Ray Blanco – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 S’adapter ou mourir… la grande distribution chercher son salut grâce à l’intelligence artificielle http://quotidienne-agora.fr/grande-distribution-intelligence-artificielle/ http://quotidienne-agora.fr/grande-distribution-intelligence-artificielle/#respond Tue, 14 Nov 2017 11:00:48 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70661 grande distribution vs intelligence artificielle

Dans les années qui viennent, l'intelligence artificielle (IA) va tout changer, de notre compréhension de l'univers à l'utilisation de notre smartphone en passant par la sécurité, la médecine, les transports (pensez aux voitures sans conducteur), etc.

Mais l'intelligence artificielle va aussi bouleverser des secteurs dont on parle moins, dont celui de la grande distribution. Les magasins "réels" savent aujourd'hui qu'il est crucial de se mettre au goût du jour s'ils souhaitent rester concurrentiels face aux entreprises en ligne comme Amazon.

Petit exemple : vous vous rendez dans un magasin du centre commercial le plus proche de chez vous. Une opération est en cours : 40% de réduction sur certains articles. Vous avez des questions, mais aucun vendeur n'est disponible. Les vêtements sont sens dessus dessous, et vous n'arrivez pas à déterminer ce qui est à 40% et ce qui n'est pas soldé. Vous regardez autour de vous, espérant trouver de l'aide, mais personne ne vient. Lassé de patienter, vous partez, frustré. Une expérience d'achat plutôt habituelle, n'est-ce pas ?

Ce scénario peut arriver aujourd'hui, mais risque de ne plus être crédible très longtemps. Imaginez maintenant un avenir proche : vous interagissez avec un assistant shopping personnalisé, un automate alimenté par une intelligence artificielle, et vous ne quittez pas le magasin mécontent.

La grande distribution se convertit à l'intelligence artificielle

C'est loin d'être de la science-fiction. La révolution de l'intelligence artificielle est déjà en marche dans des secteurs comme l'industrie, le transport et la finance. Aujourd'hui, des intelligences artificielles sont utilisées dans des magasins de grande distribution bien réels.

Les conséquences seront spectaculaires. Il y a quelques semaines, la conférence Shoptalk, un vrai who's who pour les directeurs de la grande distribution et les experts de l'industrie, s'est tenue à Copenhague au Danemark.

Le consensus quasi-universel, à la fin de la conférence, était que l'intelligence artificielle allait, à l'avenir, jouer un rôle clé dans le succès de la grande distribution traditionnelle. "La leçon est simple : il faut s'adapter ou mourir...", remarquait l'un des participants.

Et ce n'est pas à prendre à la légère. Un rapport récent de Gartner sur ce secteur prévoyait que d'ici 2020, 85% de toutes les interactions clients seraient gérées par des logiciels d'IA et que 30% de toutes les entreprises emploieraient une IA dans au moins un processus de vente.

Les prévisions sont claires, et les acteurs qui refuseront de s'adapter devront faire face aux conséquences. Le responsable produit d'eBay le formule ainsi :

"L'importance de l'IA dépasse celle de l'Internet et du mobile à elles deux. D'ici 2020, si nous ne nous sommes pas correctement positionnés sur cette technologie, si elle ne constitue pas une partie intégrante et significative de notre activité... nous sommes dans un état de mort cérébrale."

Mieux connaître les clients grâce à l'intelligence artificielle

Beaucoup d'acteurs traditionnels investissent déjà lourdement dans l'IA. Des entreprises comme Levi's, Burberry, Neiman Marcus, North Face et Urban Outfitters (pour n'en citer que quelques-unes...) savent toutes ce qui est en jeu. S'ils veulent rester concurrentiels sur le marché en pleine expansion de l'e-commerce, les IA sont un "must" pour les acteurs traditionnels.

Les besoins du big data sont une force motrice puissante qui alimente les progrès récents de l'IA. Les distributeurs "réels" sont aujourd'hui inondés d'informations. Ils ont des tonnes de données clients disponibles mais n'ont pas la moindre idée de la meilleure manière de les utiliser !

L'IA résout ce problème en extrayant le sens de ces informations, et en offrant une manière moins chère et plus rapide de mener des analyses complexes.

L'IA permet aux distributeurs de comprendre les données de leurs clients de manière plus intelligente. Elle est utilisée pour prédire les préférences de style des consommateurs et pour apporter des changements à ces préférences de manière instantanée, ce qui permet d'économiser du temps et de l'argent.

Les capacités prédictives des IA sont aussi une manière unique, pour les distributeurs traditionnels, d'utiliser des technologies de pointe afin de rester au fait des préférences de leurs consommateurs.

Certains utilisent d'ailleurs les IA comme des sortes de chaluts, pour filtrer des milliers de sites d'e-commerce et déterminer exactement quels sont les produits les plus vus, jour après jour. Ils peuvent ainsi savoir d'avance quels sont les envies et les besoins de leurs consommateurs et s'assurer que l'offre produit est la plus récente et la plus adaptée possible.

La compétitivité des prix est une autre manière qui permet aux magasins et aux consommateurs de bénéficier de la mise en oeuvre de l'intelligence artificielle.

En utilisant un moteur d'apprentissage machine basé sur des règles précises, les acteurs de la grande distribution peuvent optimiser instantanément les prix fixés sur la base de facteurs extérieurs divers, comme l'inventaire, les produits épuisés chez les concurrents, et les opérations promotionnelles d'autres magasins, ce qui vous permet d'obtenir systématiquement le meilleur prix.

Un magasin pourrait par exemple utiliser la technologie de l'IA pour mettre en oeuvre des règles de détermination des prix qui permettraient de vendre systématiquement un article donné pour 10% de moins que d'autres concurrents en ligne. Parce que tout le monde aime gagner un peu de temps et d'argent, n'est-ce pas ? Et ce n'est que l'une des manières qui permettront à l'IA de changer le visage de la grande distribution traditionnelle.

Des idées sont constamment en train d'ouvrir de nouvelles pistes. Si vous cherchez une vraie révolution pour le secteur, il n'y a pas de meilleur exemple que l'IA.

La tendance continue de prendre de l'ampleur, et il ne fait aucun doute que l'IA changera fondamentalement la grande distribution telle que nous la connaissons aujourd'hui, et permettra au secteur de devenir infiniment plus fort.
[NDLR : Dans le tout nouveau numéro de NewTech Insider, Ray Blanco vous recommande un des leaders historiques de l'intelligence artificielle. Une entreprise dont l'IA est partie à la conquête du monde... Un conquérant à découvrir dans NewTech Insider]

Cet article S’adapter ou mourir… la grande distribution chercher son salut grâce à l’intelligence artificielle est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/grande-distribution-intelligence-artificielle/feed/ 0
OneWeb veut révolutionner l’Internet haut débit http://quotidienne-agora.fr/oneweb-internet-haut-debit/ http://quotidienne-agora.fr/oneweb-internet-haut-debit/#respond Fri, 06 Oct 2017 09:30:49 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70399 OneWeb Révolution internet

Hier, nous avons vu que nous étions de plus en plus nombreux à vouloir couper le cordon, celui de notre ligne téléphonique, de notre télévision câblée... ou encore celui de notre connexion Internet.

Mais comment se passer de cette connexion filaire à Internet ? La question ne relève pas seulement d'une "câblo-phobie", elle concerne aussi la moitié de la population mondiale qui n'a pas accès à Internet en grande partie parce qu'elle vit dans des régions dans lesquelles les infrastructures ne permettent pas l'établissement d'une connexion classique.

Économiquement, comme je vous le disais hier, il est irréaliste d'envisager connecter des lieux isolés, où la population est faible.

Heureusement, il existe une solution : la connexion via satellite.

La solution des satellites

L'idée d'utiliser les satellites a plus d'un demi-siècle, mais elle n'a jamais été assez perfectionnée pour connecter le monde à l'Internet à grande vitesse.

Les premières fusées suffisamment développées pour alimenter l'idée de placer des objets en orbite furent mises au point un peu après la Seconde Guerre mondiale.

L'auteur de science-fiction Arthur C. Clarke émit alors la théorie que trois satellites, placés à la bonne orbite, pourraient servir de relais radio et couvrir ainsi la Terre entière. A la bonne altitude, ils pourraient rester stationnaires par rapport à la surface terrestre, tout en maintenant un contact "visuel" les uns avec les autres. A eux trois, ils permettraient alors à la planète entière de communiquer par radio.

