Bill Bonner – La Quotidienne de la Croissance http://quotidienne-agora.fr Investir sur la croissance Fri, 15 Dec 2017 10:30:24 +0000 fr-FR hourly 1 Au fait… Pourquoi les matières premières grimpent-elles ? http://quotidienne-agora.fr/au-fait-pourquoi-les-matieres-premieres-grimpent-elles/ Fri, 18 Feb 2011 13:58:50 +0000 http://edito-matieres-premieres.fr/2011/02/18/au-fait-pourquoi-les-matieres-premieres-grimpent-elles/ "Ben Bernanke... a écarté l'idée que les politiques de la banque centrale sont responsables des sommets record atteint par les prix de l'alimentation dans le monde", nous dit le journal le Telegraph. Où est l'erreur ? Qu'est-ce qui se passe avec l'économie ? Qu'est-ce qui se passe avec la Fed ? Qu'est-ce qui se passe avec Ben Bernanke

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Ne laissez pas l'or vous détourner du vrai problème : l'emploi US http://quotidienne-agora.fr/etats-unis-emploi-crise/ http://quotidienne-agora.fr/etats-unis-emploi-crise/#respond Thu, 14 Oct 2010 10:33:32 +0000 http://www.moneyweek.fr/?p=41491

- Comment vont les choses dans la pampa ?

Raisonnablement bien, il semblerait...

Nous venons d'arriver. Trop tôt pour se prononcer vraiment, mais pour autant que nous puissions en juger, les pauvres Argentins semblent être en train de se tirer une balle dans le pied... et dans la jambe... et partout ailleurs. Ils devront extraire la chevrotine pendant des années...

L'époque devrait être excellente, pourtant. Ils ont les terres agricoles parmi les plus riches, les plus plates et les mieux arrosées de la planète. Les prix agricoles sont élevés. Les autres prix sont relativement bas.

Mais on peut compter sur les politiciens pour tout gâcher. Le boeuf argentin -- qui devrait être l'exportation la plus précieuse du pays -- perd des parts de marché, surtout vis-à-vis des Uruguayens. Pourquoi ? Parce que les Argentins ont taxé les exportations de boeuf pour maintenir les prix bas au niveau national.

Résultat ? Les agriculteurs sont passés de l'élevage bovin à la culture du soja. Et voilà qu'une sécheresse désastreuse leur est tombée dessus.

La suite à mesure que notre enquête sur le sujet progresse...

- D'ici là, voyons un peu le marché le plus brûlant du monde -- le marché de l'or. Le métal jaune est si chaud qu'il est difficile de croire qu'il ne fondra pas. Attention à vous.

Et rappelez-vous que le marché haussier de l'or est une distraction. Le vrai événement, pour l'instant, reste la Grande Correction. Elle est là. Elle continue. Et il faudra des années pour la corriger.

Le crédit à la consommation a baissé de 3,3 milliards de dollars en août aux Etats-Unis -- le septième mois de déclin consécutif. Exactement ce à quoi on pourrait s'attendre durant une correction.

Si ce n'est pas une Grande Correction, elle l'imite parfaitement.

Le New York Times :

"C'est un double coup du sort que de nombreux économistes craignaient depuis longtemps : les embauches des entreprises ont ralenti tandis que les emplois gouvernementaux disparaissent à un rythme record [aux Etats-Unis]".

"Les entreprises n'ont créé que 64 000 emplois le mois dernier, en recul par rapport aux 93 000 postes d'août et aux 117 000 de juillet, rapportait vendredi dernier le département du Travail US. Mais dans l'ensemble, l'économie a perdu 95 000 emplois non-agricoles en septembre, suite à un déclin de 159 000 dans les emplois gouvernementaux à tous les niveaux. Les gouvernements locaux, en particulier, ont réduit le nombre d'employés au rythme le plus rapide de ces 30 dernières années".

En attendant, l'Investors' Business Daily a encore de mauvaise nouvelles. Au rythme actuel, il faudra 10 ans de plus pour retrouver ces emplois :

"L'économie américaine a perdu 95 000 postes en septembre, bien pire que les prévisions qui comptaient sur une stagnation de l'emploi. De nouveaux emplois temporaires liés au recensement ont pris fin comme prévu, mais les gouvernements locaux ont réduit leurs effectifs bien plus qu'attendu".

"A ce jour en 2010, les Etats-Unis n'ont créé que 613 000 emplois -- pour une moyenne mensuelle de 68 111".

