Chris Mayer – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 Franco Nevada : Sans conteste ma valeur aurifère préférée http://quotidienne-agora.fr/franco-nevada-aurifere/ http://quotidienne-agora.fr/franco-nevada-aurifere/#comments Thu, 28 Apr 2016 09:28:50 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=68015 gold - Franco Nevada

On me demande souvent quelle est ma valeur aurifère préférée. C'est facile. Plus que facile, même ! En fait, cette valeur, Franco Nevada, devrait être au cœur du portefeuille de toute personne qui souhaite une exposition à l'or.

La semaine dernière j'assistais à la Grant's Spring Investment Conference à Manhattan. Là, deux fois par an, se réunissent les fanas de l'or et les investisseurs enclins à parier sur la baisse des marchés.

L'un des conférenciers était Pierre Lassonde, président et co-fondateur de Franco Nevada (FNV:NYSE), une société qui possède des redevances dans les mines d'or. Le titre de sa conférence était "L'or : l'investissement inconnu". Il s'agissait d'un discours standard sur l'or avec une conclusion prévisible : Lassonde est haussier sur le métal.

En revanche, il n'a pipé mot sur le sujet principal... l'attrait de l'entreprise Franco Nevada elle-même.

Une minière au rendement exceptionnel

Lassonde, 68 ans, fait figure de légende dans les cercles aurifères et ce grâce à l'extraordinaire performance du titre Franco Nevada.

Depuis sa création en 1982 jusqu'à son rachat par Newmont Mining en 2002, Franco Nevada a offert un taux de rendement annualisé de 36% à ses actionnaires. C'est là un rendement époustouflant pour une valeur, quel que soit le secteur concerné. Ce chiffre est d'autant plus étonnant que Franco Nevada travaille dans l'exploitation aurifère – un secteur qui est connu pour détruire le capital et être un champ de mines pour les investisseurs.

En 2007, Newmont transforme Franco Nevada en filiale indépendante. Depuis, l'entreprise est à nouveau autonome. Et elle continue de gagner. Depuis 2007, le titre a gagné 400%. A titre comparatif, l'ETF Market Vectors Gold Miners (GDX:NYSE) – un ETF constitué de minières aurifères – a perdu la moitié de sa valeur. Le prix de l'or lui-même n'a augmenté que d'environ 50%.

Une brillante performance pour Franco Nevada

Le secret de Franco Nevada

Quel est le secret de Franco Nevada ? C'est qu'il n'exploite pas les mines mais les finances. Par essence, il s'agit d'une sorte de financier. L'entreprise donne de l'argent pour participer au développement de la mine en échange de royalties, ou d'un pourcentage de ce que produira la mine. En tant que tel, Franco Nevada échappe à une grande partie du travail salissant de l'exploitation minière.

Le rendement du capital de Franco Nevada est plus élevé et plus régulier que celui des miniers aurifères... et elle continue en plus à gagner de l'argent avec la hausse de l'or.

Mais Franco Nevada peut générer un solide rendement du capital même lorsque le cours de l'or baisse. Elle est également sans dette et riche en liquidités.

En décembre, j'avais déjà attiré l'attention de mes lecteurs sur Franco Nevada comme étant un bon achat – alors que le cours de l'action était à 46 $. Aujourd'hui il est à 67 $, soit un gain de 40%.

Mais même au niveau actuel, je conseille d'acheter Franco Nevada et de le garder sur le long terme. Il s'agit sans conteste de ma valeur aurifère préférée.
[NDLR : Envie sur d'autres valeurs préférées de nos spécialistes de l'or ? C'est simple : elles sont ici...]

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Cette recommandation que l'on découvre quand on rencontre Warren Buffett http://quotidienne-agora.fr/warren-buffett-omaha-berkshire/ http://quotidienne-agora.fr/warren-buffett-omaha-berkshire/#respond Fri, 15 May 2015 09:10:40 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=66869

"Si les gens ne se trompaient pas aussi souvent," a dit Charlie Munger, "nous ne serions pas si riches".

Comme plus de 40 000 personnes, j'ai assisté à la réunion annuelle de Berkshire à Omaha, dans le Nebraska, samedi dernier. Etaient présents Warren Buffett (84 ans) et Charlie Munger (91), entourés de leur cour. Les deux super-investisseurs ont répondu aux questions du public et avaient un avis sur tout (Munger avait les meilleures explications. Une intelligence hors du commun).

Mais les meilleures idées, je ne les ai pas trouvées pendant la réunion.

Je suis arrivé jeudi avecun collègue. Nous avons loué une maison à Council Bluffs, sur la rive gauche du fleuve Missouri, en face d'Omaha.

Nous sommes arrivés jeudi parce qu'il y avait beaucoup d'événements parallèles le vendredi à ne surtout pas rater.

Je serai franc : la réunion Berkshire en elle-même est insupportable si l'on y reste trop longtemps. Les gens posent trop de questions du genre : "Quelles sont les cinq choses que vous recherchez dans une entreprise ?" ou "Quelle stratégie un jeune doit-il avoir pour construire une entreprise qui dure ?".

Comme l'a fait remarquer mon collègue : "Nous avons dépassé l'âge du savoir". C'est vrai, Buffett a 84 ans et Munger 91. Ils font cela depuis longtemps. Un nombre incalculable de lettres, d'interviews et de livres ont été publiés à propos de ce qu'ils pensent. Nous les connaissons par coeur aujourd'hui.

C'est pourquoi je ne vais pas vous dire ce qui s'est passé mais vous expliquer pourquoi y assister est un passage obligé.

J'ai rencontré beaucoup de gestionnaires de fonds, analystes et investisseurs de ma connaissance — trop nombreux pour les nommer ici — lors de déjeuners, de dîners, de cocktail, etc. J'ai même rencontré des lecteurs, certains venant de l'étranger. Il y a aussi ces nombreux événements parallèles où les gens discutent idées et titres boursiers.

C'est pour tout cela qu'Omaha est un passage obligé. C'est à ces réunions que je trouve les meilleures idées. Je noircis plusieurs pages d'un cahier — titres boursiers, pensées, idées de stratégies, etc. que je trie au cours des semaines suivantes.

Tenez, par exemple, j'avais assisté au Gabelli's Ninth Annual Omaha Research Trip au cours duquel sept entreprises avaient fait des présentations à un groupe composé d'une trentaine d'investisseurs.

L'une d'entre elles était Safeguard Scientifics (SFE-Nyse).

SFE est un incubateur de startups high-tech. Lorsque la bulle internet a éclaté en 2000, SFE avait une centaine de sociétés dans son portefeuille. Après l'éclatement de la bulle, seulement une dizaine avaient encore de la valeur.

Quinze années se sont écoulées depuis cette catastrophe boursière. SFE est à présent une nouvelle entreprise. Son PDG, Stephen Zarrilli, l'ancien directeur financier, en est à la tête depuis environ deux ans et demi. J'ai bien aimé ce qu'il a dit.

