Un regard sur l’avenir : la révolution des voitures autonomes

Rédigé le 14 décembre 2016 par | Nouvelles technologies Imprimer

D’ici 2025, tous les grands constructeurs automobiles mettront sur le marché des voitures sans conducteur. Les gros titres des publications spécialisées laissent à croire que cette tendance arrive plus vite que ce que l’on constate en réalité.

Mais je pense que le chemin vers une autonomie totale de nos véhicules sera plus long que celui de la plupart des tendances technologiques mieux connues.

Dans un secteur où les rappels de marchandise sont fréquents et souvent graves, les défis en matière de technologie et de responsabilité légale sont considérables. Et ralentissent le progrès.

La transition vers des véhicules autonomes ne sera peut-être pas aussi rapide que ce que certains pensent, mais l’industrie automobile est déjà en train de faire des progrès majeurs pour automatiser leurs nouveaux modèles.

Ce n’est qu’un début. Bientôt, cette technologie atteindra sa vitesse de croisière.

Et soyons clair : aucun investisseur n’a jamais fait fortune en pariant sur une technologie déjà bien établie.

Nos voitures sont de plus en plus capables de se conduire elles-mêmes, et à mesure que cette technologie progresse, les opportunités d’investissement et de gains augmentent. 2017 devrait être l’année où l’automatisation des voitures finira par percer.

Le long chemin vers les véhicules autonomes

Vous pouvez aller voir chez un bon concessionnaire ; la capacité de freiner ou de se garer sans l’aide du conducteur, de détecter un piéton distrait ou d’éviter des collisions potentielles est aujourd’hui ajoutée de série à de nombreux modèles haut-de-gamme.

Automatiser la direction est une étape cruciale mais pas particulièrement complexe : de minuscules caméras installées à l’avant du véhicule détectent le marquage au sol (lignes blanches, stop, etc.) et envoient les informations à un ordinateur de bord. Celui-ci interprète l’image obtenue. Il décide s’il s’agit bien de lignes indiquant la chaussée, et si c’est le cas, il envoie un flux constant d’informations à des servomécanismes qui ajustent la direction vers la gauche ou la droite pour rester entre les lignes.

Trop compliqué ? C’est pourtant un jeu d’enfant pour la technologie autonome disponible actuellement.

D’autres systèmes plus avancés sont capables non seulement de détecter les objets sur la route, mais aussi de les identifier. L’oeil électronique de Mercedes, par exemple, connecte des caméras à un ordinateur de bord à l’aide d’un logiciel d’imagerie en 3D et comprend une base de données de plus de 1,5 million d’images. L’ordinateur peut ainsi faire la différence entre une boîte en carton, une flaque ou un enfant sur un tricycle.

Si votre voiture n’est pas dotée de ce genre de caractéristiques, vous pouvez installer les add-ons vendus par des entreprises comme Gosher et MobilEye.

Tout cela ne fait qu’effleurer la surface de ce qui est disponible aujourd’hui… et de ce qui nous attend encore.

Des avancées comme celles-ci nous font progresser dans ce que l’administration américaine des autoroutes appelle le « niveau 2 » des véhicules automatisés.

Il en existe cinq. Les voitures de niveau 0 sont des tas de tôle et de plastique sans cervelle. Les voitures de niveau 1 effectuent des tâches simples, et peuvent par exemple contrôler la vitesse de croisière. Les véhicules de niveau 2 ont toute une série d’options automatisées, la fonction « Autopilot » de Tesla étant l’exemple le plus célèbre.

Les voitures de niveau 4 sont des véhicules automatisés capables de fonctionner dans une zone limitée, comme dans un parc industriel ou dans un quartier.

Avec le niveau 5, vous pouvez faire une sieste sur le siège arrière pendant que la voiture vous amène là où vous le souhaitez.

Et le niveau 3, vous demandez-vous certainement ?

Les constructeurs automobiles hésitent à s’y aventurer. Le niveau 3 est un partage de contrôle entre le conducteur et le véhicule. Il soulève des problématiques complexes : en cas d’urgence, que se passe-t-il si le conducteur et la voiture supposent tous les deux que l’autre va prendre le contrôle ? Qui remplira quelle tâche ? Le constructeur et le conducteur ne risquent-ils pas de s’accuser l’un l’autre en cas d’accident ?

Plusieurs entreprises automobiles espèrent éviter ces considérations en passant directement au niveau 4. Ford promet par exemple de mettre des véhicules de niveau 4 sur le marché d’ici 2021.

La grande tendance pour 2017

Les véhicules sans pilote arriveront petit à petit, mais leur avènement sera plus rapide dans le domaine commercial, où les camions et les véhicules de transport pourront être mieux contrôlés sur des itinéraires définis.

Les utilitaires commerciaux, notamment dans les régions où les itinéraires et le rythme du trafic routier sont accommodants, suivront les camions sans conducteurs dans cette évolution. La tendance est déjà en marche et se confirmera en 2017.

Otto Otto, une start-up qui met au point des camions autonomes, a développé un partenariat avec Budweiser pour lancer le premier système de livraison autonome

Ces technologies deviendront bientôt disponibles et devraient avoir un effet boule de neige.

Elles seront présentes dans la cyber-sécurité, la réalité augmentée et sur le marché du travail. Il ne s’agit pas simplement de caméras montées sur votre voiture, mais bien d’une avancée qui pourrait révolutionner plusieurs secteurs.

Gardez un oeil sur ce domaine. [NDLR : 2017 devrait donc voir l’émergence d’une autonomisation de plus en plus grande de nos véhicules.

Ray Blanco et Gerald Celente ont déjà misé sur cette grande tendance en recommandant à leurs lecteurs de NewTech Insider une entreprise dont les services sont au coeur de cette évolution de long terme. Tous les plus grands constructeurs automobiles de la planète l’ont choisie pour équiper leurs modèles pour les rendre de plus en plus autonomes… Il est temps pour vous de parier sur la voiture de demain]

Mots clé : - - - - -

Gerald Celente
Gerald Celente

Gerald Celente est un prévisionniste, auteur et consultant renommé. Il a fondé le Trends Research Institute en 1980. Depuis plus de 35 ans, ses prévisions de tendance ont permis d’anticiper de nombreuses grandes tendances – et se sont transformées en investissements profitables. Il a fait plusieurs apparitions sur CNN, Fox News et dans les émissions CBS Morning News, NBC Nighly News et Good Morning America.

Contributeur régulier de NewTech Insider, Gerald vous présente les tendances technologiques émergentes pour vous aider à investir en amont.

Laissez un commentaire