Les idées de Clarke furent testées au début des années 1960, avec les premiers satellites de communications, comme Telstar.

Aujourd'hui, il y a beaucoup de satellites sur ces orbites, vers 35 000 kilomètres d'altitude. Ils sont gros, et font à peu près la taille d'un bus scolaire.

35 000 kilomètres, c'est une longue distance qui ne permet pas de communiquer instantanément. Peu importe la qualité de la technologie : nous dépendons toujours de la vitesse de la lumière. Et il faut environ une demi-seconde à un signal radio pour atteindre le satellite et revenir à la surface. C'est trop lent... et trop cher.

Mais la technologie a changé. Grâce à la miniaturisation des circuits, nous pouvons construire des satellites de communication plus petits que jamais. Les toutes dernières technologies de radiofréquences permettent des connexions nettement plus rapides à partir de satellites à plus basse altitude.

OneWeb veut révolution la connexion par satellite

Une nouvelle génération de satellites pourrait révolutionner la manière dont des millions de personnes se connectent à Internet, et c'est précisément le projet d'une entreprise appelée OneWeb, basée à Arlington en Virginie.

OneWeb a été fondée en 2012 par Greg Wyler, entrepreneur et inventeur technologique, lauréat 2015 du Prix de l'innovation Arthur C. Clarke.

OneWeb tente de concrétiser une idée que Wyler a eue il y a des années déjà... rendre Internet accessible partout dans le monde.

Wyler a déjà connu de grands succès dans le domaine des communications par satellite. Avant le lancement de OneWeb, il a fondé O3b Networks. Aujourd'hui, l'entreprise exploite 12 satellites qui proposent un accès à Internet dans des zones rurales en Afrique.

Wyler a également travaillé chez Google, et aidé le géant technologique à développer de nouvelles technologies satellitaires.

La mission de OneWeb est d'amplifier cette idée et d'étendre l'accès à Internet gratuit au monde entier via satellites. Le projet de OneWeb ne se différencie pas que par la taille. Les satellites auront une orbite nettement plus proche de la surface terrestre – à seulement 1 200 kilomètres. Les connexions seront donc nettement plus rapides, et capables de faire concurrence aux réseaux terrestres.

Au sol, les gens pourront faire monter des antennes de réception sur les écoles, les maisons, voire les voitures. Les navires en mer ou les avions pourront se connecter à grande vitesse. Les émetteurs-récepteurs devraient atteindre des vitesses de téléchargement situées entre 50 et 100 Mo par seconde. Les vitesses de mise en ligne devraient être la moitié de cela... soit le double de la vitesse moyenne aux Etats-Unis actuellement.

Et tout cela devrait aussi être nettement moins onéreux. La mise en orbite de transmetteurs aériens auxquels tout le monde pourra se connecter sera nettement moins chère que l'installation de centaines de millions de kilomètres de câbles en fibre optique.

Il y a de la place dans le ciel, mais il y a tout de même une chose rare qui est nécessaire au fonctionnement d'une constellation de satellites de communication : la bande passante.

Heureusement, OneWeb a gagné son combat pour l'utilisation de portions qui lui permettront de garantir une connectivité à grande vitesse.

En juin 2017, la Commission fédérale des communications, aux États-Unis, a autorisé OneWeb à accéder au marché américain avec une constellation de plus de 700 satellites. C'est la toute première autorisation reçue pour une constellation de ce type. OneWeb a déjà des relations avec les plus grands services de lancement de fusées.

Depuis sa création, l'entreprise soigne ses relations avec SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, et travaille avec Arianespace. Virgin Galactic lancera aussi des satellites OneWeb, ce qui n'a rien d'étonnant étant donné que Virgin Group était, avec Qualcomm, l'un des premiers investisseurs de l'entreprise de Wyler.

Même Blue Origin, une entreprise aérospatiale lancée par Jeff Bezos, a signé un contrat avec OneWeb pour des lancements à partir de 2020.

Mais il ne sera sans doute pas nécessaire d'attendre que la nouvelle fusée de Blue Origin soit disponible en 2020. OneWeb a l'intention de commencer à lancer sa constellation l'an prochain. Si tout se déroule comme prévu, l'entreprise pourrait commencer à proposer un accès rapide à Internet dans quelques mois.

J'aimerais pouvoir vous dire que vous pouvez investir dans des actions OneWeb dès aujourd'hui, mais l'entreprise n'est pas cotée en Bourse. Vous pouvez cependant acheter une part de cette entreprise capable de révolutionner le marché en investissant dans l'une des entreprises les plus innovantes que je connaisse...
[NDLR : Une valeur qui est au coeur de la dernière recommandation de Ray dans NewTech Insider. Vous y découvrirez aussi les trois valeurs "pelles et pioches" que Ray a choisies pour vous faire profiter de la bulle cryptos, blockchain et Bitcoin. Pour en savoir plus...]

 

 

http://quotidienne-agora.fr/internet-satellite-investissez/

Cet article OneWeb veut révolutionner l’Internet haut débit est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/oneweb-internet-haut-debit/feed/ 0
Internet par satellite : coupez le cordon, et investissez ! http://quotidienne-agora.fr/internet-satellite-investissez/ http://quotidienne-agora.fr/internet-satellite-investissez/#respond Thu, 05 Oct 2017 09:30:08 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70386 internet par satellite

En matière de technologie, je dois parfois lutter contre mes instincts animaux et jeter les vieux gadgets qui s'accumulent sous une épaisse couche de poussière dans mes placards ou mon garage.

Vous savez ce que c'est : qui n'a pas une boîte pleine de vieux téléphones, de disquettes et de câbles cachée dans un coin ? J'ai récemment décidé de jeter des copies, jamais ouvertes et toujours sous plastique, de vieux logiciels comme DOS 6.22 et Windows 3.1. Ce logiciel est sorti il y a plus de 20 ans... une éternité pour un système d'exploitation.

La rapidité à laquelle une technologie peut devenir obsolète est stupéfiante. Prenez mon ancien BlackBerry, il me semblait l'avoir remplacé hier... jusqu'à ce que je le sorte de sa boîte pour le comparer avec mon téléphone Android, relativement neuf. Il me paraît maintenant à la limite du préhistorique.

"Du passé, faisons table rase" ne s'applique pas qu'aux logiciels et au matériel, mais aussi à des services basés sur la technologie que nous utilisons au quotidien. Nous sommes de plus en plus nombreux à décider de débrancher les câbles. Les téléphones fixes, Internet... tout ce qui nécessite un cordon.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais si je pouvais trouver un moyen d'éviter d'avoir affaire à des géants de la télécommunication comme Comcast et Verizon aux Etats-Unis ou Orange et Free en France... je le ferais immédiatement.

Aujourd'hui, je veux vous parler d'une entreprise qui cherche à nous aider à nous détacher encore un peu plus de nos câbles en tout genre. Elle dispose d'une gamme de solutions technologiques capable, selon moi, de transformer les communications sans fil... et de vous aider à faire de beaux profits.

Avez-vous coupé le cordon ?

Les nouvelles technologies nous offrent toujours plus d'options, et il est plus facile que jamais de "débrancher".

J'ai débranché mon téléphone filaire il y a des années déjà. Je suis passé au tout-mobile il y a maintenant 15 ans. J'ai également beaucoup utilisé les solutions logicielles : des services comme Skype offrent beaucoup plus de possibilités que l'ancienne technologie. Je n'ai jamais regretté mon téléphone fixe, et je n'y ai plus jamais repensé.

A l'époque, j'étais une exception, mais les choses sont différentes aujourd'hui. De nombreuses enquêtes aux Etats-Unis, effectuées notamment par le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) et les Instituts nationaux de santé, montrent qu'en 2016, pour la première fois, plus de la moitié des foyers américains utilisaient uniquement le sans fil pour téléphoner.

Plus récemment, j'ai décidé de franchir une nouvelle étape. Ma famille et moi-même utilisons de moins en moins le câble. Grâce aux services de streaming en ligne, nous pouvons regarder ce que nous voulons quand nous le voulons. Mes enfants n'utilisent plus du tout la télévision câblée, et préfèrent utiliser YouTube et Netflix.

