coeur ?"

"Oui", répondiez-vous alors. Et vos interlocuteurs vous pensaient bon à enfermer.

Mais ensuite, le cours de l'or a augmenté. Celui de l'argent également. 15% une année, 20% la suivante. Vous étiez peut-être fou à lier, mais, il fallait bien l'admettre, vous aviez eu raison sur l'évolution du marché. Mais bon, les choses avaient déjà changé... et on avait déjà raté le coche.

"Vous n'y êtes pas du tout", disiez-vous ensuite en 2005. "Ce n'est pas trop tard. Il existe aujourd'hui de nouvelles manières d'acheter. Les fonds négociés en bourse, le commerce de lingots en ligne... vous avez l'embarras du choix. Vous devriez vraiment acheter. Mieux vaut investir une partie de votre patrimoine hors-système".

Autant hurler à la lune. Pourtant, tous les ans, le prix augmentait encore de 10, 15 ou 20%. Parfois plus encore. Quand on vous traitait de fou, vous vous contentiez de hausser les épaules et d'indiquer les chiffres. On ne peut pas nier les chiffres.

L'inflation des prix de l'immobilier semblait impossible à stopper, tout comme celle des cours de la bourse. Les prix de l'art et des autres objets de collection atteignaient des sommets proprement ridicules.

"Le système monétaire est cassé", avez-vous alors prévenu. "Il y a trop de dette. Nous avons abusé de l'effet de levier. C'est la fin des haricots".

"Cette fois, il a vraiment craqué", pensaient vos interlocuteurs. "Il paraît que le ciel va nous tomber sur la tête. Ha ha ha".

Et 2008 est arrivé.

A ce stade, vous n'aviez peut-être pas encore obtenu le statut de gourou de la finance, mais vous aviez prouvé que vous n'étiez pas aussi fou que ce que pensaient les gens. Soudain, on commençait discrètement à vous demander conseil – quand personne n'était à portée de voix. "Comment faire, alors, pour acheter de l'or ?"

Vous avez répondu. Et le marché a continué sa course haussière. Chaque année, de nouveaux gains. Chaque année, l'or faisait mieux que le S&P 500. Chaque année, en comparant l'or aux autres actifs depuis l'an 2000, on constatait que l'or faisait mieux.

Tout se passait exactement comme vous l'aviez prédit.

La fin de l'effet de mode

Et puis, quelque chose a changé.

Difficile de dire quoi. Mais depuis 2011/12, il semble que ce rêve doré ait pris fin. Au lieu d'augmenter de 10, 15 ou 20% par an, le cours de l'or recule d'autant.

Avec chaque nouvelle baisse du cours, les arguments des années 2000 semblent de plus en plus tirés par les cheveux. Beaucoup ont simplement choisi de quitter le navire. Avec chaque baisse de 10%, les cours de la bourse augmentent de 10%. Si l'on tient compte du coût de renonciation, les pertes, pour les propriétaires d'or, ont été immenses.

Puis, un génie de l'informatique appelé Satoshi Nakamoto a inventé le bitcoin, et l'a délibérément modelé sur l'or. Il fait tout ce que l'or était censé faire. Son cours augmente de plusieurs milliers de pourcents. Des disciples dévoués affirment qu'il sonne le glas des monnaies gouvernementales. Les gens l'utilisent même pour acheter et vendre des choses. Les jeunes l'adorent donc l'avenir l'adopte. Le bitcoin à 10 000 $ est pour demain, affirment-ils.

"Nous disions la même chose, pour l'or", marmonnent quelques ancêtres à barbe blanche en secouant la tête, dubitatifs. Ils savent qu'ils avaient raison. Et pourtant, cette monnaie du passé et de l'avenir n'était pas la bonne solution.

Comme l'improbable franchise Rocky, en 2016, l'or a fait son come-back. Le cours a recommencé à augmenter. Les entreprises minières ont connu une reprise plus belle encore. Les Anglais ont voté pour le Brexit, et la livre sterling s'est effondrée. A un moment donné, les propriétaires d'or britanniques ont vu la valeur de leur bien augmenter de près de 50%.

"Ils sont encore en train de perdre le contrôle", disaient les amoureux de l'or, qui ne marmonnaient plus et osaient à nouveau hausser le ton.

Mais les prix ne se sont pas maintenus. Fin 2016, les bénéfices n'étaient pas mauvais, mais négligeables par rapport au passé. L'or continue de n'aller nulle part en 2017, une petite hausse, une petite baisse... le prix, à l'heure où j'écris ces lignes, est de 1 245 $ de l'once, soit la même chose qu'en 2010.

Il fut un temps où la courbe, pour l'or, partait en bas à gauche pour finir en haut à droite. Aujourd'hui, elle commence au milieu et finit... au milieu. Ci-dessous, vous pouvez voir les quatre dernières années de stagnation frustrante. Les faux espoirs abondent, mais il n'y a pas non plus d'effondrement. C'est un investissement mortellement ennuyeux, qui ne va nulle part, alors qu'ailleurs, on peut gagner de l'argent.

gold

Dans la Tour Frisby, nous observons l'horizon en soupirant. Nous savons que les finances gouvernementales sont très loin de répondre aux standards minimum de sécurité. Nous savons qu'il y a trop de dette, que le prix des actifs est surévalué.

Nous savons que les assouplissements quantitatifs et les politiques à taux zéro ont maintenu en vie un système qui devrait être mort et enterré. Nous savons que les taux finiront par augmenter à nouveau. Nous savons que lorsque ce sera le cas, ce sera l'enfer sur Terre. Nous savons que l'heure de l'or reviendra, plus encore que par le passé.

Le problème est que nous ne pensons pas que cette heure est proche. Nous espérons nous tromper, mais c'est ce que nous pensons. Nous ne voyons pas de changement imminent à notre porte, ni de changement majeur dans l'humeur du marché.

Nous notons cependant que chaque nouveau point bas atteint par l'or est plus haut que le précédent. 1 120 $, puis 1 180 $, puis 1 200 $, puis 1 220 $... certains pourraient appeler ça une tendance à la hausse.