"L'emploi a atteint un plus bas en décembre 2009, à 129 588 millions -- deux années après son sommet de 137 951 millions. Au rythme de cette année, les Etats-Unis ne compenseront pas ces 8,36 millions d'emplois perdus avant mars 2020 -- 147 mois après le plus haut de décembre 2007".

"Les gouvernements locaux réduiront probablement leurs effectifs pendant encore un an ou deux suite à mesure que les difficultés budgétaires se prolongent, si bien que l'embauche sera exclusivement du ressort du secteur privé".

"Les employeurs privés ont bien embauché 64 000 travailleurs le mois dernier, mais c'était un peu moins que les prévisions du consensus, et bien au-dessous de ce qui serait nécessaire".

"Les Etats-Unis doivent créer entre 125 000 et 150 000 emplois chaque mois simplement pour absorber les nouveaux travailleurs et empêcher le chômage de grimper. Si bien que retrouver l'ancien sommet de l'emploi une décennie plus tard ne suggère pas franchement un marché du travail sain".

Faisons une petite pause pour réfléchir au paragraphe précédent. Il ne suffit pas de simplement récupérer les 8,36 millions d'emplois perdus durant la crise. Les Etats-Unis doivent également créer environ 15 millions d'emplois en plus au cours des 10 prochaines années pour tenir le rythme de la croissance démographique et revenir au plein emploi. Soit 23 millions d'emplois en tout.

Eh bien, devinez combien d'emplois ont été créés au cours des quatre derniers mois ? Pas un seul. L'économie a plutôt perdu 400 000 emplois. On pourrait donc dire qu'au rythme actuel, il gèlera en enfer avant que nous retrouvions ces 8,36 millions de postes... et il faudra encore plus de temps avant que l'économie ne retrouve le plein emploi.

Est-ce que ça ressemble à une correction, pour vous ? Pour nous oui, en tout cas.

Première parution dans La Chronique Agora le 13/10/2010.


Photo : mjcrodez – Flickr

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Or, dollar, inflation… qu'en dira-t-on dans 50 ans ? http://quotidienne-agora.fr/dollar-inflation-bernanke/ http://quotidienne-agora.fr/dollar-inflation-bernanke/#respond Thu, 30 Sep 2010 09:31:59 +0000 http://www.moneyweek.fr/?p=41147

▪ Que dira-t-on ? Comment décrira-t-on les années 2000 et 2010 ?

Nous réfléchissons beaucoup à l'ensemble du tableau, en ce moment. Si l'on était dans les années 30, l'ensemble du tableau serait aussi difficile à voir que le nôtre aujourd'hui. Vous vous poseriez les mêmes questions. Les prix des actions sont-ils en train de grimper ou de chuter ? L'économie est-elle en train de se remettre ou de s'effondrer ? Faut-il s'inquiéter de l'inflation ou de la déflation ?

Mais nous connaissons toute l'intrigue, aujourd'hui. Nous savons comment les choses se sont terminées.

Un gigantesque rebond a suivi le krach de 29. Les actions américaines ont grimpé de plus de 50% durant le "rebond des gogos". Il y a aussi eu plusieurs "reprises". Et six rebonds trimestriels distincts entre 1929 et 1933. Ils ont atteint en moyenne 8% à chaque fois.

Les investisseurs avaient le droit de penser que l'économie "avait connu un tournant". Ou que le pire était derrière eux. Ou qu'ils étaient "en route pour une vraie reprise".

Mais ils auraient manqué l'ensemble du tableau. Rétrospectivement, on s'aperçoit que l'économie américaine connaissait une Grande Dépression. Les investisseurs auraient mieux fait de rester loin des marchés... de 1929 à 1949. Oui, cher lecteur, une période d'abstinence de 20 ans aurait réchauffé les sentiments envers les actions -- même s'il y a eu plusieurs bonnes années en plus des mauvaises durant cette période.

Et maintenant ? Les investisseurs sont-ils en train de se mentir en essayant de gagner de l'argent dans ce marché ? Feraient-ils mieux de partir en vacances durant les deux prochaines décennies ?

Regardons l'ensemble du tableau. Que diront les gens sur cette période dans 30 ou 50 ans ? Comment la décriront-ils ? Quelle sera la version communément admise ?

Diront-ils qu'il s'agissait d'une reprise suivie d'une reprise ? Non. Cette histoire a été emportée par le vent. Alors quoi ?

Peut-être diront-ils qu'il s'agissait d'une correction du cycle du crédit... une récession de bilan... comme dans les années 30. "Les investisseurs auraient dû prendre un long congé sabbatique", pourraient-ils dire. "Ils auraient dû vendre en 2000... et revenir en 2020".