Grosso modo, SFE est aujourd'hui une société de capital risque cotée en bourse. Elle prend des participations dans des entreprises non cotées (entre 20% et 50%), les aide à se développer puis cherche à en sortir — tout comme une introduction en bourse. En ce moment, SFE a investi dans 26 sociétés. Elle privilégie le secteur des services médicaux et de la technologie. Sur les huit dernières années, SFE a réalisé un profit représentant le double de ses investissements.

Je n'entrerai pas dans les détails, je vais vous dire directement en quoi je trouve cela intéressant.

Un des investissements de SFE est une société appelée Putney. Elle fabrique des médicaments génériques pour animaux de compagnie. Plus de 90% des médicaments pour animaux domestiques n'ont pas d'équivalent générique. Le marché est donc important. Les ventes de Putney augmentent à un rythme de 50%. Ces cinq derniers mois, l'entreprise a homologué cinq produits. Une quinzaine de ses composés sont prêts à être lancés sur le marché. Putney est l'entreprise la plus prolifique de son secteur.

Que vaut-elle ? Disons, pour faire rapide, qu'on peut la valoriser à 4 fois ses ventes annuelles, ce qui correspond au niveau de transactions des entreprises comparables. Supposons que la croissance de Putney soit de 50% jusqu'en 2016. En tenant compte de la participation de SFE, la valeur pour SFE est d'environ 7 $ par action. Et on ne valorise pas encore les composés qui seront lancés sur le marché, nous rappelle Zarrilli.

Voilà pour une des sociétés. Il y en a une autre appelée MediaMath, une entreprise de marketing digital. . Une entreprise semblable, Criteo, que les français connaissent bien, est entrée en bourse en 2013. Elle se négocie à 4 ou 5 fois son chiffre d'affaire. A nouveau, en se basant sur les ventes estimées en 2016, la valeur de MediaMath est au moins de 10 $ par action net pour SFE.

Rien que ces deux sociétés valorisent SFE à 17 $ l'action.

Il reste 24 autres investissements. Zarrilli a déclaré que pour chacun d’eux, SFE au minimum récupérera son argent. cash

De manière plus conventionnelle, on pourrait juste prendre les 260 millions de dollars que SFE a investis et les multiplier par deux (le rendement historique). Ajoutez à cela 90 millions de dollars en cash (net de dette). Et vous obtenez grosso modo une valorisation de 29,50 $ sur SFE.

Au moment où j'écris ces lignes, SFE cote autour des 17 $.

En outre, Zarrilli a affirmé que l'objectif de SFE était de rendre plus de cash aux actionnaires soit via un rachat d'actions soit via des dividendes. (Elle a déjà racheté pour 25 millions de dollars d'actions l'année dernière). Il a également évoqué les incitations financières au sein de l'entreprise. Tous les directeurs généraux ont une rémunération directement liée à la génération de cash par investissement.

Vous avez compris le message ?

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LED : Misez sur cette technologie qui sort de l'ombre http://quotidienne-agora.fr/led-diode-electroluminescente/ http://quotidienne-agora.fr/led-diode-electroluminescente/#respond Thu, 08 Jan 2015 10:13:14 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=66573

Les opportunités liées à la vente et à l'installation de LED sont énormes. Il est question de milliards d'éclairages. Et les secteurs possédant le plus grand potentiel, comme les parkings, par exemple, ont à peine amorcé ce changement.

Lors d'un séjour à Los Angeles, un président d'entreprise a qualifié cette gigantesque tendance de "courbe de progression des LED". Elle a propulsé de 266% le chiffre d'affaires de sa société au premier semestre 2014. Pourtant, le marché l'a à peine remarqué, pour une bonne et simple raison que vous allez bientôt découvrir.

Jetez un coup d'oeil sur le graphique, ci-dessous...

Technologie révoluionnaire

Ce que vous avez sous les yeux, c'est la "courbe de progression des LED". Et voici quels énormes profits cette courbe peut dégager.

Les LED, explication

LED signifie light-emitting diode, en anglais, ou diode électroluminescente, en français (DEL). Je suis sûr que vous avez entendu parler des LED. Pendant des années, c'était le placement à la mode. Mais la technologie en elle-même n'avait pas atteint son heure de gloire. Mais aujourd'hui, c'est le cas.

Pourquoi est-ce un tel bouleversement ?

Les LED sont les meilleures sources d'éclairage dans le monde entier.

Les LED sont différentes des éclairages traditionnels.

Les LED ont "la taille d'un grain de poivre" et se servent "d'un mélange de rouge, vert et bleu... pour produire de la lumière blanche", selon un site internet du gouvernement américain, qui indique également ce qui suit :

Les LED émettent de la lumière dans une direction spécifique, réduisant ainsi la nécessité de réflecteurs et de diffuseurs capables de piéger la lumière

"Les LED émettent de la lumière dans une direction spécifique, réduisant ainsi la nécessité de réflecteurs et de diffuseurs capables de piéger la lumière. Cette caractéristique rend la LED plus efficace dans nombre d'utilisations, notamment en ce qui concerne les éclairages encastrés et fonctionnels. Dans le cas des autres types d'éclairage, la lumière doit être réfléchie vers la direction souhaitée et plus de la moitié de la lumière ne quitte probablement jamais le luminaire".

Les LED émettent également peu de chaleur. Les ampoules à incandescence libèrent 90% de leur énergie en chaleur. Les ampoules compactes fluorescentes, avec leurs 80%, ne font pas beaucoup mieux. Les LED durent également très longtemps.

Il existe des tonnes d'informations sur ce sujet. Si vous tapez "avantages des LED" sur internet, vous obtenez une quantité stupéfiante de résultats. Je ne vous en ai donné qu'un petit aperçu. J'ai également laissé de côté les explications techniques concernant leur mode de fonctionnement.

Voici ce que j'ai trouvé sur le site LIFX :

"Si les ampoules à incandescence durent quelques 800 à 1 500 heures, et que les ampoules fluorescentes atteignent 10 000 heures, les LED, elles, peuvent durer jusqu'à 60 000 heures."

Utiliser des LED vous fait économiser énormément d'argent

LED = économie d'énergie

Dans notre cas, cependant, ce qui rend les LED vraiment intéressantes, c'est leur avantage économique. Utiliser des LED vous fait économiser énormément d'argent. En voici une simple illustration que j'ai trouvée sur Energy.gov :

Estimation du coût de l'électricité

Estimation du coût de l'électricité pour éclairer un arbre d'environ 1,80 m, 12 heures par jour pendant 40 jours 

 Estimation du coût d'achat

Estimation du coût d'achat et de fonctionnement des ampoules pendant 10 saisons de fin d'année

On utilise des LED dans les parkings... les entrepôts... les immeubles de bureaux. Il s'agit de milliards de mètres carrés

Les LED à la conquête du monde

Alors, imaginez que l'on utilise des LED dans les parkings... les entrepôts... les immeubles de bureaux. Il s'agit de milliards de mètres carrés. De grandes entreprises ont déjà opéré ce changement. Des entreprises comme Coca-Cola et Ford sont déjà passées aux LED.

