3 raisons pour lesquelles le bitcoin pourrait atteindre les 100 000 $

Rédigé le 20 novembre 2017 par | A la une, Bitcoin et cryptomonnaies, Nouvelles technologies Imprimer

Le bitcoin à 100 000 $ !

Je me disais aussi que cela allait attirer votre attention.

Un pronostique idiot, basé sur du vent ? Sans doute. Mais voici quand même trois raisons pour lesquelles ce n’est pas impossible.

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Comment justifier un titre extraordinaire

Lorsque l’on se bat pour l’attention des lecteurs dans l’univers ultra-compétitif du world wide web, il vaut la peine de trouver des titres sexy. L’un de nos numéros d’équilibristes revient à rendre les titres intrigants sans jamais mentir sur le contenu des articles.

Si nous nous trompons, nous recevons, des années après, ces titres dans la nuque comme un boomerang, généralement sous la forme de trolls mesquins dont le seul but de prouver que nous n’ouvrons jamais la bouche sans qu’un mensonge en sorte.

 

Donc un avertissement, suite à ce titre : je vais vous donner les raisons pour lesquelles le bitcoin pourrait atteindre les 100 000 $. Je ne vous dis pas qu’il le fera.

Équilibrage des portefeuilles et risques de carrière

Les liquidités, les actions, les obligations, les matières premières, l’immobilier, l’or… voici autant de classes d’actifs différentes. Il y a des superpositions entre elles, bien entendu, mais toutes sont considérées comme des actifs différents.

Le bitcoin et les cryptomonnaies sont une nouvelle classe d’actifs. Elles ont les qualités des liquidités, les qualités de l’or, et à mesure que le mouvement des ICO progresse (Initial Coin Offering, les lancements de nouvelles cryptomonnaies), elles auront aussi les qualités des actions. Reste qu’elles sont une classe d’actifs à part. A mesure que cet espace grandit, les cryptos pourraient devenir un élément central des portefeuilles, comme ces autres actifs le sont aujourd’hui.

Le marché est aujourd’hui en croissance, et les investisseurs en demanderont à leurs conseillers financiers et à leurs gestionnaires de fond, qui devront s’exécuter s’ils ne veulent pas voir leurs clients changer de crèmerie.

C’est un processus que le blogueur financier Josh Brown, alias The Reformed Broker, appelle « mettre son derrière à l’abri institutionnellement ». Il affirme que le risque, en termes de carrière, de ne pas se positionner sur une classe d’actif en pleine croissance est ce qui a alimenté la folie des fonds de couverture dans les années 1990 et le boom des matières premières dans les années 2000.

De plus en plus de produits cryptos seront inventés pour satisfaire à cette augmentation de la demande, notamment, à terme, un ETF correct sur les bitcoins d’un type ou d’un autre (nous finirons par y arriver.) C’est l’institutionnalisation graduelle de cet espace.

La valeur totale des actions dans le monde entier s’élève à environ 80 milliers de milliards de dollars. Le marché des obligations gouvernementales est peut-être deux fois supérieur à cela. La capitalisation boursière actuelle des bitcoins et du marché des cryptos est inférieure à 200 milliards de dollars, ce qui, en comparaison, est minuscule.

Mon collègue Charlie Morris souligne qu’à la fin de son marché haussier, dans les années 1970, le marché de l’or avait atteint une valeur équivalente à la taille de la Bourse de New York (NYSE). La même chose s’est passée au Japon avant la fin des années 1980, pour les dot-com avant l’an 2000 et pour les matières premières à la fin du marché haussier dans les années 2000.

Il est assez clair que les cryptos sont le marché haussier de la décennie. La valeur actuelle de la bourse de New York est d’environ 20 milliers de milliards de dollars. Même si la capitalisation n’atteint qu’un cinquième de la taille de la bourse de New York, soit 4 milliers de milliards de dollars, le marché des cryptos serait tout de même 20 fois plus grand que ce qu’il est aujourd’hui, et le bitcoin dépasserait sans souci les 100 000 $.

Il doit « seulement » être multiplié par 14 par rapport à son prix au moment où j’écris ces lignes, de 7 100 $. Ce ne serait de loin pas la première fois qu’il serait multiplié par 14 !

Encore un « de ceux-là »

Ce qui nous amène au « passé » du bitcoin. Ce qu’il a déjà accompli est un bon indicateur de ce qu’il pourrait faire dans l’avenir. Voilà pourquoi les analystes techniques cherchent des « schémas fractals » : des schémas graphiques qui se répètent.