Peut-être... mais cette fois-ci, l'histoire va plus loin que dans les années 30. A cette époque, les marchés boursiers avaient mal tourné... mais le marché immobilier était encore sain et sauf. Le dollar valait encore de l'or. Des centaines de gouvernements locaux firent faillite, mais il ne fut jamais question de voir le gouvernement américain faire défaut... gonfler sa devise... ou la détruire. Les investisseurs pouvaient se mettre à l'abri des actions. Il leur suffisait de solder leurs positions... et de conserver leurs liquidités. Ils pouvaient acheter les mêmes valeurs vingt ans plus tard à plus ou moins les mêmes prix. Pourquoi se soucier du risque ? Pourquoi se donner tant de peine ?

Mais n'essayez pas de faire pareil cette fois-ci, cher lecteur.

▪ Pourquoi ne peut-on plus aujourd'hui faire le dos rond avec ses liquidités en attendant la fin de la Grande Correction ? Parce que cette fois-ci, c'est la monnaie elle-même qui va être corrigée. Le dollar ne vaut plus de l'or. Loin de là. Il a coupé le dernier lien en 1971. Depuis, il flotte sur une mer de dettes, d'inflation et d'hallucinations. Les autorités américaines s'imaginent qu'elles peuvent créer autant de dollars qu'elles le souhaitent. Elles pensent que l'inflation est bonne pour l'économie.

La masse monétaire américaine a grimpé de 1 300% depuis 1970. Et maintenant que l'économie corrige, les autorités pensent pouvoir corriger le problème avec la chose même qu'on trouve à l'origine d'une bonne partie des problèmes : plus de dollars.

Selon le Financial Times, Ben Bernanke hésite. "Bernanke envisage une deuxième vague d'assouplissement quantitatif pour maintenir les Etats-Unis à flot".

Voilà ! Voilà la solution ! Inonder l'économie de dollars !

C'est ce que nous nous demandons. Lorsque sera écrite l'histoire des années 2000 et 2010, on omettra probablement les hausses et les baisses... les annonces de "reprise"... les craintes sur l'inflation et la déflation...

Non, l'histoire racontera sans doute quelque chose de ce genre :

"Le marché boursier a atteint son sommet réel en janvier 2000. Les autorités ont réagi avec de gigantesques mesures de relance budgétaires et monétaires, engendrant des bulles dans l'immobilier, la finance, le pétrole et d'autres secteurs. Mais l'expansion de crédit a pris fin en 2007. Dès lors, les marchés boursiers, l'immobilier et l'économie prirent le chemin de la baisse. En dépit de plusieurs 'reprises' futiles, la correction continua durant encore 10 ans. Les investisseurs auraient dû sortir en 2000... et rester dehors".

"Mais ils auraient dû éviter les dollars. Le gouvernement américain injecta des milliers de milliards de dollars dans l'économie dès 2008 -- d'abord de l'argent emprunté... puis de l'argent imprimé pour 'l'assouplissement quantitatif'. Durant les deux années qui ont suivi la crise, par exemple, seul la moitié des dollars dépensés par le gouvernement provenait des recettes fiscales. Le reste était emprunté. Ou imprimé. Durant quelques années, le désendettement du secteur privé permit de contrôler ces additions à la masse monétaire. Mais les autorités continuèrent à imprimer de plus en plus d'argent. Et à mesure qu'elles imprimaient plus de monnaie papier, le prix de l'argent réel -- l'or -- a grimpé".

"Puis l'enfer se déchaîna. Tout à coup, les gens perdirent foi dans le dollar. Ils se précipitèrent pour essayer de s'en débarrasser. Ils achetèrent des maisons, des voitures, des actions, du papier-toilette -- tout et n'importe quoi. Surtout, ils achetèrent de l'or. Lorsqu'ils pouvaient en obtenir. Le prix passa à 5 000 $ l'once..."

"... puis ce fut terminé. La dette avait été balayée. L'épargne, les retraites, les plans d'assurance... On annonça une nouvelle devise, appuyée sur l'or, à 5 000 $ l'once. C'était terminé".


Photo : Brooks Elliott   - Flickr

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Les obligations US dans une bulle similaire à celle des valeurs Internet ? http://quotidienne-agora.fr/faillites-inflation-tips-dette/ http://quotidienne-agora.fr/faillites-inflation-tips-dette/#respond Mon, 23 Aug 2010 09:05:29 +0000 http://www.moneyweek.fr/?p=38493

Tout ce que nous trouvons d'intéressant dans les nouvelles de ces derniers jours, c'est le fait que les faillites ont grimpé à un sommet de cinq ans aux Etats-Unis -- exactement ce à quoi on pourrait s'attendre durant une correction majeure.