Entreprises passées à l'éclairage LED

Entreprises passées à l'éclairage LED

Généralement, pour les acheteurs de ces entreprises, le seuil de rentabilité se situe entre un et trois ans. A l'issue de cette période, ils bénéficient d'un retour sur investissement sous forme de réduction du coût de l'éclairage, ce qui leur fait économiser des millions de dollars.

Mais il est encore tôt. Les opportunités liées à la vente et à l'installation de LED sont énormes. En outre, les secteurs possédant le plus grand potentiel, comme les parkings, ont à peine amorcé ce changement.

Prenons les parkings, avec leurs éclairages en hauteur et ceux qui sont encastrés : il y a de l'éclairage partout. Tout compris, ils représentent environ 10% du marché des LED, jusqu'à présent... mais 52% du marché à satisfaire.

Marché de la LED

La "courbe de progression des LED", c'est cette énorme augmentation, une courbe en hausse constante tant que le marché doit satisfaire les besoins d'éclairage. Les vieux équipements vont griller et devront être remplacés. Alors, les gens s'assiéront autour d'une table et feront le même calcul que Coca-Cola, Toyota et tous les autres.

Et alors ils achèteront des systèmes LED.

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Les fondements de la révolution énergétique américaine http://quotidienne-agora.fr/fondements-revolution-energetique-americaine/ http://quotidienne-agora.fr/fondements-revolution-energetique-americaine/#respond Thu, 12 Sep 2013 10:46:20 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=62797

Au Texas en ce moment, on ressent une confiance absolue et inébranlable dans le concept d'une révolution énergétique américaine. Des profondeurs des réserves à la richesse de l'énergie, une incroyable transformation est en cours.

Nous évoquons depuis un certain temps déjà l'impact important de la production pétrolière des Etats-Unis. Mais aujourd'hui, on parle de plus en plus de l'huile et du gaz de schiste. Au forum de l'énergie Morgan Stanley qui s'est tenu à Houston en août, le directeur de recherches John Derrick et le gestionnaire de portefeuille Evan Smith ont déclaré que le schiste argileux était le sujet dominant.Une région à l'origine de cette tendance innovante se situe seulement à quelques heures de notre siège. Il s'agit du bassin Permien qui s'étend sur l'ouest du Texas et le sud-est du Nouveau Mexique, couvrant ainsi une énorme surface. Trois sous-ensembles le composent : le bassin de Delaware à l'ouest, le bassin Central et le bassin de Midland à l'est. Si l'on considère l'ensemble des deux bassins Eagle Ford et Bakken et le bassin Permien, on voit que les deux premiers entrent dans le troisième.

Bassin Permien

Cette étendue est connue depuis longtemps par l'industrie pétrolière : les compagnies forent le bassin Permien depuis presque un siècle.

Dans les années 1970, la production pétrolière atteignait deux millions de barils par jour mais elle a chuté à 800 000 barils par jour en 2007. Non parce que les puits de pétrole s'étaient asséchés mais plutôt parce que les compagnies ne pouvaient plus atteindre les ressources. Mais depuis l'introduction de nouvelles technologies d'extraction, la production pétrolière est passée à 1,2 million de barils par jour en 2012.

Plus il y a de données publiées, plus je suis convaincu que cette incroyable croissance perdurera. Selon Tudor Pickering Holt & Co., d'ici 2025, la production pétrolière devrait plus que doubler, à plus de trois millions de barils par jour. C'est environ autant que ce que produit aujourd'hui le Koweït, troisième plus important producteur de pétrole de l'OPEP.

Bassin Permien

On estime également que la production de gaz dans le bassin permien augmente significativement : elle est passée d'environ 120 000 mètres cubes par jour à plus de 200 000 mètres cubes par jour.

Question investissements, "le Permien est à totale maturité en ce moment même", déclare Global Hunter Securities. Selon l'entreprise, sur la base d'une année complète, si vous aviez investi dans les entreprises pure players, telles que Concho Resources (CXO), Diamondback Energy (FANG) et Pioneer Natural Resources (PXD), dont la base de ressources se trouve dans la zone permienne, votre portefeuille aurait augmenté du taux incroyable de 39%.

Pour comparaison, au cours de la même période, le SPDR S&P Oil & Gas Exploration & Production ETF (XOP) n'a augmenté que de 15%. L'indice S&P 500, qui a très bien performé jusqu'ici, a augmenté de 16%.

Pioneer est détenu depuis longtemps dans le portefeuille Global Resources Fund (PSPFX), et a représenté un gros bénéfice pour le fonds avec son très beau rendement de près de 60% cette année. Nous continuons d'être haussiers sur cette entreprise du fait de sa présence importante sur le bassin Permien. Selon Global Hunter, Pioneer possède une base de ressources nette d'environ sept milliards de barils d'équivalent pétrole à travers plus de 40 000 zones de forage sur le bassin permien. Ces énormes ressources représentent des décennies de forage pour les années à venir.

Ici, à San Antonio, j'ai personnellement été témoin de divers bénéfices économiques, qui ont des répercussions positives pour tous les Etats-Unis. Localement, on a assisté à une rapide monétisation des actifs énergétiques. Les entreprises ont constitué une expertise incroyable et ont créé un nombre croissant d'emplois à hauts salaires. Pour le reste du pays, les effets d'un gaz meilleur marché et d'une énergie tout de suite disponible créent un énorme potentiel pour des Etats-Unis plus compétitifs.

Certains investisseurs malins ont déjà su tirer avantage de cette incroyable transition énergétique du pays. Ne la ratez pas vous non plus.

Conférence Bourse

Pour aller plus loin aujourd'hui : comment investir dans le gaz de schiste ?
- Chris vous a donné quelques pistes de sociétés. De mon côté, je voudrais vous soumettre la méthode que nous avons appliquée dans Défis & Profits. Ce n'est peut-être pas la meilleure des méthodes d'investissements, mais elle a fait ses preuves. Au fil des recommandations, nous avons investi sur toute la chaîne de production du gaz ou du pétrole de schiste, de la prospection, au transport en passant par l'extraction et le recyclage des eaux usées.

La raison de cette stratégie est la diversification. Notre objectif est d'éviter des pertes trop importantes si la prospection pétrolière et gazière aux Etats-Unis recule -- ce qui a par exemple été le cas alors que le cours du gaz s'est effondré et que de nombreux projets ont été mis en suspens.

Une société qui fait de la prospection sismique comme CGG, une des valeurs de Défis & Profits, profite non seulement de la reprise de la prospection en eaux profondes mais aussi du développement des gaz de schiste.

CGG s'est en effet fait une spécialité d'aider les sociétés impliquées dans l'exploitation des énergies du gaz et pétrole de schiste pour mieux exploiter les réserves, mais aussi réduire les risques environnementaux lors du forage horizontal et des opérations de fracturation hydraulique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le respect des normes environnementales va devenir un pré-requis pour l'industrie des gaz de schiste.

