Shanghai Composite : potentiel de hausse de 20%

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Où va l’indice composite de Shanghai ?
Le 29 juin dernier, l’Institut du Conference Board révisait de son indicateur de croissance en Chine à la baisse, de 1,7% à 0,3%.

Cette annonce a provoqué une chute de 4,3% de l’indice action chinois, qui a inscrit de nouveaux plus bas annuels.

Les signes de ralentissement s’accumulent en Chine
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 L’indice des directeurs d’achat est ressorti à 52,1 contre 53,1 attendus.

- La Chine a pris des mesures concernant l’immobilier pour réglementer plus durement la spéculation dans ce secteur, et restreindre le crédit.

- Elle a aussi laissé sa monnaie, le yuan, se revaloriser, dans une économie qui tire de plus en plus sa croissance de la demande intérieure.

Le Shanghai Index en repli de 30% sur un an
Pourtant, la Chine reste la locomotive de la croissance mondiale. Celle-ci devrait encore atteindre environ 8% cette année… le ralentissement de la croissance chinoise reste donc tout à fait relatif.

Et depuis un an, la Bourse de Shanghai a manifestement intégré ces signes de ralentissement, puisqu’elle a chuté de plus de 30%.

Voilà de quoi attirer notre attention. Examinons en détail la configuration sur cet indice. 

Singulier !
Sur ce graphique en données journalières, ce qui me frappe au premier coup d’oeil, c’est sa singularité par rapport à la plupart des indices mondiaux.

Evolution du SSE depuis deux ans

Evolution du SSE depuis deux ans

On note en effet que Shanghai, comme le Nikkei ou le Nasdaq d’ailleurs, a fait un point bas majeur à un peu plus de 1 660 points dès octobre 2008 — et non en mars 2009.

Plus volatil que les autres indices, il a ensuite vivement accéléré à la hausse. Reprenant plus de 100% en moins d’un an, pour atteindre les 3 470 points en août 2009.

Zone de support majeure des 2 320 points
Par la suite, dès l’automne 2009, il a présenté de nets signes de faiblesse. Et ce, de manière particulièrement marqué.

Enfin, il s’est vivement repris jusqu’en novembre 2009, mais n’a pas fait de nouveaux plus hauts en janvier 2010 — comme la plupart des indices.

Durant le mouvement de correction depuis avril, il a été également beaucoup plus volatil que ses homologues européens. Il est récemment revenu s’appuyer sur la zone de support majeure des 2 320 points. Ce niveau ne correspond à rien de moins que les anciens plus hauts de septembre 2008 et février 2009 !

Divergence haussière sur le MACD : bientôt le rebond !
Les indicateurs mathématiques reviennent aussi sur des niveaux supports très importants, en particulier le MACD présent sur notre graphique. Il s’est repris à proximité du niveau horizontal, tout comme en septembre 2009. L’indice de Shanghai avait alors rebondi de plus de 20% en deux mois.

Un mouvement similaire est donc probable. D’autant plus que l’on note également sur ce même MACD une divergence haussière par rapport aux anciens plus bas de mai. L’indicateur progresse au moment où les cours ont fait un nouveau plus bas.

Sachant que ces divergences sont particulièrement efficaces sur le MACD, c’est le signe d’une situation de marché survendu… prélude à un rebond significatif.

Survente + marteau en chandeliers japonais : retournement ?
Enfin, élément non négligeable, lors de la séance du 2 juillet, nous avons fait un marteau en chandeliers japonais — l’une des figures les plus haussières.

Ainsi, après avoir touché au plus bas les 2 320 points, alors que l’indice perdait en séance plus de 2%, il s’est repris pour clôturer en hausse, montrant une nette réaction des acheteurs dans cette zone.

Potentiel de hausse de 20% sur le SSE
A moyen terme, après une correction en trois vagues, l’indice pourrait avoir terminé celle-ci dans la zone des 2 320 points. Mais il est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude.

En revanche, dans les prochaines semaines, cette zone devrait au moins donner lieu à une poursuite du violent rebond qui s’est mis en place sur l’indice chinois. Il irait notamment chercher la résistance des 2 660 points correspondant aux anciens plus bas de septembre 2009.

Le dépassement de cette résistance entraînerait ensuite une accélération haussière vers les 2 890 points, ancien plus bas de février dernier, soit un potentiel de près de 20% par rapport aux cours actuels.