Et puis, le câble n'offre aucune souplesse. Je ne peux pas choisir à mon gré les chaînes dont j'ai envie et écarter celles qui ne m'intéressent pas. Je dois donc payer pour des services que je n'utiliserai jamais.

Les enfants de l'an 2000 se passent de plus en plus volontiers d'un abonnement au câble, les chiffres sont sans précédents. Deux millions de personnes supplémentaires devraient se désabonner d'ici la fin de l'année, soit le même chiffre que l'an dernier. La tendance est bien là : les entreprises du câble et du satellite savent depuis longtemps ce qui les attend, et tentent de se faire une place dans le streaming.

Prêt à dire adieu à votre fournisseur Internet ?

Mais, il y a tout de même un service dont je ne peux pas me débarrasser. Un service que je ne peux pas abandonner : mon fournisseur d'accès à Internet.

Et autant vous dire, je les hais.

Le service est complètement nul. En cas de souci de connexion, ils me font systématiquement patienter des heures avant de me passer un être humain capable de résoudre mon problème. S'il y a une coupure, il faut des heures pour rétablir le service. Les commandes de service ne sont jamais satisfaites à temps, même s'ils m'obligent à rester chez moi pendant la moitié de la journée lorsque je prends rendez-vous. Et quand ils viennent, le travail n'est pas toujours bien fait.

A part me plaindre, je ne peux pas y faire grand-chose. Comme des millions d'autres gens, je suis forcé d'être client de cet immense monopole sans visage. Un Américain sur trois n'a même pas le choix de son fournisseur d'accès à Internet. Et sans concurrence, le service est forcément mauvais !

Sans parler des prix qui crèvent le plafond. Dans d'autres pays, il est possible d'obtenir une connexion nettement plus performante pour une fraction du prix que nous payons aux Etats-Unis. Plus de rapidité, plus de fiabilité dans bien des cas, et un meilleur service en cas de problème.

Comme des millions d'autres personnes, j'aimerais beaucoup me débarrasser de mon fournisseur d'accès. La liste des entreprises les moins populaires des Etats-Unis inclut d'ailleurs de grands noms comme Comcast, Cox, AT&T et Verizon.

Leur mainmise virtuelle sur le marché leur permet de ne jamais devoir s'excuser... ni vraiment investir dans une amélioration du réseau. La plupart d'entre nous doit encore utiliser des lignes en cuivre très lentes, alors que la fibre optique serait largement préférable. Le cuivre est une technologie ancienne, qu'il est compliqué et coûteux d'améliorer.

Que cela nous plaise ou non, nous finissons attachés à une prise dans des endroits où l'on peut obtenir une connexion, alors que nous aimerions mieux être dans des endroits où il n'y en a pas.

Beaucoup de régions ne peuvent pas se connecter à Internet par câble... et dépendent donc de connexions souvent trop lentes pour une utilisation professionnelle. Ce problème touche toute la planète, des régions les plus industrialisées aux régions plus pauvres et qui n'ont pas accès à une connexion filaire à Internet.

Économiquement, il est irréaliste d'envisager connecter des lieux isolés, où la population est faible. Pour beaucoup de gens, le problème n'est pas simplement d'obtenir un service correct mais plutôt de réussir à se connecter. Près de la moitié de la population de la planète n'a ainsi pas accès à Internet.

Heureusement, lorsqu'il y a un besoin et un marché, la technologie trouve souvent un moyen de les satisfaire... Je parle de connexion via satellite. Et nous poursuivrons cette conversation dès demain.
[NDLR : Vous pouvez déjà investir sur la société qu'a sélectionnée Ray Blanco pour profiter de l'explosion de la demande de connexion via satellite en découvrant sa dernière recommandation dans NewTech Insider.

Vous pourrez en outre miser sur une autre grande tendance – les cryptomonnaies et la blockchain – sans prendre de risques inutiles mais en visant des gains à trois chiffres. A découvrir sans plus tarder ici...]

Cet article Internet par satellite : coupez le cordon, et investissez ! est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/internet-satellite-investissez/feed/ 0
Avec l’iPhone 8 et l’iPhone X, Apple donne un coup d’accélérateur à la réalité augmentée http://quotidienne-agora.fr/iphone8-iphonex-apple-realite-augmentee/ http://quotidienne-agora.fr/iphone8-iphonex-apple-realite-augmentee/#respond Fri, 15 Sep 2017 09:49:50 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70237 iPhone X

Le marché de la réalité augmentée (AR) – qui superpose des éléments virtuels à notre réalité – valait en 2016 environ 2,6 milliards de dollars mais, selon certains experts, il pourrait atteindre les 7 000 milliards de dollars d'ici 2027. C'est une croissance potentielle de près de 270 000% en une décennie, et une formidable occasion d'investissement pour vous.

Le retour des lunettes connectées

L'un des plus grands gagnants de la révolution de la réalité augmentée pourrait être les "smart glasses", ou lunettes connectées en version française.

Ces lunettes fonctionnent essentiellement comme un téléphone intelligent, mais plutôt que de brancher un téléphone et d'utiliser vos mains, ces lunettes projettent leurs applications directement sur les verres.

On a beaucoup parlé des lunettes connectées il y a quelques années, en particulier au moment du lancement des Google Glass. Leur rapide échec commercial a entraîné dans sa chute à peu près tous les autres projets de smart glasses. Il n'en a pas fallu beaucoup plus pour les déclarer mortes et enterrées.

Mais voilà que les lunettes connectées prennent enfin racine... pour des usages professionnels.

Ces lunettes permettent aux travailleurs d'utiliser leurs deux mains tout en ayant accès aux mêmes applications dont ils ont besoin pour faire leur travail. L'objectif est à la fois de faciliter ces tâches quotidiennes, d'augmenter la productivité et, donc, la rentabilité.

La liste des clients heureux ne cesse de s'allonger. DHL a commencé l'expérience en 2015 dans un de ses entrepôts aux Pays-Bas : les préparateurs de commande y sont équipés de lunettes connectées intégrant la réalité augmentée. Le bilan de ce premier essai a été concluant avec une amélioration de 25% des préparations de commande. DHL a ainsi décidé d'étendre cet usage des lunettes connectées à neuf entrepôts à travers le monde.

Airbus s'est aussi laissé convaincre par ces lunettes, en particulier sur la chaîne de montage de l'A330 à Toulouse. "Avec notre nouvel outil, le temps passé sur chaque appareil pour les opérations de marquage a été divisé par six, et le taux d'erreur réduit à zéro, quelle que soit l'expérience de l'opérateur. Même les débutants, après une courte session d'entraînement, peuvent être agréés pour cette activité", expliquait Benoît Rollin, responsable de l'ingénierie pour l'installation des cabines de l'A330

Nous savons tous qu'il y a beaucoup de "grandes choses à venir" dans le monde des technologies.

Parfois, ces "grandes choses à venir" finissent par être aussi précieuses qu'une vieille collection Beanie Baby.

Mais s'il y a une chose que je sais, c'est que les directeurs financiers ne tendent pas à être romantiques à propos des "grandes choses à venir". Ils se soucient de ce qui les aidera à augmenter leurs bénéfices au prochain trimestre, pas de ce qui pourrait fonctionner un jour s'ils y consacrent suffisamment de temps et d'argent.

C'est pourquoi la croissance à trois chiffres des ventes de lunettes connectées est, selon moi, si impressionnante. Ce genre de croissance est extrêmement rare, même les ventes des FANG (Facebook, Amazon, Netflix, Google) se limitent généralement à des montants à deux chiffres.

La bonne nouvelle, c'est que cette croissance n'en est qu'à ses débuts. Plusieurs annonces récentes me font penser que le grand public pourrait commencer à s'intéresser à cette technologie.

Le 14 août dernier, Vuzix Corp, une start-up spécialisée dans les lunettes connectées, a dévoilé un partenariat avec l'association Wounded Warrior Project pour fournir aux anciens combattants aveugles et malvoyants des lunettes capables de les aider dans leur quotidien et dans leurs déplacements.

Selon le communiqué de presse, ces lunettes seront équipées d'un logiciel capable d'agrandir jusqu'à 15 fois n'importe quel élément d'environnement, de lire un texte dans plus de 100 langues et d'identifier plus de 16 milliards d'objets.

Le programme va s'étendre sur quatre ans, et jusqu'à 175 000 anciens combattants pourraient bénéficier de ces lunettes. Selon certains analystes, ce contrat pourrait rapporter 180 millions de dollars à Vuzix.