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Il ne faut jamais abandonner la chasse aux bonnes idées http://quotidienne-agora.fr/jamais-abandonner-chasse-bonnes-idees/ http://quotidienne-agora.fr/jamais-abandonner-chasse-bonnes-idees/#respond Fri, 31 Aug 2012 11:06:37 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=60994

▪ Il y a quelques semaines, j'étais assis dans un restaurant chinois à Honolulu en compagnie de nouveaux amis. Comme cela arrive souvent, la conversation dévia sur l'investissement. L'un de mes compagnons de tablée nous exposa son investissement préféré : les Philippines.

Cela peut sembler un peu tiré par les cheveux mais la preuve m'a été démontrée au cours du repas. Le marché boursier philippin est celui qui a enregistré parmi les meilleures performances au monde cette année. Son économie est l'une des rares économies asiatiques qui croîtra plus vite cette année que l'année dernière. Le peso philippin est la monnaie qui a enregistré la meilleure performance par rapport au dollar cette année, avec un accroissement de 5%.

L'homme qui met en avant l'idée des Philippines est un ex-banquier, entre autres. Il a des intérêts et des liens à Manille. Ces vingt dernières années, il s'y est rendu des douzaines de fois et s'émerveille des changements.

"On voit des grues partout" raconte-t-il. "De nouveaux immeubles, des magasins, des restaurants. C'est incroyable. Jamais je n'aurais pensé voir ça."

Les ingrédients habituels sont en fermentation, comme la levure dans la pâte à pain, ce qui fait croître la région : une population jeune, des ressources minières importantes (et non encore exploitées) et un changement de gouvernement.

Concernant la jeunesse de la population, l'âge moyen est seulement de 22,9 ans. Il semble que tous les pays en plein boom que j'ai visités en Asie, du Cambodge à la Mongolie, ont une population jeune. L'avantage est que la plus grande partie de la population est en âge de travailler et de tels pays évitent donc les défis démographiques auxquels doivent faire face les pays occidentaux vieillissants.

Ensuite vient la richesse minière. Il y a près de 7 000 îles qui constituent les Philippines. Les forces géologiques qui ont créé ces îles ont également apporté de riches minerais en surface, où ils peuvent être exploités. Selon certaines estimations, la richesse minière des Philippines atteint 2000 milliards de dollars, elle est peut-être aussi importante que celle d'Indonésie. L'or, le cuivre, le nickel, le minerai de fer — tout est là sous forme de gisements immenses et inexploités. Des milliards de dollars de nouveaux plans d'exploitation n'attendent qu'à être approuvés.

La troisième force au travail est un changement au niveau gouvernemental. Le président actuel Benigno Aquino est arrivé au pouvoir en 2010. Entre autres, il a fortement encouragé les investissements pour des infrastructures indispensables. Le gouvernement a validé des projets de construction de routes pour une valeur de 1,1 milliard de dollars.

Le gouvernement encourage également la construction d'infrastructures comme des aéroports et un réseau ferroviaire avec des partenariats public-privé conçus pour assurer un rendement cible aux investisseurs. Les plus grandes entreprises du pays construisent de nouvelles tours de bureaux, des immeubles résidentiels et des centres commerciaux. Les industriels chinois, cherchant à échapper aux fortes hausses des coûts chez eux, considèrent les Philippines comme une alternative.

D'un point de vue souveraineté, les finances philippines sont sur une bonne tendance. Le pays est noté par les agences juste en-dessous de la note "opportunité d'investissement". Il a des réserves de monnaie supérieures à ses dettes externes. L'analogie serait une entreprise riche en liquidités, ayant plus de cash que de dettes. Jusqu'à présent, une obligation d'Etat à 10 ans rapporte environ 6%. Ajoutez à cela une progression de 5% de la monnaie et, si vous êtes un investisseur qui travaille en dollar, vous obtenez un profit de 11% gagnant par rapport au S&P.

Toutefois, les actions philippines sont encore un meilleur investissement. L'ETF iShares coté en Bourse sous le symbole boursier EPHE et qui consiste en actions philippines est en hausse de 25% cette année.

Pas mal, n'est-ce pas ?

A présent, qui sait si tous ces éléments vont tenir ensemble ? Selon mon expérience, ces marchés frontières ont tendance à tenir la distance. Un an de miracles n'est pas la norme. Les Philippines n'ont pas connu de boom économique depuis la période qui a précédé la crise asiatique de 1997. Cela a donc mis du temps à venir.

Toute cette histoire montre à nouveau combien notre planète est une balle géante d'opportunités en permanente évolution. De nouvelles opportunités apparaissent lorsque d'autres disparaissent.

Tout au long de ma carrière d'investisseur, j'ai appris que cela payait de ne jamais cesser de chercher. Il ne faut jamais abandonner la chasse aux bonnes idées.

L'un de mes explorateurs préférés est Roy Chapman Andrews, qui dirigeait les expéditions d'Asie centrale en Mongolie dans les années 1920. (J'ai récemment lu une excellente biographie d'Andrews intitulée Dragon Hunter alors que je voyageais moi-même à travers le pays.) Andrews avait une devise que j'aime beaucoup. Il disait : "Il y a toujours une aventure au coin de la rue... or le monde est rempli de coins de rue !"

Echangez le mot "aventure" contre celui d'"opportunité" et vous obtenez une devise d'investissement à laquelle vous référer.
[Chasser les bonnes idées, en particulier dans les pays émergents, c'est justement l'objectif de Jean-Claude Périvier dans Défis & Profits. Les profits vous attendent... mais où ? Les réponses sont ici...]

Première parution dans la Chronique Agora le 29/08/2012.

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Flinguez le pétrole, et empochez le pactole ! http://quotidienne-agora.fr/flinguez-le-petrole-et-empochez-le-pactole/ http://quotidienne-agora.fr/flinguez-le-petrole-et-empochez-le-pactole/#respond Mon, 18 Jun 2012 15:10:36 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=60590

"Mais je n'ai jamais travaillé non plus chez Enron". Telle est la réponse de Jim Chanos (qui a révélé la fraude chez Enron) à ceux qui le critiquent pour sa vision baissière de la Chine alors qu'il n'a jamais mis les pieds dans le pays.

Jim Chanos est un homme qui vend ses actions d'abord et les rachète ensuite -- à des prix, heureusement pour lui, beaucoup plus bas. Il gagne lorsque les actions baissent. Chanos est sans doute plus connu pour être l'homme qui a débusqué la fraude chez Enron. En langage de Wall Street, il est un vendeur à découvert.

Récemment, à la Grant's Investment Conference à New York, ce grand vendeur à découvert a donné au public une demi-douzaine d'idées de vente à la baisse. Il les appelle les "pièges à valeurs" parce que superficiellement, ces titres semblent bon marché mais si l'on creuse un peu, ils posent de sérieux problèmes.

J'aimerais en détailler deux.

L'envers du gaz de schiste
La première est l'envers du boom de gaz de schiste. Tout le monde connaît dans les grandes lignes l'histoire des percées technologiques qui ont permis d'extraire du gaz naturel auparavant inaccessible. Ces nouveaux puits de gaz ont fait chuter le prix du gaz naturel d'Amérique du Nord à environ 2 $. Cela représente une chute de plus de 50% par rapport à l'année dernière et de 75% par rapport à il y a cinq ans.