Dans le même temps, le Wall Street Journal publiait un article intitulé : "la grande bulle obligataire américaine". Les auteurs s'inquiètent de ce que les obligations soient entrées dans une bulle semblable à celle des actions technologiques en 1999. Vous vous rappellerez qu'à l'époque, les investisseurs étaient si certains du potentiel des nouvelles technologies qu'ils étaient prêts à payer des prix astronomiques pour des "technos" écervelées. Bon nombre de ces entreprises n'avaient pas de plans réalistes, pas de revenus, pas d'employés, et aucun espoir de gagner de l'argent. D'autres étaient encore à l'état embryonnaire, avec un minuscule ruisseau de revenus dont ils étaient certains qu'il se transformerait en fleuve. Il n'était pas rare de voir les investisseurs payer 50 fois ou même 100 fois les revenus pour ces actions.

Eh bien regardez ce qui se passe sur le marché obligataire, disent les auteurs. Les prix ont tellement augmenté -- pour les obligations gouvernementales -- que les investisseurs paient une fois encore des prix exorbitants pour des flux de revenus minimes. Par exemple, dans le cas des notes à 10 ans américaines ajustées à l'inflation, les TIPS, les investisseurs paient actuellement plus de 100 fois le rendement annuel attendu.

Pourquoi ?

Ah, vous connaissez la réponse. Parce qu'une Grande Correction est en cours. On en a de nouvelles preuves chaque semaine. Les récents chiffres du chômage... les derniers chiffres des dépenses de consommation... le PIB du Japon... la production industrielle européenne... les rendements en chute libre sur la dette gouvernementale du Japon et des Etats-Unis...

... tout cela pointe vers une Grande Correction.

Que pouvez-vous faire de votre argent durant une Grande Correction ?

Si vous êtes intelligent, vous savez que la plupart des actifs sont vulnérables. Si vous investissez pour prendre votre retraite dans cinq ans, par exemple, vous prenez beaucoup de risque avec les actions. Si elles suivent l'exemple japonais, elles pourraient baisser pendant encore 5... 10... 15 ans. Si elles suivent l'exemple américain des années 30... un nouveau déclin de 50% est en route. Peut-être plus.

Si vous avez 20 ou 30 ans, bah, vous pouvez prendre ce risque. Entre aujourd'hui et votre retraite, les actions s'échangeront probablement à des prix au moins aussi élevés qu'ils le sont actuellement. Mais si vous avez 55 ou 60 ans, vous devez y réfléchir avec soin. Vous risquez de voir que la moitié de votre argent aura disparu lorsque vous en aurez besoin. La récompense est... quoi ? Peut-être un gain de 10% ? 20% maximum ? Cela n'en vaut pas la peine.

Les marchés boursiers vagabondent -- en haut, en bas, en haut -- depuis 10 ans. Les investisseurs n'ont rien gagné. Les baby-boomers se préparent à prendre leur retraite. Ils pensent qu'ils feraient mieux de conserver ce qu'ils ont plutôt que de risquer de le perdre -- surtout avec des performances boursières aussi décevantes.

L'avantage des obligations américaines, en revanche, c'est que vous êtes certain de récupérer votre argent.

L'inconvénient, c'est que vous ne savez pas combien vaudra cet argent.

Mais c'est un problème pour un autre jour...

"Maria, quel excellent investisseur tu fais... Tu as engrangé de jolis gains".

On nous a demandé de jeter un coup d'oeil aux finances de notre fille. Elle avait peur de manquer des opportunités ou de prendre des risques superflus.

Mais lorsque nous avons regardé son relevé de compte, nous avons constaté qu'elle se débrouillait très bien.

"Maria, il est écrit ici que si tu avais investi ton argent dans les actions mondiales en général, ces cinq dernières années, tu aurais transformé 10 000 $ en un peu plus de 11 000 $. Mais ton portefeuille boursier est passé de 10 000 $ à plus de 25 000 $ sur cette période. Bien joué. Comment as-tu fait ?"

"J'ai juste acheté l'action que tu m'as dit d'acheter".

"Quelle action ?"

"Iamgold, la minière aurifère".

"Oh"...

"Mais je crois que le titre a baissé, ces derniers temps. Il est probablement temps de passer à autre chose, tu ne crois pas, Papa ?"