Une autre entreprise a récemment fait beaucoup pour la réalité augmentée – et c'est loin d'être une start-up puisqu'il s'agit d'Apple.

Le nouvel iPhone intègre la réalité augmentée

10 ans après le lancement de l'iPhone, Apple semble bien décidé à participer pleinement à la prochaine révolution technologique. Et il semblerait que la réalité augmentée en fasse partie.

Mardi dernier, Apple a dévoilé les prochaines versions de l'iPhone, l'iPhone 8 et l'iPhone X. Et comme prévu, ces smartphones ont été pensés pour la réalité augmentée grâce à des capteurs (gyroscope et accéléromètre) et un processeur adaptés.

En outre la nouvelle version du logiciel d'exploitation de l'iPhone et de l'iPad, l'iOS 11 – dont la sortie est prévue pour le 19 septembre – comprendra un "Kit AR", permettant aux développeurs de créer des applications reposant sur la réalité augmentée.

L'iPhone 8 et l'iPhone 8Plus sont dotés de capteurs, d'objectifs et d'un processeur spécialement adapté à cette technologie. Ils peuvent reconnaître la lumière, les mouvements, la profondeur, afin d'inclure des éléments virtuels dans des prises de vue réelles, de manière réaliste.

Mais il y aura toujours une limitation majeure : vous devrez tenir votre téléphone devant votre visage pour bénéficier de la réalité augmentée. Vous aurez besoin de votre caméra pour regarder autour, et vous devrez regarder l'écran de votre téléphone pour voir les informations.

Un casque portatif allégera ces problèmes. L'information peut être projetée sur une surface transparente couvrant vos yeux, de sorte que l'information sera superposée à ce que vous voyez réellement.

Les affichages doivent avoir une haute résolution. Les piles doivent être légères et puissantes. Et il doit y avoir un moyen pour que les utilisateurs puissent interagir avec leur périphérique de réalité augmentée portable – les claviers et même les écrans tactiles sont trop encombrants et lourds !

Les premières tentatives de systèmes de réalité augmentée plus sophistiqués n'ont pas vraiment été un succès, de même que les premières tentatives de smartphones. Mais les entreprises du secteur ont travaillé pour changer tout cela.

Aujourd'hui, les nouvelles lunettes connectées sont jusqu'à 60% plus minces et 50% plus légères que la génération précédente.

La reconnaissance vocale est autre avancée importante. Elle est nécessaire pour que les utilisateurs puissent envoyer des commandes à leur "lunettes intelligentes" dans des conditions réelles, sans avoir à passer par un clavier ou un écran tactile.

Plus que de la réalité augmentée

Les interfaces vocales deviennent de plus en plus populaires et le seront encore plus à mesure que la technologie s'améliore. Siri d'Apple, Cortana de Microsoft et Echo d'Amazon pourraient tous fonctionner beaucoup mieux grâce à des puces audio supérieures. Et comme je vous le disais, la reconnaissance vocale est cruciale pour offrir une meilleure expérience de réalité augmentée.

Mais revenons à la nouvelle version de l'iPhone : il me semble qu'avec l'iPhone X, la réalité augmentée a enfin atteint un point d'inflexion pour les investisseurs... annonçant une croissance du secteur.

L'avancée d'Apple sur le marché de l'AR devrait largement contribuer à cette croissance. A plus ou moins court terme, il me semble inévitable que la marque à la pomme cherche à lancer son propre casque de réalité augmentée. La société qui sera choisie pour développer ce casque en partenariat devrait voir ses revenus exploser.

A moi maintenant de repérer les entreprises qui sauront profiter de cette croissance potentielle de de 270 000% dans les 10 ans à venir du marché de la réalité augmentée. A suivre donc, dans la Quotidienne et dans NewTech Insider.
[NDLR : Ray Blanco a déjà sélectionné pour vous deux sous-traitants d'Apple qui vont profiter du lancement prochain de l'iPhone 8 et de l'iPhone X. Deux entreprises innovantes dont les bénéfices devraient exploser grâce à la folie Apple, et qui sont à retrouver dans NewTech Insider]

 

Cet article Avec l’iPhone 8 et l’iPhone X, Apple donne un coup d’accélérateur à la réalité augmentée est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/iphone8-iphonex-apple-realite-augmentee/feed/ 0
Cannabis médical : Investissez sur la nature qui soigne http://quotidienne-agora.fr/cannabis-medical-investissez/ http://quotidienne-agora.fr/cannabis-medical-investissez/#respond Mon, 28 Aug 2017 09:30:02 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=70100 cannabis

Les biotech et autres laboratoires pharmaceutiques disposent aujourd'hui d'outils dont les générations passées de chercheurs n'auraient même pas osé rêver. De puissants ordinateurs peuvent modéliser les interactions entre différents composants, ou même les cellules humaines.

Ces modèles informatiques peuvent déterminer comment un composé fonctionnera sur le corps humain, et accélèrent ainsi radicalement la détection de pistes potentielles pour de nouveaux traitements.

Mais, même si ces technologies nous aident à découvrir de nouveaux traitements, bon nombre de médicaments, parmi les plus efficaces, n'ont pas été mis au point dans des laboratoires high-tech.

On les a trouvés par hasard, dans la nature.

Inspiré par la nature... boosté par la technologie

Beaucoup de plantes qui nous entourent ont des capacités thérapeutiques. Même celles de votre jardin.

La pervenche de Madagascar, par exemple, pousse dans ma cour comme de la mauvaise herbe.

pervenche

Elle a longtemps servi de base à un traitement traditionnel contre le diabète. Lorsque des chercheurs ont étudié ses propriétés médicinales, ils ont découvert qu'elle permettait de diminuer la quantité de globules blancs chez les animaux. Une propriété intéressante, selon eux, étant donné que certains cancers engendrent une prolifération de globules blancs "mutants".

Les composés responsables de cette baisse furent finalement isolés : ils sont aujourd'hui un agent chimiothérapique efficace, la vinblastine, utilisé dans le traitement des cancers hématologiques comme la leucémie ou le lymphome hodgkinien.

Autre exemple : l'écorce de saule qui est utilisée dans la médecine traditionnelle depuis au moins 5 000 ans. A la fin des années 1800, des chimistes sont parvenus à synthétiser le composé actif le plus important. Le géant chimique et pharmaceutique Bayer l'a nommé aspirine.

Le produit synthétique a été mis sur le marché, et le monde entier connaît aujourd'hui le nom commercial d'origine de cet antalgique, anticoagulant et anti-inflammatoire.

En 1962, des chercheurs du Département américain de l'agriculture ont été recrutés par le National Cancer Institute pour trouver des traitements contre le cancer dans les plantes et les arbres. Ils se sont rendu compte qu'un composé contenu dans des échantillons d'écorce d'if de l'ouest tuait les cellules. Il empêchait leur division en perturbant les microtubules, qui font partie du squelette interne des cellules humaines. Ses effets étaient particulièrement notables dans les lignées cellulaires se divisant rapidement, ce qui est le cas des cellules tumorales.

Ce composé, appelé le paclitaxel, est devenu l'un des traitements anticancéreux les plus utilisés à travers la planète.

N'oublions pas l'exemple le plus connu de tous : le premier antibiotique, la pénicilline, a été découvert après que des moisissures aient poussé par accident dans un milieu de culture.

Son utilité pour éviter les infections sur les champs de bataille a permis de lancer des recherches approfondies pour trouver une version de cette moisissure capable d'être cultivée et produite en masse. L'organisme sélectionné – identifié sur un melon à Peoria – a sauvé des dizaines de milliers de vies pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'utilité de la pénicilline a encouragé les chercheurs à analyser les sols dans le monde entier à la recherche d'organismes dotés d'un potentiel antibiotique similaire... ce qui a permis d'obtenir d'autres médicaments.

Malgré la technologie dont nous disposons aujourd'hui, près de la moitié des produits pharmaceutiques que nous utilisons trouvent leurs origines dans la nature.

C'est même vrai pour les traitements développés au cours des dernières décennies, qui ont marqué l'avènement des biotechnologies modernes. Près d'un tiers de tous les nouveaux traitements arrivés sur le marché entre 1981 et 2014 sont dérivés de sources naturelles.