Or un gaz naturel bon marché signifie que la production d'électricité à partir du charbon est menacée, la plupart des centrales électriques passant au gaz. Le prix du charbon américain est en baisse de 20% à 32% par rapport à l'année dernière (cela dépend de la localisation et du type de charbon). Les chargements de charbon transportés par rail sont en baisse de 18% par rapport à l'année dernière.

La vente à découvert préférée de Chanos dans ce domaine est Consol Energy (CNX). Le charbon thermique a représenté 45% des bénéfices bruts de 2011. Le charbon à coke de qualité supérieure a représenté 38% des bénéfices. Pour ces actifs sur le charbon, CNX est en concurrence avec les exportateurs à bas coût d'Australie, d'Indonésie, d'Afrique du Sud et de Colombie. Ces trois dernières années, l'entreprise n'a guère généré de liquidités.

Si la chute des prix du charbon continue, cela déclenchera-t-il une crise chez CNX ? Il semble que l'avis de Wall Street sur les bénéfices de CNX change rapidement. Il y a tout juste 90 jours, le consensus était à 3,19 $ de bénéfices par action cette année et à 3,62 $ l'année prochaine. A présent, le consensus est à 2,08 $ et 2,63 $ respectivement.

Evitez les compagnies pétrolières nationales
L'autre idée de Chanos est que les compagnies pétrolières nationales "sont gérées pour le bénéfice des Etats". Généralement, dans une compagnie pétrolière nationale, le gouvernement garde une importante participation dans l'entreprise, incite à des investissements coûteux et maintient les prix à la pompe bas.

L'idée principale de Chanos est Petrobras (PBR), la compagnie pétrolière brésilienne qui a trouvé les grands dépôts "pré-sel" au large de l'Atlantique et dont on a fait beaucoup de tapage. De prime abord, PBR semble être un titre très prometteur. Son PER prévisionnel n'est que de 7,5. Le cours de l'action a chuté de 40% au cours des deux dernières années. Et elle possède, à son crédit, la plus importante découverte du continent américain depuis une génération.

Toutefois, ces vertus cachent de sérieux problèmes...

Chanos met en avant l'énorme (et risqué) programme d'investissement d'ici 2015 -- un engagement de 225 milliards de dollars qui nécessitera 14 milliards de dollars de cessions et 86 milliards de dollars de dettes supplémentaires.

Entre temps, le gouvernement brésilien, comme un chat jouant avec une pelote de laine, joue avec Petrobras pour ses propres raisons politiques. C'est pourquoi les prix sont plafonnés à la pompe, plafonnant ainsi les bénéfices de PBR. PBR doit également sous-traiter 65% de son activité à l'intérieur du pays, limitant ainsi la possibilité de trouver les meilleurs contrats. Enfin, PBR construit une importante flotte à un moment où il y a déjà trop de navires.

Comme l'a montré Chanos, au final, toute cette ingénierie sociale donne de piètres résultats : une croissance de la production de seulement 1,4% par an de 2006 à 2011 et 13 milliards de dollars de cash flow négatif après dividendes en 2011.

Au Brésil, préférez les caïpirinhas aux actions boursières !
J'ajouterai ici que, selon moi, c'est tout le Brésil qui a des problèmes. Ceux qui me lisent depuis un certain temps ne seront pas surpris, vu que cela fait plus d'un an que j'évoque les problèmes du pays. Voici ce qui m'inquiète :

- La charge fiscale au Brésil est parmi la plus élevée du monde émergent. Elle est comparable à celle de la France ou de la Norvège et n'est pas compétitive avec celle des autres marchés émergents.

- Les dépenses publiques représentent près de 40% de l'économie. Le Brésil possède un Etat-providence qu'il ne peut s'offrir.

- Au classement de la facilité pour faire des affaires, le Brésil se classe 126ème sur 183 pays. Ceci est ennuyeux. Il est plus facile de faire des affaires au Rwanda, au Guatemala et au Pakistan qu'au Brésil.

- Les infrastructures sont peu développées et de ce point de vue il n'y a guère d'amélioration notable. Des routes et des ports en mauvais état signifient de longues files d'attente, de la détérioration de marchandises et une perte de temps. Les investissements dans les infrastructures ne représentent que 2% de l'économie, comparés à la moyenne de 5% des marchés émergents.

- Le crime pose un énorme problème. Il n'est pas étonnant que le Brésil soit le deuxième marché mondial des voitures blindées. Eike Batista, l'homme le plus riche du Brésil, ne se déplace jamais sans une petite armée autour de lui. C'est usuel parmi les élites.

Mais alors, pourquoi les gens continuent-ils de penser que le Brésil est un bon endroit où investir ? Cela ne peut provenir que du sex-appeal intrinsèque du Brésil. Le pays semble tout avoir.

Mon conseil : allez au Brésil. Amusez-vous. Allez à la plage, dégustez des caïpirinhas. Mais investissez votre argent ailleurs.

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"Mais je n'ai jamais travaillé non plus chez Enron". Telle est la réponse de Jim Chanos (qui a révélé la fraude chez Enron) à ceux qui le critiquent pour sa vision baissière de la Chine alors qu'il n'a jamais mis les pieds dans le pays.

Jim Chanos est un homme qui vend ses actions d'abord et les rachète ensuite -- à des prix, heureusement pour lui, beaucoup plus bas. Il gagne lorsque les actions baissent. Chanos est sans doute plus connu pour être l'homme qui a débusqué la fraude chez Enron. En langage de Wall Street, il est un vendeur à découvert.

Récemment, à la Grant's Investment Conference à New York, ce grand vendeur à découvert a donné au public une demi-douzaine d'idées de vente à la baisse. Il les appelle les "pièges à valeurs" parce que superficiellement, ces titres semblent bon marché mais si l'on creuse un peu, ils posent de sérieux problèmes.

J'aimerais en détailler deux.

L'envers du gaz de schiste
La première est l'envers du boom de gaz de schiste. Tout le monde connaît dans les grandes lignes l'histoire des percées technologiques qui ont permis d'extraire du gaz naturel auparavant inaccessible. Ces nouveaux puits de gaz ont fait chuter le prix du gaz naturel d'Amérique du Nord à environ 2 $. Cela représente une chute de plus de 50% par rapport à l'année dernière et de 75% par rapport à il y a cinq ans.

Or un gaz naturel bon marché signifie que la production d'électricité à partir du charbon est menacée, la plupart des centrales électriques passant au gaz. Le prix du charbon américain est en baisse de 20% à 32% par rapport à l'année dernière (cela dépend de la localisation et du type de charbon). Les chargements de charbon transportés par rail sont en baisse de 18% par rapport à l'année dernière.