"Hmm... je ne sais pas. Tu n'es pas pressée. Ce que tu dois faire, c'est trouver quelque chose qui a des chances de te rapporter des gains, et t'y tenir jusqu'à ce que ce soit le cas".

"L'or va probablement baisser si l'économie continue de sombrer dans la déflation -- et je pense que ce sera le cas. Mais je ne crois pas que ce soit important. Le plus grand risque, c'est de te faire dévaliser par l'inflation. Et la grande opportunité pour toi, c'est que lorsque l'inflation arrivera, le prix de l'or commencera probablement à grimper en flèche".

"Donc même si le prix baisse, il n'ira probablement pas bien loin, et ne restera pas en baisse pendant très longtemps. En revanche, lorsque les gens réaliseront que leur épargne pourrait être laminée par l'inflation, on verra l'or décoller. Cela vaut probablement la peine d'attendre".

Première parution dans La Chronique Agora le 20/08/2010.


Photo :  Tracy O - Flickr

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Or, dollar et différentiel de taux meurtrier http://quotidienne-agora.fr/or-dollar-et-differentiel-de-taux-meurtrier/ Mon, 17 May 2010 13:35:27 +0000 http://edito-matieres-premieres.fr/2010/05/17/or-dollar-et-differentiel-de-taux-meurtrier/ Le dollar n'est plus ce qu'il était... Pourquoi donc ? Parce que ce n'est que du papier ! Signe des temps qui changent, dans le Wall Street Journal de mercredi, un éditorialiste suggérait que les Etats-Unis reviennent à l'étalon-or

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Notre NOUVELLE Transaction de la Décennie ! http://quotidienne-agora.fr/greenspan-japon/ Mon, 29 Nov 1999 23:00:00 +0000 http://www.moneyweek.fr/2010/01/05/greenspan-japon/

Voilà, 2009, c'est terminé. Ouf ! Quelle année ! Nous n'avions pas autant ri depuis... eh bien... 2008. Des clowns à notre droite... des bouffons à notre gauche... quel cirque !

Le soir du réveillon, nous avons levé notre coupe de champagne en début de soirée, nous avons fait nos adieux à l'année qui se terminait, puis nous sommes allé nous coucher. Les enfants étaient plus en forme. Ils ont tous quitté l'appartement après 23h... chacun pour rejoindre sa fête du Nouvel An. Une fois le matin arrivé, nous avons jeté un oeil dans toutes les chambres, pour compter les corps. Oui, il y en avait bien quatre... ils avaient donc réussi à rentrer sains et saufs à la maison.

Ce matin, nous avons trouvé un café ouvert ; un refuge où trouver chaleur, convivialité et café au lait. Nous voilà donc assis dans Le Fétiche, en train de rassembler nos pensées ; nous vous souhaitons la bienvenue dans cette nouvelle année, cher lecteur.

Avant tout, regardons un peu en arrière... et voyons ce que 2009 a donné. L'année a été excellente pour l'or ; le métal jaune est à 1 100 $ environ à l'heure où nous écrivons ces lignes. Notez que l'année n'a pas été mauvaise pour les actions non plus. Le Nasdaq a grimpé de 45%. Le Dow de 20% environ.

Comme nous le prévoyions au début de l'année dernière, les actions ont rebondi. Nous n'avions pas prévu, en revanche, qu'elles iraient si haut, pendant si longtemps. Partout dans le monde, les places boursières ont grimpé... et grimpé encore. A la suite d'un krach boursier, un rebond est inévitable. Il est impossible de dire quelle ampleur il aura... ou quelle en sera la durée.

Mais un baiser reste un baiser... et un rebond reste un rebond. Aucun baiser ne dure éternellement. Il en va de même pour les rebonds. Nous devons donc anticiper que l'actuel prendra fin... probablement en 2010.

Si vous avez profité du rally boursier de 2009, bravo ! Maintenant, vendez vos actions. Oui, le rebond pourrait se poursuivre. Mais le risque n'en vaut pas la peine.

Et qu'en est-il du marché de l'or ? Le métal jaune a grimpé tous les ans, cette dernière décennie. C'était le placement le plus sûr pour votre argent -- et de loin.

Est-ce que ça signifie que l'or grimpera en 2010 ? Nous en tiendrons-nous à notre Transaction de la Décennie pour les 10 prochaines années ? Sans vouloir nous vanter, cette transaction a été un grand succès. Même nous, nous avons été surpris. Notre amie Merryn Somerset Webb a écrit un article sur le sujet dans le Financial Times :

"En 2000, Bill Bonner, auteur de la lettre financière The Daily Reckoning, a annoncé sa transaction de la décennie. Elle était simple : vendez le dollar, achetez de l'or".

