Ceci n’est pas une bulle sur les biotechs : profitons de l’idiotie ambiante

Rédigé le 25 janvier 2016 par | Nouvelles technologies Imprimer

Dernièrement, les investisseurs cultivent pour la Chine une obsession digne de Donald Trump. Les cours du pétrole leur font grincer des dents et ils mouillent littéralement leur pantalon face au ralentissement économique mondial.

Je comprends que débarrasser votre portefeuille des secteurs pénalisés par ces deux facteurs puisse paraître une bonne idée.

Mais pourquoi diable se délester des biotechs ? Imaginer que ces facteurs macro-économiques puissent affecter les biotechs revient à penser que les gens n’achèteront plus de médicaments lorsqu’ils seront malades.

C’est totalement stupide.

« Chéri, la Chine a encore dévalué sa monnaie et l’essence a chuté à 1,50 $ à la pompe. Annulons les vacances et l’achat de la nouvelle voiture et dis au docteur que je ne prendrai plus de médicaments pour soigner ma leucémie chronique… ».

Personne ne dirait jamais ça. Sans parler des vacances et de la Porsche…

Les craintes autour de la croissance mondiale, celle de la Chine ou de l’effondrement du pétrole sont bien réelles, et elles sont légitimes.

Mais quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi les cours du pétrole empêcheraient une biotech innovante de passer haut la main une évaluation « pivot » ?

Ou en quoi les problèmes de la Chine pourraient provoquer le rejet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché déposée auprès de la FDA ?

Voire même en quoi une véritable récession remettrait en question le chiffre d’affaires fulgurant généré par une nouvelle thérapie susceptible de sauver des vies et demandée à cor et à cri ?

Et même si une terrible récession survenait, elle ne pourrait rien contre la démographie. Les « baby-boomers » commencent à vieillir. Coup sur coup, nous venons de perdre deux icones de la musique de cette génération : David Bowie et Glenn Frey, le guitariste des Eagles, cette semaine.

Ces deux superstars sont nées pendant le baby-boom. Nous sommes à l’avant-garde d’une déferlante de cheveux gris qui va s’abattre sur la totalité du monde développé.

Soyons honnêtes : les dépenses liées aux soins de santé ne vont pas se désintégrer. Les gens vieillissent. Les personnes âgées sont plus souvent malades. Elles sont plus souvent exposées à des maladies potentiellement mortelles. Et elles ont désespérément besoin de médicaments.

Un monde développé a besoin de nouveaux produits pharmaceutiques, biologiques et de nouveaux instruments médicaux permettant de réaliser des économies et d’augmenter la durée de vie – ou du moins de vivre en meilleure santé, plus longtemps.

Cela n’a pas qu’un sens économique abstrait. Il s’agit de vous et de moi. Comme tout le monde, les personnes âgées désirent être en bonne santé le plus longtemps possible. C’est particulièrement le cas de ces baby-boomers amateurs de bien-être. Historiquement, lorsqu’un baby-boomer veut quelque chose, il l’obtient. Les traitements développés actuellement ne vont pas disparaître. Ils seront encore là lorsque j’en aurai besoin, moi qui appartiens à la Génération X (ceux qui sont nées entre 1966 et 1976).

Ce que je veux dire, c’est qu’il faudrait que ce soit la fin du monde tel que nous le connaissons pour que les facteurs économiques affectent véritablement les perspectives à long terme des biotechs.

Alors pendant que les moutons de Panurge prennent la poudre d’escampette, les investisseurs intelligents sont en alerte et achètent des biotechs plus que prometteuses à prix cassé.

En voici un exemple : entre l’été 2015 et vendredi dernier, la société finlandaise Biotie Therapies (BITI-Nasdaq, en ADR) a vu son cours s’effondrer de 45%. Les poules mouillées ont pris la fuite alors même que Biotie venait de faire avancer son portefeuille de développement.

Actuellement, Biotie développe de multiples traitements contre Parkinson et Alzheimer : l’un d’eux se situe même en Phase 3. Ces deux maladies sont fortement liées au vieillissement et toutes deux coûtent extrêmement cher non seulement aux patients mais aux Etats.