La vente à découvert préférée de Chanos dans ce domaine est Consol Energy (CNX). Le charbon thermique a représenté 45% des bénéfices bruts de 2011. Le charbon à coke de qualité supérieure a représenté 38% des bénéfices. Pour ces actifs sur le charbon, CNX est en concurrence avec les exportateurs à bas coût d'Australie, d'Indonésie, d'Afrique du Sud et de Colombie. Ces trois dernières années, l'entreprise n'a guère généré de liquidités.

Si la chute des prix du charbon continue, cela déclenchera-t-il une crise chez CNX ? Il semble que l'avis de Wall Street sur les bénéfices de CNX change rapidement. Il y a tout juste 90 jours, le consensus était à 3,19 $ de bénéfices par action cette année et à 3,62 $ l'année prochaine. A présent, le consensus est à 2,08 $ et 2,63 $ respectivement.

Evitez les compagnies pétrolières nationales
L'autre idée de Chanos est que les compagnies pétrolières nationales "sont gérées pour le bénéfice des Etats". Généralement, dans une compagnie pétrolière nationale, le gouvernement garde une importante participation dans l'entreprise, incite à des investissements coûteux et maintient les prix à la pompe bas.

L'idée principale de Chanos est Petrobras (PBR), la compagnie pétrolière brésilienne qui a trouvé les grands dépôts "pré-sel" au large de l'Atlantique et dont on a fait beaucoup de tapage. De prime abord, PBR semble être un titre très prometteur. Son PER prévisionnel n'est que de 7,5. Le cours de l'action a chuté de 40% au cours des deux dernières années. Et elle possède, à son crédit, la plus importante découverte du continent américain depuis une génération.

Toutefois, ces vertus cachent de sérieux problèmes...

Chanos met en avant l'énorme (et risqué) programme d'investissement d'ici 2015 -- un engagement de 225 milliards de dollars qui nécessitera 14 milliards de dollars de cessions et 86 milliards de dollars de dettes supplémentaires.

Entre temps, le gouvernement brésilien, comme un chat jouant avec une pelote de laine, joue avec Petrobras pour ses propres raisons politiques. C'est pourquoi les prix sont plafonnés à la pompe, plafonnant ainsi les bénéfices de PBR. PBR doit également sous-traiter 65% de son activité à l'intérieur du pays, limitant ainsi la possibilité de trouver les meilleurs contrats. Enfin, PBR construit une importante flotte à un moment où il y a déjà trop de navires.

Comme l'a montré Chanos, au final, toute cette ingénierie sociale donne de piètres résultats : une croissance de la production de seulement 1,4% par an de 2006 à 2011 et 13 milliards de dollars de cash flow négatif après dividendes en 2011.

Au Brésil, préférez les caïpirinhas aux actions boursières !
J'ajouterai ici que, selon moi, c'est tout le Brésil qui a des problèmes. Ceux qui me lisent depuis un certain temps ne seront pas surpris, vu que cela fait plus d'un an que j'évoque les problèmes du pays. Voici ce qui m'inquiète :

- La charge fiscale au Brésil est parmi la plus élevée du monde émergent. Elle est comparable à celle de la France ou de la Norvège et n'est pas compétitive avec celle des autres marchés émergents.
- Les dépenses publiques représentent près de 40% de l'économie. Le Brésil possède un Etat-providence qu'il ne peut s'offrir.
- Au classement de la facilité pour faire des affaires, le Brésil se classe 126ème sur 183 pays.
Ceci est ennuyeux. Il est plus facile de faire des affaires au Rwanda, au Guatemala et au Pakistan qu'au Brésil.
- Les infrastructures sont peu développées et de ce point de vue il n'y a guère d'amélioration notable. Des routes et des ports en mauvais état signifient de longues files d'attente, de la détérioration de marchandises et une perte de temps. Les investissements dans les infrastructures ne représentent que 2% de l'économie, comparés à la moyenne de 5% des marchés émergents.
- Le crime pose un énorme problème. Il n'est pas étonnant que le Brésil soit le deuxième marché mondial des voitures blindées. Eike Batista, l'homme le plus riche du Brésil, ne se déplace jamais sans une petite armée autour de lui. C'est usuel parmi les élites.

Mais alors, pourquoi les gens continuent-ils de penser que le Brésil est un bon endroit où investir ? Cela ne peut provenir que du sex-appeal intrinsèque du Brésil. Le pays semble tout avoir.

Mon conseil : allez au Brésil. Amusez-vous. Allez à la plage, dégustez des caïpirinhas. Mais investissez votre argent ailleurs.

Première parution dans la Chronique Agora le 11/06/2012.

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Chine/Etats-Unis : le rééquilibrage industriel a-t-il lieu ? http://quotidienne-agora.fr/chine-etats-unis-reequilibrage-industrie/ http://quotidienne-agora.fr/chine-etats-unis-reequilibrage-industrie/#respond Fri, 04 May 2012 09:37:46 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=60364

▪ J'ai eu un long entretien avec Scott Huff, directeur d'Innovate International, une entreprise dans le développement de produits et la fabrication en sous-traitance pour plusieurs industries. L'histoire de Scott vaut la peine que l'on s'y attarde parce que son parcours sur ces 10 dernières années est plus explicite que n'importe quelles statistiques.

Scott est concepteur. Il a commencé à se rendre régulièrement en Chine au milieu des années 1990 pour le compte de clients. Huff habitait Chicago à l'époque. Chaque année, ses séjours devenaient de plus en plus longs à mesure que de plus en plus de clients faisaient fabriquer en Chine. "C'est pourquoi en 2004, après avoir passé trois mois dans le pays par séjours de deux semaines d'affilée pendant la première moitié de l'année, je me suis dit qu'il était temps de déménager et de m'installer là-bas", se souvient Scott. "Ma femme a l'esprit aventureux. Nous avons donc pris armes et bagages et avons emménagé à Shenzhen où nous avons reconstruit l'affaire".

Les opportunités pleuvaient et l'entreprise se développa. Tout allait bien... jusqu'à l'année dernière, où cela a commencé à changer.

"Je m'en suis rendu compte vers le milieu de l'année dernière", raconte Scott, "lorsque je me renseignais pour des devis pour du plastique moulé par injection. Chicago avait été un centre d'excellence dans ce domaine mais la ville s'est laissée distancée par la concurrence étrangère. Cependant, il restait une poignée de vétérans qui ont survécu. Ils ont réussi à suivre les avancées technologiques, ont énormément dégraissé et sont devenus très efficients, utilisant des presses à injecter électriques et autres machines de ce genre qui réduisent le temps et le travail".

"Et soudain", continue-t-il, "leurs prix ne furent pas si différents de ce qu'on pouvait obtenir en Chine lorsqu'on prenait en compte les coûts de transport. Ils devenaient même de plus en plus attractifs tandis que la Chine subissait une autre importante hausse du coût du travail au troisième trimestre de l'année dernière. Sur les quatre ou cinq derniers devis que j'ai demandés pour des moulages par injection aux Etats-Unis par rapport aux devis en Chine, ceux des Etats-Unis étaient plus intéressants. La plupart des gens ne me croient pas lorsque je leur dis que j'obtiens de meilleurs prix aux Etats-Unis. Leur première réaction, le paradigme avec lequel ils ont appris à vivre, est de demander à la Chine de fabriquer".