Le composé d'origine peut être synthétisé pour faciliter la production, et avec le temps, les chercheurs l'améliorent parfois en modifiant sa structure pour plus d'efficacité ou de sécurité. C'est particulièrement vrai pour les antibiotiques, alors que les bactéries évoluent pour devenir résistantes aux formes existantes.

Même lorsqu'un nouveau traitement ne vient pas directement d'une source naturelle, il fait souvent partie d'une classe de composés d'abord identifiés dans un organisme, comme une plante.

Nous dépendons toujours de la nature comme source d'inspiration. C'est un grand laboratoire à ciel ouvert doté de milliards de traitements potentiels que nous n'avons pas encore identifiés. Et l'un des plus importants d'entre eux est le cannabis.

La mauvaise réputation d'une plante... capable de sauver des vies

L'utilisation médicinale du cannabis est sans doute connue depuis l'aube de l'humanité : il semble qu'elle ait même été utilisée dès l'Âge de pierre. Les Egyptiens, les Indiens, les Chinois et les Grecs anciens décrivent tous ses excellentes propriétés thérapeutiques.

Elle a aussi une longue histoire en Amérique du nord, où les plants de cannabis sont cultivés depuis, au moins, l'époque coloniale.

A la fin du XIXe siècle, certains chercheurs se sont intéressés à cette plante et ont constaté qu'elle était capable de soulager la douleur, d'aider à dormir et de traiter le glaucome.

Puis, pendant la Grande Dépression, le gouvernement fédéral américain décida d'interdire la plante. La loi fut jugée anticonstitutionnelle, mais le Congrès ne tarda pas à interdire à nouveau le cannabis avec la Loi de 1970 sur les substances contrôlées (Controlled Substances Act). La Drug Enforcement Agency (DEA) fut créée quelques années plus tard pour faire respecter les interdictions des substances concernées.

Plusieurs Etats américains ont aujourd'hui légalisé le cannabis, et ce même si, en théorie, la loi fédérale s'applique toujours. La DEA considère donc le cannabis comme une substance de catégorie 1, soumise aux règles les plus strictes qui puissent s'appliquer à une substance quelle qu'elle soit.

Les drogues de catégorie 1 ont :

  • un fort potentiel d'abus ;
  • aucun usage médical accepté
  • aucune utilisation considérée comme sûre, même supervisée par un médecin.

Dans le cas du cannabis, c'est une absurdité totale. Il a été prouvé que la plante était plus sûre et moins susceptible de conduire à des abus que nombre de médicaments actuellement commercialisés légalement, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe.

En outre, ces dernières années, les études scientifiques démontrant les propriétés médicales du cannabis se sont multipliées.

Les Etats-Unis, quant à eux, ont tout bonnement bloqué la recherche sur le cannabis pendant plusieurs décennies. Ce sont donc des scientifiques étrangers – et tout particulièrement israéliens – qui ont permis de découvrir une partie des vertus thérapeutiques de cette plante.
[NDLR : Ray Blanco a repéré une biotech à la pointe de la recherche sur le cannabis thérapeutique. En s'inspirant des substances actives de la plante, elle propose une thérapie d'un nouveau genre contre certains troubles et maladies neurologiques. Une valeur à mettre en portefeuille avant fin septembre pour profiter de tout son potentiel...]

Cet article Cannabis médical : Investissez sur la nature qui soigne est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/cannabis-medical-investissez/feed/ 0
De grands profits grâce aux petits éléments de votre iPhone http://quotidienne-agora.fr/grands-profits-iphone/ http://quotidienne-agora.fr/grands-profits-iphone/#respond Fri, 21 Jul 2017 09:30:39 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69989 Iphone

Vous le considérez comme banal, mais c'est un petit miracle. Il en existe des centaines de millions, mais celui que vous tenez entre vos mains n'est que le vôtre. Il s'agit bien sûr du smartphone, dont vous vous servez peut-être en ce moment même pour lire ces lignes...

Dictionnaires, encyclopédies, journaux, cartes routières, carnets de notes, dictaphones, appareils photos, caméras, argent papier et cartes de crédit, radios, talkie-walkie et téléphones filaires, horloges et montres... on ne compte plus les objets qui ont été remplacés et le seront encore par votre téléphone. Une sorte de couteau suisse électronique.

Une personne seule ne peut pas fabriquer un smartphone de A à Z. Des bureaux des concepteurs aux ateliers des usines, il faut que des milliers – des millions –de personnes mettent la main à la pâte pour fabriquer ces miracles qui tiennent dans la poche. C'est assez incroyable.

Prenez par exemple l'iPhone, un grand succès. Son histoire a commencé grâce à une équipe de concepteurs dans la région de la baie de San Francisco en Californie. Des années de recherche et de développement (R&D) ont abouti au concept final : votre téléphone. Et ce sont les décennies de travail d'ingénieurs et de scientifiques du Massachusetts, du Royaume-Uni et d'ailleurs qui ont jeté les bases du téléphone que vous utilisez aujourd'hui. Tous ont utilisé la ressource ultime : l'imagination et le pouvoir de l'esprit humain.

Mais la croissance des smartphones ralentit. L'innovation s'essouffle. Je cherche des entreprises capables de bénéficier de nouvelles technologies en pleine croissance : la réalité augmentée ou virtuelle, ou les voitures intelligentes et autonomes. La croissance de ses secteurs est plus rapide que celle des smartphones.

Aujourd'hui, je vais vous montrer deux manières de profiter des nouvelles innovations sur ce marché – sans acheter d'actions Apple. Au lieu de cela, nous allons disséquer le smartphone pour déterminer où se trouvent les vraies opportunités de profit.

Tout commence dans le sol. La poussière, la terre, les minéraux et les métaux. Et c'est là que les vrais profits peuvent être réalisés...

De grandes opportunités tirées de petits cailloux

Votre téléphone est composé de différents éléments naturels venus du monde entier. L'un des matériaux les plus importants, la silice, vient d'une carrière – peut-être dans les montagnes Bleues de Caroline du Nord.

Même si la silice est le deuxième élément le plus commun dans la croûte terrestre, sa qualité n'est suffisamment bonne pour permettre la fabrication de silicium pour puces électroniques que dans certaines régions.

Même alors, il faut des centaines d'étapes pour transformer un vulgaire tas de sable en une tranche de silice capable d'être utilisée pour fabriquer des puces informatiques complexes comme celles du processeur de votre téléphone. Une fois que le matériau est transformé et prêt à l'emploi, il peut coûter plus de 50 000 $ la tonne.

Le processeur, lui, peut contenir des milliards de transistors, organisés en un labyrinthe de cheminements microscopiques pour correspondre au cahier des charges de la puce –l'équipement de production utilisé est capable d'une précision d'un milliardième de mètre. Les matériaux commandés contiennent des éléments comme l'arsenic, l'antimoine, le bore, le gallium et le phosphore.

Ce processeur ne vient pas de Californie ou de Caroline du Nord : il est sans doute fabriqué à Taïwan, dans une usine géante dont la construction a coûté des milliards – ou peut-être dans une autre usine toute aussi coûteuse à Singapour, au Texas, en Oregon ou en Corée du Sud.

La batterie de votre téléphone, sans laquelle il ne peut pas fonctionner, utilise du lithium pour stocker l'énergie. Celui-ci vient peut-être d'une mine de Bolivie ou du Nevada. Comme la silice, cet élément doit traverser un long processus qui transforme une poussière en équipement high-tech. Le lithium doit être combiné avec du cobalt, extrait au Congo.

Plus d'une douzaine de terres rares, généralement en provenance de l'est de la Chine, sont aussi nécessaires dans votre téléphone. Leurs propriétés électriques sont cruciales pour son fonctionnement.

Il y a l'indium pour l'écran tactile, ou encore l'yttrium et le scandium, entre autres. Les propriétés magnétiques du néodymium le rendent idéal pour les enceintes, les microphones et les minuscules moteurs vibrants. Les dépôts de terres rares ne sont pas difficiles d'accès, mais le processus permettant de les transformer en un produit pur et utile, lui, est très complexe.

Au final, la facture de matières premières comporte plus de 50 lignes. Pour remettre les choses dans leur contexte, la table périodique des éléments compte environ 80 éléments stables. Votre téléphone en utilise plus des trois quarts.

composants du smartphone

Il y a le boîtier protecteur, parfois en aluminium venu d'un dépôt de bauxite australien. S'il est en plastique à base de carbone, il est fabriqué avec du pétrole peut-être extrait du sol dans le Dakota du Nord.