Mais nous notons également que ces mouvements ne sont pas confirmés par les minières, qui sont encore une fois en train de perdre du capital d'investissement, comme d'habitude. Pour un véritable marché haussier, les deux doivent aller de pair.

Nous pensons que la situation va continuer de stagner pendant un moment encore. Actuellement, le plus bas semble être fixé à 1 050 $. Peut-être allons-nous à nouveau atteindre ce genre de cours, (qui était de 250 $ en 1999 et 2001). Peut-être pas. La prochaine zone de soutien devrait être de 1 130 $ ou 1 140 $

Le point positif, c'est que 1 300 $ est une résistance, et que 1 380 en est une autre. Nous avons encore de la marge avant d'atteindre l'obstacle quasi-insurmontable des 1 500 $.

Je suis désolé de le dire, mais nous pourrions rester dans la situation actuelle pendant encore quelques années. Cela étant dit cet état de fait ne va pas durer éternellement. Rien ne dure éternellement.

Non, pardon.

Il y a bien une chose éternelle : l'or.

De par sa nature même, l'or est éternel. On ne peut par contre pas en dire autant de l'humeur du jour des investisseurs. A long terme, il y a des actifs qu'il est bien moins avisé de conserver.

Dominic Frisby

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Obligations, matières premières, marchés actions : où investir l’argent de poche de vos enfants http://quotidienne-agora.fr/obligations-matieres-premieres-marches-actions/ http://quotidienne-agora.fr/obligations-matieres-premieres-marches-actions/#respond Wed, 05 Apr 2017 09:30:11 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69338 marchés actions investir FTSE Obligations, matières premières, marchés actions : où investir l'argent de poche de vos enfants

Aujourd'hui, nous allons essayer de répondre à une question qui vous réveille sans aucun doute chaque nuit depuis des années. Où investir l'argent de poche de vos enfants ?

Comment réduire vos factures d'argent de poche impayé

Mon aîné, Samuel, a 16 ans. Ma fille, Eliza, en a 14.

Quand ils étaient plus jeunes, je ne sais plus très bien quand, j'ai eu l'idée particulièrement originale de leur donner une livre par semaine d'argent de poche pour chaque année qu'ils avaient passé sur notre bonne vieille terre. A six ans, cela fait donc six livres d'argent de poche hebdomadaire.

Le système fonctionnait bien en théorie, mais nettement moins en pratique. Soit j'oubliais de leur donner leur argent de poche, soit ils ne pensaient pas (c'est inquiétant) à me le réclamer.

Après quelques mois de non-paiement, ma fille (la plus dépensière des deux) réalisait parfois que le contrat n'avait pas été honoré, et me demandait le versement rétrospectif des sommes dues. Parfois, plusieurs mois s'étaient écoulés. Dans l'un des cas, elle n'avait même rien reçu depuis plus d'une année.

Le pouvoir de l'arithmétique est indomptable, et je ne tardai pas à ressentir la douleur (et l'injustice) que l'on ressent lorsque l'on doit une somme à trois chiffres. J'assis alors mes enfants à la table des négociations, pour obtenir un compromis. Je réussis à faire en sorte, à un moment, que la livre ne coûte plus que 50 pence.

Les choses ont empiré lorsque mon fils, voyant les versements négociés par sa soeur, s'est mis à demander le même genre de dédommagement. En réalité, il voulait encore plus, étant donné ses deux ans d'avance.

J'ai finalement eu l'idée révolutionnaire d'ouvrir un compte bancaire pour chacun d'entre eux, et de leur verser leur argent de poche par virement permanent.

Sournoisement, j'ai même ouvert deux comptes : un compte courant, et un compte épargne. 50 pence par semaine et par année depuis leur naissance étaient déposés sur chaque compte.

Mon fils – dont Einstein, amateur notoire d'arithmétique, serait fier – n'a jamais touché à un seul des deux comptes. La lettre qui contient sa carte de retrait n'a jamais été ouverte, ni aucun de ses relevés. Les enveloppes ont été laissées sur une pile qui prend la poussière sur l'une de mes nombreuses étagères.

Qui a besoin de quelque chose d'aussi banal que de l'argent ? Comme Jean le Baptiste dans les étendues sauvages, il préfère s'en passer et vivre une existence simple – à moins, bien sûr, que quelqu'un d'autre ne lui en propose.

Ma fille, d'un autre côté, a "profité" de la majeure partie de son argent – en tout cas celui déposé sur son compte courant. Mon fils n'a pas dépensé un penny. Dommage que nous vivions à une époque où les taux d'intérêts sont bas, il aurait sinon une petite fortune pour le récompenser de sa frugalité. Même ainsi, il a amassé un joli pactole. Ma fille se débrouille bien aussi, grâce à son compte épargne (dont elle ignorait l'existence).

Ce week-end, nous avons donc décidé que l'heure était venue d'investir le magot.

La question est donc : où mettre cet argent ?

Où devriez-vous investir à long-terme ?

Je ne veux pas qu'ils touchent à des "gilts" [NDLR : les obligations souveraines britanniques] ou des obligations gouvernementales. En partie parce que les taux d'intérêt sont si faibles, et en partie par principe. Je n'aime pas prêter de l'argent à des gouvernements... imaginez un peu ce qu'ils pourraient en faire !

L'or est hors de question. Nous en avons déjà assez dans la famille, et il s'agit de faire grandir le capital concerné, et non de le préserver.
[NDLR : Si vous n'avez pas encore d'or en portefeuille, Simone Wapler vous recommande ce qui est selon elle LA meilleure pièce d'or à posséder. Pourquoi elle et pas une autre ? Comment l'acheter ? Où ? Et comment la conserver ? Toutes les réponses sont ici...]

Les bitcoins et autres actifs numériques sont une possibilité, mais je préfère que mes enfants y investissent par choix et en connaissant bien le fonctionnement de la technologie. Un peu comme Eddy et sa fille dans Absolument Fabuleux, mes enfants sont cependant un peu plus conventionnels que je ne le suis moi-même.