Personnellement, je connais bien cette réaction. Beaucoup de gens sont incrédules et me traitent de fou lorsque je leur dis qu'il est (parfois) meilleur marché de fabriquer aux Etats-Unis. Mais c'est là la vérité, celle que nous raconte un homme de terrain qui voit cette nouvelle tendance se développer en temps réel.

▪ Les entreprises commencent à quitter la Chine
"La Chine devient plus chère, tout simplement", déclare Scott. "Le coût de la main-d'oeuvre y a beaucoup augmenté, ce n'est un mystère pour personne. Pour certains postes, on ne trouve plus de main-d'oeuvre nombreuse et disponible à n'importe quel prix. Si vous voulez polir une pièce en inox pour l'industrie de la cuisine ou fabriquer des objets à mâcher pour animaux, vous allez avoir du mal à trouver des gens pour le faire. Aujourd'hui, les gens ont le choix et ils préfèrent assembler un iPad".

Même si le coût de la main-d'oeuvre a beaucoup augmenté, il n'a cependant pas suivi le même rythme que le coût de la vie. "Les prix de l'alimentation en Chine sont ridicules", explique Scott. "Il est de loin moins cher de vivre aux Etats-Unis qu'en Chine si on ramène le revenu des gens à un même niveau. En pourcentage de salaire, la partie consacrée à l'alimentation est très importante ici. Les prix des terrains ont grimpé en flèche partout. Les prix de l'immobilier sont stratosphériques. Il est moins coûteux de vivre aux Etats-Unis".

Incroyable, n'est-ce pas ?

Par conséquent, les entreprises commencent à quitter la Chine. Les fabricants recherchent des marchés moins chers en Asie du Sud-Est. Scott possède déjà une nouvelle usine au Cambodge. "Le Cambodge est petit mais bien situé", explique Scott. "Pile au centre de tout, vraiment".

Son entreprise s'installe également aux Etats-Unis. Lorsque j'ai rencontré Scott, il était à Knoxville, dans le Tennessee. Il habite toujours à Shenzhen, en Chine, du moins officiellement. Mais ses enfants sont scolarisés dans le Tennessee et il souhaite reconstruire une entreprise aux Etats-Unis. La situation est totalement à l'inverse de celle d'il y a huit ans.

"Je crois que personne ne réalise ce qui est en train d'arriver", lui ai-je dit. "Cela arrive sans crier gare mais les gens vont s'en rendre compte. La poignée de survivants de l'industrie du moulage aux Etats-Unis croule sous les contrats en ce moment. Et pas uniquement l'industrie du plastique. Pour tous ceux qui sont restés ici avec des chaînes de fabrication intactes, les affaires reprennent très fort".

Première parution dans la Chronique Agora le 02/05/2012.

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L'eau, bientôt aussi convoitée que l'iPhone http://quotidienne-agora.fr/eau-convoitee-iphone/ http://quotidienne-agora.fr/eau-convoitee-iphone/#respond Thu, 08 Dec 2011 16:37:34 +0000 http://edito-matieres-premieres.fr/?p=4927

J'étais à Bangkok lors des inondations. Je me suis également rendu au Cambodge. Là aussi, il fallait lutter contre les inondations. Même si la capitale Phnom Penh n'a pas été affectée, des villages reculés ont été submergés.

C'est ce qui est curieux à propos de l'eau. Il semble toujours y en avoir trop ou pas assez. Mais je vous propose un autre regard sur ma matière première préférée et sur les opportunités d'investissement qu'elle offre.

Un potentiel gigantesque
L'eau représente une industrie de 500 milliards de dollars. Elle pourrait se diviser en deux grandes parties.

▪ La première comprend les infrastructures de l'eau.
Cela inclut les services d'eau. On en compte globalement 250 000. Ce sont là des actifs nécessaires, d'une importance vitale, quel que soit l'endroit concerné. Ils absorbent une importante partie des dépenses — qui ont tendance à être pérennes, quelle que soit la situation économique.

La croissance de la population conduit à la création de nouveaux services tous les ans. Le graphique ci-dessous représente les dépenses américaines pour les infrastructures d'eau et d'égouts.

Graphique des dépenses américaines pour les infrastructures d'eau et d'égouts (en millions)

Peut-être avons-nous sous-investi dans ces installations, ce qui a conduit à des fuites dans les tuyaux et à une pollution de l'eau. Les pressions seront fortes pour gagner en efficacité.

▪ La seconde grande partie est l'usage de l'eau distribuée.
Cela comprend l'irrigation et les utilisations industrielles de l'eau (comme celles utilisées dans le processus de fabrication). L'irrigation représente une part importante, près de 70% des usages de l'eau distribuée. Et le retraitement des eaux usées

Le rôle des émergents sera déterminant
Les marchés émergents jouent un rôle important dans tout cela.

▪ Au cours des cinq prochaines années, la Chine à elle seule dépensera près de 50 milliards de dollars pour l'eau, principalement pour les systèmes de traitement des eaux usées et les projets de contrôle des crues.

L'Inde prévoit la construction d'une trentaine de centrales d'ici 2017, et toutes utiliseront d'énormes quantités d'eau pour le refroidissement. Le pays a également de grands projets d'irrigation qui prévoient de détourner des fleuves pour irriguer des terres agricoles desséchées.

▪ En Afrique, où les compagnies minières ouvrent à tout-va la terre pour obtenir des éléments très recherchés, il y aura un grand besoin pour gérer l'utilisation de l'eau de ces projets.

L'eau, la clef de voûte de nos économies modernes
Comme on peut le voir, l'eau touche presque tous les secteurs — l'énergie, l'extraction minière, la production de denrées alimentaires de base, l'industrie...

Le gaz de schiste et la grande révolution de l'énergie en Amérique ? La gestion de l'eau va y jouer un rôle essentiel -- pour la tester, la filtrer, la recycler.

Nourrir neuf milliards d'individus d'ici 2050 ? Nous aurons besoin de gérer nos ressources en eau de façon plus intelligente.

Technologie : De nouveaux smartphones, ordinateurs et médicaments qui sauvent des vies ? Toutes les entreprises qui fabriquent ces objets utilisent d'énormes quantités d'eau. Elles ont besoin que l'eau soit pure et réponde à des normes strictes.

L'eau, indispensable à l'énergie
La beauté de l'eau en tant que thème d'investissement est que ces tendances fonctionnent sur la base de fondamentaux inévitables. Il n'y a vraiment aucun moyen de s'en passer.

Si l'on pense aux pressions générées par la croissance de la population et par l'urbanisation, on peut déjà voir à quel point l'efficience et la durabilité seront importantes.

Vous ne pouvez guère vous tromper. Vous n'avez pas besoin de savoir quelle sera, dans le futur, la source d'énergie préférée du monde — charbon, gaz naturel, nucléaire ou énergie alternative — cela importe peu. Toutes utilisent de l'eau, en grandes quantités.