La lentille extérieure de la caméra, elle, a potentiellement été faite à partir d'une couche de saphir haute résistance –synthétique, mais presque aussi dur que du diamant.

Il y a l'écran LCD, dont la couche tactile est en verre – toujours à base de silice. Mais pas n'importe quel verre : il s'agit d'une sorte particulièrement dure et résistante aux rayures, peut-être fabriquée au Japon, mais inventée au départ dans l'Etat de New York.

L'or, le tungstène, l'argent et le cuivre sont nécessaires pour connecter les différents composants, modems, capteurs, cartes mémoires, circuits informatiques, interrupteurs, circuits radiofréquences, antennes, micros, enceintes et bien d'autres choses encore à la carte-mère.

Le tout étant finalement assemblé dans une immense usine –généralement en Chine.

L'équipe qui a conçu le premier smartphone n'a pas forcément participé à la mise au point de tous les éléments qui le composent, mais chacune des pièces devait respecter un cahier des charges, dont la mise en oeuvre a été effectuée par des dizaines, voire même des centaines d'autres entreprises innovantes.

L'iPhone, par exemple, ne peut pas être produit sans le savoir-faire de plus de 200 fournisseurs. Des millions de personnes du monde entier ont dû coopérer pacifiquement et commercialement pour fabriquer votre téléphone. Une petite minorité de ces personnes a peut-être pensé à autre chose que son avantage personnel... Mais tous ont ajouté un petit peu de valeur au produit final que vous tenez entre vos mains, et tous en ont reçu un petit peu aussi.
[NDLR : Dans le nouveau numéro de NewTech Insider, Ray Blanco passe de la théorie à la pratique et vous recommande deux sous-traitants d'Apple dont les produits devraient faire l'innovation et l'originalité du prochain iPhone. Et pas n'importe quel iPhone : celui qui fêtera les 10 ans du lancement du premier modèle. La commercialisation est prévue pour cet automne. Il est donc temps de mettre ces 2 valeurs en portefeuille pour profiter de l'énorme succès annoncé de l'iPhone 8.]

Cet article De grands profits grâce aux petits éléments de votre iPhone est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/grands-profits-iphone/feed/ 0
Investissez sur la technologie qui est derrière le Bitcoin http://quotidienne-agora.fr/investissez-technologie-derriere-bitcoin/ http://quotidienne-agora.fr/investissez-technologie-derriere-bitcoin/#respond Thu, 06 Jul 2017 10:22:35 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69930 Bitcoin

Lorsque le Bitcoin a fait ses débuts il y a quelques années, il n'a intéressé que les fanatiques de cryptomonnaies.

Il valait alors infiniment moins qu'1 $.

Puis cette invention s'est propagée à travers le monde. De plus en plus de gens y ont vu une monnaie qui échapperait aux banquiers centraux. Une monnaie qui, contrairement à l'or, se dégagerait des contraintes physiques et matérielles.

La technologie sur laquelle repose le Bitcoin, la blockchain, pourrait ne pas seulement être l'avenir de l'argent. Elle pourrait tout révolutionner.

Les systèmes à base de blocs – les blockchains donc – peuvent être utilisés pour comptabiliser de manière transparente et enregistrer à peu près n'importe quelle transaction.

Les conséquences sur nos vies pourraient un jour rivaliser avec celles d'Internet au cours des 20 dernières années.

L'incroyable succès des cryptomonnaies et de la blockchain

Le potentiel des cryptomonnaies et de la blockchain n'a pas échappé aux investisseurs. Aujourd'hui, un bitcoin vaut plus de 2 800 $.

Des monnaies concurrentes utilisant une technologie similaire ont émergé. Une alternative populaire, l'Ether qui repose sur une blockchain appelée l'Ethereum, est en hausse de plus de 2 000% depuis le début de l'année.

Quand j'ai entendu parler du bitcoin pour la première fois, il était encore très bon marché. Vous pouviez alors en "miner" et en récupérer assez facilement – du moins si vous étiez prêt à mettre la main à la patte.

L'argent traditionnel – comme le dollar ou l'euro – est, pour ainsi dire, créé à partir de "l'air". Euro et dollar sont créés par les banques centrales, et personne ne sait très bien quand et en quelle quantité. Dans le passé, la création d'argent était en grande partie une question d'impression de plus de billets ou de production de plus de pièces de monnaie. Aujourd'hui, cette création est essentiellement numérique.

Cependant, le Bitcoin se passe de banque centrale. Le système est distribué et transparent. Et il n'y a pas non plus d'imprévisibilité dans la création de nouveaux bitcoins. C'est d'ailleurs l'une des raisons d’être des cryptomonnaies : elles sont intrinsèquement meilleures que les monnaies traditionnelles que nous utilisons au quotidien.

Quand il faut aller à la mine...

Les cryptomonnaies comme le Bitcoin suivent un protocole soigneusement défini en matière de création monétaire. C'est ce que l'on appelle le "minage". A l'instar de l'extraction de l'or, l'exploitation des cryptomonnaies est difficile. Elle n'a pas lieu sous terre en exploitant hommes et machines pour extraire du métal précieux. Dans le cas du Bitcoin et consorts, tout est virtuel et numérique.

Les mineurs de Bitcoin utilisent la capacité de leurs ordinateurs pour résoudre des calculs. Une fois ces calculs effectués, un nouveau Bitcoin est créé... et celui atterri directement sur le compte du mineur.

Avec le temps, et au fur et à mesure que la masse de Bitcoins en circulation augmente, ces calculs deviennent de plus en plus complexes et difficiles. Cette difficulté croissante a été prévue dès la conception de la cryptomonnaie. Les mineurs ont donc besoin de constamment augmenter la puissance de calcul de leurs ordinateurs.

La technologie derrière le Bitcoin

Depuis le départ de l'aventure Bitcoin, les mineurs utilisent des processeurs graphiques (GPU) pour miner de nouveaux bitcoins. Ces processeurs ont à l'origine été créés pour améliorer l'expérience des amateurs de jeux sur PC.

Les GPU sont devenus beaucoup plus que des processeurs à destination des "gameurs". Ils sont aujourd'hui utilisés pour tous les usages qui nécessitent des calculs en parallèles et à haute puissance.

Le bond dans la puissance de calcul permis par les GPU est au coeur de la révolution de l'intelligence artificielle, de la voiture autonome ou du développement de la réalité virtuelle ou augmentée.

Ces domaines soutiennent la croissance de la demande en GPU de plus en plus puissantes. Le développement des cryptomonnaies va dans le même sens. Aujourd'hui, pour miner de nouveaux Bitcoins, il faut de véritable "fermes" d'ordinateurs équipés des GPU nouvelle génération. Le marché du minage de cryptomonnaies est devenu tellement important que certains fabricants de puces et de processeurs n'hésitent pas à proposer des versions de leurs GPU spécialement conçues pour extraire des bitcoins (ou des ethers) pour un effort moindre.

Le stockage de cryptomonnaies dans des coffres forts numériques et l'exécution de transactions en cryptomonnaies sont aussi extrêmement gourmands en puissance de calcul. D'où la croissance des datacenters – un autre marché de poids pour les GPU.

Profitez de l'incroyable succès des cryptomonnaies... sans prendre de risques inutiles

L'émergence de cryptomonnaies comme le Bitcoin et le développement de la technologie de blockchain sont des raisons supplémentaires pour s'intéresser de très près aux fabricants de GPU.

Les processeurs graphiques sont indispensables à l'extraction de cryptomonnaies. Ils sont aussi indispensables à leur utilisation, leur conservation, leur échange.

Selon moi, ils sont un excellent moyen de profiter de l'emballement pour le Bitcoin et les cryptomonnaies sans avoir à miser directement sur elles.

La spéculation autour de ces monnaies et de la blockchain me semble démesurée par rapport à leur utilité actuelle, dans notre vie quotidienne. Le secteur va donc connaître des hauts et des bas... mais la demande en GPU de plus en plus puissants, elle, n'est pas prête de s'essouffler.
[NDLR : Prêt à profiter de la folie Bitcoin sans en toucher (virtuellement) un ? Alors rendez-vous dans NewTech Insider. Ray a sélectionné ces fabricants de GPU qui voient leur carnet de commandes se gonfler avec l'explosion de la demande. Gains à 3 chiffres en vue !]