Les coûts de transaction et le temps nécessaire à surveiller un portefeuille signifie qu'une trop grande diversification n'est pas non plus vraiment au menu.

Dans l'ensemble, mieux vaut se tourner vers un tracker. Je pense particulièrement au S&P 500 dont le palmarès est brillant. Voyez un peu le graphique depuis 1970 :

 SP500 investir FTSE  Obligations, matières premières, marchés actions : où investir l'argent de poche de vos enfants

Les années 2000 ont été un peu déprimantes, mais les résultats, à part ça, sont excellents : chaque année, il y a au moins un peu de progrès, ce qui est exactement ce que nous voulons ici.

Le FTSE 100 n'a de loin pas fait aussi bien depuis la dernière moitié de génération.

FTSE investir Obligations, matières premières, marchés actions : où investir l'argent de poche de vos enfants

Nous n'avons progressé que de quelques points depuis 1999 !

Bien sûr, je ne suis pas tout à fait juste avec le FTSE 100. Il ne contient que 100 entreprises. Le S&P, qui en contient 500, est nettement plus dynamique. Le FTSE 100 est également limité par le fait que beaucoup de ses entreprises sont des opérations multinationales reposant sur les ressources naturelles, qui sont un marché en tant que tel (si c'est ce qui vous intéresse, vous feriez aussi bien d'acheter directement des actions BHP Billiton).

Et nous n'avons pas non plus le Russell 2000 pour suivre les petites capitalisations. Au lieu de cela, nous avons Aim. Et je ne veux pas que mes enfants prennent ce genre d'habitudes. On peut obtenir des tracker sur des small caps britanniques basés sur d'autres indices, mais il est un peu difficile de rester au fait de ce qu'ils contiennent, et je préfère m'en tenir à des indices bien connus et plus faciles à surveiller pour l'instant.

Je ne veux pas qu'ils doivent comprendre les tenants et les aboutissants des fluctuations monétaires pour l'instant non plus, et le taux de la livre est si ridiculement bas, de toute façon, que les actions américaines me paraissent un peu trop chères.

La meilleure option est donc apparemment un tracker sur le FTSE 250 – c'est celui qui se rapproche le plus du S&P 500. Voici ses résultats depuis 1999 – nettement mieux que le FTSE.

FTSE

C'est la décision que j'ai/que nous avons prise. Le tracker, un petit peu de BHP, et ils peuvent aussi choisir une entreprise eux-mêmes : ma fille aimerait Apple, mon fils Google, mais pour connaître leur décision finale, il faudra vous inscrire à leur lettre d'information.

Ai-je eu raison ? Ou devrais-je les pousser à investir dans une petite minière spéculative, à votre avis ?

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Jouez la carte de l’or et l’argent en surfant sur une hausse qui se prolonge http://quotidienne-agora.fr/jouez-carte-de-lor-argent-surfant-hausse-se-prolonge/ http://quotidienne-agora.fr/jouez-carte-de-lor-argent-surfant-hausse-se-prolonge/#respond Fri, 17 Mar 2017 11:30:05 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69149 or argent

L'un des pièges dans lequel les investisseurs tombent le plus souvent est celui de la fausse dichotomie, qui consiste à choisir deux sujets, ou deux opinions sur un même sujet, puis à les opposer en cherchant à savoir lequel est vrai. Les analystes débattent ensuite des deux côtés, ad nauseam, comme si les enjeux étaient capitaux. Cela occupe énormément de temps d'antenne à la télévision et de colonnes dans les journaux. Il existe énormément d'exemples de fausses dichotomies et de faux choix.

L'endettement est-il une bonne ou une mauvaise chose ? La réponse est la suivante : l'endettement peut être une bonne chose ou une mauvaise chose en fonction des circonstances économiques et de l'usage que l'on fait de l'argent emprunté.

Doit-on acheter des actions ou des obligations ? Réponse : il faut probablement faire les deux, au sein d'un portefeuille bien géré. Et ainsi de suite.

Or ou argent, pourquoi choisir ?

Le choix entre l'or et l'argent représente l'une des fausses dichotomies couramment rencontrées.

Les partisans de l'or soulignent ses 2 500 ans d'existence en tant que monnaie, sa rareté, sa beauté, ainsi que les mérites de l'étalon-or classique, de 1870 à 1914.

Les partisans de l'argent soulignent les pénuries d'argent physique qui nous guettent, les manipulations de marché flagrantes et ses cours historiquement bas par rapport à ceux de l'or (le ratio or/argent est d'environ 68, actuellement, ce qui veut dire qu'une once d'or achète 68 onces d'argent). Les gold bugs et les fans de l'argent débattent dans un sens et dans l'autre, comme si seul l'un des camps détenait la vérité.

En fait, vous devriez détenir aussi bien de l'or que de l'argent, au sein de votre portefeuille. Je possède les deux et je recommande les deux. Et je pense qu'ils enregistreront tous deux d'excellentes performances jusqu'à la fin de l'année, avant de s'orienter vers des plus-hauts historiques au cours des année suivantes.

Vous devriez détenir l'un et l'autre sous forme physique. Pour obtenir des rendements encore meilleurs, vous devriez allouer une partie de votre compartiment actions aux actions des mines d'or et d'argent. A mesure que s'amenuise la confiance vis-à-vis des banques centrales, l'or et l'argent pourraient rapporter énormément, si les investisseurs agissent dès maintenant.

Jim Rickards or argent

Deux, c'est mieux

Quel est l'intérêt de détenir de l'or et de l'argent dans votre portefeuille, au lieu de n'avoir que l'un ou l'autre ? La diversification, de toute évidence. Dernièrement, l'évolution des cours de l'or et de l'argent affichent un niveau de corrélation exceptionnellement élevé (voir le graphique ci-dessous), mais cela n'a pas toujours été le cas.

En raison des manipulations de marché, du trading des hedge funds, ainsi que d'autres raisons techniques, il se peut que l'or et l'argent affichent une faible corrélation ou bien évoluent dans des directions opposées.

