Les biotech font de la résistance face à Donald Trump

Rédigé le 19 janvier 2017 par | Nouvelles technologies Imprimer

Depuis que Donald Trump a donné sa première conférence de presse mercredi 11 janvier, on n’entend plus parler que de « fake news « , de fausses informations. Le président-élu et la presse traditionnelle entretiennent des relations très compliquées, accentuées par la campagne américaine, mais surtout pour la stratégie de communication via Twitter privilégiée par Trump depuis son élection.

La presse traditionnelle – et tout particulièrement la presse écrite – sont sur la pente déclinante. Elle pourrait même ne pas survivre à la présidence Trump. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dans NewTech Insider, je vous ai proposé d’investir sur une des valeurs phares des nouveaux médias.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas sur le sort de la presse que j’aimerais revenir mais sur celui des entreprises biotechnologiques.

Le cours des biotech et des entreprises pharmaceutiques a en effet fait un petit tour de grand huit après que Trump a affirmé que le secteur « commettait des crimes en toute impunité » dans la fixation du prix des médicaments.

Le président-élu a également affirmé qu’il souhaitait que le plus grand organisme d’assurance médicale du pays, Medicare, ait la possibilité de négocier le prix des médicaments.

Ses commentaires ont fait une peur bleue aux biotech, et l’indice de référence Nasdaq Biotech Index (NBI) a décroché de 3% après le discours de Trump.

Tout l’inverse de l’évolution des marchés depuis le mois de novembre, en somme. Le secteur des biotech a jusqu’à présent été plutôt porteur, alors que les investisseurs s’attendaient à ce que Trump autorise des changements destinés à accélérer le développement de nouveaux médicaments – et à réduire le coût de ce processus.

Mais soyons réalistes : le ciel n’est pas soudain tombé sur la tête des biotech, et ce même si Trump autorise une négociation des tarifs.

Pour commencer, quelles entreprises pharmaceutiques souffriraient le plus d’un changement éventuel dans notre système de fixation du prix des médicaments ? Les premières victimes seront les entreprises qui exploitent des lacunes réglementaires pour protéger d’anciens traitements dont les brevets ont expiré, et ce alors même qu’elles devraient être obligées de faire face à la concurrence des génériques.

Je pense, par exemple, à Martin Shkreli, qui n’a pas hésité à réaliser de petits tours de magie réglementaire et commerciale chez Turing Pharmaceuticals pour faire légalement augmenter de plus de 5 000% le prix d’un traitement vieux de 63 ans. Si Trump parvient à faire changer les choses, des pratiques de ce genre ne seront plus possibles – et cela sera une excellente nouvelle pour tous, patients, organismes de santé comme biotech.

Nombre de géants pharmaceutiques, en panne de nouveaux traitements, ont aussi choisi d’augmenter fréquemment et radicalement les prix pour améliorer leur chiffre d’affaires. Ces augmentations portent le plus souvent sur des médicaments proches de la date d’expiration de leurs brevets. Là encore, des pratiques dont nous nous passerons allègrement.

Le prix de ces médicaments pourrait être négocié à la baisse par Medicare si l’institution en avait le droit. Des versions génériques de ces médicaments existent et pourraient être rendues disponibles par un changement du cadre réglementaire de la FDA.

Les gens semblent aussi oublier que l’un des grands programmes de Medicare, Advantage, négocie déjà le prix des médicaments par le biais des entreprises d’assurances qui le gèrent, et que le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête.

Dernier point que je voudrais souligner : en pourcentage du coût global des dépenses de santé, le prix des médicaments n’a pas augmenté depuis des décennies. Les augmentations médiatiques du prix de certains traitements ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt.

Quand l’innovation prime

Une possible négociation à la baisse du cours des médicaments ne concernera pas les biotech que je vous recommande dans FDA Biotech Trader ou NewsTech Insider.

Pourquoi suis-je si sûr de moi ?

Parce que ces biotech développent de nouveaux et innovants traitements… De nouveaux traitements qui pourront pratiquer des prix élevés – justifiés par les années de recherche et développement nécessaires pour mettre sur le marché un médicament efficace –, et ce même si Medicare est autorisée à négocier les tarifs.