L'eau reste l'un de mes secteurs d'investissement préférés.

[NDLR : Florent Detroy, rédacteur en chef de Matières à Profits, surveille également ce secteur de très près. Il conseille d'ailleurs à tout nouveau venu d'acquérir en priorité quatre valeurs matières premières – accessibles pour le particulier – au potentiel de plus-values exceptionnel. L'une d'entre elles est une valeur "eau" : n'attendez pas pour découvrir le service de Florent – et profitez sans attendre d'une des meilleures opportunités du secteur...]

Première parution dans la Chronique Agora le 30/112011.

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Chroniques émergentes : la Thaïlande plie mais ne rompt pas http://quotidienne-agora.fr/chroniques-emergentes-thailande/ http://quotidienne-agora.fr/chroniques-emergentes-thailande/#respond Thu, 08 Dec 2011 11:16:14 +0000 http://quotidienne-agora.fr/?p=59389

Comme vous le savez sans doute, Bangkok a subi de fortes inondations. Des tonnes d'eau ont englouti la ville et de fait, la vie quotidienne et le commerce en ont été perturbés. Un contact local à Bangkok m'avait prévenu de ne pas venir. J'ai décidé de ne pas suivre son conseil...

A mon arrivée, l'aéroport était quasiment vide. Dans les rues, pas un chat. La vision de sacs de sable érigés autour de l'hôtel me fit froid dans le dos. En fait, la plupart des immeubles étaient entourés de sacs de sable en cas d'une forte montée des eaux. A la réception de l'hôtel, j'ai été accueilli nommément : "bienvenue, vous devez être M. Mayer".

Je devais être le seul fou à avoir réservé une chambre pour cette nuit-là !

Des dizaines de milliers de personnes avaient déjà fui Bangkok. Certains gouvernements étrangers avaient conseillé à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans la ville. Les chiffres du tourisme étaient en baisse. Des réunions d'affaires avaient été annulées.

Résultat : beaucoup de chambres libres dans les hôtels. Selon le Wall Street Journal, l'hôtel Shangri-La avait un taux d'occupation des chambres de seulement 30%, comparé au taux de 70-90% que l'hôtel affiche généralement à cette époque de l'année. Je suis certain que ce n'était pas le seul hôtel dans ce cas.

Bangkok représentant environ 40% de l'économie de la Thaïlande, ce qui se passe dans cette ville atteint tout le pays. Partout où je me suis rendu, les inondations étaient le principal sujet de conversation. Ces dernières années, Bangkok a été affectée par plusieurs événements qui ont interrompu l'économie. Il y a eu le coup d'Etat militaire en 2005 ; des manifestations ont bloqué l'aéroport en 2008 ; et d'autres manifestations en 2010 ont fait 90 morts. (Selon certains, cette instabilité est sans doute économique, quels que soient les motifs politiques avancés). Le salaire manufacturier moyen en Thaïlande s'élève à environ 250 $ par mois, comparé à 400 $ en Chine. Il y a 10 ans, c'était l'inverse. Les dernières inondations s'ajoutent à la liste de catastrophes.

Vous seriez peut-être surpris de l'impact mondial de ces inondations. Ainsi, la Thaïlande est le deuxième producteur mondial de graveurs de disques ; elle représente à peu près 40% de la production mondiale. Western Digital est en particulier durement touché, avec 60% de sa production en Thaïlande. Les fournisseurs clés de l'industrie sont également sous l'eau. Ainsi, Nidec, qui représente 75% du marché des moteurs pour disques durs. Les usines thaïlandaises fournissent près d'un tiers de sa production.

Il résulte de tout cela que les pièces se font rares et que le prix des lecteurs de disques est en hausse de près de 20% depuis le début de la catastrophe.

Pour les entreprises japonaises, en particulier, la Thaïlande est une grande base de production. Toyota et Honda possèdent des usines en Thaïlande (Ford également). Ces deux entreprises devront réduire leur production mondiale de véhicules du fait de la pénurie des pièces fabriquées en Thaïlande. Leurs équipements sont littéralement sous les eaux.

▪ Ma première réunion à Bangkok a eu lieu au Four Seasons. C'était l'heure du déjeuner. L'endroit, qui aurait dû être bondé à cette heure-là, était vide. J'y ai rencontré Lan, une Thaïlandaise d'origine chinoise née au Cambodge. Elle a été courtier pendant plus de vingt ans (Lan est en "congé sabbatique permanent", m'a-t-elle informé).

Elle m'a donné une bonne vision d'ensemble de ce qui se passait dans le pays — en plus de me donner un cours intensif de cuisine thaï. Lan m'a raconté la curiosité historique de l'indépendance thaïlandaise. A force de diplomatie et en jouant de chance, la Thaïlande n'a jamais été occupée. Contrairement à d'autres pays d'Asie du sud-est, les puissances coloniales ne l'ont jamais gouvernée.

Je ne suis pas certain de ce que cela signifie dans la pratique. Lan pensait que cela était assez important pour être mentionné et disait que cela pourrait expliquer la relative ouverture de l'économie thaïlandaise aux étrangers. Les Thaïlandais ne traînent pas l'héritage pesant du colonialisme.

Ainsi, il est facile d'acheter des actions thaïlandaises et la Bourse thaïlandaise est intéressante à plusieurs niveaux. A cet égard, mon timing est bon. Plus tard dans l'après-midi, j'ai rencontré Andrew Stotz, stratégiste chez Kim Eng Securities. Il a présenté de façon très claire ses idées sur le marché thaïlandais et ses valeurs dans un flipbook publié tous les mois, appelé Stotz Stocks.

Dans sa dernière publication, il souligne que les valeurs thaïlandaises sont intéressantes avec un rapport prix d'environ 11 fois les bénéfices, une dette faible, des dividendes impressionnants (un rendement d'environ 4%) et des ROE élevés (autour de 20%). Telles sont les moyennes. Une sélection de valeurs peut, naturellement, rapporter encore plus.

De plus, la détention par les étrangers de valeurs thaïlandaises est en baisse : elle est revenue à son niveau de 2009, à environ 35%. Cela peut être un indicateur contraire, alors que les investisseurs étrangers détenaient 41% du marché avant le krach de 2008. Et contrairement au monde occidental, la Thaïlande a des niveaux d'endettement très bas. Aucune crise de la dette souveraine ici !

Selon Stotz, historiquement, les valeurs thaïlandaises se comportent bien avec un PER compris entre neuf et 12, un rendement de 18% dans l'année qui suit et un rendement annuel de 11% sur cinq ans. Un instrument moyennant pour investir dans les actions thaïlandaises est le MSCI Thailand Index Fund (THD). La Thaïlande a traversé des crises bien pires auparavant et a toujours rebondi.

Ainsi, aussi mauvaises que paraissent les inondations, j'ai tendance à penser que cette catastrophe, elle aussi, passera. Elle semble n'être qu'un contretemps temporaire pour les marchés thaïlandais qui, comme les bambous dans la tempête, plient mais ne rompent pas.

Première parution dans la Chronique Agora le 07/12/2011.

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