Cet article Investissez sur la technologie qui est derrière le Bitcoin est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/investissez-technologie-derriere-bitcoin/feed/ 0
Misez sur le cannabis made in Canada http://quotidienne-agora.fr/misez-cannabis-canada/ http://quotidienne-agora.fr/misez-cannabis-canada/#respond Fri, 02 Jun 2017 10:39:13 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69743 cannabis

Depuis les élections de novembre dernier, les valeurs cannabis ont les faveurs des investisseurs.

Le plus étonnant dans tout cela, c'est que le secteur s'envole alors que les usages récréatifs du cannabis n'ont été légalisés que dans huit Etats américains.

Alors comment pensez-vous que les marchés réagiront quand la légalisation gagnera encore plus de terrain, et que la plupart des Etats auront autorisés les usages médicaux et récréatifs du cannabis ?

Nous allons bientôt en avoir un petit aperçu.

En effet, le 1er juillet 2018, une loi pourrait entrer en application, une loi qui va encore relancer l'intérêt pour les valeurs cannabis.

Cette loi autorisera toute personne âgée de plus de 18 ans à posséder de petites quantités de cannabis. Elle autorisera aussi des entreprises à commercialiser du cannabis et des produits dérivés.

Cette législation est canadienne. Et les entreprises qui en bénéficieront seront essentiellement canadiennes.

Du cannabis venu du froid

Comme vous le savez peut-être, le cannabis a été interdit aux États-Unis en octobre 1937. Près de 80 ans plus tard, le gouvernement fédéral considère toujours qu'il s'agit d'une substance contrôlée dangereuse. Et même si de plus en plus d’États dépénalisent – voire même légalisent – les différents usages du cannabis, du côté du Congrès, aucun changement n'est prévu.

De l'autre côté de la frontière entre les États-Unis et le Canada, les choses sont toutes différentes. En 2001, les défenseurs de la légalisation du cannabis ont remporté une première victoire à l'échelle nationale lorsque Santé Canada – l'équivalent de la FDA aux États-Unis et de l'Agence européenne des médicaments en Europe – a autorisé les médecins à prescrire du cannabis (à usage thérapeutique) à leurs patients qui en avaient besoin.

Au passage, l'Allemagne vient de faire de même. En début d'année, elle a autorisé les usages thérapeutiques du cannabis en les limitant aux maladies pour lesquels aucun traitement n'existe ou n'est vraiment efficace.

Mais revenons au Canada. Cette autorisation a été une première victoire... qui s'est rapidement heurtée à une réalité. Si les usages (encadrés) du cannabis étaient autorisés, il n'en était pas de même pour la vente. Ce qui signifiait que les malades devaient cultiver leurs propres plans ou bien passer dans l'illégalité en achetant sur le marché noir.

En 2014, Santé Canada a révisé ses règles, permettant aux entreprises de demander des licences afin d'être autorisées à commercialiser du cannabis médical. La course au "cannabis blanc" (c'est ainsi que j'appelle le cannabis cultivé au Canada) était lancée !

En 2012, le Parti libéral du Canada a décidé de faire de la légalisation du cannabis un des éléments phare pour remporter les élections de 2015. Son chef, Justin Trudeau, en a fait un argument de campagne.

Début 2017, Trudeau a annoncé son intention de tenir ses promesses. Le 13 avril 2017, il a ainsi révélé son projet de loi.

Comme je vous le disais, ce projet de loi prévoit la légalisation de la possession de petites quantités (jusqu'à 1 once, soit 28 grammes environ) de cannabis par les adultes. La culture à domicile sera aussi autorisée (jusqu'à quatre plants), de même que l'achat auprès de producteurs ou revendeurs agréés.

La loi prévoit un encadrement très strict de la production (avec des critères de qualité) et de la commercialisation puisque le gouvernement Trudeau a officiellement pour objectif de "sortir le crime organisé du marché, protéger la jeunesse et la santé des Canadiens", selon les mots de la ministre de la santé, Jane Philpott.

En parallèle, la loi prévoit donc de durcir les peines contre ceux qui vendent du cannabis aux mineurs. Et d'interdire la conduite automobile deux heures après avoir consommé du cannabis.

Si la loi passe – et elle a de grandes chances de l'être –, les vannes du cannabis canadien vont s'ouvrir le 1er juillet 2018.

Un indéniable intérêt économique

Outre l'argument de la lutte contre le trafic illégal et le contrôle de la qualité du cannabis en circulation, l'autre argument qui sous-tend le projet de loi canadien est économique.

Aux Etats-Unis, la progressive légalisation a eu des effets économiques notables – ce qui incite de plus en plus d'Etats à revoir leur position face au cannabis.

Pour rappel, en 2016, les ventes de cannabis ont dépassé le milliard de dollars au Colorado, soit 186 $ par habitant. En appliquant (à la louche) ce chiffre à la population canadienne, on peut estimer leur marché du cannabis récréatif à 6,66 milliards de dollars. Et leur marché total du cannabis (avec les usages thérapeutiques) à 22,6 milliards de dollars.

Selon différentes études, les taxes sur la vente de cannabis pourraient rapporter entre trois à 10 milliards de dollars par an au gouvernement canadien et aux provinces...

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?

Une telle légalisation va évidemment profiter aux entreprises canadiennes spécialisées dans le cannabis. Du moins à certaines d'entre elles.

Une légalisation canadienne entraînera à la fois une véritable effervescence boursière sur les sociétés cotées mais aussi un bouillonnement de création de petites entreprises. Certaines d'entre elles vont prospérer, d'autres être rachetées par des grands groupes, d'autres enfin vont tout simplement disparaître.

En effet, parmi les sociétés cotées, peu nombreuses sont celles qui disposent d'une réelle activité, d'un business model confirmé, d'un marché solide et de réelles perspectives. Beaucoup ne sont rien d'autres qu'une parfaite illustration de ce qu'est une bulle. Il faudra donc être particulièrement vigilant et être plus exigeant que jamais.

Si le marché canadien du cannabis est donc une excellente occasion d'investir, il est aussi un véritable piège pour les investisseurs mal préparés.

Les producteurs – ceux qui seront capables de cultiver des plants correspondant aux normes de qualité imposées par la loi – feront partie des bénéficiaires. Une des sociétés canadiennes les plus solides sur le marché du cannabis est Canopy Growth (WEED : TSX). Principal producteur de cannabis (pour l'instant thérapeutique) autorisé, il bénéficiera de l'extension de son marché avec l'autorisation du cannabis récréatif. Attention, cependant, après un emballement avec son introduction en Bourse qui a porté l'action à près de 13 dollars canadiens, elle n'en vaut plus 7,57 $.

Enfin, et vous vous en doutez, l'expérience canadienne sera suivie de près par tous les Etats qui réfléchissent sur l'attitude à adopter face au cannabis. Alors que le tout répressif montre ses limites, l'exemple canadien pourrait accélérer le mouvement de légalisation aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.
[NDLR : Dans NewTech Insider, Ray Blanco suit de près ce qui se fait sur le marché canadien du cannabis pour vous proposer les meilleures opportunités d'investissement. Il vous recommande déjà 3 valeurs américaines pour profiter du mouvement de légalisation aux Etats-Unis. La révolution verte est en marche...]

Cet article Misez sur le cannabis made in Canada est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/misez-cannabis-canada/feed/ 0
Comment investir sur les meilleures biotech ? http://quotidienne-agora.fr/investir-meilleures-biotech/ http://quotidienne-agora.fr/investir-meilleures-biotech/#respond Fri, 05 May 2017 12:42:44 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=69560 biotech Nasdaq investir valeur

La saison des résultats trimestriels bat son plein aux États-Unis, et mes valeurs préférées, les biotech, n'y échappent pas.

Ces trimestriels sont bien sûr de précieux indicateurs de gains futurs mais ils ont tendance à avoir moins de conséquences sur le cours de biotech que sur celui des autres valeurs.

En effet, personne ne s'attend à ce qu'une biotech en phase de développement (une biotech dont tous les médicaments sont encore en phase d'essais) publie un chiffre d'affaires positif ou des bénéfices. Comment le pourrait-elle alors qu'elle ne commercialise (encore) aucun traitement ?