"Cela se révéla être un bon plan. En 2000, vous pouviez acheter une once d'or pour 280 $ (prix moyen sur l'année). A présent, il vous en coûterait 1 025 $. A l'époque, Bonner avait vu ce que la plupart des autres ignoraient. Il avait vu les Etats-Unis non comme une économie gérée avec soin et intelligence par le président de la Réserve fédérale à l'époque, Alan Greenspan, et sa passion pour les taux d'intérêt bas, mais comme une bulle de crédit massive, qui était sur le point d'éclater".

"Il voyait également une dette nationale massive et croissante, des déficits budgétaire et commercial, et une croissance rapide de la masse monétaire -- autant de facteurs qui dévalueraient naturellement le dollar à long terme. Il considérait également que la bulle du crédit était mondiale plutôt que limitée aux Etats-Unis".

"Il lui semblait donc sensé de détenir la seule devise non-fiduciaire qui existe -- l'or. Bonner a eu une bonne décennie, avec des rendements de 400% et plus. La question désormais est la suivante : en aura-t-il une autre ?"

"Je soupçonne que oui. Pourquoi ? Parce qu'il a l'intention de suivre la même transaction de la décennie au cours des 10 prochaines années".

"C'est parfaitement raisonnable : rien n'a changé depuis qu'il a prononcé sa première recommandation d'achat aurifère -- sinon l'ampleur de la dévaluation monétaire qui se produit dans le monde. Les taux d'intérêt sont toujours ultra-bas un peu partout, [il y a] l'assouplissement quantitatif, sans parler de l'augmentation vertigineuse des niveaux de dettes nationales -- les arguments sont assez souvent repris en ce moment".

"Il y a une autre raison de soupçonner que cette décennie pourrait tourner à l'avantage de Bonner : lui comme les autres fanatiques de l'or ne sont plus seuls à accumuler de l'or -- les banques centrales sont devenues acheteuses nettes pour la première fois depuis de nombreuses années, et les gestionnaires de fonds commencent à envisager l'idée que l'or pourrait les couvrir contre un grand nombre de choses désagréables"...

Merryn a raison. Un grand nombre de choses désagréables nous attendent. L'or peut vous en protéger.

En revanche, elle se trompe quant à notre Transaction de la Décennie. Depuis notre conversation, notre point de vue a évolué. L'or restera en très bonne place dans notre portefeuille... mais pas dans notre Transaction de la Décennie pour les 10 prochaines années. Pourquoi ? Parce que nous pensons que l'économie américaine suivra la même voie que celle du Japon.

Le Japon est entré dans une période de ralentissement en 1990. Il en est sorti... puis y est re-rentré... puis en est ressorti... puis y est re-rentré. En termes de quantité de richesse détruite -- au moins sur le papier -- c'était le pire désastre de l'histoire humaine. La valeur de l'immobilier a baissé de 87% dans certaines villes. Les actions sont passées d'un sommet de 39 000 pour le Nikkei Dow à 7 000 environ en 2009... leur point le plus bas de ces 27 dernières années.

Pourquoi une performance aussi abyssale ? Comme nous le disons souvent, si on veut vraiment faire un beau gâchis, il faut le soutien du contribuable. Pour empêcher la correction, les contribuables japonais ont versé plus d'argent que tout autre pays auparavant. Résultat : la correction a été ralentie, retardée et prolongée sur plus de deux décennies.

A présent, les économistes américains observent le Japon... non pas avec inquiétude, mais avec admiration. Ils commencent à croire que le modèle japonais est la voie à suivre... parce que cela a empêché l'accroissem

ent du chômage et une crise plus grave.

Voici ce que nous en pensons.

Maintenant que l'économie américaine est entrée dans un processus de désendettement similaire à celui qui a affecté le Japon, la même sorte de "remèdes" sera inévitablement employée... menant plus ou moins aux mêmes résultats.

Nous vous passerons les détails pour ce matin. Vous en entendrez assez dans les jours, les semaines et les mois qui viennent -- c'est promis !

Non, ce matin, nous nous intéresserons à notre Transaction de la Décennie pour les 10 prochaines années. Bien entendu, elle compte deux côtés -- l'achat et la vente. Nous n'avons pas eu de problème pour trouver quoi mettre du côté de la vente. Durant une période de désendettement, quasiment tout baisse. Nous aurions pu nous en tenir aux actions américaines, par exemple. Elles continueront probablement à chuter... comme elles l'ont fait au Japon.