En juillet 1998, l'or et l'argent ont affiché une corrélation négative de -0,54, ce qui signifie que les deux métaux précieux évoluaient dans des directions opposées. C'est rare mais cela se produit. Normalement l'or et l'argent évoluent dans la même direction, et affichent une corrélation variant de +0,40 à +0,90.

Durant les périodes de faible corrélation ou de corrélation négative, détenir de l'or et de l'argent lisse une partie de la volatilité au sein de votre portefeuille, tout en vous permettant de protéger votre argent à long terme.

En ce moment, l'or et l'argent ont tous les deux le vent en poupe. Au cours des dix semaines qui se sont écoulées depuis le 15 décembre 2016, tout de suite après le dernier relèvement des taux de la Fed, l'or a gagné 11,4% et l'argent 15,3%.

Or argent

Cette envolée récente est presque la réplique exacte de ce qu'il s'était produit un an plus tôt.

En décembre 2015, la Fed a également relevé les taux. Cela a déclenché la plus forte performance trimestrielle (en pourcentage) jamais enregistrée par les métaux précieux depuis plus de vingt ans. L'or et l'argent ont reculé après l'élection de Donald Trump, mais reprennent désormais leur rally en tandem, alors que l'euphorie initiale du "Trump trade" s'essouffle sur le marché actions.

Nous pensons que ce rally va se poursuivre, avec une forte probabilité que l'argent continue à surperformer l'or, comme il l'a fait dernièrement.

En finir avec le mythe du ratio or/argent

Avant nous plonger davantage dans ce sujet, il est peut-être utile de chasser un mythe persistant. Les partisans de l'argent croient en effet qu'il existe un ratio or/argent naturel, ou coutumier, qui serait traditionnellement de 16. En fait, ce ratio n'existe pas, sauf en tant qu'abstraction statistique, ou conséquence d'une législation qui a été révoquée il y a plus de 100 ans.

Les Etats-Unis ont bel et bien autorisé la frappe de pièces d'or et d'argent dans des dénominations (valeurs légales) fixes, de 1792 à 1973. Cette pratique s'est appelée "bimétallisme", car les pièces d'or et d'argent avaient toutes deux cours légal.

Toutefois, le bimétallisme entraînait des problèmes continuels car il ne prenait pas en compte les fluctuations de l'offre et de la demande. Les principales découvertes de filons d'or, comme la ruée sur l'or, en Californie, en 1849, ainsi que la découverte du filon d'argent de Constock Lode en 1959, ont provoqué une baisse temporaire du cours de l'or et de l'argent en dollar.

Le Congrès et l'US Mint ont tenté de gérer ces pressions du marché en changeant de temps à autre la taille de pièces spécifiques. Mais de tels changements étaient trop lents et trop peu fréquents pour compenser les dynamiques de marché. L'or et l'argent étaient expédiés à l'étranger pour être fondus, par des arbitragistes étrangers profitant du cours relativement bas de l'un ou de l'autre.

Le Congrès a interdit le bimétallisme en passant le Coinage Act de 1873 n'autorisant plus que la frappe de pièces d'or. Mais à la suite d'actions lobbyistes menées par les Etats de l'ouest qui possédaient des intérêts dans les mines d'argent, le Congrès a obligé le Trésor américain à réaliser d'importants achats d'argent, selon le Bland-Allison Act de 1878, et au Sherman Silver Purchase Act de 1890. Ces décrets législatifs ont nourri la croyance selon laquelle il existerait un ratio or/argent fixe.

Mais ce ratio était totalement artificiel et basé sur l'intervention du Congrès. On a mis un terme au bimétallisme, une seconde fois, avec le Gold Standard Act de 1900. Il suffit de passer en revue le ratio or/argent depuis 1900 pour ne pas croire à un ratio fixe.

En 1919, le ratio or/argent était de 18, et il atteignait 97 en août 1940. Le ratio s'est à nouveau effondré, chutant à 14 en décembre 1979, pour flamber à nouveau à 99 en février 1991. Pas plus tard qu'en avril 2011, ce ratio était de 31. Aujourd'hui, il est de 68.

Le ratio en lui-même est extrêmement difficile à prévoir et varie énormément, comme l'indiquent les données historiques. D'un autre côté, l'or et l'argent ont bien tendance à augmenter et chuter en même temps, sur de longues périodes, et l'orientation à court terme de leurs cours est bien plus facile à prédire que leur ratio.

A la rédaction d'Alertes Guerres des Devises, nous considérons que l'or et l'argent sont tous deux des formes de monnaie. Le cours en dollars de ces deux métaux précieux n'est qu'un cours croisé, au même titre que la paire EUR/USD ou la paire USD/CNY. Donc, les cours de l'or et de l'argent ont tout à fait leur place dans Alerte Guerre des Devises.

Où vont l'or et l'argent ?

Quels sont les indicateurs et alertes que nous identifions, actuellement, en ce qui concerne l'orientation que prennent les cours des métaux précieux ?

Les signaux les plus intéressants proviennent du marché des Bons du Trésor américain. Dernièrement, il a enregistré un important rally. Le cours des Bons évolue à l'inverse des rendements, lesquels sont résolument en baisse, à présent. Les taux réels et les taux nominaux ont baissé brutalement et les taux réels sont légèrement négatifs. La courbe des rendements s'est "aplatie".

Tous ces signes indiquent que les investisseurs prennent leurs distances avec le Trump trade (fondé sur la reflation) et qu'ils intègrent une baisse de la croissance et une hausse de l'inflation. Les signaux du marché obligataire contredisent ceux du marché actions, lequel affiche le plus grand nombre de records consécutifs depuis 1987.

Dans les faits, le marché actions mise sur une croissance plus forte, tandis que le marché obligataire mise sur ralentissement économique. Or le marché obligataire a un bien meilleur palmarès que le marché actions, en matière de prévisions économiques. Ce récent rally du marché obligataire suggère que les actions vont bientôt subir une correction sévère. Cela donne encore plus de charme à l'or et à l'argent en tant que valeurs refuges.