Vous connaissez peut-être le principe appliqué par Ray Dalio, gestionnaire de fond milliardaire, qui demande toujours « à quel type avons-nous affaire ? »

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Les schémas fractals, d’une certaine manière, suivent ce même principe. Ci-dessous, vous pouvez voir un graphique logarithmique du bitcoin depuis sa création ou presque. Ces graphiques mesurent les gains en pourcentage plutôt que le prix.

J’ai souligné des points hauts majeurs dans l’évolution du bitcoin (30 $, 200 $, 1 200 $), avec des chiffres ronds. J’ai ajouté des lignes rouges pour montrer les chutes et les points les plus bas qui ont suivi (vous noterez qu’il semble toujours que l’on atteigne un double bas).

Sur un graphique algorithmique, l’augmentation actuelle, comparée à celles du passé, semble presque manquer d’enthousiasme. Si nous devions connaître une dernière poussée, comme en 2011, lorsqu’il a atteint les 30 $, ou en 2013, lorsqu’il a atteint les 1 200 $, Dieu seul sait où cela pourrait nous mener sur ce graphique.

Vous pouvez voir que nous sommes passés de 2 $ fin 2011 à 1 200 $ en 2013. Une progression d’un pourcentage similaire à partir du point bas atteint à 200 $ en 2015 pourrait lui permettre de dépasser les 100 000 $.

Satoshi Nakamoto, architecte du bitcoin, était un fan de l’or

Nakamoto comprenait le rôle de l’or dans l’histoire de la monnaie : la valeur de sa rareté, l’importance de son indépendance, le processus gourmand en énergie qu’il faut pour le produire, etc.

Il a intentionnellement conçu le bitcoin pour créer une réplique numérique de l’or.

L’or, même si je l’aime beaucoup, est un actif analogue à l’ère du numérique. Il est donc souvent décrit comme une relique barbare (même si c’est une erreur de citation – Keynes parlait en réalité de l’étalon-or lorsqu’il a fait cette remarque).

Néanmoins, le bitcoin est de l’or numérique. D’ailleurs, le nombre de recherches de « bitcoin » sur Google dépasse déjà le nombre de recherches du mot « or ».

Il existe environ 190 000 tonnes d’or. La valeur d’une tonne d’or est d’environ 40 millions de dollars. Tout l’or du monde vaut actuellement environ 8 milliards de dollars.

Disons que la totalité des 21 millions de bitcoins qui existeront jamais soient minés. Si la valeur de ces 21 millions de bitcoins devait être équivalente à la valeur de tout l’or jamais extrait, le prix du bitcoin atteindrait 380 000 $ par bitcoin (8 millions de milliards/21 millions).

Il fut un temps (en réalité, au début de cette année) où l’idée qu’un bitcoin coûte plus cher qu’une once d’or semblait tirée par les cheveux. La cible ultime, pour les fans absolus du bitcoin, doit être la parité de la capitalisation.

Cela dit… un petit retour à la réalité

Les amis, je me suis bien amusé à écrire cet article. J’espère qu’il vous aura amusé aussi. Je vous demande cependant de ne pas prendre ces prévisions trop au sérieux. Oui, le bitcoin pourrait augmenter nettement. Mais l’atmosphère sur le marché est aussi exceptionnellement euphorique. Etant donné les corrections qui se sont opérées par le passé, le bitcoin pourrait chuter sous la barre des 1 000 $ aussi facilement qu’il pourrait atteindre les 10 000 $.

J’ai hâte de pouvoir regarder par-dessus mon épaule dans cinq ans pour me rendre compte de la stupidité ou de la clairvoyance de ces prévisions.

[NDLR : N’achetez pas un Bitcoin, pas un Ethereum, pas une crypto avant d’avoir lu ce message de notre spécialiste. Découvrez sa stratégie inédite sur les cryptos. Pour en savoir plus…]

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Dominic Frisby
Dominic Frisby

Dominic Frisby intervient régulièrement dans MoneyWeek et dans la Quotidienne avec pour sujets de prédilection l’or, les matières premières et les cryptomonnaies. C’est un investisseur privé, qui avoue un intérêt marqué pour les minières aurifères juniors. Il est l’auteur des livres Bitcoin: the Future of Money? and Life After The State.

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