Irving Fisher : taux d'intérêt et croissance économique

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L’économiste américain Irving Fisher (1867-1947) est célèbre pour avoir établi deux célèbres équations économiques.

La première est connue sous le nom de “formule de Fischer” : le taux d’intérêts nominal est égal au taux d’intérêts réel majoré du taux d’inflation anticipé. C’est l’expression de l’équilibre normal sur les marchés d’obligations. Selon cette formule, les taux actuels sont anormalement bas.

La seconde est l’équation monétaire site quantitative. La masse monétaire annuelle M multiplié par la vélocité de la monnaie V (ou facteur monétaire), est égale à la production de biens et de services Y multiplié par le taux d’inflation P, soit : M x V = Y x P.

La vélocité monétaire V est directement proportionnelle à l’activité économique du pays considéré. Un facteur monétaire (Money Multiplier), ou vélocité V, en dessous de 1 signifie : pas de prêts et pas de circulation de monnaie. Toutes les publications sur une économie en prétendue bonne santé ne sont que foutaises.

Vélocité monétaire

A la lumière de cette relation fonctionnelle que nous venons de rappeler, le graphe ci-contre (source : Fed) est très “parlant”. La chute de 1,6 à 1,0 est survenue au milieu de la récession de 2008. Toutes les mesures de relance prises par la suite n’ont eu aucun effet significatif.

Peut-être n’a-t-on pas assez creusé le déficit pour stimuler suffisamment l’économie par la dépense publique ?

Supplément de PIB par dollar de dette

Le graphe ci-dessus illustre bien l’utilité marginale de la dette sur l’économie américaine. La ligne bleue représente la relation entre la croissance du PIB et l’augmentation de la dette. L’axe Y indique quel supplément de PIB est atteint par un dollar de nouvelle dette.

Depuis le milieu des années soixante, chaque dollar de nouvelle dette a créé de moins en moins de croissance. Le QE1 pas plus que le QE2 n’ont pu retourner la tendance. Depuis, les dettes ont atteint une limite de saturation et ont commencé à être contre productives.

Conclusion : le “syndrome japonais” menace plus que jamais les Etats-Unis. L’économie japonaise stagne depuis 20 ans. Le pays détient le record mondial du pourcentage de dettes rapporté au PIB.

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

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Eberhardt Unger

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

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