Misez sur la lutte contre les doubles maléfiques à l’origine du cancer !

Rédigé le 20 octobre 2015 par | Nouvelles technologies Imprimer

Nous avons réussi la fission nucléaire.
Nous pouvons envoyer des humains sur la lune.
Nous avons des sondes qui observent de près l’espace interstellaire, à des milliards de kilomètres au-delà de l’orbite de Pluton.

Mais nous n’avons pas réussi à éradiquer complètement le cancer.

Certains adeptes de la conspiration affirment que, si nous n’avons pas de remède contre le cancer, c’est parce que cela ne rapporterait pas d’argent. Selon ces agités du bocal, les laboratoires pharmaceutiques auraient intérêt à ce que l’on reste malade. C’est non seulement une réponse simpliste, mais c’est également une très mauvaise réponse.

Mettons de côté un contre-argument évident : si un laboratoire innovant devait développer un remède contre le cancer, il s’enrichirait au-delà de tout ce qui est imaginable. Le créateur d’un tel traitement serait riche au-delà de ses rêves les plus fous. De même que les investisseurs ayant suivi cette idée. C’est une sacrée motivation, non ?

Un cancer, des cancers… une solution insuffisante
Et pourtant, ce n’est pas encore arrivé. Nous ne disposons pas d’un traitement qui fonctionnerait ne serait-ce que pour 90% des patients atteints d’un cancer. Le Saint-Graal de l’oncologie demeure hors de portée… pour une simple raison.

Le problème commence avec les définitions. […] Nous utilisons donc le mot "cancer" comme terme fourre-tout chaque fois que des cellules de notre corps perdent les pédales et envahissent notre système. Dans ce cas, au lieu de travailler avec le reste du corps, elles oeuvrent contre lui.

Mais cette définition occulte beaucoup trop de choses. Tous les types de cancer ont des caractéristiques communes, mais le cancer n’est pas une maladie. Le cancer, c’est en fait des milliers de maladies. De chaque type de tissus peut naître différents types de cancer. Une division incontrôlable et anormale provenant d’une cellule de la moelle osseuse est très différente de celle qui se développe dans le pancréas. Les thérapies utilisées pour traiter ces cancers sont donc très différentes.

Dans certains domaines, nous avons fait des progrès incroyables. Par exemple, en ce qui concerne la leucémie infantile, le taux de survie à 5 ans était de moins de 10% dans les années 1960. Mais il était de plus de 90% en 2005.

Malheureusement, d’autres types de cancer se sont révélés plus entêtés, bien que chaque progrès de la recherche soit un pas de plus dans la bonne direction. Le cancer, c’est une suite de différentes maladies, mais cela se complique encore plus au niveau individuel.

Chacun d’entre nous est aussi unique qu’un flocon de neige : et il en va de même pour notre cancer, si nous avons la malchance d’en avoir un. Le cancer est une mutation de nos cellules si bien que ces versions malveillantes de nos cellules sont tout aussi uniques que nous. Chaque cellule cancéreuse transporte une copie altérée de notre schéma biologique, qui est différent de celui des autres.

De plus, les mutations d’un cancer sont elles-mêmes différentes d’un patient à un autre. Et cette diversité va encore plus loin. Un patient atteint d’une tumeur au poumon ou au sein a bien le cancer, mais les cellules contenues dans cette tumeur ne sont pas toutes les mêmes. Elles sont d’une grande diversité, chaque type transportant une variante altérée de notre propre code génétique. Autrement dit, même chez un seul individu, les cellules cancéreuses sont hétérogènes.

Alors, oui, c’est compliqué et cela rend le "cancer" difficile à combattre.

Pendant presque toute l’histoire de la médecine moderne, nous avons utilisé des thérapies contre le cancer, identiques pour tout le monde. Nous étudions une population de patients, testons un traitement et, s’il produit des améliorations statistiquement satisfaisantes, alors on s’en contente.

Les anciens traitements universels fonctionnent pour certaines personnes.

Pour d’autres, ce n’est pas le cas.

Et pour un grand nombre, l’un de ces traitements semble fonctionner pendant un temps, puis le cancer récidive. C’est parce que certaines cellules de ce mélange hétérogène qui constitue le cancer du patient résistent au traitement. Ces cellules survivent. Malheureusement, ce qui ne les tue pas les renforce.

Lorsque le cancer récidive, les nouvelles cellules sont souvent devenues résistantes au traitement censé les avoir éradiquées.

Cependant, là encore, notre manière d’envisager le traitement contre le cancer est en train d’évoluer profondément pour prendre en compte l’hétérogénéité de cette maladie.