De mon point de vue, mettre fin à la capacité monopolistique qu’ont certaines entreprises du secteur à fixer leurs prix pourrait même bénéficier aux biotech que je vous recommande !

Face au tarissement de leurs revenus, nombre de « big pharmas » seront forcées de faire le choix de l’innovation. Si elles ne le font pas, elles mourront – et seront remplacées par des biotech innovantes, qui n’hésitent pas à investir des millions de dollars dans le développement dans des médicaments capables de sauver des vies.

Les grands dinosaures de l’industrie pharmaceutique pourraient aussi rapatrier une partie de leurs profits off-shore si le gouvernement Trump abaisse le taux d’imposition ou les exonère. Il leur sera alors d’autant plus facile de financer le rachat de petites biotech américaines. En rachetant des médicaments ou des biotech, les « big pharmas » pourront rester en lice dans la course à l’innovation. Et pour les investisseurs que nous sommes, ces rachats qui se profilent sont une excellente opportunité d’investissement.

N’oublions pas non plus que nombre de nouveaux traitements permettent de faire faire des économies, même s’ils sont chers. C’est par exemple le cas d’un médicament qui rendrait inutile une opération chirurgicale ou une prise en charge médicale sur le long terme.

Et comment fixer le prix d’un traitement qui peut aider un enfant atteint d’une maladie rare à vivre une vie normale… ou sauver une vie qui aurait été perdue ? Cela peut paraître mélodramatique, mais c’est la réalité des biotech.

Quand une entreprise développe un traitement dérivé du cannabis qui permet de réduire les crises d’épilepsie d’un enfant, il améliore non seulement la vie de ce jeune patient mais il permet aussi de réduire le coût des traitements et des soins qui lui sont nécessaires.

Quand une biotech met sur le marché un nouvel et puissant antalgique, elle permet de réduire l’important coût financier lié à l’addiction aux opiacés. Et ne parlons même pas de l’aspect humain.

Quand une autre biotech met sur le marché un nouveau traitement qui améliore les chances de survie de patients atteints du cancer (et fournit des données cliniques approuvées par la FDA pour le prouver), elle peut négocier et obtenir un prix plus élevé sans aucune difficulté.
[NDLR : Tous ces exemples n’ont pas été choisis au hasard : toutes ces biotech font partie de la sélection de biotech innovantes que vous propose Ray dans FDA Biotech Trader. Les biotech qui n’ont pas peur de Trump sont à retrouver dans FDA Biotech Trader]

Ces traitements innovants seront en outre protégés pendant des années par leurs brevets. Les organismes de tiers-payant comme Medicare, devront les rendre disponibles après négociation, mais ces produits resteront très profitables.

Les patients demanderont un accès aux derniers traitements susceptibles de leur sauver la vie, et quiconque tenterait de bloquer ce processus commettrait un véritable suicide politique. Aucun sénateur américain ne rêve que des électeurs furieux lui téléphonent en hurlant que leur mère n’a pas accès à un nouveau traitement dont elle a besoin pour un problème de santé grave.

Trump exerce une pression sur les entreprises pharmaceutiques pour les pousser à innover. Celles qui le font obtiendront des milliards de dollars de revenus dans l’avenir.

Je m’attends donc à l’arrivée de très nombreux nouveaux médicaments dans les mois et années qui viennent – et à une multiplication de nos occasions d’investir.

Trump ou pas, l’innovation paiera.

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Ray Blanco
Ray Blanco
Rédacteur en Chef de NewTech Insider et FDA Biotech Trader

Ray Blanco était le genre d’enfant qui reste des heures dans sa chambre tous les soirs, programmant des codes dans son ordinateur Timex Sinclair 1000.

Au collège, alors que la plupart des autres gamins étaient dehors à jouer au ballon, Ray était dans sa cave, tentant de construire ce qu’on appelle une « Chambre de Wilson » — un appareil ultra-refroidissant permettant de détecter les particules de radiations ionisantes.Puis il s’est mis à explorer les domaines de la robotique… de l’avionique… de la génomique… de la biotechnologie… Devenir plus intelligent, c’est ainsi que Ray s’amusait.

Et aujourd’hui, il combine sa passion de la technologie avec ses connaissances et son savoir-faire dans les domaines de la finance et des marchés boursiers au sein de la lettre NewTech Insider, dont il est co-rédacteur.

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