Mais qui sait ? Les valeurs américaines viennent de connaître leur pire décennie depuis les années 30. Quelles sont les probabilités de les voir en vivre une autre ? Nous n'en savons rien. Mais ce que nous recherchons, pour le côté "vente" de notre Transaction de la Décennie, est quelque chose qui vient de connaître la meilleure décennie de son histoire... quelque chose qui grimpe depuis si longtemps que les gens pensent qu'elle grimpera éternellement... quelque chose que tout le monde veut avoir.

Qu'est-ce qui répond à une telle description ? Eh bien, ce qui s'en approche le plus, c'est la dette du Trésor US. Les rendements baissent (ce qui signifie que le prix de la dette grimpe) depuis 1983. A présent, en dépit d'une offre qui semble aller tout droit vers la stratosphère, la demande pour les divers bons du Trésor US n'a jamais été aussi forte. De plus... si notre analyse de l'économie américaine est la bonne... la quantité de dette du Trésor US continuera à grimper en flèche pendant de nombreuses années. Des déficits de 1 000 à 2 000 milliards de dollars par an deviendront banals.

Combien de temps avant que le marché de la dette américaine s'effondre ? Combien de temps avant que l'hyperinflation... ou un défaut de paiement... ne mette les investisseurs en déroute ? Nous n'en savons rien, mais on peut raisonnablement parier que ça pourrait se produire au cours des 10 prochaines années.

Du côté vente, donc... nous mettons la dette du Trésor US.

Et du côté achat ? Ah... voilà une chose qui nous a donné du mal. Alors que de nombreuses choses semblent susceptibles de baisser, on n'en trouve guère qui semblent destinées à grimper. Voyons voir... qu'est-ce qui a été mis à mal, calomnié, battu, et insulté durant les 20 dernières années ou plus ? Qu'est-ce que les gens ne veulent pas ? Que pensent-ils voir baisser... peut-être éternellement ?

C'est évident... les actions japonaises !

Voici donc notre Transaction de la Décennie :

Vendez la dette du Trésor US, achetez des actions japonaises.

Insensé, n'est-ce pas ?

Peut-être pas. La dette du Trésor US grimpe depuis 27 ans. Les actions japonaises baissent depuis 20 ans.

Cela signifie-t-il que nous abandonnons l'or ? Pas du tout. Nous restons avec l'or. Aurus eternis, ou quelque chose du genre. Le métal jaune, c'est ce qu'on achète lorsqu'on pense que les autorités financières sont dans le pétrin. Ce qui ne fait guère de doute à nos yeux. Nous continuerons donc à acheter et détenir de l'or... jusqu'à ce que le système financier explose.

Mais à 1 100 $ l'once, l'or est bien évalué. Il n'est pas bon marché. Il grimpe depuis 10 ans ! A ce niveau, c'est une assurance contre une catastrophe monétaire et une spéculation sur le moment et la forme de l'explosion. Il vaut la peine d'être détenu et conservé. Et utilisé pour protéger votre argent.

Sauf que la transaction de la décennie est un moyen de gagner de l'argent... en achetant/vendant deux actifs opposés, qui sont à des valorisations extraordinaires. Ce n'est pas une spéculation sur ce qui pourrait se passer. C'est simplement un pari sur le phénomène appelé "retour à la moyenne". Les choses déséquilibrées tendent à revenir à l'équilibre...

Si nous avons raison, au cours des 10 prochaines années, l'investissement le plus populaire de 2009 -- la dette du Trésor US -- passera de mode. L'investissement le moins populaire de 2009, en revanche -- les actions japonaises -- surprendra tout le monde en montrant enfin des signes de vie.

Quoi qu'il en soit, cette transaction présente un risque assez bas. Quelles sont les chances de voir grimper la dette du Trésor US ? Quelles sont les chances de voir les actions japonaises baisser ? Bien entendu, nous n'en savons rien... les choses déséquilibrées peuvent devenir encore plus déséquilibrées. Mais nous comptons sur le temps pour rétablir la situation. Et nous espérons vivre assez longtemps pour pouvoir vous gratifier du traditionnel "on vous l'avait bien dit".

Meilleurs voeux pour 2010. Bonne année !