De plus, au cours des sept prochains mois, des élections majeures vont intervenir aux Pays-Bas, en France, en Italie et en Allemagne. Ces élections renforcent également les inquiétudes concernant une rupture potentielle de la Zone Euro et de l'euro. Là-bas, les investisseurs se détournent de l'euro et se réfugient vers l'or et l'argent.

La Fed a bien préparé le terrain pour relever ses taux. Mais ce resserrement, qu'il intervienne en mars ou en juin, se produira de toute façon à un des pires moments pour l'économie américaine car il est peu probable que la croissance soit à la hauteur des attentes.

Si la Fed resserre sa politique dans un contexte de faiblesse économique, ce qui semble probable, elle devra faire marche arrière d'ici l'été probablement et fournir un assouplissement monétaire via le Forward Guidance. Le marché des métaux précieux pourrait intégrer dans ses cours un assouplissement estival, malgré un resserrement à court terme.

Bref, l'or et l'argent se sont bien comportés malgré des obstacles immédiats venant de la hausse du dollar et de la perspective d'un resserrement opéré par la Fed. Les métaux précieux se comporteront encore mieux si le resserrement provoque une correction du marché et incite la Fed elle-même à faire volte-face pour la neuvième fois en quatre ans.

L'or et l'argent ne sont pas uniquement réunis au sein des portefeuilles d'investissements.

On les trouve souvent ensemble, également, dans les sols. Ce sont les mêmes dynamiques volcaniques et tectoniques qui provoquent la minéralisation de l'or et celle de l'argent. Une mine extrayant aussi bien de l'or que de l'argent serait une excellente carte à jouer étant donné la diversification qu'offrent ces deux métaux précieux.

L'action d'une compagnie minière basée à Mexico pourrait également être très intéressante. En effet, la production d'or et d'argent se vend en dollars sur les marchés mondiaux, alors que les coûts de production locaux sont réglés en pesos. Avec la baisse du peso provoquée par les tensions liées à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, une compagnie minière mexicaine pourrait voir augmenter ses marges bénéficiaires grâce à la baisse du peso et à une hausse du cours-dollars des métaux précieux.

Gaël Deballe a identifié une compagnie minière mexicaine, justement, qui permet de se positionner aussi bien sur l'or que sur l'argent. Pour découvrir sa recommandation et son analyse détaillée, rendez-vous dans Alerte Guerre des Devises.

http://quotidienne-agora.fr/or-argent-quoi-faire-maintenant/

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Platine : Le métal précieux à acheter en ce moment http://quotidienne-agora.fr/platine-metal-precieux-acheter/ http://quotidienne-agora.fr/platine-metal-precieux-acheter/#respond Wed, 08 Feb 2017 10:30:16 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68881 platine

Mes plus fidèles lecteurs se souviendront peut-être qu'il y a un an, j'avais recommandé une "transaction lustrale". Un lustre, au cas où vous ne seriez pas au courant, est une période de cinq ans. Le pétrole, à tout juste 30 dollars du baril, était la matière première que je vous recommandais alors... et pour l'instant, les choses se déroulent plutôt bien. Aujourd'hui, j'ai un nouveau conseil pour vous... le platine.

Le platine très bon marché comparé à l'or

J'aimerais commencer par jeter un oeil au graphique ci-dessous, crée par Nick Laird, et qui nous montre le rapport or/platine depuis 1970.

Platine vs or
Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

La bande verte montre la fourchette dans laquelle ce rapport se maintient. Quand la ligne rouge est dans le haut de la zone, l'or est cher, mais le platine bon marché (l'un par rapport à l'autre). Lorsque la ligne rouge est au bas de la zone, c'est le platine qui est cher, alors que l'or est bon marché.

Nous sommes à présent dans le haut de la zone.

Une once d'or vaut à peu près 1 200 dollars, alors que le platine est tout juste au-dessous de 1 000 dollars. Le prix de l'or est donc de 1,2 fois celui du platine. Le sommet historique – en tous cas depuis le grand redémarrage monétaire de 1971 – est de 1,4 fois et date de 1983.

En 2008, par contre, le platine a atteint près de 2 300 dollars de l'once. Le cours de l'or était à l'époque tout juste au-dessus de 1 000 dollars. En d'autres termes, une once d'or valait moins qu'une demi-once de platine. Aujourd'hui, une once est plus chère.

L'idée était alors de vendre du platine pour acheter de l'or.

Aujourd'hui, nous vous recommandons l'inverse.

Attention, ce n'est pas là ma manière de dire que l'or va baisser. Il y a la possibilité que l'inflation fasse un come-back, ce qui ferait encore augmenter le cours de l'or.

Mais les facteurs mêmes qui feraient augmenter son cours devraient aussi faire augmenter celui du platine – ou en tous cas ne pas le faire baisser. Il s'agit d'un actif précieux et durable – et les biens durables ont généralement d'assez bons résultats en période d'inflation.

Toujours cette vieille histoire d'offre et de demande

Et puis il y a aussi la possibilité que ce qui semble bien être un déficit permanent de l'offre finisse par se ressentir, et par faire augmenter le cours du métal. Sans compter que ledit cours est aujourd'hui inférieur aux coûts de production, une anomalie qui devrait finir par se corriger.

Ma plus grande inquiétude au sujet du platine est une éventuelle baisse de la demande : les pots catalytiques pour les moteurs diesel sont de moins en moins nécessaires suite à l'arrivée des véhicules électriques et autonomes et à la baisse de popularité des moteurs diesel après le scandale Volkswagen. (Une augmentation du cours du pétrole pourrait faire augmenter la demande de diesel, mais seul l'avenir nous dira comment les choses vont évoluer dans ce domaine.)

Dans l'ensemble, le platine devrait jouer un plus grand rôle. Mais les scénarios changent souvent lorsque les cours augmentent : l'occasion pourrait donc bien lui être donnée dans quelques temps.

L'autre possibilité est bien sûr une baisse de l'or ; une possibilité bien réelle. Si cela devait se produire, je dirais que le cours du platine ne baisserait pas autant que celui de l'or, pour les raisons avancées plus haut.