Un nouveau tournant en matière de traitements du cancer
La recherche est en train de faire bouger les lignes. Grâce à de nouveaux diagnostics qui analysent l’expression génétique des cellules cancéreuses, nous commençons à adapter les traitements du cancer de façon individuelle aux patients.

Nombre de nouveaux traitements en cours de développement sont désormais mis au point avec des diagnostics personnalisés. Le traitement débute par des tests qui permettent d’identifier quelles caractéristiques, ou biomarqueurs, sont présentes chez chaque patient. Cela revient à analyser très précisément l’expression génétique du cancer – sa carte d’identité en quelque sorte.

Ces biomarqueurs permettent ainsi de déterminer plus précisément à quels risques est soumis chaque patient mais aussi et surtout de définir une stratégie thérapeutique personnalisée. Ainsi, de plus en plus souvent, les nouveaux traitements sont développés en s’accompagnant d’un diagnostic conçu pour définir s’ils fonctionneront bien dans un cas individuel.

La prometteuse lutte contre les cellules souches cancéreuses
Quant à la société que je vous recommande ce mois-ci dans NewTech Insider, elle amorce aujourd’hui un tournant en ce qui concerne deux thèmes bien connus de ceux qui investissent dans les biotechs : le cancer et les cellules souches.

Nous savons tous que le cancer est néfaste et que les cellules souches sont bénéfiques. Plus haut, je vous disais que les cellules cancéreuses d’un patient n’étaient pas toutes identiques. Cette théorie, aussi logique qu’elle puisse paraître, est en fait relativement nouvelle.

Jusqu’à présent, les chercheurs et les médecins pensaient que chaque cellule tumorale était capable de reconstituer intégralement une tumeur.

La nouvelle théorie, c’est qu’il existe des cellules souches cancéreuses (CSC) dont c’est la fonction.

Ces cellules souches cancéreuses ont été pour la première fois découvertes dans les années 1990, chez des patients atteints d’une leucémie myéloïde, un type de cancer du sang. Mais il a fallu près d’une vingtaine d’années pour que l’existence de ces CSC fasse vraiment l’unanimité dans la communauté scientifique. Des récents articles parus dans Nature sont enfin parvenus, grâce à des preuves scientifiques solides, à mettre presque tout le monde d’accord.

Les cellules souches "normales" ont le pouvoir de régénérer les tissus en se différenciant en nouveaux types de cellules. Les cellules souches cancéreuses en sont des doubles maléfiques capables de régénérer une tumeur.

Les traitements traditionnels du cancer disposent d’agents assez efficaces pour cibler des cellules cancéreuses normales mais pas assez puissants pour traiter les cellules souches cancéreuses. Dans ces traitements traditionnels, la tumeur va être presque totalement réduite – même au point de ne plus être décelable – mais les cellules souches cancéreuses survivent et, au bout du compte, la tumeur pourra se régénérer.

Mais, si vous disposez d’un traitement ciblant les cellules souches cancéreuses et que vous pouvez les éliminer, alors la tumeur peut être complètement et définitivement détruite. C’est une idée très exaltante et, dernièrement, elle a attiré l’attention d’investisseurs en capital-risque particulièrement sensibles aux idées d’avant-garde.

Les gens intelligents commencent à cerner le potentiel des thérapies axées sur les cellules souches cancéreuses et dans NewTech Insider, ce mois-ci, nous investissons dans une société qui est enj train de développer un traitement ciblant spécifiquement les cellules souches cancéreuses. Un énorme espoir pour la recherche, les malades et les investisseurs et qui est à découvrir dans NewTech Insider.

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Ray Blanco
Ray Blanco
Rédacteur en Chef de NewTech Insider et FDA Biotech Trader

Ray Blanco était le genre d’enfant qui reste des heures dans sa chambre tous les soirs, programmant des codes dans son ordinateur Timex Sinclair 1000.

Au collège, alors que la plupart des autres gamins étaient dehors à jouer au ballon, Ray était dans sa cave, tentant de construire ce qu’on appelle une « Chambre de Wilson » — un appareil ultra-refroidissant permettant de détecter les particules de radiations ionisantes.Puis il s’est mis à explorer les domaines de la robotique… de l’avionique… de la génomique… de la biotechnologie… Devenir plus intelligent, c’est ainsi que Ray s’amusait.

Et aujourd’hui, il combine sa passion de la technologie avec ses connaissances et son savoir-faire dans les domaines de la finance et des marchés boursiers au sein de la lettre NewTech Insider, dont il est co-rédacteur.

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