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Que faire si vous ne possédez pas d'or ? http://quotidienne-agora.fr/que-faire-si-vous-ne-possedez-pas-dor/ Fri, 18 Sep 2009 13:15:29 +0000 http://edito-matieres-premieres.fr/2009/09/18/que-faire-si-vous-ne-possedez-pas-dor/ L'or a décollé. Chez Agora, nous sommes impressionnés. Mais pas si impressionnés que ça, tout de même. L'or représente la moitié de notre Transaction de la Décennie... que nous avons annoncée il y a près de 10 ans. Nous sommes haussiers sur le métal... nous le sommes depuis très longtemps. Mais les lecteurs semblent se demander ce qui se passe

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La fin de la récession est prévue pour… 2020 http://quotidienne-agora.fr/economie-consommation-depression/ Mon, 29 Nov 1999 23:00:00 +0000 http://www.moneyweek.fr/2009/08/19/economie-consommation-depression/

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Hyperinflation et retour à l'or seront-ils la réponse à la relance économique ? http://quotidienne-agora.fr/hyperinflation-or-allemagne/ Mon, 29 Nov 1999 23:00:00 +0000 http://www.moneyweek.fr/2009/06/19/hyperinflation-or-allemagne/

Et si le rebond était terminé ? C'est possible... il a commencé le 9 mars. Il a donc plus de trois mois. Il est très probable qu'il se poursuive tout au long de l'été... mais qui sait ?

Il y a une chose importante à se rappeler :

Il ne peut y avoir de grand marché haussier durable sans que l'une des deux choses suivantes ne se produise.

Soit les erreurs de la Bulle Epoque doivent être éliminées... permettant une nouvelle ère de véritable croissance et de réelle prospérité. Au mieux, cela prendrait des années. Imaginez combien de temps il faudra pour restructurer General Motors et en faire une entreprise profitable à nouveau. Imaginez combien de temps il faudra pour que les consommateurs remboursent leurs dettes afin de pouvoir recommencer à dépenser. Imaginez combien de temps il faudra pour épargner assez d'argent pour construire de nouvelles usines... et convertir des centres commerciaux en hangars ou immeubles d'habitation... Et imaginez combien de temps il faudra pour y parvenir alors que les autorités luttent bec et ongles contre ce processus. Comptez au moins une décennie !

Ou bien... les gens doivent être prêts à s'endetter plus encore... augmentant ainsi les erreurs du boom imbibé de dette. Tout est possible. Mais nous pensons que l'économie est déjà saturée de dette. Elle ne peut en absorber plus. De plus, le secteur financier n'est plus capable de fourguer de la dette au public. La machine est cassée. La bulle financière a explosé lorsque Lehman Bros. a rendu l'âme. Une fois qu'une bulle explose, elle ne peut pas être regonflée.

Jusqu'à présent, les efforts des autorités pour regonfler la bulle de finance de consommation ont causé un retour de la spéculation sur le pétrole, les matières premières et les marchés émergents. Il n'y a pas de signe d'inflation des prix à la consommation ou d'une expansion du crédit à la consommation. En fait, ce dernier se contracte même.

Alors ne vous attendez pas à un vrai marché haussier.

Passons plutôt à autre chose... avec une information toute récente...

Le Financial Times rapporte qu'une entreprise de distributeurs automatiques devrait bientôt installer des machines en Allemagne où l'on pourra acheter de l'or aussi facilement qu'une barre chocolatée. On trouve déjà une machine à l'aéroport de Francfort où, pour 30 euros, on peut acheter une plaque d'un gramme d'or.

En Suisse, on peut acheter de l'or dans les bureaux de poste.

Qu'est-ce que nos voisins d'outre-Rhin et outre-Alpes savent que nous ne savons pas ? L'Allemagne a dû payer des réparations après la Première Guerre mondiale. Elles se montaient à 1 121 milliers de milliards de dollars, en monnaie actuelle. En or. Elle n'avait pas le choix. Elle devait donner sa devise authentique -- de l'or -- à la France et l'Angleterre victorieuses. Elle n'avait donc plus de véritable argent dans son économie nationale. Que pouvait-elle faire ? L'Allemagne a imprimé des marks qui ne s'appuyaient pas sur l'or... et a subi l'hyperinflation dans les années 20. Arrivant peu après la débâcle de la Première Guerre mondiale et le Traité de Versailles, ça n'a pas seulement détruit l'économie... ça a aussi ruiné les épargnants et détruit le peu de confiance que les Allemands accordaient encore à leur propre devise. Peu après, on trouvait des bandes armées de communistes et de national-socialistes se disputant le contrôle des rues. Et on sait tous comment tout ça a fini...

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckonin, ainsi que dans MoneyWeek.

Il est également l'auteur des livres "L'inéluctable faillite de l'économie américaine" et "L'Empire des Dettes"

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