Pourquoi le platine me semble être un excellent pari en ce moment

Voyez ci-dessous un graphique qui illustre le cours du platine, lui-aussi crée par Nick Laird, et sur lequel il indique avec une bande verte la fourchette généralement respectée. Encore une fois, on peut voir que le platine n'est pas très cher actuellement.

Platine
Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Si l'or reste stable mais que le rapport platine/or revient à sa moyenne à plus long terme, le cours du platine devrait tout de même augmenter.

Mon collègue Charlie Morris calcule que le rapport moyen sur 20 ans entre les deux métaux est de 0,75.

En d'autres termes, une once d'or devrait coûter environ trois quarts du prix d'une once de platine. Si l'on applique ce rapport, l'once de platine devrait aujourd'hui coûter 1 600 dollars. En d'autres termes, même si l'or reste là où il est aujourd'hui, le platine pourrait augmenter de 60% sans que la situation ne dévie radicalement de la normale.

La demande de bijoux en platine devrait se maintenir, voire même augmenter. A choisir entre une bague en platine ou en or, je pense que la plupart des gens opteraient pour le premier, surtout s'il est moins cher.

Dans l'esprit de la plupart des gens, le platine est plus précieux que l'or. Une carte de crédit "platinum" est donc plus valorisante qu'une carte "gold". Un musicien préfère avoir un disque de platine qu'un disque d'or...

Le fait qu'il soit aujourd'hui moins cher que l'or va à l'encontre de cette croyance. Mais les choses ne vont pas rester ainsi éternellement. Elles ne changeront peut-être pas d'ici demain, mais elles finiront par changer. Vendez votre or (en tous cas en partie), et achetez du platine avec les fonds obtenus : ce sera la transaction du prochain "lustre".
[NDLR : Besoin de conseils pour acheter des métaux précieux ? N'achetez pas une once, pas un lingotin ni même une pièce sans les recommandations de nos spécialistes. Où acheter ? Qu'acheter ? Ou les conserver ? Quelle fiscalité ? Comment transmettre vos métaux précieux ? Toutes les réponses sont ici...]

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On passe à l’achat sur le Gold ! http://quotidienne-agora.fr/achat-metal-gold/ http://quotidienne-agora.fr/achat-metal-gold/#respond Tue, 22 Nov 2016 11:00:22 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68667 gold - Franco Nevada

Les 4 500 ! Nous surveillons de près les 4 500 points sur le CAC 40. Depuis une grosse semaine, en pleine digestion trumpienne, l'indice parisien se heurtait à ces fameux 4 500 points rendant les marchés... parfaitement ennuyeux. Mais hier, les 4 500 points ont enfin été débordés, ouvrant une voie d'issue au CAC.

Croisons les doigts pour que cette envolée ne tourne pas court...

La fin d'année – et son traditionnel et quasi-systématique rally – approchant, nous conservons quelques espoirs quant à une nouvelle hausse du CAC dans les semaines qui viennent.

Nous surveillons aussi de très près le comportement de l'or. L'annonce de la victoire de Trump s'est rapidement transformée en haro sur le métal jaune, contrairement à ce que nous espérions. Pourquoi ?

Comme l'explique Jim Rickards dans la Bourse au Quotidien, il faut y avoir la main massive d'insider :

Quelque chose de tout aussi extraordinaire s'est produit sur le marché de l'or, à peu près à la même heure. Les cours de l'or ont bondi en fin de journée, le 8 novembre et à l'aube du 9 novembre, lorsque la victoire de Trump est devenue limpide. Cela correspondait exactement à nos attentes. En s'appuyant sur le sentiment et l'élan du marché, l'or aurait dû conserver ces gains.

Mais au lieu de cela, l'un des plus grands investisseurs sur le marché de l'or, et des plus visibles, Stan Drukenmiller, a décidé de liquider toutes les positions qu'il détenait sur l'or, et ce au beau milieu de la nuit. Voici ce qu'a déclaré Drukenmiller à CNBC :

"J'ai vendu tout mon or la nuit de l'élection. (...) Il me semble que toutes les raisons que j'avais de détenir de l'or au cours de ces deux dernières années arrivent peut-être à leur terme. Et d'ailleurs, elles arrivent à leur terme partout dans le monde."

Nous ne connaissons pas le volume exact des ventes d'or de Drukenmiller mais considérant la dimension de son fonds, de ses positions sur l'or et de son levier potentiel, nous pouvons raisonnablement estimer qu'il s'est débarrassé d'un milliard de dollars d'or. C'est le deuxième rouleau compresseur à un milliard de dollars qui a terrassé nos recommandations.

Nous avions bien prévu un retournement des actions, mais nous avons été surpris par cela de l'or. Nous nous attendions à ce que les cours de l'or conservent leurs gains post-Trump. Les ventes massives de Drunkenmiller ont mis un terme au rally. La baisse de l'or s'est poursuivie les jours suivants, animée par le changement de sentiment et les ventes des petits investisseurs qui se sont systématiquement calqués sur Drunkenmiller.

Nous ne pouvons pas deviner ce qui se passe dans la tête de Stan Drunkenmiller, mais les raisons qu'il a fournies pour justifier de s'être débarrassé de cet or n'ont pas de sens. Lorsqu'il déclare que "la raison justifiant que je détienne [de l'or] pendant deux ans... arrive peut-être à son terme", c'est manifestement incorrect. Si l'on détient de l'or, c'est pour s'assurer contre les risques extrêmes, avoir une couverture contre l'inflation, et parce que c'est une forme de monnaie saine, dans un monde où les banques centrales perdent le contrôle. Toutes ces raisons demeurent valables.

L'or a donc reflué vers les 1 200 dollars...

... Et c'est une excellente nouvelle puisque cela nous offre une nouvelle occasion de trade sur le métal jaune. Trade que vous explique en détail Gilles Leclerc dans La Bourse au Quotidien :

Nous sommes nombreux à détenir des positions sur le marché de l'Or. Que ce soit via des minières directement, des trackers sur minières, des trackers sur le physique, des CFD, des Futures ou via de l'or physique directement...