Deux chiffres à garder en tête

Malgré tout, les marchés ne se désintéressent pas complètement des trimestriels publiés par les biotech. Ils gardent particulièrement à l'oeil deux chiffres fondamentaux : la trésorerie et le niveau d'endettement.

En cas de besoin de cash ou de refinancement, la seule solution pour une biotech qui n'a pas encore atteint le stade de la commercialisation est en effet d'émettre de nouvelles actions – ce qui est dilutif pour le cours. Généralement, les actionnaires apprécient peu ce genre d'opérations.

D'autres sources de financement, cette fois non dilutives, sont possibles pour les biotech : les subventions gouvernementales ou un partenariat avec une grande entreprise pharmaceutique avec reversement.

Les résultats trimestriels ne sont donc pas de catalyseurs de premier plan pour les biotech. Leur cours n'en dépend pas. Il évolue selon un calendrier propre, celui des résultats cliniques ou celui, réglementaire, de la FDA seule à même d'autoriser la commercialisation d'un traitement aux Etats-Unis.

De bons résultats lors d'essais cliniques ou – le graal – une autorisation de la FDA, et voilà le cours d'une biotech qui peut s'envoler, parfois de plus centaines de pourcents en quelques heures.

Comment repérer les meilleures biotech ?

Plus que les résultats trimestriels, les investisseurs se concentrent donc à juste titre sur les promesses de leur pipeline de développement.

Les biotech les plus intéressantes se repèrent en comparant leur capitalisation boursière à la taille du marché thérapeutique auquel elles s'attaquent. En clair, mieux vaut privilégier les petites biotech dont le cours demeure raisonnable et qui développent un traitement au fort potentiel commercial, par exemple une nouvelle thérapie contre le cancer, ou encore un nouvel antidouleur. Ou plus trivialement un médicament particulièrement efficace contre la constipation chronique... ou l'acné !

D'autres facteurs sont aussi très importants à prendre en compte. Le premier d'entre eux est la probabilité de succès des essais cliniques. Le second est la probabilité d'obtenir une autorisation par la FDA (ou l'Agence européenne des médicaments).

Deux variables sur lesquelles il n'est pas toujours pas facile de se faire un avis et sur lesquelles je vous guide dans FDA Biotech Trader pour vous permettre de mettre en portefeuilles les biotech les plus explosives.

Mais quand une petite biotech, avec une capitalisation boursière minuscule, réussit avec succès des essais cliniques ou obtient le laisser-passer de la FDA, l'envolée boursière est presque assurée.
[NDLR : Besoin d'une preuve ? Voici les 3 derniers gains de Ray dans FDA Biotech Trader : +114,69%, +30,63%, +224,48%... Et d'autres gains latents – de +50,90%, +50,00%, +105,15%, +98,96% ou +60,85% – vous attendent dans FDA Biotech Trader !

Cet article Comment investir sur les meilleures biotech ? est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/investir-meilleures-biotech/feed/ 0
Les biotech à l’heure Trump http://quotidienne-agora.fr/biotech-trump/ http://quotidienne-agora.fr/biotech-trump/#respond Tue, 07 Feb 2017 10:30:03 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68877 bactéries résistantes biotech

Le monde des biotech est vraiment en ébullition. Mon collègue Greg Guenthner vous a récemment expliqué pourquoi 2017 pourrait être un excellent cru boursier pour le secteur. Une rencontre au sommet a eu lieu la semaine dernière entre le Président Trump et certains PDG de géants de la pharmaceutique et des biotechnologies.

Fidèle à lui-même, le président n'a pas mâché ses mots : le bulldozer Trump était lancé contre les géants pharmaceutiques et leur puissant lobby.

Trump veut imposer plus de concurrence dans le secteur. "les entreprises pharmaceutiques américaines ont obtenu des résultats extraordinaires pour notre pays, mais les prix fixés sont absolument astronomiques pour notre pays". Il a ajouté : "nous pouvons carrément augmenter le degré de concurrence et la guerre des prix".

... Mais là où Trump joue du bâton, il n'oublie pas non plus la carotte.

Changements en vue à la FDA

Il a dit aux dirigeants des géants pharmaceutiques que leurs produits "seraient autorisés ou non, mais dans un cas comme dans l'autre, il ne faudra pas 15 ans". Il affirme que la FDA protègerait la population, mais aussi que la paperasserie nécessaire au processus de dépôt de demande d'autorisation "pourrait faire 100 pages plutôt que 9 000". Ah... l'inimitable style de président américain...

Trump ne veut pas simplement des médicaments moins chers. Il veut plus de nouveaux médicaments. Il veut encourager l'innovation pharmaceutique.

Il n'aime pas voir la FDA refuser des médicaments à des patients en stade terminal. Il veut que ces traitements soient autorisés plus rapidement.

Les règles du jeu vont changer et Trump affirme qu'il s'opposera à tout ce qui pourrait rendre plus difficile la vie des biotech qui souhaitent développer des traitements capables de sauver des vies.

Qu'attendre de concret après de telles déclarations ?

Trump devrait encourager les appels d'offres et les négociations tarifaires pour les médicaments de Medicare et de Medicaid – deux des systèmes d'assurance-maladie américains – pour contrôler les prix trop élevés.

On peut aussi s'attendre à ce qu'il demande à la FDA de traiter au plus vite les quelques 4 000 dossiers aujourd'hui en attente concernant des médicaments génériques, concurrents potentiels de traitements existants. Nombre de ces demandes d'autorisation attendent d'être autorisés depuis des années.

C'est le B-A BA du marché libre : augmentez la concurrence et vous ferez baisser les coûts tout en améliorant la qualité.

Mais nous allons également assister à des modifications réglementaires majeures.

Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas encore qui sera le nouveau directeur de la FDA... mais je pense pouvoir dire sans me tromper que la personne choisie partagera les inquiétudes de Trump et souhaitera faciliter l'autorisation de nouveaux traitements... notamment ceux qui concernent des patients que les soins standards ne permettent pas de traiter actuellement.

Trump va lancer une bouée à ces malades, et c'est une excellente nouvelle pour les patients en stade terminal.

Ce sera également un pas énorme pour les petites biotech.

Trump... et ses maladies "favorites"

Pour quels types de maladies Trump pourrait-il souhaiter limiter les restrictions ?

Nous savons que le fils du Président, Eric Trump, a oeuvré pour récolter des millions de dollars en faveurs d'enfants atteints du cancer. "The Donald" lui-même fait des dons réguliers à l'American Cancer Society.

Sa fille Ivanka a apporté son soutien aux patients atteints du SIDA et du VIH et aidé United Cerebral Palsy.

Nous pouvons ajouter à la liste des oeuvres caritatives de Trump dans le domaine de la santé Alliance for Lupus Research (lutte contre le lupus), Autism Speaks (autisme), Crohn's & Colitis Foundation (maladie de Crohn et maladies inflammatoires chroniques intestinales), Muhammad Ali Parkinson Center (maladie de Parkinson), le Pediatric Epilepsy Project (épilepsie infantile) et d'autres encore.

Si une petite entreprise n'en est qu'aux premiers stades des essais cliniques mais dispose de données favorables pour l'une de ces maladies, je pense que la FDA de Trump pourrait accélérer sa mise sur le marché.

Si elle renâcle à permettre l'utilisation précoce de ce type de traitement chez les patients –notamment chez des enfants en stade terminal – elle risque d'être victime de l'une des terribles tirades de Trump sur Twitter.

La puissance d'intimidation de son seul compte Twitter pourrait faire de lui le plus grand défenseur des patients de tous les temps.

Pour les biotech, les profits pourraient devenir plus rapides que jamais.

En matière de réglementation des nouveaux traitements, le vent a enfin tourné.

C'est une excellente nouvelle pour les petites entreprises biotechnologiques jeunes et innovantes qui commencent à mettre des traitements révolutionnaires sur le marché.

Dans FDA Biotech Trader, j'ai décidé de mettre à profit cette nouvelle donne réglementaire en choisissant deux biotech qui ont toutes les chances de bénéficier de l'effet Trump. Je vous les fais découvrir ici…

Cet article Les biotech à l’heure Trump est apparu en premier sur La Quotidienne de la Croissance.

]]>
http://quotidienne-agora.fr/biotech-trump/feed/ 0