Mardi dernier, le 19 janvier, on apprenait qu’Acorda Therapeutics rachetait la société pour 363 millions de dollars. Grâce à cela, les actions Biotie ont grimpé de 88% du jour au lendemain. Désormais, Acorda détient les droits sur une précieuse série de médicaments relatifs à Parkinson et à Alzheimer.

BITI

Vous devez vous dire : « C’est ça, mais regardez à quel point les biotechs ont grimpé au cours des cinq dernières années. C’est une BULLE ! ».

Ah bon ? Cette semaine, un article de Jake King, paru dans Forbes, a attiré mon attention. Il se penche sur la tendance à long terme des biotechs en observant un graphique logarithmique de l’indice NYSE Arca Biotech, remontant à 1992, c’est-à-dire aux balbutiements de la biotechnologie.

Voici ce que cela donne :

BTK

Au cours de ces 24 dernières années, le secteur des biotechs a doublé environ tous les quatre ans. Cela se tient. En tant que tout nouveau secteur, celui des biotechs a connu une incroyable progression au cours de ces 25 dernières années.

Mais en réalité, nous n’avons qu’effleuré le potentiel des biotechs. Ce marché est loin d’avoir atteint sa maturité. Chaque jour, de nouvelles découvertes sont réalisées en s’appuyant sur celles qui précèdent.

L’une de ces dernières découvertes majeures, c’est la technologie CRISPR, une nouvelle façon d’éditer les gènes de n’importe quelle forme de vie dotée d’ADN. Non seulement ceux de bactéries, de vers de terre ou de maïs… mais aussi votre ADN. Avec le CRISPR, nous pouvons éliminer ou réécrire certains gènes défectueux à l’intérieur de notre corps.

Nous pourrons, par exemple, modifier un gène relatif à la mutation des cellules cancéreuses, ou à une maladie rare. Voire même empêcher que vous soyez victime d’un cancer ou d’une crise cardiaque dans 60 ans.

Imaginez encore que l’on parvienne à modifier des gènes pour ralentir ou stopper notre vieillissement : le monde ne serait plus jamais le même.

La technologie CRISPR est passionnante et ceux qui l’ont découverte devraient être, un jour ou l’autre, récompensés par un Prix Nobel.

Un récent article racontant l’histoire de la découverte du CRISP a été publié dans Cell. Il s’intitule « The Heroes of CRISPR » et il a déclenché une sacrée bataille sur la question de savoir qui a participé ou non au processus de découverte.

Un féroce débat sévit également à propos des droits de propriété intellectuelle relatifs au CRISPR, conséquence malheureusement logique du potentiel commercial de cette technologie et qui, selon les estimations, va de l’astronomique à l’inestimable.

Alors non, les biotechs ne sont donc pas mortes et ce n’est donc vraiment pas le moment de paniquer.

Pour nous, l’heure est venue de garder les yeux ouverts afin de dénicher des opportunités d’achat dans des biotechs prometteuses, prêtes à prendre leur envol, et à vous rapporter de jolis profits.

C’est tout l’intérêt de ce massacre de 2016 : nous allons pouvoir acheter de merveilleuses biotechs à des cours extrêmement bas. Attendez juste mon signal pour vous renforcer, ou pour savoir quelles biotechs acheter.

Profitons donc de l’idiotie ambiante, elle va beaucoup nous rapporter. Et pour cela rendez-vous dans FDA Biotech Trader.

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Ray Blanco
Ray Blanco
Rédacteur en Chef de NewTech Insider et FDA Biotech Trader

Ray Blanco était le genre d’enfant qui reste des heures dans sa chambre tous les soirs, programmant des codes dans son ordinateur Timex Sinclair 1000.

Au collège, alors que la plupart des autres gamins étaient dehors à jouer au ballon, Ray était dans sa cave, tentant de construire ce qu’on appelle une « Chambre de Wilson » — un appareil ultra-refroidissant permettant de détecter les particules de radiations ionisantes.Puis il s’est mis à explorer les domaines de la robotique… de l’avionique… de la génomique… de la biotechnologie… Devenir plus intelligent, c’est ainsi que Ray s’amusait.

Et aujourd’hui, il combine sa passion de la technologie avec ses connaissances et son savoir-faire dans les domaines de la finance et des marchés boursiers au sein de la lettre NewTech Insider, dont il est co-rédacteur.

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