Dans ce cas vous n'avez pas pu rater le mouvement incroyable qui a secoué le marché pendant la nuit de l'élection de D. Trump.

Aujourd'hui, l'Or est retombé sur un support majeur : celui de la zone des 1 200 dollars. C'est un point d'achat important sur lequel je vous ai proposé déjà deux plans de trade.

Ce troisième trade haussier sur l'or est à retrouver dans La Bourse au Quotidien.

Et n'oubliez pas que, dans Crise, Or et Opportunités, Simone Wapler et son équipe de spécialistes de l'or sont aux commandes pour vous permettre de profiter du nouveau rebond qui se profile.

Côté nouvelles technologies, si vous êtes abonné à NewTech Insider, vous avez reçu hier la nouvelle recommandation française d'Etienne Henri : un spécialiste de la cyberdéfense qui a gagné ses galons en matière de cryptographie auprès de l'OTAN et s'impose comme référence en matière de sécurité des objets connectés.

Une belle recommandation qui s'approche du cours d'achat maximum recommandé par Etienne et qu'il ne faut donc pas tarder à mettre en portefeuille...

Dans la Quotidienne du jour, Etienne poursuit son enquête au coeur de la puissance de calcul des Etats. La course aux supercalculateurs est aussi vieille que l'informatique, mais les années 2010 ont vu l'émergence d'un nouveau concurrent, la Chine.

Les répercussions de cette nouvelle concurrence dépassent très largement le secteur des supercalculateurs ; elle pourrait bouleverser le marché des micro-processeurs et mettre encore une fois à mal la suprématie américaine. Nous aurons l'occasion d'en reparler.

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L’or, c’est bien… mais le platine pourrait faire encore mieux http://quotidienne-agora.fr/or-platine-mieux/ http://quotidienne-agora.fr/or-platine-mieux/#comments Thu, 01 Sep 2016 09:00:48 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68394 platine

En matière d'or, de plus en plus d'investisseurs prennent le train en marche...Mais il y a encore beaucoup de place disponible dans celui du platine. Je pense donc qu'il vaut la peine de vendre un peu d'or pour en acheter... avant que la foule ne se rassemble.

Nombre d'investisseurs à la réputation solidement établie affichent ouvertement leurs généreuses positions en or. Mais rares sont ceux qui parlent de leurs positions dans le platine.

Le légendaire investisseur George Soros a récemment vendu la majorité de ses positions chez Barrick Gold (ABX:NYSE)... et fait de jolis bénéfices par la même occasion. Mais il a conservé quelques autres investissements liés à l'or. D'autres investisseurs de renom, comme Stanley Druckenmiller, conservent précieusement l'or.
[NDLR : Suivez le bon exemple de ces mythiques investisseurs et mettez un peu d'or en portefeuille. Simone Wapler et son équipe de spécialistes des métaux précieux sont là pour vous aider dans vos investissements. Pour en savoir plus... ]

C'est une excellente idée.... mais ils sont peut-être en train de manquer la meilleure option dans le secteur des métaux précieux : le platine.

Le platine dans l'ombre de l'or

Pour commencer, ce métal est nettement plus rare que l'or. Deuxièmement, la demande industrielle de platine est plus importante que celle de l'or. Et pourtant, le platine se vend moins cher... en tous cas pour l'instant.

Historiquement, son cours est en moyenne d'au moins 25% supérieur à celui du métal jaune. En ce moment, il est de 17% inférieur. Si cette décote est impressionnante en tant que telle, ce n'est pas la seule raison pour laquelle vous devriez vous intéresser au platine.

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, au moment de la dernière augmentation spectaculaire de l'or, le platine n'a pas seulement fait mieux : il a commencé à progresser avant l'or... près de deux ans avant.

Le cours du platine a plus que doublé entre 2006 et 2009, avec un pic à près de 2 200 dollars de l'once. Parallèlement, celui de l'or a augmenté de moins de 50%.

Le platine en vente

Le cours du platine s'est bien effondré après cette belle progression, mais uniquement parce qu'il s'est heurté à la crise financière de 2008. Cette collision a eu lieu en même temps que l'effondrement des marchés mondiaux, après l'effondrement des marchés immobiliers et financiers qui a commencé en 2008.

Les ventes de voitures aux Etats-Unis ont chuté sous la barre des 10 millions d'unités par an, ce qui a tué la demande de platine pour des usages industriels comme les pots catalytiques.

Une fois la crise passée, le cours du platine est revenu à son niveau habituel, au-dessus de celui de l'or. Mais au début de l'an dernier, il est passé au-dessous du cours de l'or, et il n'a depuis jamais repris le dessus.

Nouvelle phase haussière

Les nouvelles ne sont pourtant pas mauvaises. Le cours du platine a progressé de 24% cette année. Et si l'on en croit l'Histoire, le platine va continuer d'augmenter, parallèlement à l'or.

Mais il pourrait aussi connaître une progression nettement supérieure à celle de l'or. Les ventes d'automobiles dans le monde vont très bien en 2016, et il en a été de même ces trois dernières années. Les ventes aux Etats-Unis ne vont pas tarder à atteindre leur niveau le plus haut de l'année.

C'est une excellente nouvelle pour les minières de platine, était donné que leur production est ainsi absorbée.

Je pense donc que le moment est bien choisi pour augmenter votre exposition à ce métal, tant que ses performances sont inférieures à celles de l'or. Si la reprise est bien réelle cette fois-ci, vous pourriez assister à des résultats nettement plus profitables avec ce métal précieux.

Une bonne manière de participer à la progression du platine est d'investir dans l'ETFS Platinum Shares (PPLT:NYSE), qui s'échange non loin de son point le plus bas en cinq ans. Il détient du platine physique, ce qui permet d'éviter le marché à terme.

Le platine ne brille peut-être pas aussi fort que l'or, mais quand les métaux précieux se mettent à bouger, il dépasse souvent les résultats de son collègue plus populaire.

Karim Rahemtulla

Si vous voulez augmenter votre exposition à l'or, à l'argent, aux minières et aux métaux précieux, Simone Wapler travaille avec Graham Summers et Yannick Colleu, deux experts, pour sélectionner les titres ayant le plus de potentiel, rapidement, et profiter de manière plus agressive et plus complète de la hausse de l'or. C'est l'objectif de la lettre Crise, Or & Opportunités.

Si vous êtes un tant soit peu convaincu par la poursuite de la hausse du métal jaune, je vous conseille de profiter de la Garantie Satisfait ou Remboursé de 30 jours que nous offrons et d'en profiter pour vous positionner sur les pépites que Simone Wapler a découvertes. Vous verrez si ce service vous plait ou pas. Lisez le message ici.

Nous souhaitons vraiment que vous puissiez essayer Crise, Or & Opportunités pour ne pas passer à côté de l'énorme potentiel.

Donc en plus de la période d'essai de 30 jours, nous vous proposons 50% de réduction sur le tarif officiel. J'espère que profiterez de cette offre et de la période d'essai.

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Tout le monde veut sa part de réalité virtuelle http://quotidienne-agora.fr/monde-veut-realite-virtuelle/ http://quotidienne-agora.fr/monde-veut-realite-virtuelle/#respond Tue, 28 Jun 2016 09:30:03 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68220 cyber-sécurité réalité virtuelle assistants personnels

La semaine dernière, nous avons vu que nous commencions à peine à cerner toutes les possibilités que nous offre la technologie de la réalité virtuelle. Par ailleurs, le marché de la réalité augmentée, associant monde réel et monde numérique en un seul écran, devrait se développer encore plus.

Evidemment, toutes les grandes entreprises technologiques tentent désormais de se positionner sur cet énorme nouveau marché.

Google veut s'imposer dans la réalité virtuelle

Google se distingue particulièrement, comme d'habitude. En mai dernier, son Projet Tango a occupé une grande place lors de l'I/O 2016, la conférence organisée chaque année par Google pour les développeurs.

Le groupe en profite généralement pour présenter ses nouveaux projets les plus prometteurs. Tango est conçu pour proposer une expérience de réalité virtuelle ou augmentée sur smartphone ou tablette, en se passant d'un casque. L'idée consiste à fournir à votre appareil une perception plus étendue de l'environnement et de l'espace, afin de pouvoir l'orienter vers quelque chose venant du monde réel et d'obtenir une superposition virtuelle (ou "augmentée").

Un objet intelligent muni de Tango pourrait tout transformer en visite guidée. Vous vous posez des questions sur une oeuvre d'art ? En pointant votre smartphone ou votre tablette vers cette oeuvre, Tango permet de l'identifier et de vous en parler.

C'est aussi ce que vous propose le géant du meuble Ikea avec ses applications qui vous permettent de tester "virtuellement" un nouveau canapé dans votre salon.

Ces dernières années, Google s'est imposé comme précurseur en matière de grandes tendances et de nouvelles technologies. Il est loin le temps où le groupe n'était "qu'un" moteur de recherche. Google a identifié l'importance du marché émergent des smartphones, et investi dans le système d'exploitation Android dès 2005 en rachetant la société du même nom. Bien lui en a pris : à l'heure actuelle, la plupart des téléphones portables vendus dans le monde fonctionnent sous Android.

Mais le Projet Tango n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan Google. La société rêve d'aller beaucoup plus loin. Lors de sa dernière conférence I/O, Google a aussi présenté le projet Daydream, entièrement dédié à la réalité virtuelle. Il permettra d'accéder à une expérience virtuelle de haute qualité à partir d'un smartphone Android, et ce grâce à une simple application. Il doit aussi encourager le développement, via des partenariats, de casques compatibles avec Android.

Et la concurrence dans tout cela ?

Elle n'est pas en reste. Il y a fort à parier qu'Apple, qui cultive le secret comme personne, travaille dans son coin sur ses propres projets de réalité virtuelle et de réalité augmentée.

Par ailleurs, Microsoft travaille discrètement sur sa propre solution, appelée HoloLens. La société prend son temps et tente de réaliser un casque le plus parfait possible. Peut-être a-t-elle tiré une leçon du cuisant échec des Google Glass, les lunettes à réalité augmentée. Une erreur que Microsoft ne veut pas reproduire.

Comme Google en a fait l'expérience avec les Google Glass, être le tout premier acteur sur le marché d'une technologie émergente n'est pas toujours aussi bon qu'on le pense. Mais ce n'est pas parce que certains produits d'avant-garde sont des échecs que la réalité virtuelle/augmentée va se solder par une bérézina commerciale générale.

Ce genre de faux-départ est courant dans l'univers des technologies. Par exemple, l'IBM Simon, qui est souvent considéré comme le tout premier téléphone portable au monde, n'a jamais été un succès commercial. En fait, il est plus que probable que vous n'ayez même jamais entendu parler du Simon, même s'il est le précurseur des systèmes Android et des iPhones que nous utilisons aujourd'hui.

Signal de départ pour la réalité virtuelle

Il est important de se rappeler que la réalité virtuelle en est encore à ses balbutiements. On estime que les ventes de casques de réalité virtuelle devraient représenter un chiffre d'affaires de 895 millions de dollars cette année. C'est encore très peu par rapport à ce qui s'annonce dans les années qui viennent.

Certains analystes pensent que les marchés de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée atteindront probablement les 150 milliards de dollars d'ici la fin de cette décennie.

C'est clair, certaines sociétés vont énormément profiter de l'émergence de cette nouvelle technologie. Ce marché sera si vaste et progressera si rapidement que certaines petites entreprises technologiques actuelles, qui ne sont pas encore repérées par Wall Street, seront d'ici 10 ans aussi célèbres qu'Apple ou Google.

Je pense tout particulièrement à l'une d'elles. Une société qui est en ce moment négligée par les investisseurs. Pourtant, elle détient une technologie clé, indispensable à la croissance future de ces marchés. Cette valeur a de beaux atouts qui pourraient, selon moi, faire d'elle un des succès du secteur des nouvelles technologies ou une proie de choix pour les géants du secteur. Une valeur que vous pouvez, bien sûr, retrouver dans le dernier numéro de NewTech Insider !

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